Présidentielle : Jadot décline son programme, Le Pen se console auprès de ses alliés

Le candidat du parti français Europe Ecologie Les Verts à l'élection présidentielle de 2022, Yannick Jadot, s'adresse au congrès du Parti vert allemand à Berlin, le 28 janvier 2022. (Photo, AFP)
Le candidat du parti français Europe Ecologie Les Verts à l'élection présidentielle de 2022, Yannick Jadot, s'adresse au congrès du Parti vert allemand à Berlin, le 28 janvier 2022. (Photo, AFP)
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Publié le Samedi 29 janvier 2022

Présidentielle : Jadot décline son programme, Le Pen se console auprès de ses alliés

  • Scotché entre 5 et 7% des intentions de vote dans les sondages, Yannick Jadot espère donner de l'élan à une campagne qui peine à décoller
  • Yannick Jadot a aussi pour objectif l'arrêt de 10 réacteurs nucléaires au moins d'ici à 2035

PARIS : A la veille du verdict de la primaire populaire, le candidat écologiste Yannick Jadot décline samedi à Lyon son programme pour la présidentielle alors que Marine Le Pen essaye d'oublier ses déboires familiaux auprès de ses alliés européens à Madrid.

Scotché entre 5 et 7% des intentions de vote dans les sondages, Yannick Jadot espère donner de l'élan à une campagne qui peine à décoller et que beaucoup jugent trop terne pour éclairer le paysage à gauche.

Baptisé la "République écologique", son programme propose d'investir 10 milliards d'euros par an pour la rénovation thermique des passoires énergétiques, d'interdire la vente de véhicules neufs à carburant fossile en 2030 et de bannir les vols d'avion intérieurs pour tout trajet pouvant être effectué en moins de quatre heures de train.

Yannick Jadot a aussi pour objectif l'arrêt de 10 réacteurs nucléaires au moins d'ici à 2035. Un programme à rebours de celui d'Emmanuel Macron et de la droite qui veulent tous investir dans le nucléaire.

La candidate LR Valérie Pécresse, qui promet de lancer six nouveaux EPR, se rend d'ailleurs samedi à la centrale nucléaire du Bugey, à moins de 50 km à l'est de Lyon où M. Jadot défendra lui le développement massif des énergies renouvelables, notamment via l'installation de 6 000 éoliennes supplémentaires.

Pour le candidat écologiste, l'idée est aussi de marquer le coup dans un camp de gauche où les regards seront braqués d'abord ce week-end sur le résultat de la primaire populaire.

M. Jadot fait partie des sept personnalités à départager lors de cette consultation citoyenne à laquelle 467 000 personnes sont inscrites et appelées à voter jusqu'à dimanche 17H00.

Mais comme l'insoumis Jean-Luc Mélenchon et la socialiste Anne Hidalgo, il a toujours refusé de participer à cette initiative inédite dont le verdict reste imprévisible, même si beaucoup estiment qu'elle est promise à Christiane Taubira.

«Une belle semaine»

"Je reconnaîtrai le verdict, je rejoindrai la personne qui aura été désignée", a assuré l'ex-ministre de la Justice vendredi soir sur BFMTV. Mais si la primaire désigne quelqu'un qui n'a pas voulu participer, scénario à ne pas exclure, ce sera "un cas de figure différent", a-t-elle toutefois ajouté.

A l'extrême droite, la compétition fait rage aussi entre Marine Le Pen et Eric Zemmour. En déplacement vendredi dans le Loir-et-Cher, où il a proposé de verser 10 000 euros pour chaque nouvelle naissance dans une famille "de la France rurale", l'ex-polémiste a estimé vivre "une belle semaine".

Après avoir attiré deux transfuges du RN, les eurodéputés Jérôme Rivière et Gilbert Collard, ainsi que l'ancien identitaire Damien Rieu, il n'a pas voulu commenter le possible ralliement de Marion Maréchal. Mais il ne cachait pas son plaisir à l'idée d'accueillir peut-être la propre nièce de Marine Le Pen.

Samedi, une autre bonne nouvelle pourrait venir embellir la semaine de M. Zemmour, pourtant moins bien placée que Mme Le Pen dans les sondages, avec le possible ralliement d'un des plus vieux partis politiques de France, le CNIP (Centre national des indépendants et paysans). Le candidat est attendu vers midi au Comité directeur du parti réuni dans un hôtel parisien.

Mme Le Pen n'a pas caché sa peine vendredi devant les atermoiements de Marion Maréchal. "C'est brutal, c'est violent, c'est difficile pour moi", a reconnu la candidate du Rassemblement national avant de partir à Madrid à la rencontre de ses alliés d'extrême droite et souverainistes, dont le Premier ministre hongrois Viktor Orban avec lequel elle a pris un petit-déjeuner en tête-à-tête samedi.

