Burkina: réouverture des frontières aériennes à compter de ce mardi

 Un homme achète un journal avec la photo de Paul-Henri Sandaogo Damiba le chef de la mutinerie et du Mouvement patriotique pour la protection et la restauration (MPSR) à Ouagadougou le 25 janvier 2022.(AFP)
Un homme achète un journal avec la photo de Paul-Henri Sandaogo Damiba le chef de la mutinerie et du Mouvement patriotique pour la protection et la restauration (MPSR) à Ouagadougou le 25 janvier 2022.(AFP)
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Publié le Mardi 25 janvier 2022

Burkina: réouverture des frontières aériennes à compter de ce mardi

  • Les frontières aériennes du Burkina Faso, fermées depuis lundi lors de la prise du pouvoir par une junte militaire, vont rouvrir à compter de ce mardi
  • « Les frontières aériennes sont ouvertes à compter du 25 janvier »

OUAGADOUGOU : Les frontières aériennes du Burkina Faso, fermées depuis lundi lors de la prise du pouvoir par une junte militaire, vont rouvrir à compter de ce mardi, selon un communiqué des militaires lu à la télévision nationale

 

Burkina Faso: le film des événements

OUAGADOUGOU : Voici le film des événements au Burkina Faso où des militaires ont pris le pouvoir lundi et chassé le président Marc Roch Christian Kaboré.

Incidents dans des manifestations 

Samedi 22 janvier 2022, des incidents éclatent à Ouagadougou et dans d'autres villes du Burkina. Malgré l'interdiction des rassemblements, des manifestants protestent contre l'impuissance des autorités face à la violence jihadiste qui ravage le pays depuis 2015.

Parfois mêlées à des affrontements intercommunautaires, les violences jihadistes ont fait depuis six ans plus de 2.000 morts et contraint 1,5 million de personnes à fuir leur foyer.

Tirs dans des casernes 

Le dimanche 23 janvier, des coups de feu retentissent dans plusieurs casernes: dans le camp Sangoulé Lamizana, à la sortie ouest de Ouagadougou, dans le camp militaire de Baba Sy (sortie sud), à la base aérienne proche de l'aéroport, ainsi que dans des casernes de Kaya et Ouahigouya (nord).

Le camp Sangoulé abrite la prison où est détenu le général Gilbert Diendéré, proche de l'ancien président Blaise Compaoré renversé en 2014. Condamné à 20 ans de prison pour une tentative de putsch en 2015, le général Diendéré est actuellement jugé pour son rôle présumé dans l'assassinat en 1987 de l'ancien président Thomas Sankara.

Le gouvernement du président Roch Marc Christian Kaboré reconnaît des tirs, mais dément "une prise de pouvoir par l'armée" estimant que les institutions ne sont pas menacées "pour le moment". 

Depuis mi-janvier, plusieurs militaires sont détenus pour des faits présumés de "tentative de déstabilisation des institutions".

Siège du parti au pouvoir incendié 

Des partisans des mutins incendient à Ouagadougou le siège du parti au pouvoir avant d'être dispersés. 

A l'extérieur de la caserne Sangoulé Lamizana, une quarantaine de soldats tirent en l'air. Le périmètre autour de la caserne de la base aérienne est également bouclé par des soldats encagoulés tirant en l'air.

Revendications des mutins

Les militaires mutins réclament le "remplacement" des chefs de l'armée, des "moyens adaptés" dans la lutte contre les groupes jihadistes, ainsi qu'une "meilleure prise en charge des blessés", selon un enregistrement sonore parvenu à l'AFP. Ils ne demandent pas le départ du président. 

Dans l'après-midi, les représentants des mutins discutent avec le ministre de la Défense.

Couvre-feu, tirs 

Le 23 au soir, le président décrète un couvre-feu.

En fin de journée, des tirs sont entendus près de la résidence du président, ainsi que dans les camps militaires Sangoulé Lamizana et Baba Sy.

