Jakarta compte sur l'Expo 2020 de Dubaï pour viser les marchés du Moyen-Orient et de l’Afrique

Bali, la destination touristique la plus célèbre d'Indonésie, a subi d'énormes pertes en raison de la pandémie du coronavirus. Sa croissance au deuxième trimestre de cette année a reculé de 10,98%. (Photo Fournie) Fournie)
Bali, la destination touristique la plus célèbre d'Indonésie, a subi d'énormes pertes en raison de la pandémie du coronavirus. Sa croissance au deuxième trimestre de cette année a reculé de 10,98%. (Photo Fournie) Fournie)
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Publié le Lundi 05 octobre 2020

Jakarta compte sur l'Expo 2020 de Dubaï pour viser les marchés du Moyen-Orient et de l’Afrique

  • Le ministre du Commerce indonésien prévoit que la participation au salon Expo 2020 à Dubaï sera bénéfique à son pays, malgré le report de l’évènement à dans un an
  • Les EAU sont le deuxième partenaire commercial de l’Indonésie dans la région du Golfe après l’Arabie saoudite

JAKARTA : L'Indonésie cherche à étendre ses débouchés d'exportations et sa coopération commerciale avec les marchés du Moyen-Orient et d’Afrique en participant à la World Expo 2020 à Dubaï - aux Emirats arabes unis -, a expliqué dimanche un responsable du ministère du Commerce à Arab News. Et cela malgré le fait que l’évènement, initialement prévu en octobre de cette année, ait été reporté à l’année prochaine. 

« Les Emirats sont une plaque tournante régionale, et nous visons à développer nos exportations qui représentent actuellement moins de 1% de la demande totale du Moyen-Orient, d’Afrique, de l’Asie de l'Ouest et de l’Europe », a affirmé Kasan Muhri, directeur général du ministère du Commerce indonésien pour le développement des exportations nationales.

Kasa Muhrin a ajouté que l'Indonésie s'attendait également à tirer d'autres avantages concrets de ses investissements, en attirant davantage de touristes étrangers dans le pays.

Le secteur du tourisme indonésien a en effet souffert de pertes substantielles en raison des restrictions de voyage imposées à la suite de la pandémie du coronavirus (Covid-19), alors que l’objectif initial prévu pour cette année était d’attirer 17 millions de visiteurs étrangers dans le pays.

L'île balnéaire de Bali, destination touristique la plus célèbre d'Indonésie, a cumulé à elle seule des pertes s'élevant à 9,7 trillions de roupies (554 millions d’euros) chaque mois, tandis que la croissance de l'île au deuxième trimestre de cette année a reculé de 10,98%. Les revenus de l’île issus du tourisme ont chuté après que les touristes aient cessé de s’y rendre, a déclaré le gouverneur adjoint de Bali, Tjokorda Oka Artha Ardhana Sukawati, lors d'une récente conférence en ligne, à l'occasion de la Journée Mondiale du Tourisme 2020.

Le 1er octobre, lors du lancement du compte à rebours en direct pour l’exposition qui se tiendra entre le 1er octobre 2021 et le 31 mars 2022, le ministre du Commerce Agus Suparmanto a réaffirmé la participation de l’Indonésie à cet événement. « Même si la pandémie a empêché le monde de se rencontrer à Dubaï cette année, nous avons réitéré notre engagement envers le salon de Dubaï, au nom du gouvernement indonésien », a assuré Suparmanto lors du lancement.

Il a précisé que l'Indonésie espérait toujours tirer profit de sa participation à l’expo, malgré son report dans un an. L'année d’intervalle, a-t-il dit, pourrait permettre un échange direct avec des partenaires commerciaux potentiels, et aiderait à attirer 2,5 millions de visiteurs au pavillon, soit 10% des 25 millions de visiteurs attendus lors de l'événement. « Nous espérons que le vaccin contre la Covid-19 sera disponible d’ici là, de sorte que les visiteurs et les autres participants puissent communiquer plus librement », a estimé le responsable du ministère du Commerce

Un pavillon saoudien de 3000 m²

Pour sa part, l'ambassadeur des EAU en Indonésie, Abdullah Salem Obeid Al-Dhaheri, qui était présent lors du lancement, a déclaré que les Émirats accordaient une grande importance à la participation de l'Indonésie à l'Expo 2020 de Dubaï. « Je saisis cette occasion pour exprimer notre plus haute reconnaissance à l’engagement continu du gouvernement indonésien en faveur de l’Expo 2020 », a déclaré l’ambassadeur des Emirats arabes unis. Il a ajouté que son gouvernement œuvrait activement pour faire de l'exposition mondiale, qui pèse plusieurs milliards de dollars, une plateforme centrale « pour mettre en avant les réalisations humaines dans de nombreux domaines. »

« Cet événement mondial démontre la capacité des Emirats à se connecter et à attirer des millions de personnes du monde entier pour célébrer le progrès humain et créer un avenir meilleur », a-t-il soutenu.

