Nigeria: crainte d'une possible marée noire après un incendie sur un navire pétrolier

Carte du Nigeria localisant le terminal d'Ukpokiti. (Graphique, AFP)
Carte du Nigeria localisant le terminal d'Ukpokiti. (Graphique, AFP)
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Publié le Jeudi 03 février 2022

Nigeria: crainte d'une possible marée noire après un incendie sur un navire pétrolier

Carte du Nigeria localisant le terminal d'Ukpokiti. (Graphique, AFP)
  • L'entreprise nigériane propriétaire du navire a indiqué que dix membres d'équipage se trouvaient à bord de cette installation pétrolière flottant au large de l’Etat du Delta, dans le sud du Nigeria
  • Le nombre de barils stockés dans le navire au moment de l'explosion est encore inconnu et pourrait cependant être bien en deçà de sa capacité maximale

PORT HARCOURT: L'incendie d'un navire pétrolier d'une capacité de stockage de deux millions de barils, qui s'est déclaré mercredi après une explosion, fait craindre un éventuel désastre environnemental le long des côtes du Nigeria. 

Des images diffusées par des médias locaux montrent une épaisse fumée noire s'échappant d'un navire éventré, ravagé par les flammes -dont l'origine reste encore indéterminée- et en train de couler. 

L'entreprise nigériane propriétaire du navire a indiqué que dix membres d'équipage se trouvaient à bord de cette installation pétrolière flottant au large de l’Etat du Delta, dans le sud du Nigeria, premier producteur de brut d'Afrique. 

Un incendie « a embrasé notre installation offshore, le navire FPSO Trinity Spirit, au terminal d'Ukpokiti, après une explosion survenue aux premières heures mercredi », a annoncé le PDG de l'entreprise d'exploration et de production Shebah (Sepcol), Ikemefuna Okafor, dans un communiqué. 

Les FPSO sont des unités flottantes assurant notamment la production et le stockage de pétrole ou de gaz naturel extraits en mer par des plateformes. 

« Pour l'instant, aucun décès n'a été signalé, mais nous pouvons confirmer qu'il y avait dix membres d'équipage à bord avant l'incident », a poursuivi le PDG de Sepcol. 

L'entreprise a dit tout faire pour « maîtriser la situation » et a indiqué qu'une enquête était en cours pour faire la lumière sur la cause de cette explosion.  

De même, l'Agence nationale en charge de superviser les opérations pétrolières au Nigeria, la Nigerian Upstream Petroleum Regulatory Commission (NUPRC), « a lancé des investigations », selon un communiqué reçu jeudi par l'AFP.  

Il n'était pas possible jeudi après-midi de confirmer si du pétrole avait commencé, ou non, à se déverser dans la mer, mais la capacité de stockage du navire fait craindre un éventuel désastre écologique.  

Inquiétudes 

Selon Sepcol, le « Trinity Spirit » a une capacité de traitement de 22 000 barils par jour et une capacité de stockage de deux millions de barils. 

Le nombre de barils stockés dans le navire au moment de l'explosion est encore inconnu et pourrait cependant être bien en deçà de sa capacité maximale.  

La marine nigériane a assuré « avoir déployé ses navires sur place pour y apporter l'aide nécessaire », selon son porte-parole Suleman Dahun.  

L'Agence nigériane de détection et de réponse aux fuites pétrolières (NOSDRA) affirme également être sur place, mais n'a pas souhaité commenter davantage.  

Les défenseurs de l'environnement au Nigeria s'inquiètent toutefois de l'impact de cet incident.  

« Il y aura certainement une fuite de pétrole », a déclaré Mike Karikpo de l'ONG locale, Environmental Rights Action/Friends of the Environment.  

« Il s'agit d'une installation qui traite plus de 20 000 barils par jour (...) le pétrole atteindra les communautés environnantes », a-t-il alerté.  

Les marées noires sont fréquentes au Nigeria mais elles touchent généralement le fleuve Niger et ses affluents, et plus rarement en mer.  

Le delta du Niger est depuis des années le théâtre de graves troubles, avec des groupes armés qui percent des oléoducs pour piller du brut, provoquant des désastres écologiques. 


L'armée américaine dit avoir avoir tiré sur un navire qui violait son blocus des ports iraniens

L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
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  • Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains
  • C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington.

Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains, précise le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, dans un communiqué publié sur X.

