Des développeuses participent au programme de l’Apple Academy qui a ouvert ses portes à Riyad

L’académie offre aux développeurs, entrepreneurs et créateurs une formation nécessaire pour réussir dans l’économie des applications iOS. (Photo fournie)
L’académie offre aux développeurs, entrepreneurs et créateurs une formation nécessaire pour réussir dans l’économie des applications iOS. (Photo fournie)
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Publié le Dimanche 06 février 2022

Des développeuses participent au programme de l’Apple Academy qui a ouvert ses portes à Riyad

L’académie offre aux développeurs, entrepreneurs et créateurs une formation nécessaire pour réussir dans l’économie des applications iOS. (Photo fournie)
  • L’académie dispense des cours en présentiel aux étudiantes, les aidant à devenir des programmeuses et des développeuses expérimentées
  • L’objectif à long terme de l’académie est de créer une base solide pour les carrières dans l’économie des applications, contribuant ainsi aux réformes sociales de la Vision 2030

RIYAD : La première Apple Developer Academy au Moyen-Orient a ouvert ses portes la semaine dernière à Riyad, offrant aux femmes passionnées de technologie la possibilité de devenir programmeuses et développeuses. 

« Notre objectif est de devenir le premier centre de la région pour les développeuses iOS tout en les aidant à devenir des entrepreneures actives et efficaces qui mènent la transformation numérique du Royaume d’Arabie saoudite », a expliqué Ohood Al-Nayel, directeur de l’Apple Developer Academy. 

« Nous sommes ravis d’accueillir les premières étudiantes de l’Apple Developer Academy à l’université Princesse Noura bent Abdelrahman », a déclaré Susan Prescott, vice-présidente d’Apple chargée de l’éducation et du marketing d’entreprise. 

L’Apple Developer Academy est la première institution de codage de la région à s’être associée à la Fédération saoudienne pour la cyber-sécurité, la programmation et les drones, représentée par la Tuwaiq Academy et l’université Princesse Noura bent Abdelrahman. 

L’académie dispense des cours en présentiel aux étudiantes, les aidant à devenir des programmeuses et des développeuses expérimentées. Elle vise à fournir aux développeuses les moyens et les outils nécessaires pour progresser dans le secteur. 

Les étudiantes apprennent les principes fondamentaux du codage, du design, du marketing, de la gestion de projet et de l’entrepreneuriat. Les diplômées pourront ensuite créer des entreprises, développer et vendre des applications sur l’App Store, et contribuer aux industries de leur communauté. 

« Chez Apple, nous sommes déterminés à faire en sorte que tout le monde dispose des outils et des ressources nécessaires pour prospérer dans l’économie des applications et faire partie de cette transformation », a affirmé Mme Prescott. 

L’objectif à long terme de l’académie est de créer une base solide pour les carrières dans l’économie des applications, contribuant ainsi aux réformes sociales de la Vision 2030. 

« Nous sommes fiers de contribuer, grâce au pouvoir de la technologie et de l’innovation, à préparer ces leaders à de nouvelles opportunités de carrière et d’entrepreneuriat », a indiqué Mme Prescott. 

Les étudiantes sont âgées de 20 à 35 ans et sont originaires de diverses régions du Royaume. Elles sont également issues de divers secteurs et parcours professionnels, notamment l’informatique, la finance, l’art, le droit et la médecine. 

« À l’instar de toutes les académies de développeurs Apple dans le monde, nous nous efforcerons de donner à nos étudiantes les moyens de contribuer activement à l’essor du secteur des applications et d’en tirer profit», a précisé M. al-Nayel. 

L’académie donne la possibilité à toute personne ayant une idée de concevoir et de donner vie à son application grâce à des cours de programmation et de codage. 

Dans le cadre de ce programme, les étudiantes qui se déplacent pour prendre des cours à l’université Princesse Noura bint Abdulrahman bénéficieront d’un logement, notamment de dortoirs, d’installations sportives, et d’un accès aux activités et événements de Riyad. 

Environ 70% des instructeurs sont des femmes. 

Il existe plus d’une dizaine de sites de l’Apple Developer Academy dans le monde. L’académie vise à encourager plus de 600 femmes par an grâce à ses programmes internationaux. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Face aux subventions américaines, l'UE doit «soutenir» son industrie

Le commissaire européen au Marché intérieur, Thierry Breton (Picture, AFP).
Le commissaire européen au Marché intérieur, Thierry Breton (Picture, AFP).
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  • L'Union européenne s'inquiète depuis plusieurs mois des effets de ce plan de 420 milliards de dollars du président américain
  • Ce plan prévoit entre autres des réformes favorisant les entreprises implantées aux Etats-Unis

PARIS: Le commissaire européen au Marché intérieur, Thierry Breton, appelle à la création d'un "fonds européen de souveraineté pour soutenir des projets industriels" et faire face à l'Inflation Reduction Act (IRA) américain, critiqué par Emmanuel Macron lors de sa visite aux Etats-Unis.

