Le Royaume-Uni accusé de négliger un Britannique détenu au Yémen depuis 2017

Des membres de la milice houthie assistent aux funérailles de militants tués lors de récents combats à Sanaa. (AP)
Des membres de la milice houthie assistent aux funérailles de militants tués lors de récents combats à Sanaa. (AP)
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Publié le Samedi 05 février 2022

Le Royaume-Uni accusé de négliger un Britannique détenu au Yémen depuis 2017

  • Luke Symons, 29 ans, a été détenu par la milice houthie dans le sud-ouest du Yémen avec son épouse yéménite car il est soupçonné d’espionnage
  • «Le gouvernement devrait poser la question suivante: “Que veulent les Houthis pour libérer Luke?”», a lancé le grand-père de M. Symons

LONDRES: La famille d’un ressortissant britannique détenu depuis 2017 et qui serait torturé au Yémen a accusé vendredi le gouvernement britannique d’apathie quant à son sort.

Luke Symons, 29 ans, a été détenu par la milice houthie dans le sud-ouest du Yémen, avec son épouse yéménite, car il est soupçonné d’espionnage, ce que sa famille nie fermement.

Ils affirment que son bras a été cassé lors d’un interrogatoire visant à obtenir des aveux et que sa santé physique et mentale s’est dégradée pendant son isolement dans la capitale yéménite, Sanaa.

Sa femme, quant à elle, a été libérée et lui rend régulièrement visite en prison. Elle est alarmée par son état, selon le grand-père de M. Symons, Robert Cummings.

«Luke est en train de vivre un enfer. Il ne reçoit aucune attention médicale, et nous avons régressé au lieu d’avancer à cause du gouvernement (britannique)», a indiqué M. Cummings à l’AFP par téléphone depuis le domicile de la famille à Cardiff.

«Le gouvernement devrait poser la question suivante: “Que veulent les Houthis pour libérer Luke?”», a-t-il lancé, accusant la milice d’utiliser son petit-fils comme «monnaie d’échange» pour des objectifs non précisés.

«Mais ils ne posent tout simplement pas la question», a poursuivi M. Cummings, dénonçant l’inaction du bureau des Affaires étrangères à Londres et des diplomates britanniques basés en Arabie saoudite et chargés du Yémen.

Amnesty International, qui a lancé cette semaine un nouvel appel à une intervention du Royaume-Uni, a demandé que la secrétaire d’État aux Affaires étrangères, Liz Truss, rencontre la famille.

«Il est grand temps que le gouvernement s’engage comme il se doit auprès de sa famille et exerce une pression sur les Houthis pour le faire sortir de prison et le ramener chez lui à Cardiff», a déclaré Sacha Deshmukh, responsable d’Amnesty au Royaume-Uni.

M. Symons a été arrêté en avril 2017, lorsque le Premier ministre Boris Johnson était secrétaire d’État aux Affaires étrangères, et n’a jamais été inculpé.

Le député de la capitale galloise, Kevin Brennan, membre du parti travailliste de l’opposition, a défendu la cause du détenu auprès de M. Johnson au Parlement il y a un mois. Ce dernier a répondu que cette affaire était «très triste».

«Je sais que les fonctionnaires du bureau des Affaires étrangères travaillent d’arrache-pied pour tenter de tirer les gens des positions dans lesquelles ils se trouvent», a assuré M. Johnson.

«Luke Symons ne fait pas exception à la règle», a-t-il dit, promettant à M. Brennan une rencontre avec un ministre du bureau des Affaires étrangères.

Cependant, aucune réunion n’a encore eu lieu, selon la famille et Amnesty.

La Grande-Bretagne précise qu’elle évoque régulièrement le sort de M. Symons avec les dirigeants houthis et insiste sur le fait qu’elle tient sa famille informée.

«Nous savons que c’est un moment difficile pour Luke Symons et sa famille. Notre équipe travaille activement pour obtenir la libération de Luke», a affirmé un porte-parole du bureau des Affaires étrangères après les derniers appels. 

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


La Jordanie dit avoir intercepté un drone sur son territoire

L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
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  • "Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone
  • Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte

AMMAN: L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance.

"L'armée de l'air royale jordanienne a neutralisé un drone qui avait violé l'espace aérien jordanien à l'aube mardi matin", a indiqué son porte-parole dans un communiqué.

"Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone.

Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte.

La Jordanie a été prise pour cible à plusieurs reprises lors de la reprise des frappes réciproques entre l'Iran et les États-Unis début juillet.


Washington confirme de nouvelles discussions entre le Liban et Israël à Rome

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
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  • Les États-Unis confirment des pourparlers Israël-Liban à Rome (4-6 août) sur les zones pilotes, la frontière et un accord de sécurité
  • L'armée libanaise affirme que les opérations israéliennes entravent son déploiement dans le sud, malgré l'accord de juin

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont confirmé lundi la tenue de nouveaux pourparlers entre Israël et le Liban, à Rome du 4 au 6 août, dans le cadre de la création de "zones pilotes" avec l'armée libanaise.

"À Rome, les groupes techniques s'attacheront à faire progresser la mise en œuvre intégrale de l'accord-cadre", a déclaré un responsable du département d'Etat sous couvert d'anonymat, citant l'extension du processus des "zones pilotes", le règlement de toutes les questions frontalières en suspens et l'élaboration d'un accord global de paix et de sécurité.

"L'expérience tirée des premières zones nous aidera à perfectionner la mise en œuvre des zones pilotes afin qu'elle puisse s'étendre de manière progressive", a-t-il ajouté.

L'armée libanaise a condamné dimanche la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, avait annoncé il y a quelques jours la tenue de ces pourparlers.

L'accord conclu en juin prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël - qui occupe toujours une partie du sud du pays - sous réserve d'un désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Malgré l'accalmie dans les combats, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes dans le sud.


L'armée saoudienne intercepte des drones provenant d'Irak

Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
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  • Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak
  • Ceux-ci visaient des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense

RIYAD: Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense.

"Des attaques terroristes ont été lancées depuis le territoire irakien par des milices terroristes soutenues par l'Iran", a affirmé le ministère dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.

Riyad appelle l'Irak à empêcher les attaques 

L'Arabie saoudite a exhorté lundi le gouvernement de Bagdad à empêcher les attaques de drones lancées depuis son territoire, après avoir accusé des groupes armés pro-Iran basés en Irak, d'avoir ciblé le royaume.

Le royaume "réaffirme la nécessité pour le gouvernement irakien de prendre toutes les mesures nécessaires afin d'empêcher que son territoire ne serve de point de départ à une agression", peut-on lire dans un communiqué des autorités publié par une chaîne de télévision officielle saoudienne.