Les premiers pèlerins arrivent à la Grande Mosquée après six mois de confinement

Le premier groupe de pèlerins est contrôlé pour détecter des signes de coronavirus alors qu'ils arrivent pour faire la Omra à la Grande Mosquée de La Mecque samedi
Le premier groupe de pèlerins est contrôlé pour détecter des signes de coronavirus alors qu'ils arrivent pour faire la Omra à la Grande Mosquée de La Mecque samedi
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Publié le Lundi 05 octobre 2020

Les premiers pèlerins arrivent à la Grande Mosquée après six mois de confinement

  • Environ 1000 employés ont été formés pour superviser les rituels
  • Pour accueillir un quota de 6000 pèlerins par jour, le ministère du Hajj et de la Omra a préparé cinq points de rencontre

DJEDDAH: Après plus de six mois, à l’exception du Hajj, la Grande Mosquée de La Mecque a ouvert ses portes au premier groupe de pèlerins pour la Omra, un signe de bienvenue d’un nouveau départ.

Plus de 1,8 milliard de musulmans dans le monde se réjouiront de voir les chanceux premiers pèlerins de la Omra entrer dans la mosquée dimanche à 6 heures du matin, après avoir postulé via l'application Eatmarna du ministère du Hajj et de la Omra.

L'Arabie saoudite a pris des mesures drastiques pour lutter contre la pandémie et a suspendu le pèlerinage de la Omra et les prières dans les mosquées à la mi-mars. Le Royaume a également interrompu les vols internationaux et mis en place un confinement pour empêcher les cas de virus d'atteindre des niveaux sans précédent.

Pour accueillir un quota de 6000 pèlerins par jour, le ministère du Hajj et de la Omra a préparé cinq points de rencontre, dont les sites d'Al-Gaza, d'Ajyad et d'Al-Shasha, où les pèlerins se retrouveront pour rejoindre les professionnels de la santé dans des bus pour la Grande Mosquée.

Pour accueillir les premiers arrivants, des caméras thermiques sont placées aux entrées et à l'intérieur des halls de la Grande Mosquée pour surveiller les pics de température corporelle et émettre des alertes si nécessaire.

Le plan a été conçu au début de la pandémie pour assurer la sécurité des visiteurs et permettre une réaction rapide aux cas potentiels de virus.

La Présidence générale des affaires des deux saintes mosquées, en coopération avec d'autres autorités, a achevé les préparatifs pour recevoir les pèlerins avec de strictes mesures de précaution et de prévention. Environ 1 000 employés ont été formés pour surveiller les rituels de la Omra dans la Grande Mosquée. La mosquée sera nettoyée 10 fois par jour après la présence de chaque groupe. Un nettoyage plus poussé des zones à forte fréquentation sera également effectué, y compris les fontaines, les tapis et les salles de bains. Des escaliers mécaniques menant aux étages supérieurs ont également été équipés de dispositifs de nettoyage, tandis que des appareils pour désinfectants de mains ont été placés aux entrées de la mosquée.

Les systèmes de climatisation ont également été équipés d'une technologie de désinfection aux ultraviolets, tandis que les équipes maintiendront un programme de nettoyage des filtres à air neuf fois par jour en trois étapes différentes.

La présidence a lancé plusieurs initiatives, dont le port des « Kammamat » (couvre-visages), pour assurer la sécurité des pèlerins.

Avec une capacité de 2,5 millions de pèlerins, la zone de circumambulation (Mataf) autour de la Kaaba a été choisie pour les pèlerins de la Omra pour effectuer des rituels. Des sentiers désignés, similaires au Hajj en août, ont été introduits pour en faciliter l'accès.

Le président de la présidence générale des affaires des deux saintes mosquées, le cheikh Dr Abdelrahman Al-Sudais, a salué l'approbation royale du Roi Salmane, qui a permis aux pèlerins de pratiquer la Omra dans la Grande Mosquée et de visiter le Rawdah dans la mosquée du Prophète tout en respectant les mesures préventives.

