JO-2022: la flamme olympique à la Grande Muraille, avec Jackie Chan

Le site Shougang Big Air, qui accueillera les compétitions de ski et de snowboard freestyle big air aux Jeux olympiques d'hiver de Pékin 2022, le 2 février 2022. (Photo, AFP)
Le site Shougang Big Air, qui accueillera les compétitions de ski et de snowboard freestyle big air aux Jeux olympiques d'hiver de Pékin 2022, le 2 février 2022. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 03 février 2022

JO-2022: la flamme olympique à la Grande Muraille, avec Jackie Chan

  • Le début du relais de la flamme mercredi a fait l'objet d'une polémique en Inde, lorsque la presse a révélé qu'un des porteurs de torche était un soldat chinois impliqué en 2020 dans un accrochage avec l'armée indienne dans l'Himalaya
  • L'affrontement à mains nues avait causé la mort d'au moins 20 soldats indiens et quatre soldats chinois

PÉKIN : La flamme olympique a escaladé jeudi la Grande Muraille, symbole chinois par excellence, à la veille de l'ouverture officielle des Jeux d'hiver de Pékin, marqués par la menace épidémique et des tensions diplomatiques.

La cérémonie d'ouverture n'a lieu que vendredi à 20h00 locales (12h00 GMT) mais les premières épreuves -- du curling -- ont débuté mercredi soir dans ces deuxièmes JO de l'ère Covid, après ceux de Tokyo l'été dernier.

Les compétitions se poursuivent jeudi avec les débuts du tournoi féminin de hockey sur glace et les qualifications en ski de bosses.

Jeudi matin, par beau temps mais un froid glacial, les relayeurs de la flamme ont escaladé les marches de la Grande Muraille sur le site historique de Badaling, dans des montagnes sans neige situées à 75 km au nord-ouest de Pékin.

L'acteur de kungfu hongkongais Jackie Chan faisait partie des porteurs de torche, se disant "très fier" de représenter la Chine à cette occasion.

Mais les controverses ne s'apaisent pas à la veille du coup d'envoi.

Le début du relais de la flamme mercredi a fait l'objet d'une polémique en Inde, lorsque la presse a révélé qu'un des porteurs de torche était un soldat chinois impliqué en 2020 dans un accrochage avec l'armée indienne dans l'Himalaya.

L'affrontement à mains nues avait causé la mort d'au moins 20 soldats indiens et quatre soldats chinois, détériorant gravement les relations entre les deux grands voisins.

Défense de fraterniser

Pékin ne cesse de dénoncer le mélange du sport et de la politique en réponse au "boycott diplomatique" observé par plusieurs pays occidentaux, Etats-Unis en tête, afin de dénoncer des violations des droits de l'Homme en Chine.

Ces pays envoient bien des athlètes à Pékin mais pas de délégation officielle.

En réponse, le régime communiste a publié la semaine dernière une liste de 20 dirigeants mondiaux qui seront présents aux Jeux, au premier rang desquels le président Vladimir Poutine, au centre de l'attention mondiale du fait des craintes d'invasion russe en Ukraine.

Hasard ou non, la Russie avait fait la guerre à la Géorgie, autre ex-république soviétique pro-occidentale, lors des précédents JO de Pékin en 2008.

Le Kremlin a revendiqué mercredi le soutien de la Chine quant à ses exigences vis-à-vis de l'Occident, avant une rencontre entre Poutine et son homologue chinois Xi Jinping en marge des JO.

Fin janvier, le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, avait apporté son soutien aux "préoccupations raisonnables" de Moscou vis-à-vis de l'Ukraine.

Dans ce contexte tendu, le gouvernement ukrainien a demandé à ses athlètes de ne pas fraterniser avec les Russes lors des Jeux.

"Nous avons tenu une visioconférence sur le patriotisme et donné des recommandations sur la manière de se conduire: ne pas se tenir à côté des sportifs russes, ne pas se prendre en photo avec eux", a déclaré le ministre ukrainien des Sports, Vadym Gouttsaït, dans un entretien publié mercredi.

300 cas positifs

Les JO de Pékin accueillent 92 délégations et très exactement 2.892 participants. Pour cause d'épidémie, ils sont confinés dans une bulle sanitaire qui comprend les sites de compétition, les hôtels et les centres de presse.

