Vietnam: le célèbre moine Thich Nhat Hanh pleuré par des milliers de fidèles

Les moines, vêtus de robes marron et jaune, récitent des prières. (Photo, AFP)
Les moines, vêtus de robes marron et jaune, récitent des prières. (Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 23 janvier 2022

Vietnam: le célèbre moine Thich Nhat Hanh pleuré par des milliers de fidèles

  • Le maître zen, perçu comme la deuxième personne la plus influente au sein du bouddhisme après le Dalaï lama, est mort samedi à 95 ans
  • Auteur d'une centaine de livres sur la méditation et la pleine conscience, il organisait des retraites dans le monde entier

HUE : Des milliers de personnes se sont pressées dimanche dans le berceau du bouddhisme vietnamien pour rendre hommage à Thich Nhat Hanh, figure importante de cette religion dans le monde, considéré en Occident comme le père de la "pleine conscience".

S'accompagnant de chants, des moines portent le corps recouvert d'un drap jaune et de parapluies décoratifs à travers une foule en deuil dans le temple de Hué.

Alors que l'odeur de l'encens flotte dans l'air, la dépouille est déposée dans un cercueil en bois puis placée dans une salle décorée de fleurs jaunes.

Les moines, vêtus de robes marron et jaune, récitent des prières. Les fidèles eux sont vêtus de gris.

Le maître zen, perçu comme la deuxième personne la plus influente au sein du bouddhisme après le Dalaï lama, est mort samedi à 95 ans dans la pagode Tu Hieu de la ville de Hué.

En exil pour avoir appelé à la fin de la guerre au Vietnam, Thich Nhat Hanh a vécu près plusieurs dizaines d'années en exil, dont 39 ans en France. 

Auteur d'une centaine de livres sur la méditation et la pleine conscience, il organisait des retraites dans le monde entier.

Tran Dinh Huong, 46 ans, est venue de Hanoï pour rendre hommage au moine.

"J'ai lu plusieurs de ses livres et ses mots m'ont beaucoup aidée, lorsque je n'étais pas bien ou que je rencontrais des difficultés", raconte-t-elle à l'AFP. "Je pense que le Vietnam et le monde n'auront pas un aussi grand enseignant avant très longtemps".

Originaire d'Ho Chi Minh-Ville, Nguyen Nhat se dit profondément bouleversé d'avoir vu la dépouille.

"Je l'admire pour sa vie simple et modeste", explique-t-il à l'AFP.

Après des décennies d'exil à prôner la liberté religieuse et la paix à travers le monde, Thich Nhat Hanh a été autorisé à revenir dans son pays natal en 2018, mais il demeurait sous la surveillance de policiers en civil.

Ses messages n'ont pas toujours été bien accueillis car les autorités du Vietnam communiste, à majorité bouddhiste, se méfient de la religion organisée : en 2009, ses partisans ont été chassés de leur temple dans le sud de la province de Lam Dong par une foule hostile.

Cependant, le journal Cong An Nhan Dan, considéré comme la voix du ministère de la Sécurité publique, a publié dimanche un hommage élogieux à l'écrivain, poète, universitaire, historien et militant de la paix.

"Le moine Thich Nhat Hanh du Village des pruniers (centre bouddhiste dans le sud-ouest de la France, ndlr) était un enseignant spirituel qui a exercé une influence profonde et étendue dans le monde entier", souligne l'article.

Le cercueil de Thich Nhat Hanh doit rester exposé une semaine avant une cérémonie de crémation samedi prochain.


Attaques de drones sur des infrastructures pétrolières en Russie, une raffinerie en feu

Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
  • Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes
  • Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine

MOSCOU: Des attaques de drones ont visé plusieurs infrastructures pétrolières dans le sud de la Russie vendredi, déclenchant un incendie dans une raffinerie de la région de Krasnodar, ont indiqué les autorités, faisant état de la destruction de 376 drones ukrainiens dans la nuit.

"A la suite de la chute de débris de drones, un incendie s’est déclaré à la raffinerie d'Ilskiï", a indiqué le quartier général opérationnel de la région de Krasnodar sur Telegram, précisant qu'il n'y a pas eu de victimes.

Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes.

Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine.

Entre 20H00 locales jeudi et vendredi 7H00, les forces russes ont détruit 376 drones ukrainiens, a précisé le ministère russe de la Défense sur la messagerie Max.

