Démission du patron emblématique de CNN Jeff Zucker après la révélation d'une liaison cachée avec une collègue

Jeff Zucker a expliqué avoir admis l'existence de cette liaison durant une récente enquête interne sans rapport avec lui, consacrée au journaliste Chris Cuomo. (Photo, AFP)
Jeff Zucker a expliqué avoir admis l'existence de cette liaison durant une récente enquête interne sans rapport avec lui, consacrée au journaliste Chris Cuomo. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 02 février 2022

Démission du patron emblématique de CNN Jeff Zucker après la révélation d'une liaison cachée avec une collègue

Jeff Zucker a expliqué avoir admis l'existence de cette liaison durant une récente enquête interne sans rapport avec lui, consacrée au journaliste Chris Cuomo. (Photo, AFP)
  • Doté d'un sens de la production et de l'information très au-dessus de la moyenne, Jeff Zucker a rapidement gravi les échelons, avant de devenir, en 2007, PDG du géant NBC Universal
  • Donald Trump, dont CNN est l'une des cibles favorites depuis des années, a salué le départ d'une «raclure de classe internationale»

NEW YORK: Le président emblématique de CNN Jeff Zucker, qui a symbolisé le repositionnement de la chaîne, notamment lors de la présidence Trump, a annoncé mercredi sa démission, après la révélation d'une liaison cachée avec une collègue. 

Agé de 56 ans, Jeff Zucker, qui était à la tête de CNN depuis 2013, a déclaré avoir eu « tort » de taire cette relation avec la directrice marketing de la chaîne. 

Donald Trump, dont CNN est l'une des cibles favorites depuis des années, a salué le départ d'une « raclure de classe internationale ». 

Jeff Zucker a expliqué avoir admis l'existence de cette liaison durant une récente enquête interne sans rapport avec lui, consacrée au journaliste Chris Cuomo, récemment licencié. 

« On m'a interrogé sur une relation consensuelle avec ma collègue la plus proche, avec laquelle je travaille depuis plus de vingt ans », a indiqué le dirigeant dans un mémo interne publié par CNN. 

« J'ai reconnu que cette relation avait évolué ces dernières années », a poursuivi le responsable. « J'aurais dû en faire état quand elle a débuté, mais je ne l'ai pas fait. J'ai eu tort. De ce fait, je quitte mes fonctions aujourd'hui. » 

Dans un autre mémo interne, la directrice marketing, Allison Gollust, dont la chaîne a indiqué qu'elle allait conserver son poste, a également exprimé le regret de ne pas avoir signalé à son employeur cette liaison, débutée lors de la pandémie, selon elle. 

Jeff Zucker est séparé de son épouse, Caryn, depuis 2018. 

Outre CNN, Jeff Zucker était aussi président de WarnerMedia News and Sports, entité du groupe WarnerMedia consacrée à l'information et au sport, depuis 2019. 

Pur homme de télévision, Jeffrey Adam Zucker, de son nom complet, a démarré dans le milieu à 21 ans seulement, au bas de la pyramide hiérarchique, en tant que documentariste au sein de la grande chaîne nationale NBC. 

Doté d'un sens de la production et de l'information très au-dessus de la moyenne, il a rapidement gravi les échelons, avant de devenir, en 2007, PDG du géant NBC Universal. 

Remercié en 2010 après l'acquisition du groupe par le câblo-opérateur Comcast, Jeff Zucker a ensuite rebondi chez CNN, en 2013. 

Charismatique, volubile, l'homme au crâne rasé a repositionné la chaîne face à son grand concurrent Fox News et profité de l'aspiration consécutive à l'entrée de Donald Trump en politique. 

Le Floridien d'origine entretient une relation complexe avec le promoteur immobilier, mélange d'attraction et de répulsion. 

Au début des années 2000, Jeff Zucker lui a offert une rampe de lancement en diffusant l'émission de téléréalité « The Apprentice » lorsqu'il dirigeait la chaîne NBC, mais a depuis pris ses distances avec l'ancien président. 

Durant les deux campagnes de Donald Trump ainsi que lors de son mandat, CNN s'est présenté comme la chaîne de l'information factuelle, laquelle était souvent opposée à ce que ses journalistes considéraient comme des allégations erronées ou des mensonges de l'équipe Trump. 

