Une nouvelle page dans les relations entre l'Arabie saoudite et la Thaïlande

Le prince héritier d'Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, reçoit le Premier ministre thaïlandais. (SPA)
Le prince héritier d'Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, reçoit le Premier ministre thaïlandais. (SPA)
Le prince héritier d'Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, reçoit le Premier ministre thaïlandais. (SPA)
Le prince héritier d'Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, reçoit le Premier ministre thaïlandais. (SPA)
Le prince héritier d'Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, reçoit le Premier ministre thaïlandais. (SPA)
Le prince héritier d'Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, reçoit le Premier ministre thaïlandais. (SPA)
Le prince héritier d'Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, reçoit le Premier ministre thaïlandais. (SPA)
Le prince héritier d'Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, reçoit le Premier ministre thaïlandais. (SPA)
Le vice-émir de Riyad, le prince Mohamed ben Abdelrahmane, a accueilli M. Chan-ocha à l'aéroport international King Khalid. (SPA)
Le vice-émir de Riyad, le prince Mohamed ben Abdelrahmane, a accueilli M. Chan-ocha à l'aéroport international King Khalid. (SPA)
Le vice-émir de Riyad, le prince Mohamed ben Abdelrahmane, a accueilli M. Chan-ocha à l'aéroport international King Khalid. (SPA)
Le vice-émir de Riyad, le prince Mohamed ben Abdelrahmane, a accueilli M. Chan-ocha à l'aéroport international King Khalid. (SPA)
Le vice-émir de Riyad, le prince Mohamed ben Abdelrahmane, a accueilli M. Chan-ocha à l'aéroport international King Khalid. (SPA)
Le vice-émir de Riyad, le prince Mohamed ben Abdelrahmane, a accueilli M. Chan-ocha à l'aéroport international King Khalid. (SPA)
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Publié le Mercredi 26 janvier 2022

Une nouvelle page dans les relations entre l'Arabie saoudite et la Thaïlande

  • Les deux pays ont réitéré dans une déclaration commune leur volonté de rétablir pleinement les relations diplomatiques
  • La compagnie aérienne Saudia reprendra ses vols directs à destination de la Thaïlande

RIYAD: L'Arabie saoudite et la Thaïlande ont entamé ce mardi une nouvelle étape dans les relations qui les unissent. Les deux pays ont renoué les liens diplomatiques et prévu un échange d'ambassadeurs.
Ces mesures ont été adoptées en marge de la visite officielle de deux jours que le Premier ministre thaïlandais, Prayut Chan-ocha, effectue à Riyad.
M. Chan-ocha s'est entretenu avec le prince héritier d'Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, et des ministres saoudiens. Il a évoqué les opportunités d'investissement avec le président de la compagnie d'électricité saoudienne Acwa, Mohammad ben Abdallah Abounayyan et il a effectué une visite dans le quartier historique Al-Touraïf, dans la capitale saoudienne.
Au cours de ces entretiens, le prince héritier saoudien et le Premier ministre thaïlandais ont réaffirmé la volonté des deux pays de renforcer les liens d'amitié qui les unissent et d’ouvrir un nouveau chapitre dans leurs relations.
Les deux pays ont réitéré dans une déclaration commune l'esprit de coopération qui les anime et mis en avant les décisions prises pour raviver l'amitié et les bonnes relations qui existent entre leurs peuples. Ils ont également convenu de rétablir intégralement les relations diplomatiques.
Prayut Chan-ocha a tenu à souligner la grande importance que son pays accorde à l'amitié avec l'Arabie saoudite et son désir de remédier aux différends qui opposent les deux pays et qui n'ont pas encore été résolus. Il a exprimé ses sincères regrets quant aux événements dramatiques survenus en Thaïlande en 1989 et 1990. Selon lui, le gouvernement thaïlandais a consenti des efforts considérables pour apporter une solution aux problèmes survenus dans le passé.
La Thaïlande a également insisté sur son engagement à assurer la sécurité des diplomates saoudiens en Thaïlande en conformité avec la convention de Vienne. Le pays a assuré qu'il aborderait les problèmes antérieurs avec les instances compétentes si de nouvelles preuves apparaissaient.
Le Premier ministre thaïlandais a également félicité l'Arabie saoudite pour son succès dans l’organisation et la tenue des réunions du sommet du Groupe des vingt (G20) et pour les décisions positives qui en ont résulté. Le prince héritier s'est dit convaincu que les nombreux forums économiques que la Thaïlande accueillera dans le courant de l'année contribueront à une croissance durable et équilibrée.
La compagnie aérienne nationale du Royaume, Saudia, a annoncé par la suite la reprise de ses vols directs à destination de la Thaïlande dès le mois de mai.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com.


