L'Etat de New York fait à son tour tomber le masque

AMC Empire 25 au large de Times Square alors que les cinémas de New York rouvrent pour la première fois, le 5 mars 2021. (Photo, AFP)
AMC Empire 25 au large de Times Square alors que les cinémas de New York rouvrent pour la première fois, le 5 mars 2021. (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Jeudi 10 février 2022

L'Etat de New York fait à son tour tomber le masque

AMC Empire 25 au large de Times Square alors que les cinémas de New York rouvrent pour la première fois, le 5 mars 2021. (Photo, AFP)
  • Cette obligation du port du masque - qui expire de fait jeudi selon la législation de l'Etat de New York - va en revanche rester en place dans les écoles jusqu'en mars
  • Les contaminations quotidiennes aux Etats-Unis sont en chute libre avec un peu moins de 250 000 cas par jour en moyenne sur sept jours glissants, selon les autorités sanitaires

NEW YORK: L'Etat de New York a décidé de faire tomber le masque en intérieur, dans la foulée d'autres Etats gouvernés par des démocrates, une réponse à la lassitude d'Américains, au moment où le nombre de contaminations à la Covid-19 est en chute libre aux Etats-Unis.

A compter de jeudi le quatrième Etat le plus peuplé du pays (quelque 20 millions d'habitants, dont près de neuf millions dans la mégapole New York) n'imposera plus le port du masque dans les lieux clos - commerces, restaurants, salles de spectacle, entreprises - a déclaré mercredi la gouverneure démocrate Kathy Hochul.

Mais cette obligation reste en vigueur dans les établissements scolaires, maisons de retraite, centres sociaux et de détention et il revient à chaque municipalité - dont celle de New York - et à chaque commerce de l'exiger ou non de ses administrés et clients, a précisé Mme Hochul.

Par exemple, dans les music-halls de Broadway à Manhattan, "nous maintenons l'obligation du masque et du vaccin dans tous les théâtres jusqu'au 30 avril", a dit à l'AFP Charlotte St. Martin, qui préside la Broadway League.

Le masque reste aussi obligatoire dans les transports publics - trains, métros, bus, aéroports - qui relèvent d'une législation fédérale.

«Tableau magnifique»
Pour justifier sa décision, la gouverneure Hochul s'est targuée d'un "tableau magnifique" au plan sanitaire et d'indicateurs tous "en baisse" dans l'Etat. Certes, a-t-elle reconnu, "nous n'en avons pas terminé (avec la Covid-19) mais la tendance est très, très bien orientée et c'est la raison pour laquelle nous envisageons dorénavant une nouvelle phase de la pandémie".

Au printemps 2020, la ville de New York fut l'épicentre de l'épidémie aux Etats-Unis, avec ses morts entassés dans des camions frigorifiques, ses artères désertées comme dans un film de science-fiction. La mégapole totalise au moins 38 000 morts de Covid-19 depuis deux ans. 

Le port du masque y est encore bien respecté par des New-Yorkais beaucoup plus vaccinés que dans le reste du pays. A Manhattan ou à Brooklyn, les commerces affichent des croquis de visages masqués et il faut un pass vaccinal et une pièce d'identité pour consommer assis un simple café.

L'Etat de New York suit ainsi la Californie, l'Oregon, le New Jersey, le Connecticut, le Delaware et l'Illinois, autant d'Etats démocrates qui annoncent depuis lundi la levée progressive entre cette semaine et mars du masque obligatoire en intérieur et/ou dans les écoles.

Dernier en date, le gouverneur démocrate de l'Illinois J.B. Pritzker a résumé mercredi l'état d'esprit de ses concitoyens: "Nous sommes tous fatigués de porter des masques, c'est évident", a-t-il lancé au Chicago Tribune.

Le dirigeant de cet Etat des Grands Lacs regarde peut-être avec inquiétude plus au nord les camionneurs canadiens opposés aux mesures sanitaires, qui bloquent la capitale Ottawa et un pont à la frontière entre les deux géants d'Amérique du Nord. 

