GB: enquête sur de nouvelles accusations d'islamophobie au sein du parti de Johnson

Dans cette photo d'archive prise le 22 avril 2021, la député du Parti conservateur britannique Nusrat Ghani se joint aux membres de la communauté ouïghoure alors qu'ils manifestent pour appeler le Parlement britannique à voter pour reconnaître la persécution présumée de la minorité musulmane ouïghoure de Chine comme un génocide et des crimes contre l'humanité, à Londres. JUSTIN TALLIS / AFP
Dans cette photo d'archive prise le 22 avril 2021, la député du Parti conservateur britannique Nusrat Ghani se joint aux membres de la communauté ouïghoure alors qu'ils manifestent pour appeler le Parlement britannique à voter pour reconnaître la persécution présumée de la minorité musulmane ouïghoure de Chine comme un génocide et des crimes contre l'humanité, à Londres. JUSTIN TALLIS / AFP
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Publié le Lundi 24 janvier 2022

GB: enquête sur de nouvelles accusations d'islamophobie au sein du parti de Johnson

  • Boris Johnson a demandé l'ouverture d'une enquête après qu'une députée de son parti conservateur a affirmé avoir été limogée du gouvernement lors d'un remaniement en 2020 en raison de sa religion musulmane
  • Nusrat Ghani, 49 ans, a affirmé au Sunday Times qu'un cadre du parti lui avait expliqué en février 2020 que «ses origines et sa foi» avaient été déterminantes dans son éviction, relançant les soupçons d'islamophobie sein de la majorité

LONDRES: Le Premier ministre britannique Boris Johnson a demandé l'ouverture d'une enquête après qu'une députée de son parti conservateur a affirmé avoir été limogée du gouvernement lors d'un remaniement en 2020 en raison de sa religion musulmane.
Nusrat Ghani, 49 ans, a affirmé au Sunday Times qu'un cadre du parti lui avait expliqué en février 2020 que "ses origines et sa foi" avaient été déterminantes dans son éviction, relançant les soupçons d'islamophobie sein de la majorité.
"Le Premier ministre a demandé au Cabinet Office", organe du gouvernement, "de mener une enquête au sujet des accusations faites par la députée Nusrat Ghani", a déclaré un porte-parole de Downing Street dans un communiqué lundi.
Ces accusations surviennent à un moment déjà difficile pour la formation politique de Boris Johnson, qui se trouve sur un siège éjectable après le scandale des fêtes à Downing Street en plein confinement.
Le Premier ministre a demandé que soient établis "les faits au sujet de ce qui s'est passé", a poursuivi le porte-parole, affirmant que "comme il l'avait déclaré à l'époque, le Premier ministre prend ces accusations très au sérieux.
"On m'a dit que lors de la réunion de remaniement à Downing Street, ma +foi musulmane+ avait été soulevée comme +un problème+, qu'une femme musulmane au gouvernement mettait mes collègues mal à l'aise et qu'on craignait que +je ne sois pas loyale envers le parti car je n'en faisais pas assez pour le défendre contre les allégations d'islamophobie+", a déclaré la députée au Sunday Times.
"C'était comme un coup de poing dans l'estomac. Je me suis sentie humiliée et impuissante", a-t-elle confié, expliquant ne pas en avoir parlé publiquement à l'époque car elle avait été avertie qu'elle serait "ostracisée par ses collègues" et que sa "carrière et sa réputation seraient détruites".
Lorsque ces accusations avaient été formulées pour la première fois, Boris Johnson lui avait recommandé de déposer formellement une plainte auprès des instances du parti, ce que la députée n'avait pas fait, rappelle Downing Street.
Un cadre du parti, Mark Spencer, s'est lui-même identifié comme étant le cadre visé par ces accusations, tout en les démentant.
Elles viennent raviver les vieux démons chez les conservateurs, longtemps accusés de laisser prospérer l'islamophobie dans leurs rangs. En 2021, un rapport avait conclu que "le sentiment anti-musulman demeurait un problème au sein du parti", confronté à un problème d'islamophobie aux niveaux local ou individuel mais pas "institutionnel".


