Afghanistan: disparition de deux journalistes, imputée aux talibans

Sur cette photo prise le 19 novembre 2021, des combattants talibans réagissent à la caméra lors de leur visite dans un parc d'attractions à côté du lac Qargha à la périphérie de Kaboul. Photo d'illustration Hector RETAMAL / AFP
Sur cette photo prise le 19 novembre 2021, des combattants talibans réagissent à la caméra lors de leur visite dans un parc d'attractions à côté du lac Qargha à la périphérie de Kaboul. Photo d'illustration Hector RETAMAL / AFP
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Publié le Mercredi 02 février 2022

Afghanistan: disparition de deux journalistes, imputée aux talibans

  • Deux journalistes afghans travaillant pour une chaîne de télévision locale ont disparu après avoir été arrêtés par les talibans
  • La Haute-commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Michelle Bachelet, a exprimé mardi son inquiétude sur leur sort et celui de quatre membres de leur famille qui ont disparu avec elles

KABOUL: Deux journalistes afghans travaillant pour une chaîne de télévision locale ont disparu après avoir été arrêtés par les talibans, a annoncé mardi un groupe de défense de la liberté de la presse.

Waris Hasrat et Aslam Hijab, deux journalistes de la chaîne Ariana TV, ont été interpellés lundi par les talibans et "emmenés dans un endroit inconnu", a annoncé l'Association des médias afghans, un groupe nouvellement formé de défense des journalistes.

Un porte-parole taliban a déclaré à l'AFP n'avoir aucune information sur ces disparitions.

Sans faire référence aux talibans, un responsable d'Ariana ayant requis l'anonymat a indiqué à l'AFP que les deux hommes avaient été appréhendés par des hommes armés et masqués devant les bureaux de la chaîne, alors qu'ils sortaient pour aller déjeuner.

Les talibans ont promis à Ariana qu'une "enquête en règle" serait menée, a-t-il ajouté.

La Mission d'assistance des Nations unies en Afghanistan (Manua) a fait part de son inquiétude et demandé sur Twitter "instamment aux talibans d'expliquer publiquement pourquoi ils ont mis en détention les reporters d'ArianaNews et de respecter les droits des Afghans".

Amnesty International a également condamné l'arrestation "injustifiable" des deux journalistes. "Les talibans doivent les relâcher immédiatement et sans conditions", a déclaré sur Twitter le groupe de défense des droits humains.

Depuis qu'ils ont repris le pouvoir en août, après 20 années d'insurrection, les talibans ont réprimé les voix discordantes, en arrêtant des opposants et dispersant de force des manifestations contre leur régime.

Plusieurs journalistes afghans ont été tabassés en couvrant ces manifestations, interdites par les autorités.

En janvier, deux militantes féministes ont été enlevées à leur domicile de Kaboul après avoir participé à une manifestation, selon plusieurs de leurs camarades. Les talibans ont nié être impliqués et promis d'enquêter.

La Haute-commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Michelle Bachelet, a exprimé mardi son inquiétude sur leur sort et celui de quatre membres de leur famille qui ont disparu avec elles.

Elle s'est dite préoccupée par ce qui semble être un "schéma d'arrestations et de détentions arbitraires, de tortures et de mauvais traitements" des militants de la société civile, journalistes et membres de l'ancien gouvernement et des ex-forces de sécurité.

En début de semaine, un rapport de l'ONU a accusé les talibans et leurs alliés d'avoir tué plus d'une centaine d'anciens membres de la sphère gouvernementale et des forces de sécurité afghanes, ainsi que d'Afghans ayant travaillé avec les troupes étrangères. Le gouvernement taliban en a rejeté les conclusions.

Un universitaire afghan respecté et critique des talibans a aussi été arrêté et détenu pendant quelques jours en janvier, avant d'être libéré sous la pression médiatique.

Les talibans assurent s'être modernisés par rapport à leur précédent règne (1996-2001), lorsqu'ils interdisaient toute contestation et piétinaient largement les droits humains, des femmes notamment.

Mais ils n'ont pas tardé à réprimer à nouveau les libertés fondamentales des femmes, imposant d'importantes restrictions sur leurs droits à travailler, être éduquées et voyager.

Les pays occidentaux conditionnent au respect des droits des femmes le déblocage de milliards de dollars d'aide internationale gelée après la prise de pouvoir des islamistes.

L'Afghanistan est depuis enlisé dans une profonde crise humanitaire, la famine menaçant plus de la moitié de la population, selon l'ONU.


Foot: Hervé Renard nommé sélectionneur de la Côte d'Ivoire

Le sélectionneur de la Tunisie, Hervé Renard, arrive au stade avant le match de la Coupe du monde 2026 contre les Pays-Bas, au Kansas City Stadium, à Kansas City (Missouri, États-Unis), le 25 juin 2026. (Reuters)
Le sélectionneur de la Tunisie, Hervé Renard, arrive au stade avant le match de la Coupe du monde 2026 contre les Pays-Bas, au Kansas City Stadium, à Kansas City (Missouri, États-Unis), le 25 juin 2026. (Reuters)
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  • Hervé Renard est nommé sélectionneur de la Côte d'Ivoire, un poste qu'il avait déjà occupé entre 2014 et 2015 avec une victoire à la CAN
  • Le Français succède à Emerse Faé, qui quitte ses fonctions malgré le sacre continental de 2024 et le meilleur parcours mondial de l'histoire du pays en 2026

PARIS: Le Français Hervé Renard a été nommé sélectionneur de la Côte d'Ivoire pour succéder à Emerse Faé, a annoncé mardi la fédération ivoirienne de football (FIF) sur ses réseaux sociaux.