A l'inverse dans nombre d'Etats dirigés par des républicains, comme la Floride, le masque n'a jamais vraiment été imposé à l'échelon étatique. Sans empêcher des gouverneurs de laisser des comtés et des municipalités l'imposer ponctuellement à l'école ou dans les administrations.   

Le masque, marqueur politique 
De fait, le masque est un marqueur politique très fort aux Etats-Unis, où l'obligation de se couvrir le visage est considérée comme une entorse aux libertés individuelles par une grande partie de la droite et du parti républicain. Ce dernier est d'ailleurs bien placé pour damer le pion au parti démocrate du président Joe Biden aux élections législatives de novembre prochain qui renouvelleront une partie du Congrès à Washington.
Signe que la Covid-19 a polarisé les positions politiques, le parti républicain a accusé mercredi "Joe Biden et les démocrates d'avoir politisé +la science+ et de mentir à présent sur leurs opinions à géométrie variable sur les masques, obligations et confinements". 
De fait, une enquête de l'institut de recherche Pew auprès de plus de 10 200 Américains révèle que 60% d'entre eux ressentent de la "confusion" face aux changements dans les recommandations des autorités sanitaires pour lutter contre l'épidémie.
A l'échelon fédéral, il n'est pas encore question de lever les restrictions mais "viendra le temps où la Covid ne perturbera pas notre quotidien", a assuré mercredi le coordinateur de la lutte contre la Covid-19 à la Maison Blanche, Jeffrey Zients.
Les contaminations aux Etats-Unis sont en chute libre avec moins de 250 000 cas par jour en moyenne sur sept jours glissants, selon les autorités sanitaires. Loin du pic de 800 000 cas atteint mi-janvier. Le pays a toutefois franchi le 4 février la barre des 900 000 morts de Covid-19 en près de deux ans, selon l'université Johns Hopkins.  


Le chef de la diplomatie iranienne se rend à Oman au sujet du détroit d'Ormuz

La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
  • Abbas Araghchi se rend à Oman pour des discussions sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime
  • Malgré le cessez-le-feu avec Washington, le contrôle du détroit d'Ormuz reste une source de tensions

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi va se rendre samedi à Oman pour une visite axée "sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime", a annoncé son porte-parole.

La visite "portera principalement sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime" et s'inscrit "dans le prolongement des consultations que nous avons entamées avec Oman depuis un mois ou deux", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, selon des propos rapportés par l'agence de presse officielle iranienne IRNA.

Malgré l'accord conclu le 17 juin entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre déclenchée fin février par des attaques américano-israéliennes, la question du détroit demeure un point de contentieux majeur.

L'Iran a profité du conflit pour prendre le contrôle de ce point de passage clef pour le commerce mondial des hydrocarbures et refuse de revenir à la situation antérieure.

Téhéran veut imposer des droits de passage sur les bateaux et autorise uniquement une route longeant ses côtes, dans le nord. Des navires passant au sud, au large d'Oman, ont récemment été attaqués, ce qui a déclenché une reprise des hostilités avec les Etats-Unis.

En mai, le président Donald Trump avait menacé à la surprise générale de "pulvériser" le sultanat d'Oman s'il continuait de discuter avec Téhéran d'une gestion commune du détroit.

"Plusieurs séries de réunions techniques ont eu lieu jusqu'à présent, tant à Téhéran qu'à Mascate, et ce déplacement s'inscrit dans le prolongement de ces consultations, afin de contribuer à faciliter la circulation en toute sécurité dans le détroit d'Ormuz", a également fait savoir le porte-parole de la diplomatie iranienne.


Le prince héritier saoudien et Trump évoquent les pourparlers entre Washington et Téhéran et la sécurité dans le Golfe

  • Les dirigeants mettent l’accent sur la diplomatie et la sécurité maritime dans un contexte de regain des tensions au Moyen-Orient
  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères et Marco Rubio discutent de leur coordination alors que les tensions entre Washington et Téhéran persistent

RIYAD : Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, et le président américain Donald Trump ont discuté vendredi, lors d’un entretien téléphonique, de la sécurité régionale, de la liberté de navigation maritime et des contacts en cours entre les États-Unis et l’Iran, alors que Riyad et Washington renforcent leur coordination diplomatique à la suite d’une nouvelle montée des tensions dans le Golfe.