Détroit d'Ormuz: l'Iran met en garde le Conseil de sécurité de l'ONU contre toute «action provocatrice»

 Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
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  • Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février
  • "M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation"

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz.

M. Araghchi s'exprimait jeudi et le vote était initialement prévu vendredi, avant l'annonce de son report sine die.

Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février.

"M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation", selon un communiqué de son ministère.

Porté par Bahreïn, le texte fait l'objet de discussions par les 15 membres du Conseil depuis dix jours, reflétant leurs divergences.

Le dernier projet de résolution insiste sur le fait que le Conseil autoriserait tout Etat ou toute coalition d'Etats à utiliser des moyens "défensifs" pour assurer la sécurité des navires. Une stipulation de mandat défensif absente au départ.

Mais il n'est pas certain que cela soit suffisant à convaincre la Russie et la Chine, qui ont un droit de veto.

"L'Iran a fermé le détroit d'Ormuz, empêchant les navires commerciaux et les pétroliers de passer et posant des conditions pour permettre le passage de certains", a dénoncé jeudi le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Jassem Al-Budaiwi, au nom de cette organisation qui regroupe l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn, le Qatar, le Koweït et Oman.

"Nous appelons le Conseil de sécurité à prendre toutes ses responsabilités et à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les couloirs maritimes et assurer la poursuite en toute sécurité de la navigation internationale", a-t-il insisté à New York, avant l'annonce du report.


Le patron du Pentagone obtient le départ du chef d'état-major de l'armée de terre

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
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  • Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George
  • Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite"

WASHINGTON: Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George, a fait savoir un responsable américain à propos de ce limogeage qui survient en pleine guerre contre l'Iran.

Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite."

Il ne donne pas la raison de ce départ soudain.

CBS News, qui a révélé l'information, cite un responsable américain anonyme affirmant que Pete Hegseth souhaite nommer à sa place quelqu'un qui pourra appliquer la vision de Donald Trump et de son ministre pour l'armée de terre.

Le général Randy George, diplômé de la prestigieuse académie militaire de West Point, qui a servi en Irak et en Afghanistan, avait été nommé à ce poste en 2023, sous le mandat du président démocrate, Joe Biden.

Il s'agit d'un départ forcé de plus chez les plus hauts gradés de l'armée américaine depuis le retour au pouvoir de Donald Trump.

Le président américain avait, sans explication, limogé début 2025 Charles "CQ" Brown, le chef d'état-major des armées, pour le remplacer par Dan Caine.

Depuis, ce sont les chefs de la marine, des gardes-côtes, de l'agence d'espionnage NSA, ainsi que de nombreux autres, qui ont été poussés vers la sortie par le gouvernement de Donald Trump.

Selon le Washington Post et CBS, deux autres généraux, David Hodne, chargé du Commandement de la transformation et de l'entraînement de l'armée, et William Green Jr, à la tête du corps des aumôniers militaires, ont par ailleurs été mis à l'écart en même temps que le général George.

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde.

Des parlementaires de l'opposition démocrate se sont inquiétés d'une potentielle politisation de l'armée, traditionnellement plus isolée des batailles politiciennes que le reste de l'appareil d'Etat américain.

Pete Hegseth a aussi décidé l'an passé de réduire le nombre de plus hauts gradés de l'ensemble de l'armée.

 


Trump menace de nouvelles destructions de ponts et de centrales en Iran

Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
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  • "Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social
  • Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens

WASHINGTON: Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques.

"Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social.

Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens.

Les Etats-Unis n'ont "même pas commencé" leur programme de destruction des infrastructures civiles du pays, a prévenu M. Trump dans la soirée.

Le dirigeant américain a répété à plusieurs reprises que la grande majorité des sites militaires, cibles premières de l'offensive américano-israélienne débutée le 28 février en Iran, avait déjà été endommagée ou détruite.

"Les dirigeants du nouveau régime (iranien) savent ce qu’il faut faire, et qu’il faut le faire VITE!", a ajouté le président américain, qui alterne menaces et appels à Téhéran à accepter un accord de cessez-le-feu.