Manifestations hijab: Un État indien ferme les écoles et interdit les rassemblements

Des étudiants protestent contre l’interdiction de porter le hijab dans les écoles secondaires publiques de l’État indien du Karnataka, le 9 février 2022 à Calcutta  (Photo, AFP).
Des étudiants protestent contre l’interdiction de porter le hijab dans les écoles secondaires publiques de l’État indien du Karnataka, le 9 février 2022 à Calcutta (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 10 février 2022

Manifestations hijab: Un État indien ferme les écoles et interdit les rassemblements

  • Le Premier ministre du Karnataka a pris des mesures après que des violences ont été signalées lors de manifestations
  • Six écolières ont organisé une manifestation pacifique contre l'interdiction de porter des foulards, affirmant qu'il n'y avait jamais eu de restrictions dans le passé

NEW DELHI: Les autorités de l'État du Karnataka, dans le sud de l'Inde, ont fermé des écoles et interdit les rassemblements mercredi, après que des manifestations contre le port du foulard par des femmes musulmanes dans les salles de classe ont tourné à la violence.
La controverse a commencé fin janvier, lorsque six étudiantes d'un lycée public du district d'Udupi, dans l'État, ont lancé une manifestation pacifique après avoir été empêchées d'assister aux cours parce qu’elles portaient le hijab.
Après que le gouvernement de l'État a soutenu la semaine dernière les autorités scolaires et interdit le hijab dans les établissements d'enseignement, les écolières ont attiré l'attention des médias, engendrant des manifestations en leur faveur, ainsi que des contre-manifestations de certains groupes hindous.
Mais les rassemblements sont devenus violents mardi, avec des informations faisant état de jets de pierres et d'incendies criminels, conduisant le Premier ministre du Karnataka à ordonner la fermeture de toutes les écoles pendant trois jours. La police de la capitale de l'État a interdit tout type de rassemblement à proximité des établissements d'enseignement pendant les dix prochains jours.
Le commissaire de police de Bangalore, Kamal Kant, a déclaré dans un communiqué que l'interdiction avait été imposée car «à certains endroits, ces manifestations ont conduit à la violence» et qu'il était «essentiel de mettre en œuvre des mesures de sécurité appropriées afin de maintenir la paix et l'ordre publics».
Les jeunes filles qui ont organisé la première manifestation ont révélé que les événements étaient sans précédent, car elles n'avaient jamais rencontré de problèmes liés au port du hijab dans l'État, où 12% de la population est musulmane.
«Il s'agit d'une controverse inutile, et nous n'avons jamais été confrontées à un problème de port du hijab à l'école dans le passé», a déclaré Almas AH, l'une des filles, à Arab News.
L'interdiction a suscité des craintes parmi les étudiantes musulmanes de l'État, dirigé par le parti nationaliste hindou Bharatiya Janata du Premier ministre, Narendra Modi.
«Il n'y a jamais eu de problème avec le fait que nous portions le hijab», a signalé Aysha Byndoor, une autre manifestante d'Udupi. «Le hijab est notre marque culturelle et c'est notre choix.»
L'Association pour la protection des droits civils, qui a déposé une requête auprès de la Haute Cour du Karnataka, a affirmé que l'interdiction allait à l'encontre de la constitution.
«L'Inde est un pays connu pour sa diversité et la constitution protège cela», a déclaré le secrétaire général de l’Association pour la protection des droits civils (APCR), Nadim Khan, à Arab News.
«Nous avons confiance dans la justice. Il s’agit d’une question sensible. La droite hindoue essaie d'imposer son nationalisme culturel où elle veut imposer un choix majoritaire aux personnes qui suivent différentes pratiques religieuses.»
La Cour a demandé mercredi au juge en chef de constituer un jury plus large pour décider si l'interdiction violait les droits fondamentaux des individus.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.