 


Des frappes en Iran sont toujours une option pour Trump, selon la Maison Blanche

Donald Trump envisage des frappes aériennes en Iran pour mettre fin à la répression des manifestations qui secouent la République islamique depuis le 28 décembre, a affirmé lundi la Maison Blanche, ajoutant toutefois qu'une voie diplomatique restait ouverte. (AFP)
Donald Trump envisage des frappes aériennes en Iran pour mettre fin à la répression des manifestations qui secouent la République islamique depuis le 28 décembre, a affirmé lundi la Maison Blanche, ajoutant toutefois qu'une voie diplomatique restait ouverte. (AFP)
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  • La répression des manifestations en Iran a fait plus de 600 morts depuis le début de la contestation selon une ONG
  • "Une chose dans laquelle le président Trump excelle est de garder toutes les options sur la table. Et les frappes aériennes sont l'une des très nombreuses options qui s'offrent au commandant en chef"

WASHNIGTON: Donald Trump envisage des frappes aériennes en Iran pour mettre fin à la répression des manifestations qui secouent la République islamique depuis le 28 décembre, a affirmé lundi la Maison Blanche, ajoutant toutefois qu'une voie diplomatique restait ouverte.

La répression des manifestations en Iran a fait plus de 600 morts depuis le début de la contestation selon une ONG, la République islamique faisant face à l'un de ses plus importants mouvements de contestation depuis sa proclamation en 1979.

"Une chose dans laquelle le président Trump excelle est de garder toutes les options sur la table. Et les frappes aériennes sont l'une des très nombreuses options qui s'offrent au commandant en chef", a affirmé à la presse la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt.

Toutefois, elle a assuré que "la diplomatie (était) toujours la première option pour le président".

Selon elle, une voie diplomatique reste ouverte avec l'Iran, le pouvoir adoptant un "ton très différent" lors de discussions privées avec l'émissaire américain, Steve Witkoff.

"Ce que vous entendez de la part du régime iranien est très différent des messages que l'administration (américaine) reçoit en privé, et je pense que le président veut examiner ces messages", a-t-elle ajouté.

Donald Trump "ne souhaite pas voir des gens se faire tuer dans les rues de Téhéran, et malheureusement, c'est ce à quoi nous assistons actuellement", a également assuré Karoline Leavitt.

Le ministère iranien des Affaires étrangères a lui déclaré lundi qu'un canal de communication était "ouvert" entre l'Iran et Steve Witkoff, malgré l'absence de relations diplomatiques entre les deux pays ennemis.

Le pouvoir cherche à présent à reprendre la main en faisant descendre dans les rues des milliers de ses partisans, après avoir imposé une coupure totale d'internet depuis le 8 janvier.

Le président américain avait annoncé dimanche qu'une réunion avec des responsables iraniens était "en cours de préparation", sans toutefois écarter l'option militaire. "Nous pourrions devoir agir avant une rencontre", avait-il avancé, en ajoutant que l'armée américaine étudiait des "options très fortes".

 


Partez maintenant! le message des États-Unis à leurs ressortissants en Iran

Cette image, prise le 6 janvier 2026 à partir d'images UGC publiées le même jour sur les réseaux sociaux, montre les forces de sécurité iraniennes utilisant des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants au bazar de Téhéran. (Fichier/AFP)
Cette image, prise le 6 janvier 2026 à partir d'images UGC publiées le même jour sur les réseaux sociaux, montre les forces de sécurité iraniennes utilisant des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants au bazar de Téhéran. (Fichier/AFP)
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  • L'Iran ne reconnaissant pas la double nationalité et traitant les citoyens américains et iraniens ayant une double nationalité uniquement comme des ressortissants iraniens, le fait de montrer des liens avec les États-Unis pourrait conduire à la détention
  • Il a été conseillé aux citoyens américains de quitter le pays par voie terrestre, notamment via l'Arménie ou la Turquie, s'ils peuvent le faire en toute sécurité

DUBAI: L'aide à l'alerte qui montre des liens avec les États-Unis peut conduire à la détention.
Les États-Unis ont demandé à leurs ressortissants en Iran de quitter le pays immédiatement, dans un contexte d'escalade des troubles.

