Des footballeuses musulmanes contestent l'interdiction française du hijab pendant les matchs

Les Hijabeuses affirment que toutes les femmes musulmanes devraient avoir le droit de pratiquer leur sport préféré à un niveau compétitif tout en portant un voile si elles le souhaitent. (@leshijabeuses)
Les Hijabeuses affirment que toutes les femmes musulmanes devraient avoir le droit de pratiquer leur sport préféré à un niveau compétitif tout en portant un voile si elles le souhaitent. (@leshijabeuses)
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Publié le Mardi 01 février 2022

Des footballeuses musulmanes contestent l'interdiction française du hijab pendant les matchs

Les Hijabeuses affirment que toutes les femmes musulmanes devraient avoir le droit de pratiquer leur sport préféré à un niveau compétitif tout en portant un voile si elles le souhaitent. (@leshijabeuses)
  • «Nous payons l'adhésion au club, nous nous donnons à 100% lors des entraînements et, le jour du match, on nous dit que nous ne pouvons pas jouer.»
  • La Fédération française de football est en décalage avec la Fifa, qui autorise le hijab depuis 2014

LONDRES: Un groupe de footballeuses portant le hijab conteste une décision française interdisant aux joueuses professionnelles de porter le voile musulman pendant les matchs. 

Le groupe de joueuses, qui se fait appeler Les Hijabeuses, a demandé au Conseil d'État – la plus haute juridiction du pays pour les questions d'administration publique – d'annuler une décision de la Fédération française de football (FFF) interdisant le port du voile pendant les matchs. 

L'affaire survient alors que la France continue de débattre au sujet de la place et de la présence de l’islam et des musulmans – estimés à 5% des 67 millions d'habitants du pays – dans la vie publique. 

Founé Diawara, âgée de 22 ans, coprésidente des Hijabeuses, dénonce l'interdiction du hijab dans le football, la qualifiant de «grande injustice». «Nous avons le sentiment d'être exclues», déclare-t-elle. 

Elle affirme qu’elle n’est pas autorisée à participer aux matchs, même dans les ligues de football amateur, parce qu’elle refuse d'enlever son hijab. 

«Nous payons l'adhésion au club, nous nous donnons à 100% lors des entraînements et, le jour du match, on nous dit que nous ne pouvons pas jouer», ajoute-t-elle. 

La FFF refuse le hijab au motif que tout «discours ou signe à caractère politique, idéologique, religieux ou syndicaliste» est interdit sur ses terrains. 

Les Hijabeuses soutiennent dans leur procès que la FFF a outrepassé ses pouvoirs en interdisant le port du voile pendant les matchs, et qualifient la mesure d'«atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales et manifestement illégale». 

Elles précisent que la Fifa, la fédération internationale de football, a autorisé le port du voile dans le football en 2014. 

De nombreuses institutions publiques en France interdisent le hijab à leurs employées, arguant du fait que la laïcité inscrite dans la loi française s'étend aux vêtements que portent les employées de l'État, et que le hijab est une expression manifeste de la religion. 

Ceux qui s'opposent à l'interdiction du hijab soutiennent que l'État ne devrait pas contrôler ce que les femmes peuvent porter et que ces dernières devraient être autorisées à se couvrir les cheveux si elles le souhaitent. 

Les parlementaires français craignent que le Conseil d'État ne se range du côté des Hijabeuses dans leur plaidoyer. Les sénateurs ont donc voté ce mois-ci en faveur d'une législation interdisant le hijab dans tous les sports. 

Le président Emmanuel Macron s'oppose à cette législation, lui laissant peu de chance de succès immédiat. 

Les Hijabeuses ont néanmoins exprimé leur crainte de voir cette législation adoptée en cas de victoire d’un candidat d'extrême droite lors de la prochaine élection présidentielle. 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com 


Un tanker touché par «des projectiles inconnus» au large des Emirats 

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  • "Un tanker a signalé avoir été touché par des projectiles non identifiés", indique l'agence ajoutant que tous les membres d'équipage sont sains et saufs et qu'aucun impact environnemental n'a été signalé
  • L'agence n'a pas précisé la provenance du navire

DUBAI: Un tanker a été touché par des "projectiles inconnus" dans le détroit d'Ormuz au large des Emirats arabes unis, sans faire de victime, a indiqué l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO lundi.