De quoi conforter sa stature internationale et sa crédibilité, alors que la campagne de M. Zemmour a été marquée par des déplacements internationaux sans relief à Londres et Genève.

Depuis Paris, Mme Le Pen a reçu le soutien de l'eurodéputé RN Thierry Mariani qui, sur franceinfo, a insisté: "Aujourd'hui, je reste avec Marine Le Pen parce que je pense que c'est la seule qui est en position de gagner. J'ai beaucoup d'estime pour Eric Zemmour, mais j'ai l'impression qu'ils sont là pour bâtir le coup d'après. Moi ce que je veux, c'est que Macron soit battu."


Nouveau départ de feu dans le Var: plus de 600 évacuations, 100 hectares parcourus

Plusieurs centaines de personnes ont dû être évacuées mercredi soir après le départ d'un nouveau feu dans le Var, au sud-est de Brignoles, a annoncé le maire de la commune, Didier Brémond sur sa page Facebook. (AFP)
Plusieurs centaines de personnes ont dû être évacuées mercredi soir après le départ d'un nouveau feu dans le Var, au sud-est de Brignoles, a annoncé le maire de la commune, Didier Brémond sur sa page Facebook. (AFP)
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  • Le feu s'est déclaré aux environs de 17H00 en périphérie de Brignoles, commune de 17.000 habitants, entrainant l'évacuation de plusieurs quartiers, selon la préfecture du Var
  • 250 pompiers, assistés de trois Canadair, deux Dash et sept hélicoptères ont été mobilisés, alors que le département du Var faisait face mercredi à des températures caniculaires

MARSEILLE: Plusieurs centaines de personnes ont dû être évacuées mercredi soir après le départ d'un nouveau feu dans le Var, au sud-est de Brignoles, a annoncé le maire de la commune, Didier Brémond sur sa page Facebook.

"600 à 700 personnes" ont été évacuées, indique le maire, faisant état de 100 hectares de végétation parcourus depuis le déclenchement de ce nouveau feu, moins de 24 heures après l'annonce de la fixation de l'incendie du Gros Besillon, à une vingtaine de km plus au nord, qui a parcouru 4.500 hectares en huit jours.

Le feu s'est déclaré aux environs de 17H00 en périphérie de Brignoles, commune de 17.000 habitants, entrainant l'évacuation de plusieurs quartiers, selon la préfecture du Var. Parmi les personnes évacuées, 120 sont accueillies au Hall des expositions de Brignoles, a précisé M. Brémond.

250 pompiers, assistés de trois Canadair, deux Dash et sept hélicoptères ont été mobilisés, alors que le département du Var faisait face mercredi à des températures caniculaires.

 

 


Incendie dans le sud-ouest: le feu «toujours stabilisé», le risque de reprises persiste

L'incendie d'une rare intensité qui a consumé 42.000 hectares en Gironde, dans le sud-ouest de la France, depuis le 22 juillet est "toujours stabilisé" mercredi matin, selon la préfecture, mais les fortes chaleurs et le vent attendus dans la journée menacent d'alimenter de nouvelles reprises des flammes. (AFP)
L'incendie d'une rare intensité qui a consumé 42.000 hectares en Gironde, dans le sud-ouest de la France, depuis le 22 juillet est "toujours stabilisé" mercredi matin, selon la préfecture, mais les fortes chaleurs et le vent attendus dans la journée menacent d'alimenter de nouvelles reprises des flammes. (AFP)
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  • La Gironde et le département voisin des Landes sont placés en vigilance orange canicule à partir de midi, de quoi assécher encore une végétation prompte à s'enflammer
  • Le dispositif d'avertissement français comprend quatre niveaux, de vert (pas de vigilance particulière) à rouge (vigilance absolue) en passant par jaune et orange

BORDEAUX: L'incendie d'une rare intensité qui a consumé 42.000 hectares en Gironde, dans le sud-ouest de la France, depuis le 22 juillet est "toujours stabilisé" mercredi matin, selon la préfecture, mais les fortes chaleurs et le vent attendus dans la journée menacent d'alimenter de nouvelles reprises des flammes.

"La nuit a été calme, le feu est ce matin toujours stabilisé avec plusieurs reprises de feu traitées rapidement cette nuit", a annoncé la préfecture de Gironde, une semaine après le début du plus gros incendie de forêt à ravager la France depuis 1949, où environ 50.000 hectares avaient été calcinés.

"La surface brûlée n'a pas évolué", a précisé la préfecture, mais les conditions météorologiques restent "défavorables" mercredi, avec des températures attendues en hausse : jusqu'à 41°C dans les terres et 38°C sur le littoral.

La Gironde et le département voisin des Landes sont placés en vigilance orange canicule à partir de midi, de quoi assécher encore une végétation prompte à s'enflammer.