Le prince héritier saoudien discute de l'escalade militaire régionale avec plusieurs dirigeants

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a discuté de l'escalade militaire dans la région et de ses implications pour la sécurité régionale et internationale avec plusieurs dirigeants et responsables dimanche, a rapporté l'Agence de presse saoudienne. (AN)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a discuté de l'escalade militaire dans la région et de ses implications pour la sécurité régionale et internationale avec plusieurs dirigeants et responsables dimanche, a rapporté l'Agence de presse saoudienne. (AN)
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  • Erdogan affirme son soutien à toutes les mesures prises par le Royaume pour protéger sa sécurité
  • Le président du Conseil de souveraineté transitoire du Soudan, le général Al-Burhan, exprime sa solidarité avec le Royaume

RIYADH : Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a discuté de l'escalade militaire dans la région et de ses implications pour la sécurité régionale et internationale avec plusieurs dirigeants et responsables dimanche, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

Le prince héritier a tenu des appels téléphoniques distincts avec le président turc Recep Tayyip Erdogan, le président du Conseil transitoire de souveraineté du Soudan, le général Abdel Fattah Al-Burhan, le président algérien Abdelmadjid Tebboune, le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

Les responsables ont condamné l'agression iranienne visant le Royaume et leur rejet de tout ce qui porte atteinte à la souveraineté et à la stabilité du Royaume.

Ils ont également affirmé leur soutien à toutes les mesures prises par le Royaume pour protéger sa sécurité et ses citoyens.


A Beyrouth, des partisans du Hezbollah pleurent Khamenei

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  • "Quels que soient les sacrifices, nous ne quitterons pas (...) le terrain de la résistance", a assuré le chef du mouvement libanais pro-iranien, Naïm Qassem
  • "Nous accomplirons notre devoir en faisant face à l'agression", a-t-il encore dit, dans un communiqué, qualifiant la mort de l'ayatollah Khamenei de "summum du crime"

BEYROUTH: Drapeaux iraniens et portrait de l'ayatollah Ali Khamenei en main, des milliers de partisans du Hezbollah se sont rassemblés dimanche à Beyrouth pour pleurer la mort du guide suprême iranien, tué dans l'opération militaire américano-israélienne lancée la veille.

"Mort à l'Amérique", "Mort à Israël", ont-ils scandé à l'unisson, tous habillés de noir et brandissant aussi des drapeaux de leur mouvement, dans son bastion de la banlieue sud de Beyrouth.

Le poing levé, certains étaient en pleurs, a constaté une équipe de l'AFP, sur la grande place où a eu lieu le rassemblement.

"Quels que soient les sacrifices, nous ne quitterons pas (...) le terrain de la résistance", a assuré le chef du mouvement libanais pro-iranien, Naïm Qassem.

"Nous accomplirons notre devoir en faisant face à l'agression", a-t-il encore dit, dans un communiqué, qualifiant la mort de l'ayatollah Khamenei de "summum du crime".

"Sa mort est très douloureuse, c'est une tragédie", déplore aussi Zainab al Moussawi, une enseignante de 23 ans, à Beyrouth.

"On se sent comme après la mort du Sayyed, tombé en martyr", poursuit-elle en référence à l'ex-chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, tué par Israël en 2024.

"Entrer en guerre" 

Les dirigeants libanais redoutent une implication du Hezbollah dans le conflit régional, même si lors des raids israéliens et américains sur l'Iran en juin dernier, il n'était pas intervenu.

