Présidentielle: les candidats de gauche donnent de la voix et ciblent Macron

A Bordeaux, Christiane Taubira, favorite de la Primaire populaire, une consultation citoyenne à gauche lancée de jeudi à dimanche, a tenu dans la soirée sa première réunion publique, devant environ 600 personnes. (AFP)
A Bordeaux, Christiane Taubira, favorite de la Primaire populaire, une consultation citoyenne à gauche lancée de jeudi à dimanche, a tenu dans la soirée sa première réunion publique, devant environ 600 personnes. (AFP)
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Publié le Vendredi 28 janvier 2022

Présidentielle: les candidats de gauche donnent de la voix et ciblent Macron

  • Christiane Taubira a dressé un inventaire du quinquennat d'Emmanuel Macron, «désastreux et dévastateur» détaillant une «liste des grands échecs»: logement, éducation, climat ou santé
  • Alors que le pouvoir d'achat, priorité numéro un des Français selon les enquêtes d'opinion, est plus que jamais au centre de la campagne électorale

 

PARIS: Plusieurs candidats de la gauche, qui peine à mobiliser à moins de trois mois de la présidentielle, ont rejoint jeudi les rangs des manifestants en France pour la hausse des salaires, accusant Emmanuel Macron de favoriser les plus riches.


A Bordeaux, Christiane Taubira, favorite de la Primaire populaire, une consultation citoyenne à gauche lancée de jeudi à dimanche, a tenu dans la soirée sa première réunion publique, devant environ 600 personnes, pour la plupart très jeunes et chantant "Y'a du soleil et Taubira, darla dirla dada".


Elle a dressé un inventaire du quinquennat d'Emmanuel Macron, "désastreux et dévastateur". S'il "n'a pas toujours été négatif", "il nous blessa dans des choses essentielles", a-t-elle affirmé, détaillant une "liste des grands échecs": logement, éducation, climat ou santé.

«Créolisation» ou «grand remplacement»: Mélenchon et Zemmour s'affrontent

PARIS: "Vous excitez des passions malsaines": Jean-Luc Mélenchon a défendu la "créolisation" des peuples contre la théorie du "grand remplacement" soutenue par Eric Zemmour, jeudi soir lors d'un débat sur C8 entre les deux candidats à la présidentielle.


"Nous sommes d'accord, nous voyons tous les deux la France de 2050, moi c'est le grand remplacement", a lancé Eric Zemmour dans l'émission "Face à Baba" de Cyril Hanouna. "Moi je vois la France créolisée", lui a rétorqué le candidat Insoumis.


"C'est exactement la même chose, la créolisation, je l'appelle islamisation", a dit le candidat d'extrême droite. "L'avenir de la France avec Mélenchon, c'est Roubaix, l'islamisation, l'Afghanistan à deux heures de Paris", a-t-il poursuivi en référence à un reportage décrié récemment diffusé sur M6.


"Vous me faites rire avec vos peur animales", a rétorqué Jean-Luc Mélenchon. "Le processus de créolisation n'est ni un programme ni une idée, c'est un fait", a-t-il développé, en rappelant que le poète martiniquais Edouard Glissant avait créé ce concept en observant le mélange des cultures.


"Ca n'a rien à voir avec les religions, qui ne se créolisent pas, elles sont un dogme, elles ne se mélangent pas", a ajouté M. Mélenchon.


"Vous cherchez un électorat de substitution car vous et la gauche avez perdu le peuple français", a affirmé Eric Zemmour.


"Vous devriez avoir honte de ce que vous venez de dire. Les musulmans ne sont pas Français?", s'est exclamé Jean-Luc Mélenchon. "Vous voulez diviser le peuple français, je veux l'unifier. Les Français ne voudront jamais que des gens comme vous aient le pouvoir", "aigres, reclus, enfermés", a-t-il cinglé.


Les deux hommes ont aussi été en désaccord sur l'immigration. "On ne part que dans la douleur, personne ne le fait pas plaisir, d'autant que c'est très dangereux", a estimé l'Insoumis. "Une fois qu'ils (les migrants, NDLR) sont là, je refuse de les maltraiter, je les traite humainement".


Il a défendu le "regroupement familial car un immigré se comportera de manière plus facile avec la société s'il a une famille pour responsabilité".


"Moi je suis pour le regroupement familial chez eux", dans leur pays d'origine, a déclaré Eric Zemmour. "Il faut qu'ils ne veuillent plus venir pour nos allocations".


"Vous devriez avoir honte de parler comme ça", a de nouveau répliqué le député des Bouches-du-Rhône. 

Alors que le pouvoir d'achat, priorité numéro un des Français selon les enquêtes d'opinion, est plus que jamais au centre de la campagne électorale, les représentants de la gauche ont fait entendre leur voix dans le cortège parisien de la manifestation à l'appel des syndicats.