Al-Sudais a déclaré que l'approbation royale reflétait la volonté des leaders saoudiens d'assurer la sécurité des visiteurs de la sainte mosquée et répondait au désir des musulmans de faire la Omra.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: les explosions israéliennes près d'un château menacent l'accord-cadre bilatéral, dit le président

De la poussière recouvre les collines près du château de Beaufort, dans le sud du Liban, après des détonations israéliennes visant, selon Israël, des tunnels du Hezbollah, le 31 juillet 2026. (AFP)
De la poussière recouvre les collines près du château de Beaufort, dans le sud du Liban, après des détonations israéliennes visant, selon Israël, des tunnels du Hezbollah, le 31 juillet 2026. (AFP)
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  • Le Liban accuse Israël de menacer l'accord-cadre bilatéral après de puissantes explosions près du château de Beaufort, attribuées à la destruction de tunnels du Hezbollah
  • Israël affirme avoir ciblé des infrastructures du Hezbollah après une violation du cessez-le-feu, tandis que de nouveaux pourparlers sont prévus à Rome

BEYROUTH: Le Liban a jugé vendredi que les explosions massives provoquées par l'armée israélienne, pour selon elle détruire des tunnels du Hezbollah, près du château de Beaufort, dans le sud, menaçaient l'application de l'accord-cadre bilatéral conclu récemment.

"Les forces israéliennes ont provoqué de très puissantes explosions vers minuit", notamment "dans le secteur de la forteresse de Beaufort", classée par l'Unesco, a annoncé l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).

Le président libanais, Joseph Aoun, a dénoncé "une escalade extrêmement dangereuse (...) et une menace directe" pour la mise en oeuvre de l'accord-cadre conclu en juin entre le Liban et Israël sous égide américaine.

Cet accord prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël - qui occupe toujours une partie du sud du pays - sous réserve d'un désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Les Etats-Unis ont confirmé lundi la tenue de nouveaux pourparlers entre Israël et le Liban, à Rome du 4 au 6 août, en vue notamment d'étendre ce processus.

"Le timing de ces agressions (...) envoie des messages négatifs et sape les efforts internationaux visant à consolider la stabilité", à quelques jours de ces nouveaux pourparlers, a déploré la présidence dans un communiqué.

Les explosions ont "provoqué des ondes équivalant à celles d'un séisme", a-t-elle pointé.

L'Ani a fait ensuite état dans la soirée de trois nouveaux dynamitages israéliens "violents" dans la région méridionale de Marjeyoun.

Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a condamné "les agressions israéliennes continues dans le sud, sous forme d'explosions, bombardements et destructions méthodiques", y compris "les atteintes aux sites archéologiques".

Le château de Beaufort datant de l'époque des Croisés, situé dans la zone du sud occupée par Israël, a été inscrit la semaine dernière sur la liste du patrimoine mondial en péril de l'Unesco.

Selon le ministère libanais de la Culture, les explosions "pourraient avoir causé des dégâts aux abords de la forteresse", dont l'ampleur "ne pourra être évaluée qu'à l'issue d'une inspection sur le terrain", actuellement impossible.

Un correspondant de l'AFP dans un village proche a entendu d'énormes déflagrations et vu la poussière recouvrir de larges zones boisées de la région. Des fenêtres ont été brisées dans des maisons de villages alentour, selon l'Ani.

Dans un communiqué commun, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le ministre de la Défense Israël Katz ont annoncé que l'armée avait détruit "les tunnels terroristes dans la région", utilisant quelque 700 tonnes d'explosifs.

Ils ont affirmé que l'opération faisait suite à une  "violation flagrante du cessez-le-feu par le Hezbollah" mercredi.

L'armée israélienne avait accusé le mouvement chiite pro-iranien d'avoir lancé un drone explosif contre un de ses véhicules dans le sud du pays.

Le Hezbollah n'a pas revendiqué d'attaque contre Israël depuis le 20 juin.

Mais il a appelé vendredi le pouvoir libanais à agir "à tous les niveaux politiques et diplomatiques pour la cessation des crimes de destruction commis par l'ennemi".

Le mouvement avait entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en attaquant Israël, en soutien à l'Iran.

Israël a riposté par une vaste campagne de bombardements et une offensive terrestre, et son armée continue d'occuper des zones du sud du Liban.