La participation de l’Indonésie à l’exposition sera remarquée: elle disposera d’un pavillon de trois étages s’étendant sur 3000 m², sur un terrain de 1860 m², et présentera un mélange de designs futuristes et traditionnels du pays.

Les EAU sont le deuxième partenaire commercial de l’Indonésie dans la région du Golfe après l’Arabie saoudite, et se classent en 21ème position dans sa liste de pays de destination des exportations. Ils représentent également la 15ème source d'importations pour l'Indonésie, selon les données fournies par le ministère du Commerce.

La valeur totale des échanges entre l'Indonésie et les EAU a atteint 1,42 milliard d’euros de janvier à juillet de cette année.

En 2019, les échanges commerciaux entre l'Indonésie et les EAU s’élevaient à 3 milliards d’euros, dont 1,24 milliards d’euros d'exportations et 1,84 milliards d’euros d'importations, tandis que les EAU ont investi 59,1 millions d’euros dans 102 projets, principalement dans les activités minières, dans les domaines alimentaires, agricoles, pharmaceutiques et chimiques, ainsi que dans le logement et les secteurs industriels et commerciaux.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com.


Al-Nassr entre dans le top 10 mondial des clubs en termes de ventes de maillots

Cristiano Ronaldo fête sa première victoire dans la Saudi Pro League avec Al-Nassr. (X/@AlNassrFC_FR)
Cristiano Ronaldo fête sa première victoire dans la Saudi Pro League avec Al-Nassr. (X/@AlNassrFC_FR)
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  • Une étude souligne l'influence de Cristiano Ronaldo sur les marchés commerciaux
  • Les nouveaux champions saoudiens ont vendu plus de 1,2 million de maillots au cours de la saison 2025-26

RIYAD: Al-Nassr s'est assuré une place parmi les 10 clubs de football les plus vendus au monde en termes de ventes de maillots, ayant vendu plus de 1,2 million de maillots dans le monde entier au cours de la saison actuelle, au cours de laquelle il a remporté le titre de Roshn Saudi League, selon une étude menée par Euromericas Sport Marketing.

L'étude attribue l'ascension du club à l'influence de Cristiano Ronaldo, dont les millions d'adeptes sur les médias sociaux ont contribué à transformer le maillot d'Al-Nassr en une icône marketing mondiale qui s'est étendue au-delà du Moyen-Orient, attirant des milliers de fans et de collectionneurs à travers les Amériques, l'Asie et l'Australie.

Les données publiées par Euromericas Sport Marketing montrent une nette avance pour le Real Madrid d'Espagne, qui a pris la tête du classement mondial avec des ventes dépassant les 3,13 millions de maillots, grâce au pouvoir des stars française Kylian Mbappé et brésilienne Vinicius Junior.

Euromericas Sport Marketing fait partie des agences et des sociétés de conseil spécialisées dans le marketing et la recherche dans le domaine du sport, se classant parmi les cinq premières sociétés dans ce domaine et étant la première de son genre en Amérique latine.

La deuxième place revient au FC Barcelone, avec des ventes atteignant 2,94 millions de maillots, tandis que le Paris Saint-Germain se classe troisième avec 2,54 millions de maillots vendus à la suite de la victoire en Ligue des champions de l'UEFA.

Le Bayern Munich (Allemagne) s'est classé quatrième avec 2,3 millions de maillots vendus, suivi de l'Inter Miami (États-Unis) avec 2,1 millions, du Boca Juniors (Argentine) avec 1,9 million, du Manchester United (Angleterre) avec 1,85 million, du CR Flamengo (Brésil) avec 1,6 million, et du Chelsea (Angleterre) à la neuvième place avec 1,4 million de maillots vendus.

Al-Nassr s'est classé 10e au niveau mondial et 4e parmi les clubs non européens, devenant ainsi le seul club arabe et asiatique à figurer dans le prestigieux classement international, dépassant des géants du football européen établis de longue date.

La liste met également en lumière un phénomène marketing similaire à celui d'Al-Nasser, à savoir la remarquable ascension de l'Inter Miami, qui s'est hissé à la cinquième place mondiale avec 2,16 millions de maillots vendus, grâce à la présence de la star argentine Lionel Messi.

