Burkina Faso: à Ouagadougou, la CAN pour oublier un peu la crise

Un supporter du Burkina Faso brandit le drapeau national à Ouagadougou le 29 janvier 2022, tout en regardant à la télévision la victoire de l'équipe lors du match de football de quart de finale de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN) 2021 entre le Burkina Faso et la Tunisie, disputé à Garoua, au Cameroun. (Photo, AFP)
Un supporter du Burkina Faso brandit le drapeau national à Ouagadougou le 29 janvier 2022, tout en regardant à la télévision la victoire de l'équipe lors du match de football de quart de finale de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN) 2021 entre le Burkina Faso et la Tunisie, disputé à Garoua, au Cameroun. (Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 30 janvier 2022

Burkina Faso: à Ouagadougou, la CAN pour oublier un peu la crise

  • Au coup de sifflet final, les centaines de personnes massées au « village CAN», dans le quartier de Bogodogo exultent. Sur les ronds points, le concert de klaxons et de vuvzelas ne s'arrête pas
  • Le Burkina Faso, cible d'attaques djihadistes récurrentes qui ont fait des milliers de morts, a connu lundi un coup d'Etat militaire qui a porté au pouvoir le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba

OUAGADOUGOU : Les rues de Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso, étaient en liesse samedi soir, après la victoire des l'équipe nationale des Etalons en quart de finale de la Coupe d'Afrique des nations. De quoi oublier pour un soir la crise sécuritaire et l'incertitude politique. 

Au coup de sifflet final, les centaines de personnes massées au "village CAN", dans le quartier de Bogodogo exultent. Sur les ronds points, le concert de klaxons et de vuvzelas ne s'arrête pas. 

"Ils sont en mission, ils ont un rôle important pour la nation", crie Freddy Sawadogo, un médecin. 

"Notre pays écrit une nouvelle page de son histoire, même dans le football. On peut compter sur eux", poursuit-il. 

Samedi soir, chez les supporters des Etalons tombeurs de la Tunisie en quart (1-0), les références à la situation sécuritaire ou politique du pays n'étaient pourtant jamais loin. 

Le Burkina Faso, cible d'attaques djihadistes récurrentes qui ont fait des milliers de morts, a connu lundi un coup d'Etat militaire qui a porté au pouvoir le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba. 

Et si le coup de force est plutôt soutenu par la population, ce succès des Etalons permet de parler d'autre chose que de l'incertitude politique. 

"Après tout ce que l'on a traversé, le foot permet de retrouver un peu la joie de vivre", se réjouit Arsène Kaboré, maillot du Burkina floqué à son nom sur le dos. 

"C'est une victoire pour le Burkina qui va permettre un peu de réconciliation. C'est vrai que la joie est là, on oublie le phénomène (le coup d'Etat, ndlr) qui est un peu passé", renchérit Zakaria Bouda, un agronome. 

«Pas de couvre-feu ce soir»

"On est très contents, ils sont en train de mouiller le maillot, pour la nation, pour la patrie", ajoute à ses côtés Salfo Ganem Traoré, chauffeur pour une ONG. 

Après l'explosion de joie sur le but de Dango Ouattara juste avant la mi-temps, la tension revient peu à peu au village CAN à mesure que la fin du match approche. 

L'expulsion du buteur à sept minutes de la fin ne rassure personne. 

"L'arbitre est un maudit", vocifère des supporters autour de grandes bouteilles de Brakina fraîches, la bière nationale. 

Le Burkina gardera l'avantage jusqu'au bout et se qualifie dans le dernier carré de la CAN pour la quatrième fois de son histoire. Et certains se voient déjà couronnés. 

"Ce serait une fierté nationale qui galvaniserait tous les secteurs de ce pays", rêve Salfo Ganem Traoré. 

Officiellement, samedi soir, tout le monde devra rentrer chez lui à minuit, une des mesures de la junte désormais au pouvoir. 

Mais les Ouagalais comptent bien célébrer la qualification toute la nuit. 

"Ce soir il n'y a pas de couvre-feu. Même les militaires vont fêter" la victoire, assure Freddy Sawadogo. 


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.