La formation chiite est sortie affaiblie d'une guerre avec Israël, qui continue de la frapper malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024 et l'accuse de se réarmer.

"Je demande à cheikh Naïm (Qassem) d'entrer en guerre", lance à Beyrouth Hassan Jaber, un partisan.

S'il ne s'est pas joint à la riposte iranienne, le mouvement a appelé des mosquées à organiser des cérémonies en mémoire du guide suprême iranien, dans la banlieue sud de la capitale libanaise et dans d'autres zones du pays dans lequel il est ancré.

Mais au Liban, pays très divisé, l'ayatollah Khamenei n'était pas soutenu par tous.

"Il était tout le temps en train de menacer (...) les pays arabes et avait des relais partout", déclare à l'AFP Hassan Harouq, un infirmier de 44 ans.

Lui dit ne vouloir qu'un pays "stable et qui ferait la paix avec le reste de la région", car "il est temps pour le Liban d'être de nouveau sur le droit chemin".

"Le peuple libanais est fatigué", ajoute-t-il.

Dimanche, le président Joseph Aoun, après une réunion d'urgence du Conseil supérieur de la Défense, a souligné que "la décision de guerre et de paix relève exclusivement de l'Etat libanais".

La présidence libanaise a indiqué avoir reçu, par l'entremise des Etats-Unis, l'assurance qu'Israël n'entraînera pas le Liban dans une "escalade" tant que son territoire ne sera pas visé par des attaques depuis le Liban.

Peu de temps avant le début de l'offensive israélo-américaine, Israël avait frappé des positions du Hezbollah dans le sud du Liban.

Beyrouth n'acceptera pas d'être "entraîné" dans le conflit avec l'Iran, a assuré le Premier ministre Nawaf Salam.


Iran: le ministre des Affaires étrangères d'Oman, pays médiateur, appelle à un cessez-le-feu

Le ministre omanais des Affaires étrangères, qui avait mené une médiation dans les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran, a appelé dimanche à un cessez-le-feu lors d'un entretien avec son homologue iranien, alors que l'Iran poursuivait ses frappes de représailles aux raids américano-israéliens. (AFP)
Le ministre omanais des Affaires étrangères, qui avait mené une médiation dans les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran, a appelé dimanche à un cessez-le-feu lors d'un entretien avec son homologue iranien, alors que l'Iran poursuivait ses frappes de représailles aux raids américano-israéliens. (AFP)
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  • Dimanche à Oman, seul Etat du Golfe à avoir été épargné lors de la première journée de la campagne iranienne, une attaque de drones a fait un blessé sur un port, tandis qu'un pétrolier a été visé au large de ses côtes
  • Lors de l'entretien, le chef de la diplomatie iranienne a pour sa part affirmé que l'Iran "appelait à la paix" et exprimé "l'ouverture de la partie iranienne à tout effort sérieux susceptible de contribuer à mettre fin à l'escalade"

MASCATE: Le ministre omanais des Affaires étrangères, qui avait mené une médiation dans les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran, a appelé dimanche à un cessez-le-feu lors d'un entretien avec son homologue iranien, alors que l'Iran poursuivait ses frappes de représailles aux raids américano-israéliens.

Badr al-Busaidi "a réaffirmé l'appel constant du sultanat d'Oman à un cessez-le-feu et à un retour au dialogue (...) de manière à répondre aux revendications légitimes de toutes les parties", a indiqué son ministère dans un compte rendu de son entretien avec Abbas Araghchi.

Dimanche à Oman, seul Etat du Golfe à avoir été épargné lors de la première journée de la campagne iranienne, une attaque de drones a fait un blessé sur un port, tandis qu'un pétrolier a été visé au large de ses côtes.

Lors de l'entretien, le chef de la diplomatie iranienne a pour sa part affirmé que l'Iran "appelait à la paix" et exprimé "l'ouverture de la partie iranienne à tout effort sérieux susceptible de contribuer à mettre fin à l'escalade et à rétablir la stabilité".