Frappe contre un pétrolier au large des côtes d'Oman, selon l'agence maritime britannique

Des navires naviguent dans le détroit d'Ormuz, vus depuis la péninsule de Musandam, à Oman, le 31 juillet 2026. (REUTERS/Stringer)
Des navires naviguent dans le détroit d'Ormuz, vus depuis la péninsule de Musandam, à Oman, le 31 juillet 2026. (REUTERS/Stringer)
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  • Un pétrolier a été touché par un projectile non identifié au large de Limah (Oman), près du détroit d'Ormuz, causant des dégâts à la salle des machines, sans faire de victimes
  • Le trafic dans le détroit a chuté de 77 % sur fond de tensions entre l'Iran et les États-Unis

DUBAI: Un pétrolier a été frappé par un "projectile non-identifié" samedi au large de la ville côtière de Limah à Oman, à l'entrée du détroit d'Ormuz, a annoncé l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO.

Selon le rapport de l'UKMTO, le "projectile non-identifié" a causé "des dommages dans la salle des machines". Aucune victime n'a été recensée indique l'agence britannique, qui précise que le navire a été touché à 11 miles nautiques (environ 20 kilomètres) de Limah.

Après la reprise des hostilités avec Washington le 7 juillet, l'Iran a de nouveau verrouillé le détroit d'Ormuz, une voie maritime cruciale pour le commerce mondial des hydrocarbures, revendiquant d'imposer des droits de passage sur les bateaux et autorisant uniquement la route longeant ses côtes.

La plateforme Kpler, a confirmé vendredi sur X que le trafic dans le détroit d'Ormuz a fortement chuté. "Les traversées du détroit d'Ormuz ont diminué de 77% en un jour pour tomber à seulement cinq navires, toutes concentrées dans le cadre du dispositif unilatéral iranien", indique Kpler.

"Les positions publiques des Etats-Unis et de l'Iran demeurant inconciliables, les opérateurs surveillent de près les volumes de trafic, les comportements de routage et toute évolution diplomatique susceptible de remodeler le risque sur les routes maritimes régionales dans les prochains jours", ajoute encore Kpler.


L'Iran dit avoir lancé des drones contre des objectifs militaires américains au Koweït

L'armée iranienne a affirmé vendredi avoir lancé des drones contre des objectifs militaires américains au Koweït, en représailles à l'"agression" des Etats-Unis contre l'Iran. (AFP)
L'armée iranienne a affirmé vendredi avoir lancé des drones contre des objectifs militaires américains au Koweït, en représailles à l'"agression" des Etats-Unis contre l'Iran. (AFP)
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  • Le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) n'a pas fait de commentaire dans l'immédiat
  • L'armée iranienne a qualifié ces frappes de "réaction à la récente agression de notre pays par l'armée américaine terroriste et son attaque brutale contre une habitation sur l'île de Qeshm"

TEHERAN: L'armée iranienne a affirmé vendredi avoir lancé des drones contre des objectifs militaires américains au Koweït, en représailles à l'"agression" des Etats-Unis contre l'Iran.

Dans un communiqué, l'armée a indiqué avoir visé "des abris d'avions de combat, des systèmes de communication par satellite et des installations de stockage d'équipement sur la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït".

Le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) n'a pas fait de commentaire dans l'immédiat.

L'armée iranienne a qualifié ces frappes de "réaction à la récente agression de notre pays par l'armée américaine terroriste et son attaque brutale contre une habitation sur l'île de Qeshm".

Selon des médias iraniens jeudi, trois membres d'une même famille ont été tués dans des frappes contre cette île située dans le détroit d'Ormuz.

La revendication de l'armée iranienne intervient alors que selon le Pakistan, médiateur dans le conflit entre Washington et Téhéran, les belligérants négocient en vue d'une désescalade après une nouvelle série de bombardements réciproques mercredi et jeudi.

La diplomatie pakistanaise a affirmé faire "tout (son) possible pour ramener toutes les parties au protocole d'accord d'Islamabad" signé à la mi-juin et censé ouvrir la voie à des pourparlers de paix.

Ce processus a déraillé depuis début juillet avec une reprise des frappes menées par les Etats-Unis et l'Iran, Téhéran visant des bases américaines et des pays alliés de Washington au Moyen-Orient, dont le Koweït.