Allemagne: un étudiant ouvre le feu à la fac, fait un mort et trois blessés

"Un individu a blessé plusieurs personnes dans un amphithéâtre avec une arme longue", a expliqué la police de Mannheim dans un communiqué. (AFP).
"Un individu a blessé plusieurs personnes dans un amphithéâtre avec une arme longue", a expliqué la police de Mannheim dans un communiqué. (AFP).
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Publié le Mardi 25 janvier 2022

Allemagne: un étudiant ouvre le feu à la fac, fait un mort et trois blessés

  • Le jeune homme portait deux armes «achetées à l'étranger», selon les enquêteurs, et «plus d'une centaine de munitions» ont été retrouvées dans son sac à dos
  • La fusillade a fait quatre blessés, dont une jeune femme de 23 ans qui a succombé à ses blessures à l'hôpital quelques heures plus tard

HEIDELBERG: Un jeune Allemand de 18 ans a abattu lundi une étudiante de son université et blessé trois de ses condisciples lorsqu'il a pénétré dans un amphithéâtre de l'établissement à Heidelberg (sud-ouest), ouvrant le feu en plein cours avant de retourner l'arme contre lui.

Une trentaine d'étudiants étaient présents dans la salle lorsque le tireur a fait irruption et a tiré plusieurs coups de feu à l'aide d'une "arme longue", probablement un fusil, a décrit le chef de la police locale Siegfried Kollmar. 

L'attaque s'est déroulée à la mi-journée, provoquant la stupéfaction dans cette université réputée, la plus vieille du pays, située entre Francfort et Stuttgart.

La police a reçu les premiers appels d'urgence de l'intérieur de l'amphithéâtre à 12h24, des agents arrivant sur les lieux dix minutes plus tard, ont expliqué les enquêteurs lors d'une conférence de presse.

Ils ont découvert le corps du tireur, qui avait retourné l'arme contre lui, à l'extérieur du bâtiment. Etudiant en sciences dans cette université, il n'était pas connu des services de police, selon les premiers éléments de l'enquête. 

La fusillade a fait quatre blessés, dont une jeune femme de 23 ans qui a succombé à ses blessures à l'hôpital quelques heures plus tard. Trois autres étudiants ont été blessés aux jambes, au dos et au visage, a précisé M. Kollmar.

Le jeune homme portait deux armes "achetées à l'étranger", selon les enquêteurs, et "plus d'une centaine de munitions" ont été retrouvées dans son sac à dos.

Les motivations de ce geste restent, selon le parquet, à déterminer. Les enquêteurs ont toutefois fait état "de premiers indices" montrant qu'il souffrait "d'une maladie psychique de longue date".

"Sans peur"

Peu de temps avant l'assaut, l'étudiant avait envoyé à son père un message Whatsapp alarmiste affirmant : "les gens doivent être punis maintenant" et exprimant également son voeu de funérailles en mer.

Les enquêteurs ont fouillé le domicile du tireur dans la ville voisine de Mannheim, pour tenter de recueillir davantage d'informations.

Le chef du gouvernement Olaf Scholz a exprimé sa "consternation" après le drame. 

C'est "un acte de violence terrible (...) dans un établissement d'enseignement renommé", s'est ému le président du Land de Bade-Wurtemberg, où se trouve Heidelberg.

"Les universités et la ville de Heidelberg resteront des espaces sans peur où la science peut s'épanouir et où les jeunes peuvent se préparer au reste de leur vie", a-t-il assuré.

La ville médiévale de Heidelberg compte une population d'environ 160.000 habitants. Son université fondée en 1386 est la plus ancienne d'Allemagne et l'une des plus prestigieuses d'Europe

L'attaque a entraîné une vaste opération de police sur le campus situé sur la rive nord du fleuve Neckar, qui accueille notamment des facultés de sciences naturelles, des départements du centre hospitalier universitaire et un jardin botanique.

Les cours y avaient repris en octobre après des mois d'enseignement en ligne en raison de la pandémie de coronavirus. 

"Mes pensées vont aux victimes et aux personnes sur place. Merci aux forces d'intervention pour leur service", a écrit sur Twitter le ministre de la Justice Marco Buschmann.

Contrôle strict des armes

Les attaques sur les campus universitaires sont extrêmement rares en Allemagne.

 Le pays est doté d'une des lois les plus strictes d'Europe sur la détention d'armes exigeant que toute personne âgée de moins de 25 ans passe un examen psychiatrique avant de demander un permis de port d'arme.

La législation allemande a notamment été renforcée après deux attaques perpétrées dans des écoles à Erfurt (est) en avril 2002, et Winnenden (sud-ouest) en mars 2009. 

En 2016 à Munich, neuf personnes avaient été tuées par le forcené David Ali Sonboly qui avait ouvert le feu dans un centre commercial. Au moins 35 personnes avaient également été blessées lors de cette attaque, qui avait débuté dans un McDonald's et s'était terminée lorsque le tireur avait retourné son pistolet Glock 9 mm contre lui.