Dénonçant à l'instar du leader de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, qui reste le mieux placé à gauche selon les sondages à 9-10% environ, "une classe parasite qui vit sur le dos du pays", les représentants de la gauche ont appelé à une large augmentation des salaires en écho aux manifestants selon qui "tout augmente, sauf les salaires".


"Pendant que tout le monde endurait cette crise, d'autres ont continué à faire des profits, encore et encore, et mieux qu'avant", a lancé M. Mélenchon, ajoutant: "Ils se sont gavés comme jamais".


"Les statistiques parlent d'elles-mêmes : les plus riches se sont enrichis, les plus pauvres se sont appauvris", a renchéri l'écologiste Yannick Jadot en référence au quinquennat Macron, tandis que le communiste Fabien Roussel disait vouloir "incarner une gauche populaire, proche du peuple, qui aime bien manger et qui aimerait bien mieux manger".


Le candidat d'EELV a publié jeudi son programme qu'il présentera samedi à Lyon, axé sur les énergies renouvelables, un "ISF climatique" et l'isolation thermique, ainsi qu'un SMIC à 1.500 euros nets en 2027 et l'ouverture de négociations salariales par branche.

Macron défendra le pacte migratoire européen le 2 février dans le nord de la France

Emmanuel Macron se rendra mercredi à Tourcoing (nord) pour défendre le pacte migratoire européen et la réforme de l'espace Schengen à l'occasion d'une réunion des ministres de l'Intérieur de l'Union européenne, a annoncé jeudi Gérald Darmanin, une information confirmée par l'Elysée.


Dans un entretien au quotidien La Voix du Nord, le ministre français de l'Intérieur indique que le président "viendra défendre" le "pacte migratoire" à Tourcoing "mercredi soir". "Nous essaierons de faire adopter ce pacte, qui révolutionne l’espace Schengen, en mars à Bruxelles", a-t-il ajouté.


La France en a fait l'une des priorités de la présidence du Conseil de l'UE, qu'elle assume depuis le 1er janvier pour six mois.


Emmanuel Macron avait, lors d'une conférence de presse le 9 décembre, fixé comme objectif de la présidence française du Conseil de l'UE de rendre l'Europe "puissante dans le monde", proposant notamment de réformer Schengen pour mieux protéger les frontières européennes.


La réforme de l'espace Schengen est nécessaire pour éviter que le droit d'asile ne soit "dévoyé" en Europe, avait-il déclaré.


Le chef de l'Etat français avait aussi dit espérer "faire avancer" lors de ce semestre de présidence tournante européenne les discussions autour du Pacte sur la migration et l'asile, présenté en septembre 2020 par la Commission européenne et dont l'adoption bute depuis sur de profondes divisions entre les 27.


Il avait affiché la volonté d'ainsi parvenir à une "meilleure organisation en termes de gestion des migrations", avec "la volonté de travailler avec les pays d'origine et les pays de transit pour lutter contre les trafics, éviter ces flux, protéger nos frontières extérieures, harmoniser nos règles, en particulier en matière d'asile".


Dans l'entretien à La Voix du Nord, Gérald Darmanin précise que les ministres de l'Intérieur examineront, lors de leur réunion informelle à Tourcoing les 3 et 4 février, "les moyens d’imposer aux pays qui ont des frontières vers l’extérieur de l’UE une meilleure maîtrise de celles-ci, l’enregistrement de tout étranger, la vérification de ses antécédents et le partage des fichiers".


"C’est ce qu’on nomme la responsabilité. En contrepartie, les autres pays s'engagent à prendre une partie des frais de maîtrise des frontières et une partie des demandeurs d’asile. C’est tout l’intérêt du pacte migratoire", a-t-il ajouté.

Pouvoir d'achat
Après les questions identitaires à l'automne, puis la gestion de la crise dE Covid, le pouvoir d'achat revient ainsi en force dans la campagne électorale.


Et pour cause: une majorité d'électeurs (59%) estiment qu'il s'agit là de leur principale priorité devant la protection sociale (51%), la sécurité (44%), l'immigration (37%) et l'environnement (34%), selon le baromètre OpinionWay publié jeudi.


Pour les candidats de gauche, l'enjeu est capital. Mais leur camp, handicapé par ses divisions, a du mal à se faire entendre sur ce thème porteur à 73 jours du premier tour et face au président sortant, favori des sondages mais qui ne s'est toujours pas déclaré.


Signe toutefois que l'heure approche, la majorité présidentielle a mis en ligne jeudi le site de campagne d'Emmanuel Macron, "Avec vous", même s'il ne mentionne nulle part la République en marche ou M. Macron.


A droite, qui s'est également emparée de la thématique du pouvoir d'achat, Valérie Pécresse retravaille les modalités de sa proposition visant à augmenter de 10% les salaires nets du privé allant jusqu'à 2,2 Smic.