"L'UKMTO a reçu des informations faisant état d'un incident survenu à 78 milles nautiques (145 km, ndlr) au nord de Fujaïrah, aux Émirats arabes unis", a annoncé l'agence sur X précisant que l'incident avait été signalé dimanche vers 19H40 GMT.

"Un tanker a signalé avoir été touché par des projectiles non identifiés", indique l'agence ajoutant que tous les membres d'équipage sont sains et saufs et qu'aucun impact environnemental n'a été signalé.

L'agence n'a pas précisé la provenance du navire.

Le détroit d'Ormuz, par lequel transite en temps de paix un cinquième du pétrole et du gaz naturel mondiaux, est en grande partie bloqué depuis le début des frappes israélo-américaines contre l'Iran le 28 février.

Le président américain Donald Trump a annoncé dimanche que la marine américaine allait commencer lundi à escorter des navires bloqués de pays tiers à travers le détroit d'Ormuz dans le cadre du Project Freedom ("Projet Liberté"), qui a été dénoncé par les autorités iraniennes.

 


Liban: 13 morts dans des frappes israéliennes sur le sud

Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
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  • Des frappes israéliennes dans le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, dont des civils (femmes et enfants), malgré un cessez-le-feu en vigueur
  • Depuis la reprise des hostilités le 2 mars entre Israël et le Hezbollah, plus de 2 600 personnes ont été tuées, dont des secouristes, suscitant de vives critiques humanitaires

BEYROUTH: Des frappes israéliennes sur le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, a rapporté le ministère libanais de la Santé dans un nouveau bilan.

Selon un communiqué du ministère, huit personnes, parmi lesquelles un enfant et deux femmes, ont été tuées et 21 autres blessées, dont deux enfants et une femme, dans des frappes sur le village d'Habboush, que l'armée israélienne avait appelé à évacuer malgré un cessez-le-feu.

L'agence de presse officielle libanaise (ANI) a rapporté "une série de frappes intenses (...) un peu moins d'une heure après l'avertissement" israélien.

A Habboush, un photographe de l'AFP a vu des volutes de fumée s'élever à la suite des bombardements.

Une autre frappe sur le village de Zrariyé, dans la région de Saïda, a par ailleurs fait quatre morts, dont deux femmes, et quatre blessés dont un enfant et une femme, a précisé le ministère dans la soirée.

Selon la même source, une femme a été tuée et sept personnes ont été blessées dans le district de la ville côtière de Tyr.

L'ANI avait auparavant fait état d'autres frappes et de tirs d'artillerie sur d'autres localités du Sud en dépit du cessez-le-feu entre le Hezbollah pro-iranien et Israël en vigueur depuis le 17 avril.

- Secouristes tués -

Jeudi, 17 personnes avaient été tuées dans des frappes sur le Sud, où l'armée israélienne a établi une zone de 10 km de profondeur à partir de la frontière, interdite d'accès à la presse et à la population, et effectue des opérations de démolition.

Des destructions ont ainsi été rapportées à Shamaa mais également à Yaroun, où un monastère, une école privée, des maisons, des commerces et des routes ont été démolies, selon l'agence ANI.

Israël affirme vouloir protéger sa région nord du Hezbollah, qui continue de revendiquer des attaques contre des positions israéliennes au Liban et, plus rarement, contre le territoire israélien.

L'armée israélienne a indiqué dans la nuit de vendredi à samedi avoir intercepté quatre "cibles aériennes" qui se dirigeaient vers le nord d'Israël, sans préciser leur provenance.

En vertu de l'accord de cessez-le-feu, Israël se réserve "le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours", une clause que le Hezbollah conteste.

Selon le ministère libanais de la Santé, plus de 2.600 personnes ont été tuées depuis la reprise des hostilités entre le Hezbollah et Israël, le 2 mars, sur fond de guerre au Moyen-Orient.

D'après cette source, 103 secouristes font partie des morts.

"Qu'une personne qui tente de sauver des vies, d'apaiser la souffrance humaine, puisse être ciblée (...) c'est une chose que je trouve absolument inacceptable", a affirmé à des journalistes près de Beyrouth le secrétaire général adjoint de la Fédération Internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FIRC), Xavier Castellanos.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.