L'Allemagne a également été touchée ces dernières années par des attentats jihadistes et des attaques commises par des militants d'extrême droite.


Le roi Charles à New York pour célébrer les liens entre Royaume-Uni et Etats-Unis

Ce troisième jour de la visite d'Etat du roi intervient au lendemain d'un discours devant le Congrès américain, le premier pour un souverain britannique depuis 1991, et d'un banquet à la Maison Blanche. (AFP)
Ce troisième jour de la visite d'Etat du roi intervient au lendemain d'un discours devant le Congrès américain, le premier pour un souverain britannique depuis 1991, et d'un banquet à la Maison Blanche. (AFP)
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  • Charles III se rend mercredi à New York pour assister à une cérémonie au mémorial du 11-Septembre et célébrer les liens culturels et économiques entre le Royaume-Uni et les Etats-Unis
  • Mercredi, Charles III et la reine Camilla commenceront leur visite à New York par une cérémonie de dépôt de gerbe au mémorial des attentats du 11 septembre 2001, qui ont tué près de 3.000 personnes il y a 25 ans

NEW YORK: Charles III se rend mercredi à New York pour assister à une cérémonie au mémorial du 11-Septembre et célébrer les liens culturels et économiques entre le Royaume-Uni et les Etats-Unis à un moment de tensions entre les deux alliés historiques.

Ce troisième jour de la visite d'Etat du roi intervient au lendemain d'un discours devant le Congrès américain, le premier pour un souverain britannique depuis 1991, et d'un banquet à la Maison Blanche.

Mercredi, Charles III et la reine Camilla commenceront leur visite à New York par une cérémonie de dépôt de gerbe au mémorial des attentats du 11 septembre 2001, qui ont tué près de 3.000 personnes il y a 25 ans. Le nouveau maire de New York, Zohran Mamdani, sera présent.

"Cette tragédie a été un moment fondateur pour l'Amérique, et votre douleur, votre choc a été ressenti de par le monde", a déclaré mardi le souverain devant les parlementaires américains.

"Nous nous sommes alors tenus à vos côtés. Et nous sommes aujourd'hui a vos côtés pour se souvenir de ce jour qui ne devra jamais être oublié", a ajouté Charles III à la tribune du Congrès, avant d'appeler Washington à rester fidèle à ses alliés occidentaux et lancé quelques critiques voilés à l'attention de Donald Trump.

Winnie l'ourson 

Il rencontrera ensuite des secouristes du 11-Septembre et des familles de victimes, avant d'aller visiter un projet de ferme urbaine.

Pendant ce temps, Camilla va célébrer le 100e anniversaire de Winnie l'ourson à la bibliothèque municipale de New York en offrant un jouet à l'effigie de Petit Gourou, un autre personnage de cet univers.

Le roi doit ensuite participer à un événement économique centré sur la coopération entre le Royaume-Uni et les Etats-Unis, en présence d'investisseurs et de patrons d'entreprises.

Donald Trump a laissé planer mi-avril la menace d'un retrait des Etats-Unis de l'accord conclut avec Londres sur les droits de douane, arme économique favorite d'un président américain résolument protectionniste.

Le milliardaire républicain est agacé par la réticence du gouvernement britannique à aider Washington dans sa guerre contre l'Iran menée avec Israël.

En fin de journée, Charles III se rendra à une réception pour son association d'aide à la jeunesse, The King's Trust. Le couple royal reviendra à Washington jeudi avant de se rendre sur le territoire britannique des Bermudes.

Cette visite d'Etat de plusieurs jours devait aider à recoller les morceaux d'une "relation spéciale" fissurée par les désaccords politique entre Donald Trump et le Premier ministre travailliste Keir Starmer à propos de la guerre en Iran.

En cette année qui marque le 250e anniversaire de la Déclaration d'indépendance, par laquelle des colonies britanniques sont devenues les Etats-Unis d'Amérique, le président républicain a affiché sa fascination pour la monarchie en recevant le chef d'Etat britannique avec tous les honneurs: militaires en tenue d'apparat, fanfare, 21 coups de canon et survol de la Maison Blanche par des avions de combat.


Le chef du Pentagone va s'expliquer sur la guerre en Iran devant les députés américains

 Le ministre américain de la Défense Pete Hegseth va devoir s'expliquer mercredi sur la conduite la guerre en Iran lors de sa première audition parlementaire depuis le début du conflit. (AFP)
Le ministre américain de la Défense Pete Hegseth va devoir s'expliquer mercredi sur la conduite la guerre en Iran lors de sa première audition parlementaire depuis le début du conflit. (AFP)
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  • Depuis le début de la guerre, le 28 février, des parlementaires des deux bords ont critiqué l'exécutif américain pour le manque d'information qui leur a été fourni, alors qu'ils est d'usage que certains soient régulièrement informés
  • Pete Hegseth, figure particulièrement clivante du gouvernement de Donald Trump, risque ainsi de faire face à des questions appuyées de l'opposition démocrate

WASHINGTON: Le ministre américain de la Défense Pete Hegseth va devoir s'expliquer mercredi sur la conduite la guerre en Iran lors de sa première audition parlementaire depuis le début d'un conflit qui s'enlise, malgré un cessez-le-feu prolongé par Donald Trump.

