Escalade des tensions entre l'Ethiopie et le chef de l'OMS

Le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, donne une conférence de presse au siège de l'OMS à Genève, le 20 décembre 2021. (Photo, AFP)
Le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, donne une conférence de presse au siège de l'OMS à Genève, le 20 décembre 2021. (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 24 janvier 2022

Escalade des tensions entre l'Ethiopie et le chef de l'OMS

Le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, donne une conférence de presse au siège de l'OMS à Genève, le 20 décembre 2021. (Photo, AFP)
  • L'Ethiopie a vivement critiqué le chef de l'Organisation mondiale de la Santé, dont elle avait déjà dénoncé à la mi-janvier les prises de position sur la situation humanitaire au Tigré
  • Le 12 janvier, le Dr Tedros a estimé que «nulle part ailleurs dans le monde nous assistons à un enfer comme au Tigré»

GENÈVE: Les tensions entre l'Ethiopie et le directeur général de l'OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus, Ethiopien originaire de la région du Tigré théâtre d'un conflit armé, ont connu lundi une nouvelle escalade lors d'une réunion de l'agence onusienne. 

L'Ethiopie a vivement critiqué le chef de l'Organisation mondiale de la Santé, dont elle avait déjà dénoncé à la mi-janvier les prises de position sur la situation humanitaire au Tigré, région du nord éthiopien en guerre depuis plus d'un an. 

L'ambassadeur éthiopien auprès de l'ONU, Zenebe Kebede, a été interrompu à deux reprises par le président de la réunion qui ne lui a pas permis de finir son discours en lui expliquant que ce n'était pas le lieu de discuter du sujet. 

« Nous tenons à exprimer notre inquiétude. Mon pays, l'Ethiopie, a eu le grand honneur de proposer » en 2017 le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus pour un premier mandat à la tête de l'OMS, a déclaré M. Kebede. 

« Malheureusement, le Dr Tedros n'a pas été à la hauteur du niveau d'intégrité et des attentes professionnelles requises pour sa fonction et son poste. Il a également utilisé sa charge pour promouvoir ses intérêts politiques personnels au détriment des intérêts de l'Ethiopie », a-t-il ajouté. 

Il a ajouté que « l'Ethiopie reste tolérante face à ses violations », mais a dit espérer que le chef de l'OMS, seul candidat à sa réélection à la tête de l'organisation, « cesse sa mauvaise conduite ». 

Le Dr Tedros, dont la candidature sera examinée mardi, a critiqué à plusieurs reprises la situation humanitaire au Tigré. Le conflit qui oppose depuis novembre 2020 l'armée fédérale à des rebelles dans cette région du nord de l'Ethiopie a fait des milliers de morts et la région est soumise, selon l'ONU, à un « blocus de facto » de l'aide humanitaire. 

Le 12 janvier, le Dr Tedros a estimé que « nulle part ailleurs dans le monde nous assistons à un enfer comme au Tigré ». 

Ces commentaires menacent l'intégrité de l'OMS, selon le gouvernement éthiopien qui a demandé à la mi-janvier, dans une note verbale adressée à l'agence onusienne, l'ouverture d'une enquête pour « forfaiture » à l'encontre du Dr Tedros. 

Cette note verbale, qui ne fait pas partie de l'agenda du Conseil exécutif cette semaine à Genève, a toutefois été mentionnée par le président de la réunion, le Kényan Patrick Amoth. 

« Il s'agit d'une question extrêmement compliquée qui a des implications politiques et qui sort du cadre procédural convenu par ce comité », a-t-il dit. Raison pour laquelle le comité a accepté sa proposition de ne pas traiter le sujet. 


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.