L'Arabie saoudite et le Royaume-Uni, amis et partenaires, selon un ministre britannique

Le ministre saoudien de la Justice, Walid ben Mohammed al-Samaani, et Lord Ahmad of Wimbledon lors de leur rencontre à Riyad. (Photo, @tariqahmadbt)
Le ministre saoudien de la Justice, Walid ben Mohammed al-Samaani, et Lord Ahmad of Wimbledon lors de leur rencontre à Riyad. (Photo, @tariqahmadbt)
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Publié le Jeudi 10 février 2022

L'Arabie saoudite et le Royaume-Uni, amis et partenaires, selon un ministre britannique

  • Lord Ahmad a précisé que le Royaume-Uni était un gros investisseur en Arabie saoudite et vice versa
  • «Ce que j'ai vu, c'est un véritable équilibre entre les sexes, dans un grand nombre de réunions que j'ai tenues», a déclaré le ministre

RIYAD: Les relations entre l'Arabie saoudite et le Royaume-Uni sont «chargées d'histoire», les deux pays entretenant «de solides liens entre leurs peuples», a déclaré un ministre britannique.
«Les gens se connaissent bien d'un royaume à l'autre, qu’il s’agisse des liens entre nos familles royales ou des relations et des liens profonds entre les dirigeants, le secteur public et le secteur privé», a affirmé mardi le ministre d'État britannique pour l'Asie du Sud et l’Asie centrale, l'ONU et le Commonwealth, Lord (Tariq) Ahmad, à la chaîne d'informations Al-Ekhbariya.
Lord Ahmad a ajouté que le Royaume-Uni était un gros investisseur en Arabie saoudite, et vice versa.
Au cours de sa visite de deux jours à Djeddah et Riyad, le ministre a rencontré divers ministres et responsables, notamment le ministre de la Justice du Royaume.
Lors d'une réunion entre les deux responsables, Walid ben Mohammed al-Samaani et Lord Ahmad of Wimbledon ont discuté des développements que le Royaume a connus dans le système judiciaire et de la manière dont ceux-ci ont renforcé les droits humains, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.
Lord Ahmad, dont le ministère inclut les droits humains, a affirmé que les deux responsables avaient eu «une discussion ouverte et franche sur les réformes de la justice saoudienne, les progrès en matière d'autonomisation des femmes, ainsi que d'autres priorités en matière de droits humains».
Il s’est félicité des réformes concernant les femmes dans le Royaume, et a déclaré à Al-Akhbariya que «l’observation particulière dont je peux faire état est le nombre considérable de femmes qui ont été présentes, du côté saoudien, à ces réunions.»
«En effet, on parle souvent du déséquilibre hommes-femmes. Ce que j'ai constaté, c'est un véritable équilibre entre les sexes dans un grand nombre de réunions que j'ai tenues au cours des derniers jours», a-t-il indiqué.
Il a également discuté des priorités interconfessionnelles et de la lutte contre l'islamophobie avec le vice-ministre des Affaires étrangères du Royaume, Waleed al-Khuraiji.
Lord Ahmad a ajouté qu'il avait tenu une conversation approfondie «sur l'importance des droits humains et des réformes des conditions de détention», avec le vice-ministre de l'Intérieur du Royaume, Nasser ben Abdel Aziz al-Dawood.
Lors de son séjour dans le Royaume, le ministre britannique a également visité la première mosquée à énergie solaire en Arabie saoudite.
«Je suis ravi d’avoir visité la mosquée Hikma, la première mosquée à énergie solaire en Arabie saoudite. Le Royaume-Uni est attaché à la liberté de religion ou de conviction», a déclaré le ministre.
Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L’Arabie saoudite et le Pakistan discutent de mesures pour mettre fin aux attaques iraniennes

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  • Les responsables de la défense de l’Arabie saoudite et du Pakistan ont discuté des attaques iraniennes et des mesures pour les stopper dans le cadre de leur accord de défense mutuelle
  • Riyad affirme avoir abattu des drones visant le champ pétrolier de Shayba, tandis que les tensions régionales s’intensifient avec l’escalade du conflit impliquant l’Iran, les États-Unis et Israël

RIYAD : Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid ben Salmane, et le chef des forces de défense du Pakistan, le général Asim Munir, ont discuté des attaques de l’Iran contre le Royaume, alors que le conflit militaire s’intensifie au Moyen-Orient.

« Nous avons discuté des attaques iraniennes contre le Royaume et des mesures nécessaires pour y mettre fin dans le cadre de notre accord stratégique conjoint de défense », a écrit le prince Khalid sur les réseaux sociaux tôt samedi.