Le chef du Pentagone, très critiqué par l'opposition démocrate, fera face aux questions des membres de la Commission des forces armées de la Chambre des représentants aux côtés de Dan Caine, le chef d'état-major américain.

Depuis le début de la guerre, le 28 février, des parlementaires des deux bords ont critiqué l'exécutif américain pour le manque d'information qui leur a été fourni, alors qu'ils est d'usage que certains d'entre-eux soient régulièrement informés avec des renseignements classés secret défense.

Pete Hegseth, figure particulièrement clivante du gouvernement de Donald Trump, risque ainsi de faire face à des questions appuyées de l'opposition démocrate, alors que les conséquences économiques de la guerre se font sentir dans le monde entier et jusque dans l'opinion américaine avec une hausse des prix à la pompe.

"Le ministre Hegseth va enfin se présenter devant la Commission des forces armées de la Chambre cette semaine, a salué la députée démocrate Maggie Goodlander. Il est temps qu'il réponde d'une guerre lancée par choix".

Donald Trump et son gouvernement ont multiplié les déclarations contradictoires sur les buts de guerre de Washington et sur les manières de mettre fin au conflit.

Demande d'enquête 

Les négociations pour y mettre fin piétinent, alors qu'un cessez-le-feu est en vigueur depuis trois semaines. En attendant, Téhéran exerce un quasi-blocage de la navigation au détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures, tandis que Washington a mis en place un blocus des ports iraniens.

La marine américaine a déployé trois de ses porte-avions dans la région, une première depuis plus de vingt ans.

La conduite de la guerre par Pete Hegseth irrite depuis le début les élus de l'opposition démocrate, qui ont lancé six procédures visant à le démettre de ses fonctions, sans réel espoir d'y parvenir.

Nombre de parlementaires, y compris des républicains, regrettent aussi que l'exécutif américain n'ait pas consulté davantage le Congrès avant de déclencher ce conflit, alors que la Constitution exige son accord pour formellement "déclarer" la guerre.

Les démocrates ont plusieurs fois échoué à faire passer une résolution visant à limiter les pouvoirs militaires de Donald Trump en Iran.

Plus d'une dizaine d'entre eux ont aussi demandé la semaine dernière l'ouverture d'une "enquête formelle et immédiate" sur la mort de six soldats américains au Koweït dans les premiers jours du conflit, estimant que le ministre a "induit le public en erreur sur les circonstances de l'attaque".

Au total, 13 militaires américains ont été tués depuis le 28 février, et 400 ont été blessés.

Explosion du budget 

Les parlementaires pourraient aussi interroger Pete Hegseth sur le coût de la guerre, tant d'un point de vue strictement budgétaire que sur l'utilisation à grande échelle de missiles aux stocks limités, certains craignant un épuisement critique d'armements stratégiques.

L'audition porte officiellement sur la demande de l'exécutif américain d'augmenter de 42% le budget américain de la défense, déjà faramineux, pour le porter à 1.500 milliards de dollars en 2027, l'équivalent du produit intérieur brut (PIB) de l'Indonésie ou des Pays-Bas.

L'audition de mercredi pourrait aussi porter sur la vague de départ dans les plus hauts postes du Pentagone, ou sur l'utilisation de l’intelligence artificielle au sein des forces armées.

L'entreprise Anthropic est en conflit avec le ministère de la Défense pour avoir refusé que ses outils d'IA soient utilisés pour la surveillance de masse des citoyens américains et pour rendre des armes totalement autonomes.


Grèce: un homme de 89 ans recherché après deux fusillades

Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque. (AFP)
Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque. (AFP)
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  • L'homme âgé, présenté comme souffrant de troubles psychologiques, a abandonné son arme en s'enfuyant du tribunal, dans le centre d'Athènes, où il venait de blesser légèrement trois personnes, selon la même source
  • Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque

ATHENES: La police grecque recherche mardi un homme de 89 ans, en fuite et soupçonné d'être l'auteur de deux fusillades dans des bâtiments publics à Athènes qui ont fait quatre blessés légers, selon l'agence de presse grecque ANA.

L'homme âgé, présenté comme souffrant de troubles psychologiques, a abandonné son arme en s'enfuyant du tribunal, dans le centre d'Athènes, où il venait de blesser légèrement trois personnes, selon la même source.

Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque.