L’Arabie saoudite condamne les attaques «répétées» des Houthis contre Abu Dhabi et Jazan

Le ministère émirati de la Défense a déclaré aujourd’hui avoir abattu deux missiles houthis visant le pays. (AFP)
Le ministère émirati de la Défense a déclaré aujourd’hui avoir abattu deux missiles houthis visant le pays. (AFP)
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Publié le Mardi 25 janvier 2022

L’Arabie saoudite condamne les attaques «répétées» des Houthis contre Abu Dhabi et Jazan

  • Le ministère saoudien des AE a déclaré dans un communiqué que la milice sème la corruption au Yémen et tue des civils
  • Le Koweït a condamné l’offensive, insistant sur la nécessité d’une prise de position internationale contre la milice

DUBAÏ: Le ministre saoudien des Affaires étrangères a condamné les attaques «répétées» de la milice houthie contre des civils et des infrastructures vitales au sud du Royaume et à Abu Dhabi. Lundi, le ministère émirati de la Défense a déclaré avoir abattu deux missiles houthis lancés contre le pays. Aucune victime n’a été signalée.
Le ministère a affirmé qu’il était «prêt à faire face à toute menace» et a ajouté qu'il «prendrait toutes les mesures nécessaires pour protéger les EAU contre toute attaque éventuelle .»
Selon l'ambassadeur émirati aux États-Unis, Yousef Al-Otaiba, les missiles ont été abattus grâce à une «étroite coopération entre les EAU et les États-Unis.»
Et d’ajouter: «La prochaine étape consiste à bloquer les flux financiers et d'armes en provenance de ceux qui les soutiennent». Al-Otaiba a ensuite appelé l'administration du président américain Joe Biden à rétablir les Houthis sur la liste américaine des groupes terroristes étrangers.
Selon un communiqué de la Maison Blanche, le conseiller américain à la sécurité nationale, Jake Sullivan, s’est entretenu avec Al-Otaiba et l'ambassadrice saoudienne aux États-Unis, la princesse Reema bint Bandar, pour discuter des moyens de tenir les Houthis responsables.
Sullivan a également réitéré l'engagement des États-Unis à veiller à la sécurité des EAU et de l'Arabie saoudite.
Dimanche, deux habitants d’Arabie saoudite ont été légèrement blessés après que les Houthis ont tiré un missile balistique sur la zone industrielle d’Ahad al-Masarihah, à Jazan.
Lundi, un autre missile a été intercepté au-dessus de Dhahran Al-Janub.
Peu de temps après, la Coalition pour restaurer la légitimité au Yémen a déclaré qu'un lanceur de missiles balistiques avait été détruit dans le gouvernorat d'Al-Jouf.
Le Commandement central des États-Unis a déclaré que les forces américaines de la base aérienne d'Al-Dhafra, aux Émirats arabes unis, avaient intercepté, aux côtés des forces armées émiraties, deux missiles houthis utilisés pour attaquer le pays du Golfe tôt le lundi.
«Les forces américaines de la base aérienne d'Al-Dhafra, près d'Abu Dhabi aux EAU, ainsi que les forces armées des EAU, ont contré deux menaces de missiles entrants avec de multiples intercepteurs Patriot.»
Le ministère des Affaires étrangères du Royaume a déclaré qu'il rejetait toutes les attaques terroristes des Houthis contre l'Arabie saoudite, les EAU et les axes de transport maritime international de la mer Rouge.
Il a affirmé que la milice houthie continuait de mener des attaques terroristes dans le but de déstabiliser la sécurité de la région, et qu'elle faisait des ravages au Yémen, entraînant la mort de Yéménites.
Le ministère a exhorté le Conseil de sécurité des Nations unies et la communauté internationale à mettre fin au «comportement violent des Houthis afin de maintenir la paix et la sécurité internationales.»
L'insistance de la milice à mener des attaques répétées constitue un défi pour la communauté internationale et «une violation évidente des règles du droit humanitaire international», a-t-il précisé.
Le comportement des Houthis met en danger la sécurité et la stabilité de la région, a ajouté le ministère.
Les EAU ont fermement condamné l'attaque «diabolique» des Houthis contre Abu Dhabi au moyen de deux missiles balistiques, et ont indiqué que cet incident ne resterait pas sans réponse.
«Les EAU se réservent le droit de répondre à ces attaques terroristes et à cette sinistre escalade criminelle», a déclaré le ministère des Affaires étrangères du pays.
La milice houthie poursuit ses crimes de manière incontrôlée dans le but de répandre le terrorisme et le chaos dans la région et d’atteindre ses objectifs illégaux, a poursuivi le ministère.
Il a ensuite incité la communauté internationale à condamner et à rejeter totalement ces actes terroristes qui touchent des personnes et des installations civiles.
Le ministère des Affaires étrangères des EAU a, lui aussi, condamné et dénoncé l'attaque des Houthis à Jazan.
Il a affirmé que l'attaque représentait une escalade dangereuse, un acte lâche qui menace la sécurité, la sûreté et la vie des civils.
Le ministère a rappelé que les EAU étaient parfaitement solidaires avec le Royaume face à ces attaques terroristes et a souligné que la sécurité du pays et celle du Royaume étaient indivisibles.
Le Conseil des ministres arabes de l'Intérieur a publié une déclaration dans laquelle il s'est dit profondément attristé par cette attaque qui reflète l'approche agressive continue de la milice et ses tentatives de menacer la sécurité, la stabilité et la paix dans la région arabe, de défier la communauté internationale et de rejeter tous les efforts visant à instaurer la paix au Yémen.
Le Parlement arabe a mis en garde contre la dangereuse escalade des attaques des Houthis contre l'Arabie saoudite et les EAU et a affirmé qu'elles constituaient une menace pour le système de sécurité nationale arabe en général, et celui du Golfe en particulier. Il a également appelé à classer les Houthis comme une organisation terroriste.
Le CCG a indiqué que la poursuite des attaques terroristes des Houthis reflétait leur défi flagrant à la communauté internationale, leur mépris de toutes les lois internationales et leur rejet de tous les efforts visant à instaurer la paix au Yémen.
Les États-Unis ont condamné l'attaque de missiles des Houthis contre les EAU et ont réaffirmé leur politique de renforcement des défenses des EAU et de l'Arabie saoudite.
L'Organisation de la coopération islamique a condamné les attaques persistantes visant des zones peuplées et a affirmé sa solidarité avec le Royaume et les EAU.
Bahreïn a également condamné les attaques des Houthis et a affirmé son soutien à l'Arabie Saoudite et aux EAU ainsi que son respect des mesures prises par ces pays pour garantir la sécurité des citoyens et des résidents.
De même, le Koweït a condamné l’offensive, insistant sur la nécessité d’une prise de position internationale contre la milice.
L'Égypte, la Jordanie et la Libye ont publié des déclarations similaires condamnant fermement les attaques et exprimant leur entière solidarité avec l'Arabie saoudite et les EAU.
La mission américaine en Arabie saoudite a fermement condamné l'attaque menée dimanche par les Houthis à Jazan.
«Nous réitérons notre engagement envers la sécurité de l'Arabie saoudite», a-t-elle déclaré.
Elle a même appelé les Houthis à «cesser immédiatement leurs attaques contre les civils et à s'engager sous les auspices de l'ONU pour trouver une solution politique au conflit.»
Le ministère français des Affaires étrangères a annoncé qu'il renouvelait son soutien à l'Arabie saoudite et aux EAU et a condamné les attaques des Houthis contre ces pays.
Quant au ministère turc des Affaires étrangères, il a déclaré que les attaques contre les deux pays constituaient une violation évidente du droit international.
Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le prince héritier saoudien discute de l'escalade militaire régionale avec plusieurs dirigeants