L'Union européenne s'inquiète depuis plusieurs mois des effets de ce plan de 420 milliards de dollars du président américain Joe Biden largement consacré au climat et adopté l'été dernier, au cœur d'une visite officielle d'Emmanuel Macron outre-Atlantique ces derniers jours.

Ce plan prévoit entre autres des réformes favorisant les entreprises implantées aux Etats-Unis, notamment dans les secteurs des véhicules électriques, des batteries, de la tech, des énergies renouvelables ou encore de l'hydrogène.

Il "entraîne des distorsions de concurrence aux dépens des entreprises de l'Union européenne", affirme Thierry Breton dans un entretien au Journal du dimanche, après avoir menacé début novembre d'"aller devant l'Organisation mondiale du commerce (OMC)" pour faire valoir ses arguments.

"Un groupe de travail a déjà été créé avec des représentants de la Maison Blanche et de la Commission européenne", ajoute-t-il.

Emmanuel Macron a dit vendredi vouloir que la question des "exemptions" réclamées aux Etats-Unis pour les industries européennes soit "réglée" d'ici au premier trimestre 2023 après avoir jugé la veille "super agressives" certaines des mesures américaines. Le président américain s'est lui dit prêt à corriger des "défauts" de sa loi, qu'il a toutefois défendue bec et ongle.

"Après les ouvertures obtenues à Washington par le président (Macron), je suis confiant, les efforts de l'Union européenne porteront leurs fruits. Plus rapidement qu'on ne le pense, j'espère. Peut-être dans les tout prochains jours!", ajoute M. Breton dans le JDD.

Le commissaire souligne en revanche la nécessité pour l'Europe d'améliorer son attractivité et sa compétitivité en se concentrant sur "la technologie et les secteurs stratégiques pour la réussite de sa transition verte", notamment les éoliennes, l'énergie solaire et les réseaux électriques et en adaptant un cadre réglementaire "trop lourd".

Face à la crise énergétique, à la concurrence américaine et à la politique économique chinoise, il préconise "un fonds européen de souveraineté pour soutenir des projets industriels", sans oublier les plans nationaux "à coordonner".

Soulignant les conditions d'endettement différentes selon les Etats, Thierry Breton affirme enfin qu'il "faudrait sans doute envisager un financement autour de 2 % du PIB de l'Union européenne, soit environ 350 milliards d'euros".


Réouverture du Terminal 1 de Roissy, rénové et agrandi

Des écrans indiquent la direction du bâtiment du Terminal 1 de l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle, au nord de Paris, le 3 décembre 2022 (Photo, AFP).
Des écrans indiquent la direction du bâtiment du Terminal 1 de l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle, au nord de Paris, le 3 décembre 2022 (Photo, AFP).
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  • Le Terminal 1 de Roissy a été modernisé et agrandi pour répondre aux impératifs actuels du transport aérien
  • La solution a consisté à intégrer les surfaces de trois satellites au sein d'un nouveau bâtiment de 36 000 m2, dont 5 600 m2 pour une salle d'embarquement, et 6 000 de surface commerciale

AEROPORT DE ROISSY: La forme de pieuvre et les tapis roulants dans des tubes sont toujours là, mais le Terminal 1 de Roissy a été modernisé et agrandi pour répondre aux impératifs actuels du transport aérien, ont souligné samedi ses gestionnaires lors d'une cérémonie de réouverture.

Celle-ci "marque symboliquement la fin de la pandémie de Covid-19 pour les aéroports parisiens", a affirmé le PDG du Groupe ADP Augustin de Romanet. Ce bâtiment circulaire flanqué de sept satellites en étoile était fermé depuis mars 2020, au début de la crise sanitaire.

Depuis, ADP et ses sous-traitants se sont employés à transformer ces installations pour les adapter aux clients et compagnies aériennes, dont les exigences sont très éloignées de celles de l'époque de l'entrée en service du T1, en 1974.

"Chaque satellite était devenu trop étroit" pour accueillir les fonctions de sûreté et d'embarquement, et en conséquence "l'expérience passager était fortement dégradée", a expliqué Edward Arkwright, numéro deux d'ADP, qui a porté ce projet depuis son lancement.