Le dispositif d'avertissement français comprend quatre niveaux, de vert (pas de vigilance particulière) à rouge (vigilance absolue) en passant par jaune et orange.

Outre la chaleur, le vent risque de souffler sur les braises et alimenter de nouveau l'incendie.

Les autorités s'attendent dès le début d'après-midi à des vents d'ouest avec des rafales de 30 à 45 km/h, et un taux d'humidité en baisse. Un risque d'orages est annoncé pour jeudi.

Au regard de ces conditions météorologiques, les sapeurs-pompiers de Gironde ont alerté sur un "risque de reprise de feux extrêmement élevé" dans la journée.

La veille, elles avaient conduit à l'évacuation préventive de 4.000 touristes des campings et résidences de vacances de la station balnéaire de Lacanau, à 50 km à l'ouest de Bordeaux.

Depuis le début de cet incendie hors-norme, 222.000 personnes ont été évacuées de manière préventive dans 24 communes du secteur.

Mardi soir, 57.000 habitants de trois villes proches de Bordeaux évacués dans le week-end ont pu rentrer chez eux, a indiqué la préfète du département Sophie Brocas.

Un chantier colossal de 127 kilomètres de "coupes tactiques", quasiment achevé, vise à priver ce feu, d'origine accidentelle, de "combustible" et empêcher sa progression, selon l'association Défense de la forêt contre les incendies de la région aquitaine (DFCI).

"126 sapeurs-pompiers ont été blessés depuis le début de cet évènement", a indiqué la préfecture.

Ces derniers jours, le sud-est du pays a aussi été touché par plusieurs incendies, en Corse, dans les Hautes-Alpes et dans le Var.

 


Incendies: Engie va consacrer 25 millions d'euros à la reconstruction des forêts

Un pompier de Paris observe les dégâts alors que la fumée envahit les arbres à Marcheprime, près de Bordeaux, le 26 juillet 2026, lors d’un incendie qui ravage la forêt au nord du bassin d’Arcachon depuis le 22 juillet. (AFP)
Un pompier de Paris observe les dégâts alors que la fumée envahit les arbres à Marcheprime, près de Bordeaux, le 26 juillet 2026, lors d’un incendie qui ravage la forêt au nord du bassin d’Arcachon depuis le 22 juillet. (AFP)
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  • Engie consacrera 25 millions d’euros à la restauration durable des forêts françaises touchées par les incendies
  • Le groupe vise à renforcer la biodiversité et la résilience des écosystèmes face au changement climatique

PARIS: Le groupe énergétique français Engie va verser 25 millions d'euros pour participer à "la reconstruction et la régénération durable des forêts détruites", a-t-il annoncé mardi, mettant en avant le "choc humain, environnemental et économique" des incendies, notamment en Gironde et à Fontainebleau.

"Cette contribution permettra d'accompagner les efforts de reconstitution des espaces forestiers détruits et de soutenir les initiatives visant à renforcer la résilience des écosystèmes naturels face aux effets du changement climatique", a écrit le groupe dans un communiqué.

"Cela implique notamment de réfléchir aux essences les plus adaptées, à la préservation de la biodiversité, à la restauration de zones humides, aux conditions d'accès pour les services de secours ainsi qu'à la protection et au retour de la faune sauvage", ajoute Engie, soulignant que ces incendies avaient atteint "une part du patrimoine naturel français".

Les incendies ont déjà parcouru plus de 116.000 hectares en France cette année, un record, selon le Premier ministre Sébastien Lecornu, dont une part importante par le "mégafeu" qui sévit depuis plusieurs jours en Gironde.

Les efforts de reboisement s'annoncent très coûteux: chaque hectare de forêt à restaurer coûte entre 5.000 et 10.000 euros, selon le ministère de la Transition écologique. La ministre Monique Barbut a rappelé mardi dernier que l’État augmenterait de 20 millions d'euros les fonds alloués à l'Office national des forêts (ONF) en 2026.

Le groupe énergétique affirme qu'il va "se rapprocher des autorités publiques, des collectivités territoriales, des acteurs de la filière forestière et du monde de la recherche afin de déployer concrètement ce soutien" et qu'il s'inscrit "dans le cadre du plan +France Forêt 2100+".

Quelques initiatives de la part des entreprises ont eu lieu depuis le début de la saison des incendies, à l'instar de Carrefour qui a promis de donner environ 8 tonnes de denrées alimentaires et de produits d'hygiène, de Lidl qui a indiqué en livrer 3 tonnes, de la Macif qui a annoncé un fonds d'un million d'euros pour ses sociétaires et des actions de solidarité, et du Crédit Agricole qui a prévu notamment un fonds d'urgence de deux millions d'euros à destination des services départementaux d'incendie et de secours (SDIS).