Âgé de 57 ans, Renard, qui a brièvement dirigé la Tunisie lors du Mondial-2026 en étant arrivé en pleine compétition, avait déjà occupé ce poste entre 2014 et 2015, avec à la clé une Coupe d'Afrique des nations en 2015.

Renard, dont l'arrivée avait été annoncée dès mardi par le journal le Parisien, prend la suite de Faé, non reconduit par la FIF malgré une Coupe d'Afrique des nations remportée en 2024 et une qualification en 16e de finale lors du Mondial 2026, une première dans l'histoire du pays.

Renard, qui a dirigé au cours de sa carrière de nombreuses sélections, avait pris la tête de la Tunisie à la suite du lourd revers contre la Suède (5-1) lors du premier match des Aigles de Carthage au Mondial, une déroute qui avait coûté sa place à Sabri Lamouchi.

Il a officié à deux reprises, avec deux défaites à la clé, contre le Japon (4-0) et les Pays-Bas (3-1).

Libre de tout contrat après ce court intérim, Hervé Renard retrouve onze ans plus tard le banc de la Côte d'Ivoire où il jouit d'une très grande popularité, gagnée grâce au sacre de la CAN-2015 avec la génération de Yaya Touré, après près de 25 ans de disette.

Déjà vainqueur de la CAN trois ans plus tôt avec la Zambie, le technicien s'est bâti une réputation solide sur le continent africain où il a multiplié les expériences à la tête d'équipes nationales (Ghana, Angola, Maroc...).

Il a toutefois connu ces dernières années des expériences plus mitigées notamment à la tête de la sélection saoudienne, dont il a été limogé en avril malgré une qualification au Mondial-2026, ou sur le banc de l'équipe de France féminine, avec laquelle il a atteint les quarts des JO-2024 à Paris.

M. Renard est attendu à Abidjan dans les prochains jours afin de prendre officiellement ses fonctions, a précisé la fédération ivoirienne.


Trump dit que soit le détroit d'Ormuz "ouvrira très bientôt", soit l'Iran sera frappé "très fort"

Le président américain Donald Trump a déclaré qu'un accord visant à rouvrir le détroit d'Ormuz pourrait être conclu dès mercredi, tout en avertissant que l'Iran serait « frappé très durement » si les négociations échouaient. (AP)
Le président américain Donald Trump a déclaré qu'un accord visant à rouvrir le détroit d'Ormuz pourrait être conclu dès mercredi, tout en avertissant que l'Iran serait « frappé très durement » si les négociations échouaient. (AP)
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  • Donald Trump affirme qu'un accord avec l'Iran sur la réouverture du détroit d'Ormuz est proche, tout en menaçant Téhéran de représailles en cas d'échec
  • Un accord temporaire de 60 jours serait à l'étude pour encadrer la navigation dans le détroit, alors que les incidents sécuritaires se poursuivent

Rancho Palos Verdes, États-Unis:  Donald Trump a déclaré mardi que le détroit d'Ormuz ouvrirait "très bientôt, ou alors (les Iraniens) seront frappés très fort", dans un entretien accordé à la chaîne Fox News.

"Nous avons de très bonnes discussions", a encore dit le président américain, en déplacement en Californie (ouest), assurant que l'Iran voulait passer un accord.

"J'ai le temps", a aussi déclaré le dirigeant républicain à propos de ce conflit qui dure depuis plus de cinq mois.

Selon le site Axios, qui cite des "sources régionales", un accord temporaire de 60 jours est en discussion pour organiser le passage dans le détroit entre l'Iran et le sultanat d'Oman.

Cet accord préliminaire, qui pourrait être annoncé dès mercredi, prévoit selon Axios que tout transport maritime entrant via le détroit emprunterait une voie nord dans les eaux iraniennes, et tout navire sortant suivrait une trajectoire méridionale dans les eaux contrôlées par Oman, le tout sans péage ou droit de passage.

Pendant cette période de soixante jours, et dans l'attente d'un accord définitif, la voie médiane du détroit serait déminée, toujours selon Axios, qui prévient que ce compromis n'est pas encore scellé.

"Il y a une chance que nous parvenions aujourd'hui ou demain à un accord visant à rouvrir le détroit et à aller vers une normalisation", a déclaré mardi le ministre des Finances américain Scott Bessent dans un entretien à la chaîne CNBC.

Les tensions dans le détroit, devenu un enjeu de premier plan dans la guerre au Moyen-Orient, restent vives. Mardi, l'agence maritime britannique UKMTO a indiqué qu'un navire y avait été touché par un "projectile inconnu".


Un "projectile inconnu" frappe un cargo dans le détroit d'Ormuz, selon l'UKMTO

Des navires naviguent près du détroit d’Ormuz, au large de la côte est des Émirats arabes unis, à Khor Fakkan, le 13 juillet 2026. (AFP)
Des navires naviguent près du détroit d’Ormuz, au large de la côte est des Émirats arabes unis, à Khor Fakkan, le 13 juillet 2026. (AFP)
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  • Un cargo a été touché par un « projectile inconnu » dans le détroit d’Ormuz, selon l'agence maritime britannique UKMTO
  • Aucun blessé ni dégât n'a été signalé à ce stade

DUBAI: Un "projectile inconnu" a frappé un cargo dans le détroit d'Ormuz, a alerté l'agence maritime britannique UKMTO dans la nuit de lundi à mardi, sans faire mention d'éventuels blessés ou dégâts.

Un cargo, dont le nom n'a pas été précisé, a signalé à l'UKMTO avoir été "touché par un projectile inconnu", selon le communiqué de l'organisation. Les faits sont survenus à quelque 20 milles nautiques (37 kilomètres) au nord-est de la ville omanaise d'Al Khasab, de même source.