En revanche, les clubs de football historiques italiens sont absents du top 10, ce que le rapport décrit comme une indication du fossé commercial et marketing qui se creuse entre la ligue italienne et les ligues émergentes menées par la ligue saoudienne, qui sont de plus en plus en concurrence pour obtenir des parts importantes dans l'industrie mondiale du sport.


Bercy missionne quatre économistes pour plancher sur les finances publiques

Le ministre français du Budget et des Comptes publics, Laurent Saint-Martin, tient une conférence de presse à l'occasion d'un séminaire interministériel sur la lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme, au ministère de l'Économie et des Finances (Bercy), à Paris, le 7 octobre 2024.
Le ministre français du Budget et des Comptes publics, Laurent Saint-Martin, tient une conférence de presse à l'occasion d'un séminaire interministériel sur la lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme, au ministère de l'Économie et des Finances (Bercy), à Paris, le 7 octobre 2024.
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  • "On voit bien la tentation qu'il va y avoir, celle de faire l'autruche devant l'ampleur des efforts budgétaires qui sont devant nous", a déclaré le ministre des Comptes publics David Amiel sur France 5
  • Dans la lettre de mission adressée aux économistes, les ministres soulignent qu'"il apparaît essentiel de disposer d'une analyse prospective des enjeux de finances publiques"

PARIS: Les ministres de l'Economie et des Comptes publics ont confié une mission à quatre économistes pour analyser les enjeux des finances publiques à l'horizon 2030 et plancher sur des scénarios de redressement dès 2027, a annoncé Bercy mardi.

Les économistes Xavier Ragot, Jean-Luc Tavernier, Xavier Jaravel et Natacha Valla mèneront ces travaux avec l'appui de l'Inspection générale des finances (IGF). Les conclusions de leur mission indépendante sont attendues en juillet, a précisé le ministère.

"On voit bien la tentation qu'il va y avoir, celle de faire l'autruche devant l'ampleur des efforts budgétaires qui sont devant nous", a déclaré le ministre des Comptes publics David Amiel sur France 5.

"C'est la raison pour laquelle, parce qu'on ne peut pas se permettre d'aller en somnambules d'abord vers le débat budgétaire pour 2027, ensuite vers l'élection présidentielle, que j'ai décidé, avec mon collègue Roland Lescure, de faire une opération de transparence inédite en confiant à quatre économistes indépendants le soin de faire un état des lieux", a-t-il ajouté.

Dans la lettre de mission adressée aux économistes, les ministres soulignent qu'"il apparaît essentiel de disposer d'une analyse prospective des enjeux de finances publiques".

"Vous vous attacherez à construire l'évolution probable des finances publiques entre 2027 et 2030" et à élaborer "différents scénarios de redressement des finances publiques en 2027, dont des cibles souhaitables de déficit pour 2027", poursuivent-ils.

Ils précisent que ces travaux participeront "au cadrage des réflexions relatives à la construction du projet de loi de finances pour 2027".

Selon Bercy, "cet exercice inédit permet de poser les bases du débat parlementaire avec des données objectives en amont du début de la discussion".

Xavier Ragot est président de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), Natacha Valla doyenne de l'École du management de Sciences Po, Xavier Jaravel président délégué du Conseil d'Analyse Économique (CAE), et Jean-Luc Tavernier inspecteur général des finances et ex-directeur général de l'Insee (de 2012 à 2025).

Le gouvernement, qui travaille à la préparation du projet de loi de finances pour 2027, souhaite éviter les difficiles négociations de l'an dernier. Il a aussi a chargé l'IGF de plancher sur les conséquences économiques d'une reconduction l'an prochain du budget actuel par une loi spéciale.

Le gouvernement vise un déficit public à 5% du PIB cette année, après 5,1% en 2025. Il s'est engagé à faire passer le déficit sous la barre des 3% en 2029, comme demandé par Bruxelles.