Cette augmentation de "10%, hors inflation, sur le quinquennat" est ma "mesure phare", a affirmé jeudi la candidate des Républicains (LR), en disant vouloir "commencer dès juillet avec une hausse de 3%". 


Pendant ce temps, sur internet, près d'un demi-million d'inscrits à la Primaire populaire ont commencé à voter jeudi - déjà 100.000 à 18H00 - pour choisir leur champion à la présidentielle, parmi sept candidats de gauche dont plusieurs refusent d'avance de reconnaître le résultat de cette consultation inédite.


A l'heure actuelle, les sondeurs donnent derrière Emmanuel Macron (autour de 24-25%) la candidate d'extrême droite, Marine Le Pen, et celles des Républicains, Valérie Pécresse, dans un mouchoir de poche entre 16 et 18%, suivi de loin par Eric Zemmour.


France: 12 ans de réclusion pour une docteure partie en Syrie avec ses trois enfants

Les forces de sécurité montent la garde près d'une entrée de la Cour d'assises de Paris, le13 mai 2025. (AFP)
Les forces de sécurité montent la garde près d'une entrée de la Cour d'assises de Paris, le13 mai 2025. (AFP)
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  • La cour d'assises spéciale de Paris a estimé dans son verdict que Camille F., qui comparaissait détenue, et son mari Sylvain M., décédé au printemps 2015, avaient "choisi sciemment d'amener leurs enfants dans une zone de guerre"
  • La peine n'a pas été assortie d'une période de sûreté, la cour relevant qu'il n'y avait "pas d'éléments de dangerosité" chez Camille F., incarcérée depuis trois ans

PARIS: Une docteure en épidémiologie de 45 ans a été condamnée mercredi à Paris à 12 ans de réclusion criminelle pour avoir rejoint avec ses trois enfants fin 2013 la Syrie où son mari combattait pour le groupe Etat islamique (EI).

La cour d'assises spéciale de Paris a estimé dans son verdict que Camille F., qui comparaissait détenue, et son mari Sylvain M., décédé au printemps 2015, avaient "choisi sciemment d'amener leurs enfants dans une zone de guerre".

La peine n'a pas été assortie d'une période de sûreté, la cour relevant qu'il n'y avait "pas d'éléments de dangerosité" chez Camille F., incarcérée depuis trois ans. La cour a par ailleurs assorti la peine de prison d'un suivi socio-judiciaire pendant cinq ans.

Son mari Sylvain M. était poursuivi des mêmes crime et délit connexe. Présumé mort et jugé par défaut, il a été condamné à la peine maximale de 20 ans de réclusion, conformément aux réquisitions du ministère public.

Pour Camille F., l'avocate générale avait requis 15 ans de réclusion criminelle, assortis d'une période de sûreté des deux tiers et d'un suivi socio-judiciaire.

"C'est une peine lourde, j'en conviens", a souligné le président en s'adressant à l'accusée, ajoutant que la cour ne "doutait pas" de sa réinsertion.

Camille F., 45 ans, avait quitté la France avec son mari et leurs trois enfants en 2011 pour s'installer dans un pays musulman, la Jordanie, alors qu'elle occupait un poste d'ingénieur à l'institut de radioprotection et sureté nucléaire.

Ils étaient mariés depuis 2005. Lui s'était converti à l'islam pour rapidement se radicaliser. Camille F. avait eu un cheminement personnel plus long dans sa conversion puis sa pratique de la religion musulmane.

Installés ensuite en Egypte, Sylvain M. était parti combattre en Syrie à l'été 2013 et Camille F, alors enceinte de leur quatrième enfant, l'avait rejoint avec les trois enfants, âgés de 10, 7 et 2 ans.

Après le décès de Sylvain M. au combat, Camille F. s'était remariée avec un haut fonctionnaire syrien, avec qui elle a eu son cinquième enfant. La docteure est restée en Syrie, sous les bombardements.

Elle a été rapatriée en France en octobre 2022, son second mari étant décédé en février 2019.


Erdogan met en garde contre toute menace visant Chypre-Nord après un accord entre la France et Chypre

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a mis en garde mercredi contre toute menace visant la République turque de Chypre-Nord (RTCN) après la signature lundi d'un accord entre la France et Chypre encadrant la présence de troupes françaises sur le territoire chypriote. (AFP)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a mis en garde mercredi contre toute menace visant la République turque de Chypre-Nord (RTCN) après la signature lundi d'un accord entre la France et Chypre encadrant la présence de troupes françaises sur le territoire chypriote. (AFP)
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  • "Je veux qu'il soit bien clair que notre réponse sera très nette, et très ferme si l'on porte atteinte aux droits (...) de la Turquie et des Chypriotes turcs en Méditerranée orientale"
  • Le président turc Recep Tayyip Erdogan a mis en garde mercredi contre toute menace visant la République turque de Chypre-Nord (RTCN)

ISTANBUL: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a mis en garde mercredi contre toute menace visant la République turque de Chypre-Nord (RTCN) après la signature lundi d'un accord entre la France et Chypre encadrant la présence de troupes françaises sur le territoire chypriote.