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a discuté de l'escalade militaire dans la région et de ses implications pour la sécurité régionale et internationale avec plusieurs dirigeants et responsables dimanche, a rapporté l'Agence de presse saoudienne. (AN)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a discuté de l'escalade militaire dans la région et de ses implications pour la sécurité régionale et internationale avec plusieurs dirigeants et responsables dimanche, a rapporté l'Agence de presse saoudienne. (AN)
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  • Erdogan affirme son soutien à toutes les mesures prises par le Royaume pour protéger sa sécurité
  • Le président du Conseil de souveraineté transitoire du Soudan, le général Al-Burhan, exprime sa solidarité avec le Royaume

RIYADH : Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a discuté de l'escalade militaire dans la région et de ses implications pour la sécurité régionale et internationale avec plusieurs dirigeants et responsables dimanche, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

Le prince héritier a tenu des appels téléphoniques distincts avec le président turc Recep Tayyip Erdogan, le président du Conseil transitoire de souveraineté du Soudan, le général Abdel Fattah Al-Burhan, le président algérien Abdelmadjid Tebboune, le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

Les responsables ont condamné l'agression iranienne visant le Royaume et leur rejet de tout ce qui porte atteinte à la souveraineté et à la stabilité du Royaume.

Ils ont également affirmé leur soutien à toutes les mesures prises par le Royaume pour protéger sa sécurité et ses citoyens.


A Beyrouth, des partisans du Hezbollah pleurent Khamenei

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  • "Quels que soient les sacrifices, nous ne quitterons pas (...) le terrain de la résistance", a assuré le chef du mouvement libanais pro-iranien, Naïm Qassem
  • "Nous accomplirons notre devoir en faisant face à l'agression", a-t-il encore dit, dans un communiqué, qualifiant la mort de l'ayatollah Khamenei de "summum du crime"

BEYROUTH: Drapeaux iraniens et portrait de l'ayatollah Ali Khamenei en main, des milliers de partisans du Hezbollah se sont rassemblés dimanche à Beyrouth pour pleurer la mort du guide suprême iranien, tué dans l'opération militaire américano-israélienne lancée la veille.

"Mort à l'Amérique", "Mort à Israël", ont-ils scandé à l'unisson, tous habillés de noir et brandissant aussi des drapeaux de leur mouvement, dans son bastion de la banlieue sud de Beyrouth.

