Un haut gradé US aux EAU pour renforcer leur défense après les attaques houthies

Le général McKenzie a indiqué avoir reporté sa visite prévue en réponse aux attaques des Houthis. (Photo, AFP)
Le général McKenzie a indiqué avoir reporté sa visite prévue en réponse aux attaques des Houthis. (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 08 février 2022

Un haut gradé US aux EAU pour renforcer leur défense après les attaques houthies

Le général McKenzie a indiqué avoir reporté sa visite prévue en réponse aux attaques des Houthis. (Photo, AFP)
  • Les Houthis mènent une série sans précédent d’attaques de missiles largement ratées sur des cibles émiraties
  • Washington accuse Téhéran de fournir des armes de pointe aux Houthis

ABU DHABI: Dimanche, le général de marine Frank McKenzie est arrivé aux Émirats arabes unis (EAU) pour discuter de la manière de renforcer les défenses de l’État du Golfe après une série de tirs de missiles des Houthis au Yémen. 

Depuis plusieurs semaines, la milice soutenue par l’Iran mène une série sans précédent d’attaques de missiles largement ratées sur des cibles émiraties, ce qui a déclenché les défenses aériennes émiraties et américaines et obligé les troupes américaines à se mettre brièvement à l’abri. 

Ces attaques braquent les projecteurs sur les efforts jusqu’ici infructueux déployés sous l’égide de l’ONU pour négocier la fin de la guerre au Yémen, qui oppose les Houthis à la Coalition pour restaurer la légitimité au Yémen depuis 2015. 

Le général McKenzie, à la tête du commandement central (Centcom) de l'armée américaine au Moyen-Orient, a indiqué avoir reporté sa visite prévue en réponse aux attaques des Houthis, dans l’espoir de souligner l’engagement des États-Unis à défendre l’État du Golfe. 

«Je pense que c’est une période très inquiétante pour les EAU. Ils recherchent un soutien. Nous sommes ici pour les aider à leur fournir», a-t-il déclaré aux journalistes peu avant son arrivée à Abu Dhabi. Au début du mois, le Pentagone avait annoncé le déploiement d’avions de chasse F-22 et d’un destroyer lance-missiles, l’USS Cole, en partenariat avec la marine des EAU, avant une escale à Abu Dhabi. 

Selon le général McKenzie, les F-22 fourniraient aux EAU «l’un des meilleurs radars à capacité de détection vers le bas au monde», capable d’identifier des cibles comme les missiles de croisière d’attaque terrestre et les drones. L’USS Cole opérera dans les eaux entourant les EAU et surveillera les expéditions de contrebande, a-t-il précisé. 

Interrogé sur les dernières attaques de missiles des Houthis, le général McKenzie a expliqué qu’elles pourraient notamment constituer une réponse à des revers sur le champ de bataille. «Il est difficile de connaître les raisons des Houthis derrière ces attaques», a-t-il dit. «Je pense qu’ils n’ont pas l’habitude de perdre du terrain au Yémen.» 

Par ailleurs, Washington accuse Téhéran de fournir des armes de pointe aux Houthis. «Les missiles balistiques à moyenne portée qui ont été tirés du Yémen et sont entrés dans les EAU n’ont pas été créés, construits ou conçus au Yémen», a déclaré McKenzie. «Tout cela s’est passé ailleurs. Je pense donc que le rôle de l’Iran dans cette affaire est évident.» 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.