Le Saoudien Nasser Hawsawi, sculpteur de son propre avenir

Nasser Hawsawi a précisé que sa connaissance des caractéristiques de divers matériaux et types de sol, ainsi que sa familiarisation avec la conception 3D, l'ont aidé à développer son métier. (Photo Fournie)
Nasser Hawsawi a précisé que sa connaissance des caractéristiques de divers matériaux et types de sol, ainsi que sa familiarisation avec la conception 3D, l'ont aidé à développer son métier. (Photo Fournie)
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Publié le Jeudi 27 janvier 2022

Le Saoudien Nasser Hawsawi, sculpteur de son propre avenir

  • L'autodidacte Nasser Hawsawi s'est révélé être une attraction populaire à Riyadh Oasis
  • «Je puis ma philosophie dans l'environnement et les choses que j'aime dessiner, ainsi que dans ce dont dont j'ai été témoin et ce que j’ai vécu»

LA MECQUE: Le travail du sculpteur Nasser Hawsawi a été un succès auprès des visiteurs de Riyadh Oasis, l'une des 14 zones mises en place autour de la capitale au cours de Riyadh Season.

Ingénieur de formation et originaire de La Mecque, ce Saoudien âgé de 30 ans sculpte depuis environ quatre ans seulement. C’est un autodidacte dont le travail lui a valu des éloges et des félicitations, ainsi que quelques fans célèbres.

«La sculpture est un art authentique qui représente les formes, les personnes, l'harmonie, le rythme, l'équilibre, le plaisir visuel et des aspects variés, dans le but d'atteindre une certaine profondeur artistique, véhiculant un sens artistique élevé en représentant les détails de la forme humaine», a précisé Hawsawi.

Il expose ses œuvres à Riyadh Oasis dans un studio ouvert aux visiteurs. Il a également effectué un certain nombre de démonstrations de sculpture en direct, au cours desquelles il a créé les sculptures de célèbres chanteurs arabes alors qu'ils se produisaient sur scène, notamment Nawal al-Zoghbi, Majid al-Mohandis et Assala Nasri, puis leur a présenté les œuvres à la fin du spectacle.

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Nasser Hawsawi expose ses œuvres à Riyadh Oasis dans un studio ouvert aux visiteurs. Il a également effectué un certain nombre de démonstrations de sculpture en direct au cours desquelles il a créé des sculptures de célèbres chanteurs arabes alors qu'ils se produisaient sur scène, notamment Nawal al-Zoghbi, Majid al-Mohandis et Assala Nasri, puis leur a présenté les œuvres à la fin du spectacle.

«Dessiner sur des dunes de sable a suscité un intérêt pour la sculpture il y a quatre ans, ce qui m'a amené à acquérir plus de connaissances sur cet art et la précision requise pour créer une belle sculpture», a confié Hawsawi.

Il a souligné que sa formation d'ingénieur, sa connaissance des caractéristiques de divers matériaux et types de sol ainsi que sa familiarisation avec la conception 3D l'ont aidé à développer son métier.

«Cela m'a motivé et m'a donné la passion de voir les choses sous un angle différent, représentant les différentes perspectives des œuvres d'art», a-t-il affirmé.

Il a dit que sa passion pour l'art a grandi au point qu'il a décidé de laisser derrière lui sa profession d'ingénieur stressante pour mener à bien son art.

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«J'ai commencé à ressentir les pressions psychologiques de mon métier d'ingénieur civil travaillant sur les routes de la ville de La Mecque», a indiqué Hawsawi. (Photo Fournie)

«J'ai commencé à ressentir les pressions psychologiques de mon métier d'ingénieur civil travaillant sur les routes de la ville de La Mecque», a indiqué Hawsawi.