Le poing levé, certains étaient en pleurs, a constaté une équipe de l'AFP, sur la grande place où a eu lieu le rassemblement.

"Quels que soient les sacrifices, nous ne quitterons pas (...) le terrain de la résistance", a assuré le chef du mouvement libanais pro-iranien, Naïm Qassem.

"Nous accomplirons notre devoir en faisant face à l'agression", a-t-il encore dit, dans un communiqué, qualifiant la mort de l'ayatollah Khamenei de "summum du crime".

"Sa mort est très douloureuse, c'est une tragédie", déplore aussi Zainab al Moussawi, une enseignante de 23 ans, à Beyrouth.

"On se sent comme après la mort du Sayyed, tombé en martyr", poursuit-elle en référence à l'ex-chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, tué par Israël en 2024.

"Entrer en guerre" 

Les dirigeants libanais redoutent une implication du Hezbollah dans le conflit régional, même si lors des raids israéliens et américains sur l'Iran en juin dernier, il n'était pas intervenu.

La formation chiite est sortie affaiblie d'une guerre avec Israël, qui continue de la frapper malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024 et l'accuse de se réarmer.

"Je demande à cheikh Naïm (Qassem) d'entrer en guerre", lance à Beyrouth Hassan Jaber, un partisan.

S'il ne s'est pas joint à la riposte iranienne, le mouvement a appelé des mosquées à organiser des cérémonies en mémoire du guide suprême iranien, dans la banlieue sud de la capitale libanaise et dans d'autres zones du pays dans lequel il est ancré.

Mais au Liban, pays très divisé, l'ayatollah Khamenei n'était pas soutenu par tous.

"Il était tout le temps en train de menacer (...) les pays arabes et avait des relais partout", déclare à l'AFP Hassan Harouq, un infirmier de 44 ans.

Lui dit ne vouloir qu'un pays "stable et qui ferait la paix avec le reste de la région", car "il est temps pour le Liban d'être de nouveau sur le droit chemin".

"Le peuple libanais est fatigué", ajoute-t-il.

Dimanche, le président Joseph Aoun, après une réunion d'urgence du Conseil supérieur de la Défense, a souligné que "la décision de guerre et de paix relève exclusivement de l'Etat libanais".

La présidence libanaise a indiqué avoir reçu, par l'entremise des Etats-Unis, l'assurance qu'Israël n'entraînera pas le Liban dans une "escalade" tant que son territoire ne sera pas visé par des attaques depuis le Liban.

Peu de temps avant le début de l'offensive israélo-américaine, Israël avait frappé des positions du Hezbollah dans le sud du Liban.

Beyrouth n'acceptera pas d'être "entraîné" dans le conflit avec l'Iran, a assuré le Premier ministre Nawaf Salam.


Iran: le ministre des Affaires étrangères d'Oman, pays médiateur, appelle à un cessez-le-feu

Le ministre omanais des Affaires étrangères, qui avait mené une médiation dans les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran, a appelé dimanche à un cessez-le-feu lors d'un entretien avec son homologue iranien, alors que l'Iran poursuivait ses frappes de représailles aux raids américano-israéliens. (AFP)
Le ministre omanais des Affaires étrangères, qui avait mené une médiation dans les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran, a appelé dimanche à un cessez-le-feu lors d'un entretien avec son homologue iranien, alors que l'Iran poursuivait ses frappes de représailles aux raids américano-israéliens. (AFP)
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  • Dimanche à Oman, seul Etat du Golfe à avoir été épargné lors de la première journée de la campagne iranienne, une attaque de drones a fait un blessé sur un port, tandis qu'un pétrolier a été visé au large de ses côtes
  • Lors de l'entretien, le chef de la diplomatie iranienne a pour sa part affirmé que l'Iran "appelait à la paix" et exprimé "l'ouverture de la partie iranienne à tout effort sérieux susceptible de contribuer à mettre fin à l'escalade"

MASCATE: Le ministre omanais des Affaires étrangères, qui avait mené une médiation dans les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran, a appelé dimanche à un cessez-le-feu lors d'un entretien avec son homologue iranien, alors que l'Iran poursuivait ses frappes de représailles aux raids américano-israéliens.

Badr al-Busaidi "a réaffirmé l'appel constant du sultanat d'Oman à un cessez-le-feu et à un retour au dialogue (...) de manière à répondre aux revendications légitimes de toutes les parties", a indiqué son ministère dans un compte rendu de son entretien avec Abbas Araghchi.

Dimanche à Oman, seul Etat du Golfe à avoir été épargné lors de la première journée de la campagne iranienne, une attaque de drones a fait un blessé sur un port, tandis qu'un pétrolier a été visé au large de ses côtes.

Lors de l'entretien, le chef de la diplomatie iranienne a pour sa part affirmé que l'Iran "appelait à la paix" et exprimé "l'ouverture de la partie iranienne à tout effort sérieux susceptible de contribuer à mettre fin à l'escalade et à rétablir la stabilité".