Aucun contact n'est autorisé avec la population générale en dehors de la bulle, Pékin observant une stratégie du zéro Covid.

Les participants y sont soumis à des dépistages quotidiens. En date de jeudi, près de 300 cas positifs avaient été dénombrés depuis l'entrée en vigueur du dispositif le 23 janvier.

En larmes, une championne belge de skeleton, Kim Meylemans, a fait réagir les réseaux sociaux et les instances sportives en faisant part mardi de son placement à l'isolement après un test positif.

"C'est très dur pour moi, je ne suis pas sûre que je puisse gérer les 14 jours des JO en étant à l'isolement", a-t-elle déclaré.

Malgré le contexte épidémique, les Jeux de Pékin "vont changer pour toujours l'échelle des sports d'hiver", a assuré Thomas Bach, le président du Comité international olympique (CIO).

"La Chine a déjà écrit l'histoire en dépassant l'objectif de familiariser 300 millions de ses citoyens aux sports de neige et de glace", a-t-il déclaré, en ouvrant jeudi la 139e session de l'instance olympique.

Si l'image du site olympique de ski alpin, bâti de toutes pièces au milieu de montagnes arides avec 100% de neige artificielle, laisse nombre d'observateurs étrangers perplexes, "aujourd'hui, nous pouvons le dire: la Chine est un pays de sports d'hiver", a affirmé M. Bach.

Dans un message aux participants, Xi Jinping a promis que "la Chine fera de son mieux pour offrir au monde des Jeux simples, sûrs et splendides".


Iran: Trump maintient que le cessez-le-feu est en vigueur malgré des échanges de frappes

Ces tirs échangés fragilisent la trêve en place depuis le 8 avril, soit près d'un mois, au moment où Washington attend toujours une réponse de Téhéran à sa dernière proposition pour mettre fin durablement à la guerre. (AFP)
Ces tirs échangés fragilisent la trêve en place depuis le 8 avril, soit près d'un mois, au moment où Washington attend toujours une réponse de Téhéran à sa dernière proposition pour mettre fin durablement à la guerre. (AFP)
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  • Les Etats-Unis ont dit avoir "ciblé des installations militaires iraniennes" jeudi après que plusieurs de leurs navires ont été attaqués dans le détroit d'Ormuz
  • "Ils ont joué avec nous aujourd'hui. Nous les avons balayés. Ils ont joué. J'appelle ça une broutille", a déclaré le président américain à des journalistes, ajoutant que, selon lui le cessez-le-feu était toujours en vigueur

WASHINGTON: Donald Trump a maintenu jeudi que le cessez-le-feu tenait toujours, alors que Téhéran accuse Washington de l'avoir violé et que les hostilités reprennent dans le Golfe.

Les Etats-Unis ont dit avoir "ciblé des installations militaires iraniennes" jeudi après que plusieurs de leurs navires ont été attaqués dans le détroit d'Ormuz.

"Ils ont joué avec nous aujourd'hui. Nous les avons balayés. Ils ont joué. J'appelle ça une broutille", a déclaré le président américain à des journalistes, ajoutant que, selon lui le cessez-le-feu était toujours en vigueur.

Ces tirs échangés fragilisent la trêve en place depuis le 8 avril, soit près d'un mois, au moment où Washington attend toujours une réponse de Téhéran à sa dernière proposition pour mettre fin durablement à la guerre.

Et vendredi matin, la défense aérienne des Emirats arabes unis est en action face à des drones et missiles tirés, selon leur ministère de la Défense, depuis l'Iran.

Téhéran n'a pas réagi dans l'immédiat à cette information. Il avait démenti "catégoriquement" plus tôt cette semaine tout rôle dans des attaques ces derniers jours rapportées par le pays du Golfe.

Donald Trump a appelé l'Iran à signer un accord "RAPIDEMENT" dans un message posté sur sa plateforme Truth Social, sous peine d'être frappé "bien plus violemment à l'avenir".

"Les forces américaines ont intercepté des attaques iraniennes non provoquées et riposté avec des frappes défensives" après que trois de leurs destroyers lance-missiles ont été attaqués en traversant le détroit d'Ormuz vers le golfe d'Oman par des "missiles, drones et petits bateaux" iraniens, a écrit le commandement américain pour le Moyen-Orient sur X.

