Football : Une CAN 2021 surréaliste

Le défenseur des Comores Chaker Alhadhur, dégage le ballon alors qu’il remplace le gardien de sa sélection lors de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN) 2021 pendant les huitièmes de finale de football entre le Cameroun et les Comores au Stade d'Olembe à Yaoundé le 24 janvier 2022. (Photo, AFP)
Le défenseur des Comores Chaker Alhadhur, dégage le ballon alors qu’il remplace le gardien de sa sélection lors de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN) 2021 pendant les huitièmes de finale de football entre le Cameroun et les Comores au Stade d'Olembe à Yaoundé le 24 janvier 2022. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 26 janvier 2022

Football : Une CAN 2021 surréaliste

  • La compétition a été sérieusement affectée par la contamination de joueurs et des protocoles sanitaires souvent pas clairs mis en place par la Confédération africaine de football (CAF)
  • L’organisation, l’état de la pelouse, la communication brumeuse de la CAF et certaines décisions arbitrales ont été également pointées du doigt

CASABLANCA: Football et Covid-19 ne font pas bon ménage. Cette équation est d’autant plus vraie lorsqu’il s’agit d’une compétition internationale comme la Coupe d’Afrique des nations (CAN).

La CAN 2021 qui se déroule actuellement au Cameroun devait se tenir en 2021, mais a été reprogrammée en 2022 à cause de la pandémie de Covid-19. Malgré ce changement de calendrier, le coronavirus n’a épargné ni la compétition, ni les joueurs. Pire encore, la compétition a été sérieusement affectée par la contamination de joueurs et par des protocoles sanitaires souvent pas clairs mis en place par la Confédération africaine de football (CAF).

Les spectateurs ont fréquemment assisté à des scènes insolites. La dernière en date remonte à lundi soir, lorsque la sélection des Iles Comores a dû évoluer pendant quatre-vingt-dix minutes face au Cameroun avec un joueur de champ dans les cages. 

Et pour cause, douze cas de Covid-19 ont été détectés dans l'équipe et le staff des Comores, dont les deux seuls gardiens disponibles. L’histoire aurait pu s’arrêter là, mais a connu un  rebondissement rocambolesque. Lundi matin, Ali Ahamada, l’un des gardiens de la sélection comorienne avait été testé négatif à la Covid-19 et pouvait donc être aligné lors de cette rencontre à élimination directe des 8ᵉ de finale. 

La CAF en décidera autrement, invoquant un nouveau protocole Covid-19 pour les joueurs contaminés et mis en place la veille… Modifié en cours de compétition, il prévoit «qu'un joueur doit être confiné cinq jours avant de faire le test PCR 48 heures avant son match», a précisé un porte-parole de la CAF.

Alors même que la Tunisie a obtenu une dérogation de l’organisation pour leur joueur Wahbi Khazri, entré en jeu dimanche lors de la victoire contre le Nigeria (1-0) moins de cinq jours après avoir été testé positif à la Covid-19.

D’aucuns parlent de scandale, d’autant plus que les Comores devaient défier ce soir-là le pays organisateur. Le monde du football aura surtout retenu la prestation héroïque des Comoriens qui n’encaisseront que 2 buts et marqueront un incroyable coup franc.

Cette histoire n’est pas isolée puisque quelques jours plus tôt, ce fut la sélection tunisienne qui a dû évoluer sans douze de ses éléments qui avaient été contaminés.

Bousculade mortelle

La Covid-19 n’est pas le seul point noir venu ternir la compétition. L’organisation, l’état de la pelouse, la communication brumeuse de la CAF et certaines décisions arbitrales ont été également pointées du doigt.

Lundi soir, une bousculade a ainsi fait huit morts et une cinquantaine de blessés devant le stade d'Olembé a Yaoundé, avant la rencontre entre le Cameroun et les Comores, selon les autorités.
Un mouvement de foule à au moins une porte d'entrée a précipité des dizaines de fans à terre, avant que d'autres ne leur marchent dessus, selon des témoignages convergents recueillis par l'AFP, qui évoque des forces de sécurité et du personnel sanitaire «dépassés par les événements». Trente-huit personnes ont aussi été blessées dans le drame, dont sept grièvement. 