«Cela m'a poussé à me débarrasser de ces pressions en dessinant et en sculptant avec du sable, de l'argile et des roches. J'ai pu transformer cet épuisement mental dans le domaine de la conception de routes en une explosion artistique, à travers laquelle je pouvais respirer, tout en vivant dans ses détails et en prenant soin de ses résultats visuels.»

Il a indiqué que le prix de ses œuvres allait de 1 000 à 5 000 dollars (1 dollar = 0.89 euro), selon la taille et les détails. Il les vend lors d'expositions ou à travers son compte Instagram, qui a plus de 19 000 abonnés.

Les sculptures de femmes nécessitent plus de travail que les sculptures d'hommes, a-t-il dit, car elles ont des traits plus délicats qui requièrent plus d'attention et de précision. Les matériaux qu'il utilise proviennent de l'extérieur du Royaume.

«J'utilise de l'argile avec laquelle j'ai établi un lien artistique fort, tout en sculptant également sur du gypse», a-t-il précisé.

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En plus de sa participation à Riyadh Season, Hawsawi a pris part à d'autres événements, notamment les célébrations de la 90e fête nationale saoudienne en 2020 au King Abdulaziz Center for World Culture. (Photo Fournie)

En plus de sa participation à Riyadh Season, Hawsawi a pris part à d'autres événements, notamment les célébrations de la 90e fête nationale saoudienne en 2020 au King Abdulaziz Center for World Culture, sous le patronage de la municipalité de Djeddah. Ses œuvres ont également été exposées à Art Market, dans une exposition au Adham Art Center à Djeddah, à Salam Ya Beirut, ainsi que dans une exposition au Haider Art Center, également à Djeddah.

«Au cours de Riyadh Season, j'ai eu la chance de rencontrer le public et de communiquer avec lui, a confie Hawsawi. J'ai également présenté des œuvres inspirées par l'homme, les chevaux et les aigles.

«Je puis ma philosophie dans l'environnement et les choses que j'aime dessiner, ainsi que dans ce dont dont j'ai été témoin et ce que j’ai vécu.»

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Un rare panneau du XIXe siècle exposé au Musée de la mer Rouge présente le texte complet du Coran

Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
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  • Cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran intégrée dans une illustration détaillée

DJEDDAH : Un rare panneau de calligraphie coranique du XIXe siècle est exposé au Musée de la mer Rouge, dans la ville historique de Djeddah.

Réalisée vers 1859–1860 par Ghouth Mahboob Ghalib à Mysore, en Inde, cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran disposée au sein d’une illustration détaillée de la Grande Mosquée de La Mecque.

Rédigé en écriture Diwani à l’encre noire et avec des dorures, le manuscrit place la Kaaba en son centre, a rapporté la SPA.

Le texte minutieusement élaboré commence par la sourate Al-Fatihah au sommet, s’entrelace avec les détails architecturaux de la mosquée et s’achève par la sourate An-Nas.

Cet artefact met en lumière les parcours historiques et spirituels des pèlerins qui traversaient la mer Rouge vers La Mecque, emportant avec eux des objets d’art témoignant du patrimoine culturel et de l’histoire du Hajj. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharq Al-Awsat.


La tapisserie de Bayeux n'a subi "aucune altération visible" pendant son transfert à Londres

La ministre française de la Culture, Catherine Pégard (au centre), observe la tapisserie de Bayeux lors de son dévoilement au British Museum, le 17 juillet 2026, une semaine après son arrivée de France. Cette œuvre du XIe siècle, qui retrace la conquête normande de l'Angleterre en 1066, sera exposée pour la première fois au Royaume-Uni à partir de septembre. (AFP)
La ministre française de la Culture, Catherine Pégard (au centre), observe la tapisserie de Bayeux lors de son dévoilement au British Museum, le 17 juillet 2026, une semaine après son arrivée de France. Cette œuvre du XIe siècle, qui retrace la conquête normande de l'Angleterre en 1066, sera exposée pour la première fois au Royaume-Uni à partir de septembre. (AFP)
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  • La tapisserie de Bayeux est arrivée au British Museum sans dommage visible après son transport exceptionnel depuis la France
  • Elle sera exposée à Londres du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027 avant son retour à Bayeux pour une rénovation

PARIS: La tapisserie de Bayeux a été extraite jeudi à Londres de son caisson dans lequel elle avait été acheminée la semaine dernière et n'a subi "aucune altération visible" pendant ce voyage, a affirmé à l'AFP une responsable du ministère de la Culture français.