Elles ont "neutralisé les menaces et ciblé les installations militaires iraniennes responsables des attaques contre les forces américaines, dont des sites de lancement de missiles et de drones, des centres de commandement et de contrôle, et des bases de renseignement, de surveillance et de reconnaissance", a-t-il ajouté.

"Aucun navire américain n'a été touché", a précisé l'armée américaine.

"Cessez-le-feu durable" 

Le commandement militaire iranien a accusé Washington d'avoir violé le cessez-le-feu en prenant pour "cible un pétrolier iranien quittant les côtes iraniennes, ainsi qu'un autre bateau", dans un communiqué cité par la télévision d'Etat.

Il a ajouté avoir "immédiatement riposté en attaquant des navires militaires américains, leur infligeant des dommages importants".

La télévision iranienne avait rapporté un peu plus tôt des explosions entendues dans un port de l'île de Qeshm, située dans le détroit d'Ormuz.

Téhéran verrouille ce passage stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures depuis le début de la guerre le 28 février, qui a fait des milliers de morts, surtout en Iran et au Liban, et ébranlé l'économie mondiale.

"Je crois fermement que ce cessez-le-feu deviendra un cessez-le-feu durable", a déclaré jeudi dans un discours télévisé le Premier ministre du Pakistan, Shehbaz Sharif, dont le pays œuvre comme médiateur et est "resté en contact permanent avec l'Iran et les Etats-Unis, jour et nuit".

En l'absence de percée dans les tractations, les cours du pétrole ont modérément baissé jeudi et remontent légèrement vendredi matin. Le baril de Brent, la référence mondiale, s'échangeait au-dessus de 101 dollars vers 03H20 GMT.

Donald Trump avait jugé mercredi "très possible" un accord de paix avec la République islamique en évoquant de "très bonnes discussions dans les dernières 24 heures", même s'il avait de nouveau agité en parallèle la menace d'une reprise des bombardements.

Négociations 

Mardi, le président américain avait annoncé, compte tenu des "grands progrès accomplis en vue d'un accord", la suspension de l'opération américaine lancée seulement la veille pour permettre à des centaines de bateaux coincés dans le Golfe de franchir le détroit d'Ormuz.

Si l'Iran a estimé que les Etats-Unis cherchaient à forcer sa "reddition", il s'est gardé de claquer la porte, le porte-parole de sa diplomatie, Esmaïl Baghaï, affirmant mercredi que son pays "examinait toujours le plan et la proposition américaine" et "communiquera(it) sa position à la partie pakistanaise, une fois arrêtée".

Jusque-là, la seule session de négociations, qui s'est tenue il y a bientôt un mois à Islamabad, n'a pas abouti.

Dans le stratégique détroit d'Ormuz, quelque 1.500 navires et environ 20.000 membres d'équipage restent "piégés", selon le secrétaire général de l'Organisation maritime internationale (OMI), une agence de l'ONU.

Washington maintient de son côté son blocus des ports iraniens lancé le 13 avril.

Rencontre Israël-Liban 

Sur le front libanais du conflit, de nouvelles discussions entre Israël et le Liban vont se tenir à Washington les 14 et 15 mai, en dépit d'un cessez-le-feu fragilisé par la poursuite des hostilités entre le Hezbollah et l'armée israélienne, a indiqué jeudi la diplomatie américaine.

Deux premières séances de négociations directes dans la capitale américaine entre ambassadeurs israélien et libanais avaient eu lieu les 14 et 23 avril.

Les deux pays sont officiellement en état de guerre depuis 1948 et les sessions d'avril étaient les premières du genre en 33 ans.

Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre éventuelle avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu.

Malgré la trêve, des combats se poursuivent au Liban. Des frappes israéliennes ont fait au moins 12 morts, dont deux enfants, jeudi dans le sud du pays, selon le ministère de la Santé.

Le mouvement pro-iranien Hezbollah, qui a entraîné le Liban dans la guerre le 2 mars en soutien à Téhéran, revendique lui des attaques contre les forces israéliennes qui occupent des zones du sud du pays.