La CAF a délocalisé en catastrophe un quart de finale de la CAN et exigé du Cameroun une enquête approfondie mardi, au lendemain de la bousculade. Le président camerounais, Paul Biya, a ordonné une enquête, selon une annonce faite mardi par le gouvernement. 

Dans un autre registre, celui de l’arbitrage cette fois, la polémique a une nouvelle fois surgi. Les fans de foot ont été estomaqués à la suite d’une situation surréaliste provoquée par l’arbitre zambien, Janny Sikazwe, lors de la rencontre Sénégal-Tunisie qui s’est déroulée le 12 janvier.

Janny Sikazwe a sifflé à deux reprises trop tôt la fin du match entre les Tunisiens et les Maliens. Une première fois a dix minutes de la fin et une seconde fois quinze secondes avant la fin du temps réglementaire, ce qui est totalement interdit, alors qu’il devait ajouter au moins cinq minutes de temps additionnel.

Une situation insolite qui a fait le tour des réseaux sociaux et des plateaux télévisés, qui n’a pas manqué de tourner l’Afrique en dérision. Selon Essam Abdel-Fattah, le patron des arbitres, une insolation serait à l’origine des énormes erreurs de l’arbitre…

La CAN 2021 a commencé cette semaine la phase des éliminations directes, la finale étant prévue le 6 février. On est curieux de voir la suite !



 


USA: interception d'un «ballon» à haute altitude au-dessus de l'Utah

Le Pentagone vu du ciel à Washington, le 2 mars 2022 (Photo, AFP).
Le Pentagone vu du ciel à Washington, le 2 mars 2022 (Photo, AFP).
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  • La FAA de son côté a également déterminé que le ballon ne présentait pas de danger pour l'aviation, toujours selon le NORAD
  • En février 2023, les Etats-Unis avaient repéré et abattu un énorme ballon blanc venu de Chine qui survolait une série de sites d'armement nucléaire top secrets

WASHINGTON: Un petit "ballon" flottant à haute altitude au-dessus de l'Utah (ouest des Etats-Unis) a été intercepté vendredi par l'armée de l'air américaine, mais a été jugé sans risque pour la sécurité nationale ni pour l'aviation, a annoncé l'agence militaire américano-canadienne, citée par les médias américains.

Le Commandement militaire de l'Espace aérien nord-américain (NORAD) a expliqué dans un communiqué, en coordination avec l'Agence américaine de l'Aviation (FAA), avoir "détecté un petit ballon à plus de 13 000 mètres d'altitude", selon CBS News.

"Le ballon a été intercepté par des avions de chasse du NORAD, qui ont déterminé qu'il n'était pas manoeuvrable et ne présentait pas de menace pour la sécurité nationale", a précisé le NORAD dans son commmuniqué.

La FAA de son côté a également déterminé que le ballon ne présentait pas de danger pour l'aviation, toujours selon le NORAD.

Le NORAD a toutefois précisé qu'il allait "continuer à le surveiller".

Selon CBS citant un responsable américain sous couvert d'anonymat, le ballon a une boîte cubique d'environ 60 cm de long suspendue de chaque côté.

En février 2023, les Etats-Unis avaient repéré et abattu un énorme ballon blanc venu de Chine qui survolait une série de sites d'armement nucléaire top secrets.

Pékin avait nié utiliser des ballons d'espionnage, et avait expliqué que celui abattu était destiné à des recherches météorologiques.

A la suite de cet événement, l'armée américaine avait ajusté ses critères pour que ses radars puissent détecter des objets plus petits.


Les Etats ouest-africains lèvent une grande partie des sanctions contre le Niger

Les drapeaux des pays de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao) sont exposés à la session extraordinaire des chefs d'État à Abuja, au Nigéria, le 24 février 2024 (Photo, AFP).
Les drapeaux des pays de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao) sont exposés à la session extraordinaire des chefs d'État à Abuja, au Nigéria, le 24 février 2024 (Photo, AFP).
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  • La Cedeao «a décidé de lever avec effet immédiat» les plus lourdes sanctions imposées au Niger
  • Les frontières et l'espace aérien nigérien seront rouverts, les transactions financières entre les pays de la Cedeao et le Niger  de nouveau autorisées, et les avoirs de l'Etat nigérien dégelés

ABUJA: Les chefs d'Etat des pays membres de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao) réunis samedi à Abuja ont décidé la levée d'une grande partie des sanctions contre le Niger.

