L’Arabie saoudite se prépare à exploiter des mers riches en ressources pour la pêche

Un diagramme montrant les étapes de l'aquaculture saoudienne par ordre chronologie
Un diagramme montrant les étapes de l'aquaculture saoudienne par ordre chronologie
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Publié le Dimanche 30 janvier 2022

L’Arabie saoudite se prépare à exploiter des mers riches en ressources pour la pêche

  • La demande nationale de poisson dans le Royaume est d'environ 282 000 tonnes par an, ont indiqué les organisateurs, utilisant 15 000 bateaux de pêche et plus de 30 000 travailleurs
  • Mais la pêche nationale ne représente qu'environ 140 000 tonnes de cette prise annuelle, selon les chiffres du gouvernement

DUBAÏ : La question centrale pour les entreprises de pêche et les décideurs politiques lorsqu'ils se réuniront à Riyad dimanche, est de savoir comment multiplier par cinq la quantité de fruits de mer que le Royaume tire de ses 2 400 km de côtes d'ici la fin de la décennie ?

Le plan de la Vision 2030 de l'Arabie saoudite qui a pour objectif la diversification l'économie prévoit 600 000 tonnes par an de poisson provenant de ses côtes de la mer Rouge et du golfe, générant 17 milliards de SR (4,3 milliards de dollars) de ventes et créant 200 000 emplois.

Les délégués à l'exposition et à la conférence maritimes internationales saoudiennes réunis à l'hôtel Hilton Riyadh du 30 janvier au 1er février sont chargés de façonner ce plan.

L'événement parrainé par le ministère de l'Environnement, de l'Eau et de l'Agriculture du Royaume accueillera des réunions avec des ministres de Chine, du Danemark, de Norvège et d'autres pays arabes alors qu'il cherche à attirer 5 milliards de dollars d'investisseurs locaux et internationaux d'ici la fin de la décennie.

Le directeur général de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture participera aussi à l'événement.

Le site Web de la conférence indique : «Le vaste littoral de la mer Rouge, avec ses eaux cristallines et ses conditions environnementales favorables, est considéré comme une mine d'or en grande partie inexploitée en termes de ressources marines et de capacité de production aquacole».

«Géré correctement et d’une façon durable, il pourrait fournir des produits de la mer nutritionnels de haute qualité aux marchés nationaux et internationaux».

La demande nationale de poisson dans le Royaume est d'environ 282 000 tonnes par an, ont indiqué les organisateurs, utilisant 15 000 bateaux de pêche et plus de 30 000 travailleurs.

Mais la pêche nationale ne représente qu'environ 140 000 tonnes de cette prise annuelle, selon les chiffres du gouvernement.

Cela signifie que la plupart des fruits de mer du Royaume proviennent de l'étranger.

Selon le groupe de données Research and Markets, les crevettes, homards, caviar et seiches transformés sont principalement importés de Corée, de Thaïlande, des Philippines, d'Inde, du Pakistan, du Bangladesh, de Hong Kong, de Taïwan et d'Argentine.

Le Programme national de développement de la pêche, la branche exécutive du gouvernement saoudien de sa politique de pêche dans la Vision 2030, coorganisera l'événement.

Son travail consiste à prendre en charge l'expansion nationale de l'industrie, en finançant des startups, en établissant des alliances avec des partenaires internationaux et en encourageant l'adoption de méthodes de culture de pointe.

L'un des sujets de la conférence est: «Quelles sont les perspectives mondiales de l'aquaculture?» Cependant, il semble que les délégués saoudiens voudront faire en sorte que le Royaume en ait une plus grande part.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le pétrole temporise faute de nouvelles avancées diplomatiques au Moyen-Orient

Un trader travaille sur le parquet de la Bourse de New York (NYSE), à New York, lors de la sonnerie d'ouverture, le 4 août 2026. (AFP)
Un trader travaille sur le parquet de la Bourse de New York (NYSE), à New York, lors de la sonnerie d'ouverture, le 4 août 2026. (AFP)
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  • Les prix du pétrole évoluent prudemment, les marchés attendant un accord durable entre l'Iran et les États-Unis sur le détroit d'Ormuz
  • Un compromis Iran-Oman sur le transit a été annoncé, mais des désaccords avec Washington continuent de peser sur les flux énergétiques

LONDRES: Les cours du pétrole sont indécis jeudi, après une forte baisse en début de semaine, le marché attendant un arrangement entre Téhéran et Washington après que l'Iran a affirmé mercredi avoir conclu un accord avec Oman.

Vers 10H40 GMT (12H40 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en octobre prenait 0,97% à 80,22 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en septembre, gagnait 0,77% à 75,80 dollars.

L'Iran a indiqué mercredi s'être accordé avec le sultanat d'Oman sur un nouvel itinéraire de transit des navires dans le détroit d'Ormuz, dont ils sont tous deux riverains.

Mais toute réouverture de cette voie maritime, verrouillée par Téhéran, dépendra des actions de Washington qui a de son côté imposé un blocus des ports iraniens, ont affirmé des sources iraniennes auprès de médias locaux.