Incertitudes sur le sort du président 

Le lundi 24, des soldats prennent position devant la Radio télévision du Burkina (RTB).

Selon des sources sécuritaires, le président a été arrêté et est détenu à la caserne Sangoulé Lamizana. Mais d'après une source gouvernementale, le président a été "exfiltré" de sa résidence par des gendarmes de sa garde.

L'Union africaine (UA) condamne fermement la "tentative de coup d'Etat" tandis que l'UE et les Etats-Unis appellent à la libération du président Kaboré.

Prise de pouvoir militaire 

Des militaires en uniforme annoncent à la télévision nationale avoir pris le pouvoir et chassé le président Kaboré.

Un communiqué du lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba annonce la fermeture des frontières, la dissolution du gouvernement et la suspension de la Constitution. Les militaires s'engagent "à proposer dans un délai raisonnable (...) un calendrier de retour à un ordre constitutionnel". 

Des scènes de liesse éclatent lundi et mardi dans les rues de Ouagadougou. "Vive l'armée", "Vous êtes des héros": des centaines de personnes célèbrent les putschistes.

Condamnations internationales 

Mardi, le président français Emmanuel Macron ainsi que le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres condamnent le coup d'Etat. "Les coups d'Etat militaires sont inacceptables", souligne M. Guterres.

Idem pour la Communauté des Etats ouest-africains (Cédéao) qui condamne "fermement" la prise de pouvoir et "la démission" du président "obtenue sous la menace".

L'incertitude plane toujours sur le sort de l'ex-président. "Il m'a été confirmé hier soir qu'il était en bonne santé et qu'il n'était pas menacé", a déclaré M. Macron.

"Les frontières aériennes sont ouvertes à compter du 25 janvier", indique le texte qui ajoute que les frontières terrestres rouvrent uniquement pour les véhicules "humanitaires", ceux "transportant des denrées de première nécessité" ainsi que "les équipements destinés aux forces de défense et de sécurité".


Washington prévoit d'envoyer un nouveau porte-avions au Moyen-Orient dans les prochaines semaines 

Les Etats-Unis préparent le déploiement d'un nouveau porte-avions vers le Moyen-Orient "dans les prochaines semaines" pour y relayer un autre bâtiment déjà sur place, selon une information de l'Institut naval américain. (AFP)
Les Etats-Unis préparent le déploiement d'un nouveau porte-avions vers le Moyen-Orient "dans les prochaines semaines" pour y relayer un autre bâtiment déjà sur place, selon une information de l'Institut naval américain. (AFP)
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  • L'organisation a précisé mercredi que le Theodore Roosevelt et son escorte quitteront leur port d'attache de San Diego, en Californie, "dans les prochaines semaines" afin de "relayer le George Washington" arrivé dans la région depuis une semaine
  • Ce dernier avait lui-même remplacé le porte-avions Abraham Lincoln, dont la mission de très longue durée - plus de huit mois en mer sans escale - a fait émerger des critiques sur les conditions de vie à bord et la santé mentale de l'équipage

WASHINGTON: Les Etats-Unis préparent le déploiement d'un nouveau porte-avions vers le Moyen-Orient "dans les prochaines semaines" pour y relayer un autre bâtiment déjà sur place, selon une information de l'Institut naval américain.

L'organisation a précisé mercredi que le Theodore Roosevelt et son escorte quitteront leur port d'attache de San Diego, en Californie, "dans les prochaines semaines" afin de "relayer le George Washington" arrivé dans la région depuis une semaine.

Ce dernier avait lui-même remplacé le porte-avions Abraham Lincoln, dont la mission de très longue durée - plus de huit mois en mer sans escale - a fait émerger des critiques sur les conditions de vie à bord et la santé mentale de l'équipage.

Selon un haut responsable de la marine américaine cité par l'Institut naval américain, le déploiement du Theodore Roosevelt durera "plus de sept mois". "Leur commandement leur fait tabler sur huit mois", a-t-il encore déclaré.