La Monnaie de Paris lance le Marianne-or, une monnaie d'investissement en or pur

La Monnaie de Paris lance mardi le Marianne-or, une monnaie d'investissement en or pur, aussi appelée bullion, avec la possibilité soit de le détenir physiquement soit d'opter pour la forme dématérialisée, l'or étant dans ce cas conservé de manière sécurisée par l'institution. (AFP)
La Monnaie de Paris lance mardi le Marianne-or, une monnaie d'investissement en or pur, aussi appelée bullion, avec la possibilité soit de le détenir physiquement soit d'opter pour la forme dématérialisée, l'or étant dans ce cas conservé de manière sécurisée par l'institution. (AFP)
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  • L'établissement public, qui produit les pièces françaises depuis plus de 1.000 ans, va frapper ces nouvelles pièces en or au coeur de Paris, sur les quais de Seine ou elle a pris ses quartiers en 1775
  • La pièce, frappée d'un côté du symbole républicain de Marianne et de l'autre de la carte des territoires français, existera en quatre formats, tous en or pur à 999 millièmes, allant de l'once d'or (31,1 grammes) au dixième d'once d'or (3,11 grammes)

PARIS: La Monnaie de Paris lance mardi le Marianne-or, une monnaie d'investissement en or pur, aussi appelée bullion, avec la possibilité soit de le détenir physiquement soit d'opter pour la forme dématérialisée, l'or étant dans ce cas conservé de manière sécurisée par l'institution.

L'établissement public, qui produit les pièces françaises depuis plus de 1.000 ans, va frapper ces nouvelles pièces en or au coeur de Paris, sur les quais de Seine ou elle a pris ses quartiers en 1775.

La pièce, frappée d'un côté du symbole républicain de Marianne et de l'autre de la carte des territoires français, existera en quatre formats, tous en or pur à 999 millièmes, allant de l'once d'or (31,1 grammes) au dixième d'once d'or (3,11 grammes).

L'once d'or vaut actuellement environ 4.500 dollars, soit un peu moins de 3.900 euros. Le cours de ce métal précieux a bondi de 65% en 2025, atteignant même fin janvier 2026 un record historique de près de 5.600 dollars l'once, porté par la recherche de valeurs refuge. Mais il peut aussi connaître des baisses en fonction de l'offre et de la demande.

La commercialisation des Marianne et e-Marianne (la forme dématérialisée) débute mardi sur internet pour les clients les plus fidèles de ses médailles et pièces de collection, et sera ouverte au grand public à partir du 16 juin.

Avec le lancement du Marianne-or, la Monnaie de Paris "répond aux attentes des investisseurs" et a pour ambition de "démocratiser et moderniser le marché de l'or en France", a expliqué son PDG Marc Schwartz, lors d'un point presse.

Toute la gamme sera commercialisée en ligne à un prix dépendant du cours de l'or au moment de l'achat. L'investisseur pourra alors choisir de se faire livrer son bullion, pour le posséder, le transmettre ou l'offrir.

Mais il pourra également opter pour la version dématérialisée. Dans ce cas, la Monnaie de Paris conservera de manière sécurisée le bullion. Elle s'approvisionnera en or pour garantir le placement du client, et s'engage à lui racheter au cours du jour lorsqu'il souhaitera le revendre.

L'acheteur d'un e-bullion pourra également choisir de finalement recevoir un Marianne-or physique.

Nouveau secteur d'activité 

L'achat d'un bullion physique comme d'un e-bullion donnera lieu au paiement d'une commission à la Monnaie de Paris, ainsi que de frais d'envoi ou de frais de garde, selon l'option choisie.

Le Marianne-or est un nouveau secteur d'activité dont La Monnaie de Paris attend beaucoup, mais elle n'a pas souhaité communiquer ses objectifs de vente.

L'établissement public a réalisé 197 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2025 (+1,7% par rapport à 2024), dont 40 millions avec la fabrication des pièces françaises, 55 millions avec des pièces étrangères, 82 millions d'euros avec les monnaies de collection et 15 millions avec les "produits d'art" dont les médailles du travail.

Plusieurs monnaies d'investissement en or, ou bullion, existent dans le monde dont les plus connus sont le Kruggerand sud-africain ou le Maple Leaf canadien, mais en France les investisseurs se rabattaient jusqu'ici sur l'achat d'occasion de Louis d'or (7,65 grammes) ou de Napoléons (6,45 gr), dont la Monnaie de Paris a arrêté la frappe il y a un siècle.

Le Marianne-or permet ainsi à la Monnaie de Paris de "renouer avec son histoire", selon M. Schwartz

Mais, contrairement aux Louis d'or ou au Napoléons qui étaient conçus pour être des monnaies de circulation avant d'être conservées pour l'épargne, notamment en temps de crise, le bullion est pensé pour être un support d'investissement.

La Monnaie de Paris a investi à cette occasion dans un système de sécurité informatique renforcé avec une authentification de la banque ainsi que de l'identité des acheteurs en vertu de la législation sur la lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme.