Le président Biden a «hâte» de se rendre en Israël cette année

Biden a souligné son engagement en faveur de la stabilité dans la région. (Photo, AFP)
Biden a souligné son engagement en faveur de la stabilité dans la région. (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 07 février 2022

Le président Biden a «hâte» de se rendre en Israël cette année

  • Biden a fait part de son «soutien indéfectible» à la sécurité d'Israël et de son «soutien total» au réapprovisionnement du système de défense aérienne Dôme de fer
  • «Le président a remercié le Premier ministre pour son invitation à se rendre en Israël et a déclaré qu'il avait hâte d'y aller au cours de l'année», selon un communiqué de la Maison Blanche

WASHINGTON : Le président américain Joe Biden a annoncé qu'il avait "hâte" de se rendre en Israël dans l'année, au cours d'un entretien téléphonique dimanche avec le Premier ministre israélien Naftali Bennett pour "réaffirmer le partenariat chaleureux et historique" entre les deux nations, a indiqué la Maison Blanche.

"Le président a remercié le Premier ministre pour son invitation à se rendre en Israël et a déclaré qu'il avait hâte d'y aller au cours de l'année", selon un communiqué de la Maison Blanche.

M. Biden a fait part de son "soutien indéfectible" à la sécurité d'Israël et de son "soutien total" au réapprovisionnement du système de défense aérienne Dôme de fer, selon la Maison Blanche.

Les deux hommes ont également évoqué la crainte d'une invasion russe en Ukraine, selon le communiqué.

Ils ont discuté de la sécurité au Moyen-Orient, "notamment de la menace exercée par l'Iran et ses alliés".

M. Biden a souligné son engagement en faveur de la stabilité dans la région "avec des Israéliens et des Palestiniens bénéficiant de mesures égales de sécurité, de liberté et de prospérité." 

L'année dernière, le dirigeant américain a accueilli M. Bennett à la Maison Blanche, où les deux hommes ont fait abstraction de leurs différences et ont présenté un front uni. 

Israël s'oppose farouchement à la tentative de M. Biden de revenir sur le retrait de son prédécesseur Donald Trump de l'accord nucléaire de 2015 qui levait les sanctions contre l'Iran en échange de restrictions sur son programme nucléaire. 

M. Bennett avait également déclaré qu'il poursuivrait la construction de colonies et qu'il était opposé à la création d'un Etat palestinien dans les territoires conquis par Israël en 1967.


Les négociations sur un accord mondial sur les pandémies débuteront en février 2023

Le siège de l’OMS, à Genève (Photo, AFP).
Le siège de l’OMS, à Genève (Photo, AFP).
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  • L'annonce intervient à quelques jours du troisième anniversaire de l'apparition de la Covid-19 en Chine
  • Le processus pour trouver un accord de lutte contre la pandémie a été lancé fin 2021 à l'unanimité des membres de l'OMS

GENEVE: Les négociations sur un projet d'accord mondial pour mieux combattre la prochaine pandémie débuteront fin février 2023, a annoncé mercredi l'OMS.

Les 194 Etats membres de l'Organisation mondiale de la santé, réunis à Genève depuis trois jours, ont convenu "d'élaborer le premier projet d'un accord juridiquement contraignant conçu pour protéger le monde contre de futures pandémies", souligne un communiqué.

"Ce 'projet préliminaire conceptuel' de l'accord sur la pandémie, ancré dans la Constitution de l'OMS, sera discuté par les Etats membres" le 27 février 2023, précise l'Organisation.

L'annonce intervient à quelques jours du troisième anniversaire de l'apparition de la Covid-19 en Chine, avant qu'il ne se répande dans le monde entier provoquant la pire pandémie depuis un siècle.

Elle a fait des millions de morts, coûté des milliers de milliards de dollars et mis à nu les inégalités d'accès aux soins et aux médicaments. Et elle continue de sévir.

Le bureau de l'organe intergouvernemental de négociation, qui est composé d'un délégué de chacune des six régions de l'OMS, sera chargé d'élaborer le texte ou "brouillon zéro" qui servira de base aux négociations des Etats membres.

Le processus pour trouver un accord de lutte contre la pandémie a été lancé fin 2021 à l'unanimité des membres de l'OMS.

Le projet est d'adopter un texte contraignant juridiquement au printemps 2024.

"La décision de nous confier la tâche d'élaborer un avant-projet d'accord sur la pandémie représente une étape majeure sur la voie d'un monde plus sûr", a affirmé Roland Driece, l'un des membres du Bureau de l'organe international de négociation.

Sa collègue Precious Matsoso a indiqué pour sa part que "les représentants du gouvernement ont souligné que tout futur accord sur la pandémie devrait tenir compte de l'équité, renforcer la préparation, assurer la solidarité, promouvoir une approche pansociétale et pangouvernementale, et respecter la souveraineté des pays."

"Il y a beaucoup de choses qui doivent changer avant que nous ne le validions. C'est la même chose pour beaucoup d'Etats membres - probablement la plupart", a déclaré aux journalistes la négociatrice en chef américaine, Pamela Hamamoto, en référence au "brouillon zéro".

Peter Sands, qui dirige le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme juge pour sa part que "l'existence d'un beau traité (...) n'aura qu'un impact partiel sur l'efficacité de notre réponse".


RDC: Quatre morts dans des affrontements intercommunautaires en Ituri

Quatre personnes ont été tuées dans des affrontements entre des membres de deux communautés dans un conflit autour d'une mine d'or artisanale dans le nord-est de la RDC (Photo, AFP).
Quatre personnes ont été tuées dans des affrontements entre des membres de deux communautés dans un conflit autour d'une mine d'or artisanale dans le nord-est de la RDC (Photo, AFP).
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  • Ces affrontements à l'arme à feu ont opposé durant deux jours en début de semaine des jeunes Bira à des Hema dans la chefferie de Baboa-Bokowe
  • Souvent secouée par des conflits intercommunautaires, la région aurifère d'Ituri a renoué avec les violences depuis 2017 avec l’avènement de la milice Codeco

BUNIA: Quatre personnes ont été tuées dans des affrontements entre des membres de deux communautés dans un conflit autour d'une mine d'or artisanale dans le nord-est de la République démocratique du Congo, ont indiqué mercredi des sources locales.

Ces affrontements à l'arme à feu ont opposé durant deux jours en début de semaine des jeunes Bira à des Hema dans la chefferie (ensemble de villages) de Baboa-Bokowe, à 10 km de Bunia, chef-lieu de la province de l'Ituri, selon des témoignages recueillis par l'AFP.

Selon Jonas Zorabo Lemi, responsable de cette chefferie, on a enregistré quatre morts, deux blessés et un important déplacement de population vers des zones plus sécurisées.

Le puits au centre du conflit était utilisé comme latrines dans la parcelle d'un membre de la communauté Bira avant d'être transformé en une sorte de carrière artisanale. Les filons d'or se prolongeant en grande partie dans la parcelle d'un Hema, ce dernier, soutenu par des membres de sa communauté, tentait de refuser l'accès aux jeunes Bira.

Cette situation a créé une "tension entre la jeunesse Bira et la jeunesse Hema", a expliqué M. Zorabo Lemi.

Le lieutenant Jules Ngongo, porte-parole de l'armée en Ituri, a confirmé dans un communiqué qu'un "conflit foncier autour d'un gisement aurifère dans une parcelle" avait provoqué des morts.

Le gouverneur de province, le lieutenant général Johnny Luboya, a "condamné" cet incident qui a causé "une panique généralisée à travers tous les villages environnants". "Les fauteurs de troubles et porteurs d'armes illégaux se verront poursuivis par la justice", a-t-il prévenu.

Souvent secouée par des conflits intercommunautaires, la région aurifère d'Ituri a renoué avec les violences depuis 2017 avec l’avènement de la milice Codeco, qui prétend défendre les intérêts de la communauté Lendu contre les Hema et contre les forces de sécurité.

Des groupes armés actifs dans cette région et d'autres provinces de l'est de la RDC ont pris part à Nairobi aux pourparlers avec le gouvernement de Kinshasa qui se sont achevés mardi. Une prochaine session de discussions est prévue en janvier.


L'Allemagne démantèle un réseau armé qui voulait fondre sur le Bundestag

L'Allemagne démantèle un réseau armé qui voulait fondre sur le Bundestag
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  • Au petit matin, 25 personnes ont été arrêtées lors d'un vaste coup de filet dans tout le pays
  • Selon les médias, il s’agit de la plus importante opération policière de ce type jamais réalisée en Allemagne

BERLIN: Un prince, d'anciens soldats d'élite, une ressortissante russe et une ex-députée d'extrême droite : tel est le sulfureux casting d'un groupuscule complotiste, prêt à renverser les institutions démocratiques allemandes, dont les plans ont été déjoués mercredi.

Cette cellule nourrie à l'idéologie des "Reichsbürger" (Citoyens du Reich, ndlr), une mouvance extrémiste qui a pris de l'ampleur avec les restrictions sanitaires, s'était construite avec une organisation quasi gouvernementale, en vue d'un coup d'Etat.

"Elle s'était dotée d'un conseil avec des personnes déjà désignées pour certains portefeuilles ministériels (...) et d'un bras militaire avec une nouvelle armée allemande", a décrit le procureur antiterroriste Peter Frank, au cours d'un point presse à Karlsruhe (ouest).

Plus tard, il a précisé à la chaîne ARD que les préparatifs du groupe étaient "à un stade avancé", bien qu'aucune date n'ait été fixée. "Nous sommes sûrs qu'ils seraient passés à l'action", a-t-il ajouté.

Fondé "au plus tard fin 2021", le groupuscule avait "pour objectif de venir à bout de l'ordre étatique existant en Allemagne", un projet ne pouvant être réalisé "que par l'utilisation de moyens militaires et de la violence contre les représentants de l'Etat".

Au petit matin, 25 personnes ont été arrêtées lors d'un vaste coup de filet dans tout le pays, une interpellation a eu lieu en Autriche et une autre en Italie. L'enquête vise au total 52 personnes.

La justice les soupçonne d'"avoir fait des préparatifs concrets pour pénétrer violemment dans le Bundestag allemand", la chambre des députés à Berlin, "avec un petit groupe armé", selon un communiqué du parquet. Un scénario qui rappelle l'assaut du Capitole par les partisans de Donald Trump aux Etats-Unis.

«Profondément inquiet»

Quelque 3.000 membres des forces de l'ordre ont été mobilisés et plus de 130 perquisitions ont été effectuées dans ce que les médias ont décrit comme la plus importante opération policière de ce type jamais réalisée en Allemagne.

Le président allemand, Frank-Walter Steinmeier, s'est dit "profondément inquiet" face à ce complot, estimant qu'un "nouveau niveau" avait été atteint.

Sont cités par la justice en tant que meneurs présumés : "Henri XIII P. R." et "Rüdiger v. P.".

Le premier, identifié par la presse allemande comme étant le Prince Reuss, descendant d'une lignée de souverains de l'Etat régional de Thuringe (est), est un entrepreneur septuagénaire.

Arrêté à Francfort, il possédait également un château près de Bad Lobenstein, dans le centre de l'Allemagne, qui a été perquisitionné.

Le second est, selon les médias, un ex-lieutenant colonel de la Bundeswehr, commandant d'un bataillon de parachutistes dans les années 1990 et fondateur d'un commando d'Unité des forces spéciales (KSK).

D'autres militaires sont impliqués dans le complot, dont un qui a encore des fonctions, membre du KSK, a précisé un porte-parole du ministère de la Défense, Arne Collatz.

Autre protagoniste, la Russe "Vitalia B.", identifiée par la presse allemande comme étant la compagne de Henri XIII, a, selon les procureurs, servi d'intermédiaire pour tenter de prendre contact avec les autorités russes en vue d'un éventuel soutien.

Le Kremlin a pour sa part fermement démenti mercredi toute "ingérence russe" dans ce dossier.

Juge à Berlin

Les autorités ont également interpellé une magistrate, Birgit Malsack-Winkemann, une ancienne députée du parti d'extrême droite AFD qui a siégé au Bundestag entre 2017 et 2021.

Sans la nommer directement, le procureur Peter Frank a dit qu'"une ancienne députée du Bundestag était pressentie pour le portefeuille de la Justice" dans le gouvernement des complotistes.

Une procédure a été engagée pour la démettre de ses fonctions de juge à Berlin.

Après leur coup d'Etat, les conspirateurs avaient imaginé placer le Prince Reuss à la tête de leur exécutif.

Au moins quatre réunions ont eu lieu au cours de l'été afin d'étendre le réseau, selon le parquet, les effort de recrutement ayant en particulier visé les policiers et les militaires.

La branche militaire de la cellule criminelle était chargée d'acheter des armes et d'organiser des entraînements.

Les autorités allemandes ont classé ces dernières années la violence d'extrême droite au premier rang des menaces à l'ordre public, avant le risque jihadiste.

Au printemps, elles avaient démantelé un autre groupuscule d'extrême droite, soupçonné d'avoir projeté des attentats et l'enlèvement du ministre de la Santé, à l'origine des mesures de restriction anti-Covid.

Sur les quelque 20.000 militants estimés de la mouvance des Reichsbürger en Allemagne, une frange s'est radicalisée, intégrant notamment des négationnistes et envisageant le recours à l'action violente.