C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet. Depuis, les forces américaines affirment avoir redirigé 55 navires qui tentaient de passer.

Lors de la première mise en place du blocus, entre mi-avril et mi-juin, l'armée américaine avait tiré sur neuf navires et redirigé plus de 140 autres.


Trump assure que sa relation avec Netanyahu est "très bonne" en dépit des désaccords sur Gaza

Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que sa relation avec Benjamin Netanyahu reste « très bonne », malgré les désaccords sur la feuille de route américaine pour Gaza
  • Netanyahu refuse tout retrait israélien tant que le Hamas ne sera pas désarmé, tout en affirmant qu’Israël continuera à défendre ses propres positions face à Washington

WASHINGTON: Donald Trump a assuré lundi que sa relation avec Benjamin Netanyahu restait "très bonne", après que ce dernier a rejeté la dernière feuille de route américaine pour Gaza.

Le Premier ministre israélien avait déjà exprimé des réticences sur ce texte censé lancer la deuxième étape du plan de paix.

L'armée israélienne "n'effectuera aucun retrait tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé", a déclaré Benjamin Netanyahu, qui tente de donner des gages à ses alliés d'extrême droite avant de délicates élections législatives en septembre.

Il a qualifié le président américain de "plus grand ami (d'Israël) à la Maison Blanche", tout en faisant comprendre qu'il était prêt à lui tenir tête: "Ils ont des idées, certaines nous conviennent et d'autres non, et nous savons défendre nos positions sur ces questions."

Les relations entre les deux dirigeants ont connu des difficultés au printemps.

Donald Trump, en des termes très virulents, a reproché en avril à Benjamin Netanyahu de saper des négociations en vue d'un cessez-le-feu avec l'Iran.


Trump va réclamer lui aussi des "compensations" à l'Iran

Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que Washington réclamera à l’Iran des compensations pour les victimes et dégâts liés à ses attaques et conflits passés
  • Ces nouvelles exigences pourraient compliquer davantage les négociations sur le détroit d’Ormuz, alors que Téhéran réclame lui aussi des réparations et la levée des sanctions américaines

WASHINGTON: Donald Trump a déclaré lundi sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis allaient réclamer des "compensations" pour des attaques menées par l'Iran depuis des décennies contre des adversaires à l'étranger ou contre des manifestants sur son sol.

Le président américain a assuré que cette demande serait faite "fermement" dans toute négociation, en réponse à une exigence de longue date des autorités iraniennes, qui conditionnent tout accord sur le détroit d'Ormuz au versement de réparations américaines.

L'Iran "demande des compensations pour les dommages qu'ils ont subis pendant les cinq mois de conflit militaire", a écrit Donald Trump, "bien que cela n'ait jamais été évoqué dans aucune de nos négociations ou réunions."

"Mais c'est une idée intéressante parce que, de la même manière, je demande moi aussi des compensations à l'Iran, pour tous les gens qu'ils ont tués et blessés" dans des attaques et "conflits", dont "les familles de ceux tués sur l'USS Cole", un navire de guerre américain frappé par un attentat meurtrier en 2000 au Yémen, a ajouté le milliardaire républicain.

Donald Trump a ajouté que "des compensations devraient être versées pour les familles des centaines de milliers de manifestants innocents que l'Iran a tués ces dernières cinquante années, sans même parler des 52.000 tués ces cinq derniers mois".

Un peu plus tard, dans une autre publication, le président octogénaire a jugé que l'Iran devait être tenu "responsable des dégâts et morts causés au Liban, en Syrie, au Yémen et à Gaza".

Ces nouvelles exigences de l'imprévisible dirigeant américain risquent de mettre hors de portée un accord rapide sur le détroit d'Ormuz, qui paraissait déjà bien improbable alors que l'Iran exige de son côté l'acceptation par Washington de "toutes" ses conditions.

Téhéran juge que les Etats-Unis doivent "mettre fin définitivement à la guerre et à l'agression" contre l'Iran et ses alliés, y compris au Yémen et en Irak, lever leur blocus des ports iraniens, "indemniser intégralement l'Iran pour les dommages causés" par les hostilités, lever les sanctions contre l'économie et débloquer "sans condition" les avoirs iraniens gelés.

Dimanche, Donald Trump a laissé entendre qu'il n'avait besoin d'engager ni une offensive militaire majeure ni un effort diplomatique particulier, en assurant qu'il lui suffisait d'"observer" les difficultés économiques de l'Iran.