Le problème est que Téhéran envisage des frais de service pour le passage dans le détroit, qui sont rejetés par les Etats-Unis et qui vont à l'encontre du droit international.

"Tout accord pourrait donc se révéler aussi fragile que le protocole d'accord initial de juin", prévient Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.

En juin, Téhéran et Washington s'étaient accordés sur une trêve de 60 jours durant laquelle les deux pays devaient garantir le passage gratuit des navires via le détroit d'Ormuz.

Le flux maritime avait fortement rebondi à ce moment mais la reprise des hostilités en juillet l'a de nouveau plombé.

Les marchés des produits pétroliers dérivés (essence, carburant aérien, etc.) "sont particulièrement tendus" et le "le besoin de reconstituer les stocks de produits raffinés est plus important que celui de reconstituer les stocks de pétrole brut" affirme M. Rasmussen.

Pour permettre une nouvelle baisse des cours, et un retour à la normale des flux énergétiques dans cette région, "des progrès significatifs sont indispensables" entre les Etats-Unis et l'Iran, expliquent les analystes d'ING.


TotalEnergies acquiert les activités renouvelables terrestres de Shell en Europe

Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
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  • TotalEnergies rachète les activités d’énergies renouvelables terrestres de Shell en Europe, comprenant des actifs solaires, éoliens et de stockage par batteries
  • Le groupe français cède parallèlement 50% d’un portefeuille d’actifs renouvelables à KKR pour 1,8 milliard d’euros afin de renforcer sa stratégie énergétique

PARIS: Le géant pétrogazier français TotalEnergies a annoncé lundi l'acquisition de l'ensemble des activités d'énergies renouvelables terrestres en Europe du groupe britannique Shell et la vente au fonds d'investissement américain KKR d'un portefeuille d'actifs, aussi dans l'énergie renouvelable.

Ces deux transactions en Europe doivent être finalisées d'ici la fin de 2026, sous réserve de l'approbation des autorités compétentes, a précisé TotalEnergies dans un communiqué.

La première opération concerne donc un accord signé avec Shell pour l'acquisition de l'ensemble de ses activités renouvelables terrestres en Europe, dont "500 MW d'actifs solaires et éoliens en opération ou en construction", notamment en Italie et aux Pays-Bas, ainsi que 3,5 GW de projets dans le domaine des énergies solaires, éoliennes et de stockage par batterie en Italie, au Royaume-Uni et en Espagne.

Ce portefeuille d'actifs sera détenu "à 100% par TotalEnergies à l'issue de la transaction", précise le groupe français, qui a indiqué à l'AFP que le montant de l'opération n'était pas dévoilé.

Le montant serait de l'ordre de quelques centaines de millions d'euros, a appris l'AFP de source proche de la transaction.

Cette opération vise à "compléter les activités de production d'électricité de TotalEnergies dans ces quatre marchés clés pour le déploiement de sa stratégie Integrated Power en Europe", ajoute TotalEnergies, qui doit doubler sa production d'électricité renouvelable et à partir d'actifs flexibles (centrales gaz, batteries) à 100-120 TWh en 2030 contre environ 48 TWh en 2025.

Le groupe dispose d'environ 105 GW de capacités d'énergies renouvelables en production, en construction ou en développement.

"Cet accord reflète la poursuite de l'objectif, par Shell, de gestion active" de son portefeuille dans l'énergie, "correspondant à sa stratégie" énoncée en 2025, a indiqué Machteld de Haan, directrice de l'aval, des renouvelables et des solutions énergétiques du groupe britannique, dans un communiqué séparé.

Shell met en oeuvre depuis plusieurs années une stratégie de désengagement des énergies renouvelables pour se concentrer notamment sur ses activités liées aux combustibles fossiles et doper ses bénéfices.

Dans ce contexte, Shell avait notamment annoncé mi-juillet céder au conglomérat indien Aditya Birla Group de sa filiale Sprng Energy, spécialisée dans le solaire et l'éolien en Inde.

La vente annoncée lundi s'inscrit elle aussi dans le cadre de cette stratégie, qui vise notamment à "privilégier les investissements dans des moyens de production flexibles, tels que les centrales électriques à gaz, les batteries de grande capacité et les technologies numériques" - qui permettent de compenser l'intermittence d'énergies renouvelables en plein essor -, a rappelé Shell lundi auprès de l'AFP.

La deuxième transaction annoncée par TotalEnergies concerne la cession à KKR de 50% d'un portefeuille d'actifs renouvelables, déjà largement développés, de 1,2 GW en Europe pour une valeur d'entreprise de 1,8 milliard d'euros.

Ces actifs, dans le solaire et l'éolien terrestre, se trouvent en Allemagne, Espagne, France et Pologne. L'électricité produite par ces actifs est déjà vendue à des tiers ou sera commercialisée par TotalEnergies.

Vers 14H30 GMT, Shell cédait 0,34% à 33,72 livres à la Bourse de Londres et TotalEnergies 0,44% à 76,08 euros à la Bourse de Paris.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.