La Cedeao "a décidé de lever avec effet immédiat" les plus lourdes sanctions imposées au Niger depuis la prise du pouvoir à Niamey d'un régime militaire qui a renversé le président élu Mohamed Bazoum en juillet, a annoncé Omar Alieu Touray, le président de la Commission de la Cedeao samedi après-midi.

Les frontières et l'espace aérien nigérien seront rouverts, les transactions financières entre les pays de la Cedeao et le Niger  de nouveau autorisées, et les avoirs de l'Etat nigérien dégelés, "pour des raisons humanitaires", a déclaré Omar Alieu Touray.

"Des sanctions individuelles et politiques restent en place", a-t-il ajouté sans donner plus de précisions.

Il a également réclamé "la libération immédiate" du président nigérien déchu Mohamed Bazoum, détenu avec son épouse par le régime militaire depuis sept mois.

Le Mali, le Burkina Faso et la Guinée, également dirigés par des régimes militaires et sous le coup de sanctions de la Cedeao, ne sont pas concernés par ces annonces.

«Revoir notre approche»

L'organisation régionale avait convoqué samedi un nouveau sommet extraordinaire afin de discuter de "la politique, la paix et la sécurité dans la République du Niger", a-t-elle annoncé la veille dans un communiqué, ainsi que "les récents développements dans la région".

"Nous devons revoir notre approche quant au retour de l'ordre constitutionnel chez quatre de nos pays membres", avait déclaré en introduction le président nigérian Bola Ahmed Tinubu qui assure la présidence de la Cedeao, en référence au Mali, au Burkina Faso, au Niger et à la Guinée.

Ces sanctions ont durement éprouvé ce pays sahélien où le taux de pauvreté extrême dépasse les 40% selon la Banque mondiale.

La Cedeao avait d'abord menacé le nouveau régime à Niamey d'une intervention militaire, avant de faire marche arrière.

Le Niger, le Mali et le Burkina Faso, qui ont notamment tourné le dos à la France et se sont rapprochés de la Russie, se sont regroupés au sein d'une Alliance des Etats du Sahel (AES).

Les trois pays ont annoncé en janvier leur intention de quitter la Cedeao.

Mi-février, le chef du régime militaire nigérien, le général Abdourahamane Tiani, a évoqué la possible création d'une monnaie commune avec le Burkina Faso et le Mali, comme une "étape de sortie" de la "colonisation".

L'annonce du retrait burkinabè, nigérien et malien de la Cedeao, suscite l'inquiétude de centaines de milliers de ressortissants de ces pays, particuliers ou commerçants.

La Cedeao garantit en effet aux citoyens des 15 pays membres de pouvoir voyager sans visa et de s'établir dans les pays membres pour y travailler ou y résider.

«Réconciliation»

La dernière réunion des membres de la Cedeao remonte au 9 février lorsqu'ils avaient appelé à la "réconciliation" avec les régimes militaires du Niger, du Mali et du Burkina Faso et les avaient exhortés à rester dans le bloc régional.

La Cedeao est également mise à l'épreuve par la crise politique que connaît le Sénégal depuis le report de l'élection présidentielle par le chef de l'Etat Macky Sall mais ce sujet n'a pas été mentionné samedi.

Le président sénégalais, qui n'avait pas assisté au précédent sommet, est cette fois-ci présent, deux jours après avoir annoncé qu'il achèverait son mandat à l'expiration de celui-ci le 2 avril mais sans avoir fixé de nouvelle date pour l'élection présidentielle.

Le scrutin devait initialement se tenir le 25 février mais le président Macky Sall l'a repoussé début février, plongeant le Sénégal dans l'une des pires crises politiques de son histoire post-indépendance, suscitant une vive préoccupation dans les rangs de la Cedeao.