La Russie continue de frapper presque quotidiennement l'Ukraine, plus de quatre ans après le début de la guerre, pire conflit en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale, jusqu'à présent sans issue diplomatique.

L'Ukraine a également intensifié ses frappes sur le territoire russe, parfois très loin de la frontière, visant particulièrement des infrastructures de transport et de stockage d'hydrocarbures pour tenter d'assécher la capacité de Moscou à financer son effort de guerre.


L'Iran cherche à tuer Donald Trump, a affirmé Israël auprès de Washington

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu écoute le président américain Donald Trump s'exprimer devant les journalistes lors d'une conférence de presse conjointe à la résidence Mar-a-Lago de Trump, à Palm Beach, en Floride. (AFP)
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu écoute le président américain Donald Trump s'exprimer devant les journalistes lors d'une conférence de presse conjointe à la résidence Mar-a-Lago de Trump, à Palm Beach, en Floride. (AFP)
  • Israël a transmis aux États-Unis des renseignements affirmant que l'Iran préparerait un nouveau projet d'assassinat contre Donald Trump, selon des médias américains.
  • Ces révélations surviennent sur fond de tensions entre Washington et Israël concernant la guerre en Iran, certains responsables américains évoquant une possible tentative d'influencer la politique de Donald Trump

WASHINGTON: Israël a transmis à Washington des informations de ses services de renseignement selon lesquelles l'Iran prépare un nouveau plan pour assassiner Donald Trump, rapportent jeudi le Wall Street Journal et CNN en citant des sources anonymes.

Les deux médias américains sont avares en détails. Selon une source citée par CNN, l'alerte est arrivée cette semaine aux oreilles des Américains. Selon une autre source auprès de la chaîne, les Israéliens ont confirmé un nouveau plan iranien déjà partiellement détecté par les services américains.

Interrogée par l'AFP, la Maison Blanche n'a pas démenti, renvoyant simplement vers des déclarations de Donald Trump datant de mercredi: "Ils veulent éliminer le dirigeant américain - moi. Je suis sur une sorte de liste, j'ai vu ce matin que je suis sur toutes leurs listes".

Le président avait alors quitté le sommet de l'Otan en Turquie avec l'ancien avion présidentiel, et non le nouveau offert par le Qatar, en raison de questions de sécurité, selon le New York Times.

Ces fuites évoquant un nouveau complot interviennent au moment où la relation entre Israël et les Etats-Unis et leurs deux dirigeants, le Premier ministre Benjamin Netanhayu et Donald Trump, bat de l'aile à propos de la guerre en Iran.

Les Etats-Unis sont le principal allié d'Israël, mais le président américain s'est à plusieurs reprises livré ces dernières semaines à des critiques publiques de M. Netanyahu, après que la guerre menée par Israël contre le Hezbollah au Liban a menacé les pourparlers avec l'Iran.

Des sources américaines citées par CNN estiment que cette transmission d'informations israéliennes aux Américains pourrait constituer un effort du gouvernement Netanyahu visant à convaincre Donald Trump de poursuivre ses bombardements contre l'Iran, redémarrés cette semaine.

Les Etats-Unis ont assassiné le puissant général iranien Qassem Soleimani en Irak en 2020, lors du premier mandat du républicain, et l'Iran a publiquement menacé de représailles, notamment à l'encontre de Donald Trump.

L'Iran vient d'inhumer son défunt guide suprême Ali Khamenei, tué dans une frappe américano-israélienne fin février au tout début de leur guerre, après plusieurs jours de funérailles marquées le désir de vengeance.


L'armée américaine dit avoir mené une nouvelle série de frappes en Iran, sur 90 cibles

Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Selon le Centcom, ces frappes visent à réduire les capacités de l’Iran à menacer la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz

WASHINGTON: L'armée américaine a atteint quelque 90 "cibles militaires" en Iran, parmi lesquelles des systèmes de défense antiaérienne, lors de sa dernière série de frappes, a annoncé mercredi soir le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

"Les Etats-Unis ont achevé une nouvelle série de frappes contre l'Iran, le 8 juillet, afin de dégrader davantage la capacité de l'Iran à s'en prendre au transport maritime commercial et à d'innocents marins civils dans le détroit d'Ormuz", a détaillé le Centcom dans un communiqué publié sur X.