La solution a consisté à intégrer les surfaces de trois satellites au sein d'un nouveau bâtiment de 36 000 m2, dont 5 600 m2 pour une salle d'embarquement, et 6 000 de surface commerciale.

Les voyageurs en partance, après avoir quitté l'anneau central aux surfaces de béton brut caractéristiques, se rendront dans ce bâtiment par un tunnel ondulant sous une des pistes de l'aéroport, repris de l'un des anciens satellites.

Ils accèderont à une grande salle d'inspection-filtrage aux équipements électroniques dernier cri, puis par un escalator à la salle d'embarquement proprement dite.

Son décor de cuir, de laiton et de marbre, surplombé par de flamboyants lampadaires, s'inspire selon ADP des Années folles décrites par Ernest Hemingway dans "Paris est une fête".

Cette transformation a fait l'objet de dialogues entre ADP et l'architecte du bâtiment original Paul Andreu, avant sa mort en 2018, a noté M. Arkwright, le but étant de rester dans sa continuité: "le Terminal 1, on y touche la main tremblante", a-t-il résumé.

Hommage à la vision d'Andreu, la façade vitrée du nouveau bâtiment, baigné de lumière traversante, est décorée d'un imposant rappel en sérigraphie de la silhouette opaque du bâtiment originel, juste en face.

ADP a investi 250 millions d'euros dans ce projet qui porte la capacité du T1 à 10,2 millions de passagers par an, contre 9 auparavant. Il accueillera des vols de 36 compagnies aériennes, dont Lufthansa, Emirates et United.


Subventions américaines: Macron veut que l'UE règle avec Washington le sujet des exemptions début 2023

Selon Emmanuel Macron, son «discours de vérité avec le président Biden» a porté malgré tout ses fruits (Photo, AFP).
Selon Emmanuel Macron, son «discours de vérité avec le président Biden» a porté malgré tout ses fruits (Photo, AFP).
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  • À la veille de sa visite à la Maison Blanche, il avait jugé «super agressifs» les subventions et crédits d'impôt massifs prévus pour les véhicules électriques
  • La France avait dit espérer arracher des exemptions

LA NOUVELLE-ORLÉANS: Emmanuel Macron a dit vendredi vouloir que la question des "exemptions" réclamées aux Etats-Unis pour les industries européennes dans le cadre de leur plan de subventions massives en faveur du climat (IRA) soit "réglée" d'ici au premier trimestre 2023.

"Pour moi, d'ici au début de l'année prochaine, il faut qu'on ait pu régler ce sujet", "il faut qu'on ait finalisé ces sujets", a dit le président français à la presse à la Nouvelle-Orléans au lendemain d'une rencontre avec son homologue américain Joe Biden à Washington.

À la veille de sa visite à la Maison Blanche, il avait jugé "super agressifs" les subventions et crédits d'impôt massifs prévus pour les véhicules électriques, batteries ou projets d'énergie renouvelable "made in USA" par l'Inflation Reduction Act (IRA), le plan climat de 420 milliards de dollars de Joe Biden adopté l'été dernier.

La France avait dit espérer arracher des exemptions.

Jeudi, le président américain s'est dit prêt à corriger des "défauts" de sa loi, qu'il a toutefois défendue bec et ongles, sans évoquer clairement des exemptions et renvoyant d'éventuelles concessions à des travaux techniques.

Selon Emmanuel Macron, son "discours de vérité avec le président Biden" a porté malgré tout ses fruits.

"C'était mon devoir de le poser (ce discours) en Européen, pas simplement au nom de la France" mais aussi "de toute l'Europe", a-t-il dit.

"Avant que je mette les pieds dans le plat, ça n'était d'ailleurs pas un débat du tout chez nous" ni "ici" aux Etats-Unis, a-t-il ajouté.

Plusieurs voix européennes s'étaient inquiétées des conséquences de l'IRA sur l'industrie du Vieux Continent, dont le commissaire européen au Marché intérieur, Thierry Breton, qui avait menacé début novembre d'"aller devant l'OMC".

"Maintenant, tout le monde en parle, c'est une bonne chose. Le but, c'est que l'Union européenne (...) puisse avoir des exemptions. Ce que j'ai essayé de démontrer au président (Biden), c'est que c'est bon pour les Etats-Unis d'Amérique et c'est bon pour nous", a-t-il plaidé.

Il a estimé que les discussions se dirigeaient bien vers des "exemptions" pour ce que "produit" l'industrie européenne, "comme l'ont eu des pays de la région", à savoir le Canada et le Mexique.