« Nous avons souligné que de telles actions sapent la sécurité et la stabilité régionales et exprimé l’espoir que la partie iranienne fera preuve de sagesse et évitera toute erreur de calcul. »

Les États-Unis et Israël ont lancé une vaste campagne militaire contre l’Iran le 28 février. Depuis, l’Iran a attaqué plusieurs sites à travers le Golfe.

Téhéran a également ciblé des actifs militaires américains et israéliens à mesure que la guerre s’intensifiait, affectant la vie dans la paisible péninsule du Golfe arabe et risquant d’ébranler l’économie mondiale, alors que l’Iran continue de restreindre le transport énergétique à travers le détroit d’Ormuz.

Le ministère saoudien de la Défense a indiqué que plusieurs drones visant le champ pétrolier de Shayba dans le Rub al‑Khali (le Quart Vide) ont été abattus samedi.

Un drone a également attaqué l’ambassade des États-Unis à Riyad mardi, provoquant un incendie mineur, sans faire de blessés.

L’Arabie saoudite et le Pakistan ont signé en septembre un « Accord stratégique de défense mutuelle », stipulant que toute agression contre l’un des deux pays serait considérée comme une attaque contre les deux.

Par ailleurs, le ministre saoudien de l’Intérieur, le prince Abdulaziz ben Saud ben Naif, a reçu un appel de son homologue pakistanais Raza Naqvi, qui a condamné les attaques flagrantes visant le Royaume et a réaffirmé la solidarité de son pays face à toute menace contre la sécurité et la stabilité saoudiennes, selon l’agence de presse saoudienne. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


La guerre au Moyen-Orient déclarée «crise humanitaire majeure» par l'agence de l'ONU pour les réfugiés

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  • "Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito
  • Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité"

GENEVE: L'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a annoncé vendredi que la guerre au Moyen-Orient constituait une "crise humanitaire majeure" nécessitant une réponse immédiate de tous les acteurs "dans toute la région".

"La crise croissante au Moyen-Orient constitue une urgence humanitaire majeure nécessitant une réponse immédiate dans toute la région et en Asie du Sud-Est", a annoncé devant la presse à Genève Ayaki Ito, directeur de la division des urgences et du soutien aux programmes du HCR.

"La récente escalade des hostilités et des attaques au Moyen-Orient a provoqué d'importants mouvements de population, tandis que les affrontements le long de la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan ont également contraint plusieurs milliers de familles à fuir", a-t-il ajouté.

L'ensemble des régions touchées accueillent déjà près de 25 millions de personnes, qu'il s'agisse de réfugiés, de personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays ou de réfugiés récemment rentrés chez eux, selon le HCR.

"Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito.

Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité".

Le HCR suit de près l'évolution de la situation en Iran, pays où il est présent depuis 1984 et où il affirme être la plus grande agence des Nations unies, avec des bureaux à Téhéran et cinq antennes régionales.

Le HCR dispose en Iran d'environ 110 employés et "nous continuer à fonctionner avec des capacités réduites", a indiqué Ayaki Ito.

"Notre personnel est en danger" et "les réfugiés continuent à se rendre dans nos centres d'accueil", a-t-il affirmé.

L'Iran accueillait avant la guerre au Moyen-Orient 1,65 million de réfugiés et d'autres personnes ayant besoin d'une protection internationale, selon le HCR, qui continue de leur venir en aide et de les soutenir, malgré les défis logistiques.

Selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) des Nations unies, quelque 50.000 Syriens ont notamment fui du Liban vers leurs pays au cours de la semaine dernière.


Israël affirme avoir frappé le «bunker» du guide suprême

L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
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  • Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée
  • L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran"

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran.

"Le bunker militaire souterrain, situé sous le complexe abritant la direction du régime au centre de Téhéran, était destiné à être utilisé par le guide suprême comme centre de commandement d'urgence sécurisé", a déclaré l'armée dans un communiqué.

Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée.

L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran, comprenait de nombreuses entrées et salles de réunion pour de hauts responsables du régime terroriste iranien".

Le guide suprême a été tué dans son complexe par une frappe attribuée par le Pentagone à l'aviation israélienne. Le président américain Donald Trump a souligné que l'opération avait été menée en partie sur la base d'informations fournies par les services de renseignement américains.

Jeudi, le chef d'état-major de l'armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, a déclaré qu'en "40 secondes, environ 40 hauts responsables du régime de terreur iranien ont été éliminés" y compris le guide suprême, lors de cette frappe.