Selon l’Agence de presse saoudienne (SPA), les deux dirigeants ont passé en revue la coopération bilatérale et les moyens de renforcer les relations dans divers secteurs. Ils ont également échangé leurs points de vue sur les évolutions régionales et internationales, notamment sur les discussions entre Washington et Téhéran.

Le prince héritier et Donald Trump ont souligné l’importance de garantir la sécurité de la navigation maritime, de protéger les voies maritimes internationales et de soutenir les efforts visant à renforcer la sécurité et la stabilité régionales.

Par ailleurs, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s’est entretenu par téléphone avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio. Les deux responsables ont réaffirmé l’importance de poursuivre la coordination et les consultations afin de promouvoir la sécurité et la stabilité dans l’ensemble de la région, a rapporté la SPA.

Ces échanges interviennent après une nouvelle escalade entre les États-Unis et l’Iran, qui menace de compromettre les récents efforts diplomatiques visant à mettre fin à plusieurs mois d’hostilités.

La dernière crise a éclaté après que des forces iraniennes ont attaqué des pétroliers commerciaux transitant par le détroit d’Ormuz, malgré un accord de cessez-le-feu, entraînant des frappes aériennes américaines contre des cibles situées en Iran. Téhéran a ensuite riposté par des attaques de missiles et de drones contre des alliés des États-Unis dans le Golfe, ravivant les craintes d’un conflit régional de plus grande ampleur.

Cette reprise des violences a intensifié les appels de la communauté internationale en faveur d’un retour des États-Unis et de l’Iran à la table des négociations.

L’Égypte et le Qatar ont exhorté les deux parties à reprendre le dialogue et à mettre en œuvre le protocole d’accord conclu plus tôt cette année comme base d’un règlement plus large, tandis que le Pakistan a appelé à la retenue et proposé de poursuivre son rôle de médiateur entre les deux pays.

Vendredi, Donald Trump a déclaré que les États-Unis avaient accepté de poursuivre les discussions avec l’Iran, tout en estimant que le cessez-le-feu était, dans les faits, caduc après les derniers échanges d’attaques.

L’Arabie saoudite a constamment appelé à la retenue, au dialogue et à des solutions diplomatiques afin de préserver la stabilité régionale et de garantir la sécurité des routes maritimes internationales, en particulier à travers le détroit d’Ormuz, l’un des corridors énergétiques les plus stratégiques au monde. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Attaques de drones sur des infrastructures pétrolières en Russie, une raffinerie en feu

Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
  • Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes
  • Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine

MOSCOU: Des attaques de drones ont visé plusieurs infrastructures pétrolières dans le sud de la Russie vendredi, déclenchant un incendie dans une raffinerie de la région de Krasnodar, ont indiqué les autorités, faisant état de la destruction de 376 drones ukrainiens dans la nuit.

"A la suite de la chute de débris de drones, un incendie s’est déclaré à la raffinerie d'Ilskiï", a indiqué le quartier général opérationnel de la région de Krasnodar sur Telegram, précisant qu'il n'y a pas eu de victimes.

Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes.

Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine.

Entre 20H00 locales jeudi et vendredi 7H00, les forces russes ont détruit 376 drones ukrainiens, a précisé le ministère russe de la Défense sur la messagerie Max.

La Russie continue de frapper presque quotidiennement l'Ukraine, plus de quatre ans après le début de la guerre, pire conflit en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale, jusqu'à présent sans issue diplomatique.

L'Ukraine a également intensifié ses frappes sur le territoire russe, parfois très loin de la frontière, visant particulièrement des infrastructures de transport et de stockage d'hydrocarbures pour tenter d'assécher la capacité de Moscou à financer son effort de guerre.