Contacté par l'AFP, le Pentagone n'a pas fait de commentaire dans l'immédiat.

Le porte-avions Abraham Lincoln et ses quelque 5.000 marins s'apprêtent enfin à toucher terre, en Thaïlande, a indiqué la marine thaïlandaise à l'AFP jeudi. Cette escale est attendue du 2 au 6 septembre, selon des médias locaux.

Le bâtiment avait quitté San Diego le 21 novembre 2025 pour une mission en mer de Chine méridionale et avait été redirigé vers le Moyen-Orient avant que les Etats-Unis et Israël lancent leur offensive conjointe contre l'Iran le 28 février.


Emmanuel Macron rencontrera Andy Burnham à Londres la semaine prochaine

Le président français Emmanuel Macron attend l’arrivée du prince héritier d’Arabie saoudite pour une rencontre au palais de l’Élysée à Paris, le 24 août 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron attend l’arrivée du prince héritier d’Arabie saoudite pour une rencontre au palais de l’Élysée à Paris, le 24 août 2026. (AFP)
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  • Emmanuel Macron se rendra à Londres la semaine prochaine et sera reçu à Downing Street par le Premier ministre britannique Andy Burnham
  • Cette visite intervient avant l’exposition de la tapisserie de Bayeux au British Museum et dans un contexte de rapprochement entre Londres et l’UE sur l’Ukraine

LONDRES: Emmanuel Macron se rendra à Londres la semaine prochaine pour une visite au cours de laquelle le président français sera reçu à Downing Street par le nouveau Premier ministre britannique Andy Burnham, a indiqué jeudi à l'AFP une source gouvernementale britannique.

Cette visite intervient à quelques jours de l'ouverture de l'exposition exceptionnelle de la tapisserie de Bayeux, prêtée au British Museum à Londres, projet dans lequel Emmanuel Macron s'est beaucoup investi.

Le président français est le deuxième dirigeant étranger, et le premier d'un pays de l'Union européenne (UE), à être reçu par le chef du gouvernement travailliste depuis son accession au pouvoir le 20 juillet, après son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky fin juillet.

MM. Macron et Burnham ont co-présidé cette semaine, avec le chancelier allemand Friedrich Merz, une réunion de la coalition des volontaires pour l'Ukraine.

Le chef de l'Etat français y a participé en visioconférence, tandis que le Premier ministre britannique s'est rendu à Kiev, pour son premier déplacement à l'étranger.

A cette occasion, il a notamment rencontré le président du Conseil européen, Antonio Costa, à qui il a affirmé que le Royaume-Uni devait faire preuve de "plus d'audace" pour se rapprocher de l'UE, selon un compte-rendu de leur entretien publié par Downing Street.


Washington désigne le groupe Palestine Action comme «organisation terroriste étrangère»

"Le terrorisme d'extrême gauche représente une menace grave pour les Etats-Unis et l'Occident dans son ensemble", a déclaré sur X le secrétaire d'Etat américain, Marco Rubio. (AFP)
"Le terrorisme d'extrême gauche représente une menace grave pour les Etats-Unis et l'Occident dans son ensemble", a déclaré sur X le secrétaire d'Etat américain, Marco Rubio. (AFP)
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  • L'organisation propalestinienne Palestine Action est accusée d'avoir "apporté une aide substantielle (...) à un acte de terrorisme ou en faveur de celui-ci", a rapporté dans un communiqué le département du Trésor
  • L'entité italienne visée est Autistici/Inventati (Collectif A/I), que Washington considère comme "un groupe extrémiste qui met en place et gère l'infrastructure numérique de cellules Antifa violentes et d'autres militants à travers le monde

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont désigné mercredi comme "organisations terroristes" le groupe Palestine Action, basé au Royaume-Uni, ainsi qu'un groupe italien d'extrême gauche, dans le cadre d'une offensive de l'administration Trump contre les mouvements extrémistes de gauche.