Meloni à Kiev pour présider un G7 virtuel sur l'Ukraine

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky et la première ministre italienne Giorgia Meloni échangent des documents officiels lors d'une cérémonie de signature à la suite de leurs entretiens à Kiev, le 2 anniversaire de l'invasion russe de l'Ukraine (Photo, AFP).
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky et la première ministre italienne Giorgia Meloni échangent des documents officiels lors d'une cérémonie de signature à la suite de leurs entretiens à Kiev, le 2 anniversaire de l'invasion russe de l'Ukraine (Photo, AFP).
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  • La réunion du G7, actuellement présidé par l'Italie, devrait discuter de nouvelles sanctions contre Moscou deux ans après le début de l'invasion russe le 24 février 2022
  • Selon l'agence italienne AGI, Mme Meloni et M. Zelensky ouvriront la réunion à 16H00 GMT à la cathédrale Sainte-Sophie dans le centre de Kiev

ROME: La Première ministre italienne Giorgia Meloni est arrivée samedi en visite surprise à Kiev, où elle présidera en présence de Volodymyr Zelensky une réunion virtuelle du G7 qui devrait discuter de nouvelles sanctions contre Moscou.

La réunion du G7, actuellement présidé par l'Italie, devrait discuter de nouvelles sanctions contre Moscou deux ans après le début de l'invasion russe le 24 février 2022.

"L'Italie est présente (au côté de l'Ukraine, NDLR), je pense que ça se voit, elle est présente à plus forte raison maintenant comme présidente du G7. Nous continuons à garantir notre soutien", a déclaré Mme Meloni à la presse en marge d'une crémonie à l'aéroport militaire de Gostomel, près de Kiev, et théâtre d'une bataille clé avec les Russes dans les premiers jours de l'invasion.

"Nous croyons au futur européen de l'Ukraine", a-t-elle en outre affirmé par ailleurs dans un entretien publié samedi par le quotidien italien Il Giornale. "L'Italie a toujours soutenu le processus d'adhésion de l'Ukraine à l'Union européenne et nous sommes très satisfaits des progrès en cours dans cette direction".

Selon l'agence italienne AGI, Mme Meloni et M. Zelensky ouvriront la réunion à 16H00 GMT à la cathédrale Sainte-Sophie dans le centre de Kiev.

Sur des images vidéo transmises par le gouvernement, on voit Mme Meloni descendre du train samedi matin à la gare de Kiev et être accueillie par une délégation. Selon les médias italiens, Mme Meloni a voyagé en avion jusqu'en Pologne, où elle a ensuite pris un train pour se rendre en Ukraine.

Cette réunion est la première des chefs d'Etat et de gouvernement des pays membres du G7 (Etats-Unis, Japon, Allemagne, France, Royaume-Uni, Italie, Canada) sous présidence italienne.

Accord Italie-Ukraine

Elle a été convoquée "à l'occasion du deuxième anniversaire de l'agression russe contre l'Ukraine", au moment où Kiev reconnaît vivre une situation "extrêmement difficile" pour ses forces, privées de munitions et d'aide américaine, avait précisé mardi le gouvernement italien lors de son annonce.

A l'issue de la réunion, qui devrait durer une heure et demie, une déclaration conjointe sur l'Ukraine devrait être adoptée, selon des sources diplomatiques italiennes.

Le ministre italien des Affaires étrangères Antonio Tajani a affirmé mardi que "les sanctions peuvent être durcies". "La Russie ressent fortement la poids des sanctions économiques", a-t-il justifié

Le G7 avait décidé en juillet 2023 la signature de contrats bilatéraux de sécurité avec l'Ukraine. Après Londres en janvier, Kiev a signé ce genre d'accord avec l'Allemagne et la France, et 25 autres Etats se sont joints à cette initiative, comme la Pologne.

Giorgia Meloni et Volodymyr Zelensky doivent signer un accord de ce type samedi. "Aujourd'hui nous signerons nos garanties de sécurité. Nous estimons que l'Ukraine combat aussi pour notre liberté et aussi pour notre intérêt national", a expliqué Mme Meloni à la presse.

Concrètement, ces accords de sécurité peuvent porter sur l'octroi d'équipements militaires, interopérables avec ceux de l'Otan, la formation des forces ukrainiennes et le renforcement de l'industrie de défense de l'Ukraine.