"Je suis en mesure de vous confirmer qu'il n'y a eu aucune altération visible et que la tapisserie a bien voyagé", a déclaré Delphine Christophe, directrice générale des patrimoines et de l'architecture, depuis le British Museum de Londres.

A l'issue d'une opération à hauts risques pour sa conservation, cette broderie millénaire de près de 70 mètres de long avait été acheminée le 10 juillet au British Museum pour un prêt d'un an décidé en 2025 par le président français Emmanuel Macron.

Transportée à Londres sous haute surveillance et par camion depuis l'ouest de la France, la tapisserie du XIe siècle avait jusque-là été maintenue dans son double caisson spécialement conçu pour limiter les vibrations et maintenir une température et un taux d'humidité constants.

Elle en a été extraite jeudi pour être entièrement déployée, selon la responsable française. "L'extraction s'est très bien passée et mobilise plusieurs dizaines de personnes", a détaillé Mme Christophe, précisant que l'opération impliquait notamment des équipes française et britannique de conservateurs.

Un constat plus précis doit prochainement être fait par les conservateurs pour s'assurer de l'état de la tapisserie, mais Mme Christophe s'est montrée confiante. "S'il y avait eu un problème, on l'aurait constaté parce qu'on l'a vue en totalité, complètement déployée", a-t-elle affirmé.

Ce transfert historique vers Londres avait donné des sueurs froides à certains experts et défenseurs du patrimoine en France qui redoutaient la dégradation irréversible d'une œuvre déjà fragilisée par 30 déchirures non stabilisées et près de 10.000 trous.

La ministre de la Culture française Catherine Pégard est attendue vendredi au British Museum, où la tapisserie sera exposée au public, à plat, du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027.

A son retour en France courant 2027, cette œuvre, qui décrit la conquête de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant en 1066, regagnera son musée de Bayeux (ouest de la France) et devra faire l'objet en 2028 d'une rénovation plusieurs fois repoussée par le passé.


Un rare manuscrit du Coran exposé à La Mecque

Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
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  • Le manuscrit figure parmi les principales attractions de l’exposition, mettant en lumière le soin accordé par les musulmans au Saint Coran à travers les siècles

LA MECQUE : Un rare manuscrit du Saint Coran attire les visiteurs de l’exposition « Iqra », organisée par la Présidence des Affaires religieuses de la Grande Mosquée et de la Mosquée du Prophète, au complexe du King Abdulaziz Endowment.

Ce manuscrit constitue l’une des principales attractions de l’exposition, illustrant l’attention et le respect portés par les musulmans au Saint Coran à travers les âges.

L’exposition présente un exemplaire rare du Saint Coran réalisé il y a plus de 1 000 ans par le célèbre calligraphe Ali bin Hilal, connu sous le nom d’Ibn Al-Bawwab. 

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Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA)

Le manuscrit est exposé aux côtés d’un index scientifique et d’une analyse de sa calligraphie et de ses enluminures, permettant aux visiteurs d’en découvrir la valeur historique et artistique, tout en retraçant l’évolution de la calligraphie arabe et de l’ornementation islamique au fil des siècles.

Le manuscrit est considéré comme l’un des plus rares manuscrits islamiques en raison de son exceptionnelle valeur scientifique, artistique et historique. Seuls deux exemplaires connus subsistent dans le monde, témoignant de la place éminente qu’occupe le Saint Coran à travers l’histoire islamique.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com