Arrivée en Australie de proches de jihadistes du groupe EI en Syrie

Selon un média australien présent à bord de l'avion, le vol de Doha transportait trois femmes et huit enfants de jihadistes ayant passé plusieurs années dans un camp en Syrie. (AFP)
Selon un média australien présent à bord de l'avion, le vol de Doha transportait trois femmes et huit enfants de jihadistes ayant passé plusieurs années dans un camp en Syrie. (AFP)
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  • Selon un média australien présent à bord de l'avion, le vol de Doha transportait trois femmes et huit enfants de jihadistes ayant passé plusieurs années dans un camp en Syrie
  • Un autre avion de Qatar Airways, provenant également de Doha, avec à son bord une femme du même camp et son fils, a atterri quelques minutes plus tard à Sydney, a indiqué la chaîne australienne ABC

MELBOURNE: Un avion de Qatar Airways transportant des ressortissants australiens, des femmes et des enfants liés à des jihadistes présumés du groupe Etat islamique (EI) en Syrie, est arrivé jeudi à Melbourne, a constaté un journaliste de l'AFP à l'aéroport.

Selon un média australien présent à bord de l'avion, le vol de Doha transportait trois femmes et huit enfants de jihadistes ayant passé plusieurs années dans un camp en Syrie.

Un autre avion de Qatar Airways, provenant également de Doha, avec à son bord une femme du même camp et son fils, a atterri quelques minutes plus tard à Sydney, a indiqué la chaîne australienne ABC.

 


L'armée américaine dit avoir «neutralisé» un pétrolier ayant tenté de forcer le blocus des ports iraniens

Un F/A-18 Super Hornet américain, décollé de l'USS Abraham Lincoln, a endommagé le gouvernail d'un navire battant pavillon iranien dans le golfe d'Oman. (US Navy/AFP)
Un F/A-18 Super Hornet américain, décollé de l'USS Abraham Lincoln, a endommagé le gouvernail d'un navire battant pavillon iranien dans le golfe d'Oman. (US Navy/AFP)
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  • Il s'agit de la deuxième fois que les Etats-Unis interviennent pour neutraliser un navire iranien ne se pliant pas au blocus qu'ils ont mis en place le 13 avril, après qu'un premier round de négociations avec Téhéran n'a pas abouti
  • Le 19 avril, les forces américaines, depuis un destroyer cette fois, avaient ciblé la salle des machines du Touska après avoir ordonné à l'équipage de l'évacuer, neutralisant ainsi le bateau

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé mercredi avoir tiré sur un pétrolier battant pavillon iranien ayant tenté de forcer le blocus des ports iraniens imposé par Washington pour en "neutraliser le gouvernail".

"Les forces américaines opérant dans le Golfe ont fait respecter les mesures de blocus en neutralisant un pétrolier battant pavillon iranien sans cargaison qui tentait de naviguer vers un port iranien mercredi, à 9H00 heure de Washington", écrit le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) sur X.

"Après que l'équipage du Hasna n'a pas obtempéré aux avertissements répétés, les forces américaines ont neutralisé le gouvernail du pétrolier en tirant plusieurs salves" depuis un avion lancé depuis le porte-avions Abraham Lincoln, déployé dans la région, a-t-il ajouté, précisant que "le Hasna ne fait plus route vers l'Iran".

Il s'agit de la deuxième fois que les Etats-Unis interviennent pour neutraliser un navire iranien ne se pliant pas au blocus qu'ils ont mis en place le 13 avril, après qu'un premier round de négociations avec Téhéran n'a pas abouti.

Le 19 avril, les forces américaines, depuis un destroyer cette fois, avaient ciblé la salle des machines du Touska après avoir ordonné à l'équipage de l'évacuer, neutralisant ainsi le bateau.

Si le blocus des ports iraniens se poursuit, Donald Trump a annoncé mardi la suspension de l'opération américaine "Projet Liberté", lancée juste 48 heures plus tôt pour permettre à des centaines de navires coincés dans le Golfe de franchir le détroit d'Ormuz, "compte tenu des grands progrès accomplis en vue d'un accord complet et définitif avec les dirigeants iraniens".

Mais le président américain a augmenté la pression sur l'Iran mercredi en menaçant de bombarder le pays avec une "intensité bien plus forte qu'avant" si ses dirigeants ne concluaient pas d'accord avec Washington.