"Le terrorisme d'extrême gauche représente une menace grave pour les Etats-Unis et l'Occident dans son ensemble", a déclaré sur X le secrétaire d'Etat américain, Marco Rubio.

"Nous utiliserons tous les moyens et toutes les prérogatives dont nous disposons pour lutter contre le terrorisme et protéger notre mode de vie contre la coercition terroriste", a-t-il ajouté.

L'organisation propalestinienne Palestine Action est accusée d'avoir "apporté une aide substantielle (...) à un acte de terrorisme ou en faveur de celui-ci", a rapporté dans un communiqué le département du Trésor.

L'entité italienne visée est Autistici/Inventati (Collectif A/I), que Washington considère comme "un groupe extrémiste qui met en place et gère l'infrastructure numérique de cellules Antifa violentes et d'autres militants d'extrême gauche à travers le monde", selon un autre communiqué du département d'Etat.

"Ces outils sont spécifiquement conçus pour faciliter les activités des réseaux terroristes d'extrême gauche, et permettent à ces derniers de s'organiser, recruter, communiquer, diffuser de la propagande, partager des informations sur leurs cibles et des tactiques, et mener des attaques violentes – tout en restant anonymes, intraçables", est-il reproché.

Le département d'Etat affirme aussi que les "cellules anarchistes responsables des actes de sabotage commis contre les réseaux ferroviaires en France, en Italie, en Allemagne et aux Pays-Bas en 2026 ont utilisé les outils et services du collectif A/I pour revendiquer ces attaques, publier des communiqués officiels et diffuser des manuels expliquant comment fabriquer des engins incendiaires de fortune pour les voies ferrées et d'autres infrastructures critiques".

Liberté d'expression 

Au Royaume-Uni, le groupe Palestine Action a été déclaré "terroriste" par le gouvernement travailliste en 2025 après des actes de vandalisme commis par ses militants, notamment sur une base de la Royal Air Force et une attaque à Bristol contre un site de l'entreprise d'armement israélienne Elbit Systems.

La mesure, qui entraîne son interdiction, a déclenché des manifestations d'ampleur et est contestée devant la justice.

"Le fait que Trump s'inspire désormais de la répression exercée par la Grande-Bretagne à l'encontre du mouvement pour la liberté des Palestiniens montre à quel point cette interdiction est dangereuse et devrait servir de signal d'alarme à tous ceux qui ont à cœur la liberté d'expression et les libertés civiles", a réagi Huda Ammori, co-fondatrice de Palestine Action.

Elle a appelé le nouveau Premier ministre britannique, Andy Burnham, à lever cette interdiction qui représente une "attaque sans précédent contre la liberté d'expression en Grande-Bretagne".

Créé en 2020, Palestine Action a gagné en visibilité après le début de la guerre dans la bande de Gaza, provoquée par l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023.

Les sanctions américaines impliquent pour les organisations visées un gel des avoirs éventuellement détenus aux Etats-Unis. Les entreprises et citoyens américains ont interdiction de commercer avec elles, sous peine d'être à leur tour sanctionnés.

Mi-juillet, les Etats-Unis ont accueilli une conférence internationale sur "la résurgence du terrorisme politique", visant notamment le mouvement Antifa, pour "antifasciste". Il s'agit d'un mouvement nébuleux d'activistes de gauche qui, selon les experts, relève davantage d'une idéologie politique que d'un groupe organisé.

Dans un récent rapport sur l'antiterrorisme, l'administration Trump a défini trois principales "menaces" contre la première puissance mondiale: "les narcoterroristes et les gangs internationaux", les "terroristes islamistes historiques" et les "extrémistes violents de gauche, y compris les anarchistes et les antifascistes".

Les détracteurs de l'administration Trump relèvent que la violence d'extrême gauche reste historiquement bien en-deçà de celle de l'extrême droite.