"Je veux qu'il soit bien clair que notre réponse sera très nette, et très ferme si l'on porte atteinte aux droits (...) de la Turquie et des Chypriotes turcs en Méditerranée orientale", a déclaré le chef de l'Etat turc devant les député de son parti au parlement turc.

 

 


Avant le G7, Macron organise une visioconférence jeudi incluant la Chine sur la "coopération" économique

Un passant marche devant un bâtiment dont les fenêtres ont été recouvertes de panneaux en bois installés pour protéger la façade avant les manifestations contre le sommet du G7 d’Évian, à Genève, le 4 juin 2026. (AFP)
Un passant marche devant un bâtiment dont les fenêtres ont été recouvertes de panneaux en bois installés pour protéger la façade avant les manifestations contre le sommet du G7 d’Évian, à Genève, le 4 juin 2026. (AFP)
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  • Emmanuel Macron organise une visioconférence réunissant le G7, la Chine et plusieurs pays émergents pour promouvoir une coopération économique mondiale et réduire les déséquilibres commerciaux
  • Cette initiative vise à préparer le sommet du G7 à Évian et à apaiser les tensions économiques entre l’Europe, la Chine et les États-Unis

PARIS: Emmanuel Macron va organiser jeudi, quatre jours avant le sommet du G7, une visioconférence entre les membres de ce forum de puissances industrialisées, la Chine et plusieurs autres pays émergents, afin de renforcer la "coopération" entre les grandes économies mondiales, a annoncé mardi l'Elysée.

Cette conférence, baptisée "sommet de convergence mondiale pour la croissance", "signale une disponibilité nouvelle de la Chine, des Etats-Unis et de l'Europe de s'engager dans une démarche économique coordonnée", a déclaré la présidence française dans un communiqué.

Elle réunira des représentants du G7 (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon, Royaume-Uni) mais aussi de la Chine et du Fonds monétaire international (FMI). Les pays déjà invités au sommet du G7, programmé du 15 au 17 juin à Evian, dans le centre-est de la France, participeront également à la visioconférence de jeudi (Brésil, Corée du Sud, Inde, Kenya et Egypte).

"Ce sommet vise à initier une coopération entre les économies systémiques et émergentes pour apaiser les tensions et créer les conditions d’une croissance équilibrée, durable et partagée", a expliqué l'Elysée, rappelant que "la résorption des déséquilibres macroéconomiques mondiaux est une priorité" du président français, Emmanuel Macron, pour le G7.

La France veut notamment "restaurer une industrie forte en Europe" et "équilibrer le commerce avec la Chine ainsi que les Etats-Unis".

- "Double problème" -

La lutte contre les déséquilibres est "dans l'intérêt aussi des pays les plus fragiles", estime la présidence française, qui voit dans ce rendez-vous "une contribution au G20" prévu en décembre aux Etats-Unis.

La Chine est membre du G20 mais pas du G7, à l'inverse des Etats-Unis et des plus grandes économies européennes qui appartiennent aux deux clubs.

Le chef de l'Etat français a proposé dès décembre une approche "coopérative" pour ce chantier, tout en laissant planer la menace de "droits de douane" européens "sur les produits chinois" si Pékin ne joue pas le jeu.

En janvier, il avait estimé que l'Europe avait, sur le commerce, "un double problème, l'agressivité chinoise et les tarifs américains", et "c'est un gros problème d'avoir les deux en même temps".

Mercredi, en autre préambule au sommet d'Evian, Emmanuel Macron va recevoir à l'Elysée "des représentants de la société civile, des partenaires sociaux, du monde économique, des fondations, des think tanks et de la jeunesse".

Leurs échanges "porteront sur les enjeux de développement et de partenariats internationaux, la sécurisation des chaînes de valeur pour les approvisionnements critiques, le numérique et l'intelligence artificielle, ainsi que sur la protection de l'État de droit, des libertés fondamentales, de l'espace civique et la place de la jeunesse dans nos démocraties", selon un autre communiqué.

Emmanuel Macron doit ensuite rencontrer le Premier ministre canadien, Mark Carney, vendredi soir à Paris, puis le chef du gouvernement indien, Narendra Modi, dimanche à Nice pour un événement autour de la tech.

Il accueillera ses homologues du G7 lundi soir à Evian, ville thermale des Alpes françaises sur les rives du lac Léman, pour un sommet de trois jours.