"Quittez l'Iran maintenant", a déclaré l'ambassade virtuelle de Téhéran, gérée par le département d'État, dans une alerte de sécurité diffusée lundi, invitant les Américains à planifier leur départ sans l'aide du gouvernement américain.

L'alerte fait état d'une escalade des manifestations, d'un risque de violence, d'arrestations, de perturbations de l'Internet et d'un renforcement des mesures de sécurité.

L'Iran ne reconnaissant pas la double nationalité et traitant les citoyens américains et iraniens ayant une double nationalité uniquement comme des ressortissants iraniens, le fait de montrer des liens avec les États-Unis pourrait conduire à la détention.

Il a été conseillé aux citoyens américains de quitter le pays par voie terrestre, notamment via l'Arménie ou la Turquie, s'ils peuvent le faire en toute sécurité. Ceux qui ne sont pas en mesure de partir ont été invités à rester dans des lieux sûrs, à éviter les manifestations, à faire profil bas et à s'assurer un accès à la nourriture, à l'eau et aux médicaments.

Les États-Unis n'ont pas de relations diplomatiques ou consulaires avec l'Iran. L'ambassade de Suisse à Téhéran joue le rôle de puissance protectrice des États-Unis en cas d'urgence.


Léon XIV a reçu l'opposante vénézuélienne Maria Corina Machado

Le pape Léon XIV a reçu lundi en audience privée la cheffe de l'opposition vénézuélienne et prix Nobel de la paix 2025, Maria Corina Machado, indique un bref communiqué du Vatican. (AFP)
Le pape Léon XIV a reçu lundi en audience privée la cheffe de l'opposition vénézuélienne et prix Nobel de la paix 2025, Maria Corina Machado, indique un bref communiqué du Vatican. (AFP)
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  • Le Saint-Siège a maintenu un délicat équilibre diplomatique avec le Venezuela ces deniers mois, soutenant la protection des droits humains tout en privilégiant une approche prudente et discrète
  • En décembre, les autorités vénézuéliennes avaient confisqué le passeport du cardinal Baltazar Porras Cardozo, archevêque émérite de Caracas, illustrant la pression croissante sur l'Eglise dans le pays d'Amérique latine

CITE DU VATICAN: Le pape Léon XIV a reçu lundi en audience privée la cheffe de l'opposition vénézuélienne et prix Nobel de la paix 2025, Maria Corina Machado, indique un bref communiqué du Vatican.

Cette audience - qui n'avait pas été annoncée - intervient peu avant le déplacement de l'opposante vénézuélienne à Washington cette semaine, où elle doit rencontrer le président américain Donald Trump.

Ce dernier avait estimé après la capture de Nicolas Maduro par les Américains que Maria Corina Machado, qui avait quitté clandestinement le Venezuela en décembre, n'était pas qualifiée pour prendre les commandes du pays.

Sollicité par l'AFP, le Vatican n'a fourni aucun détail sur la rencontre, le nom de l'opposante vénézuélienne se trouvant simplement sur la liste des personnes reçues par le pape dans la matinée.

Le Saint-Siège a maintenu un délicat équilibre diplomatique avec le Venezuela ces deniers mois, soutenant la protection des droits humains tout en privilégiant une approche prudente et discrète.

En décembre, les autorités vénézuéliennes avaient confisqué le passeport du cardinal Baltazar Porras Cardozo, archevêque émérite de Caracas, illustrant la pression croissante sur l'Eglise dans le pays d'Amérique latine.

Cette rencontre intervient moins d'une semaine après un entretien téléphonique entre le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio et le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d'État du Saint-Siège, lors duquel ils ont évoqué la situation au Venezuela selon la Maison Blanche.

Vendredi, lors d'un discours devant le corps diplomatique, le pape américain avait de nouveau appelé "à respecter la volonté du peuple vénézuélien et à s'engager en faveur de la protection des droits humains et civils de chacun".

Il a également fait part de sa "vive inquiétude" quant à "l'aggravation des tensions dans la mer des Caraïbes et le long des côtes américaines du Pacifique".