Sécurité et coups d'Etat en Afrique au menu d'un mini-sommet au Congo

Le président du Congo-Brazzaville, Denis Sassou Nguesso était présent au sommet (Photo, AFP).
Le président du Congo-Brazzaville, Denis Sassou Nguesso était présent au sommet (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 13 février 2022

Sécurité et coups d'Etat en Afrique au menu d'un mini-sommet au Congo

  • Présentés comme la branche en Afrique centrale de Daesh, les Forces démocratiques alliées (ADF) sont accusées de nombreux massacres dans l'est de la RDC
  • La rencontre d'Oyo a apporté son plein soutien aux opérations militaires conjointes engagées Kinshasa et Kampala contre ces rebelles

BRAZZAVILLE: Quatre chefs d'Etat africains ont tenu un mini-sommet samedi à Oyo, dans le nord du Congo-Brazzaville, pour débattre de la sécurité dans la région des Grands lacs et des récents coups d'État successifs en Afrique de l’Ouest, a-t-on appris de source officielle.

Les échanges entre les présidents Denis Sassou Nguesso du Congo-Brazzaville, Félix Tshisekedi de la République démocratique du Congo, Yoweri Museveni d’Ouganda et Faure Gnassingbé du Togo ont porté essentiellement sur l’évolution de la situation politique et sécuritaire en Afrique centrale et en Afrique de l’Ouest, selon le communiqué final de la réunion.

"Ils ont longuement évoqué les opérations conjointes que mènent les armées de l’Ouganda et de la République démocratique du Congo dans la partie Est de ce dernier pays, visant à éradiquer les rebelles des Forces démocratiques alliées [...] et les autres forces négatives qui menacent la paix et la stabilité dans ces deux pays", indique le texte distribué à la presse.

Présentés par l'organisation jihadiste Etat islamique (EI) comme sa branche en Afrique centrale, les Forces démocratiques alliées (ADF) sont accusées de nombreux massacres dans l'est de la RDC, où ils sont installés depuis les années 1990, et de récents attentats jihadistes sur le sol ougandais.

La rencontre d'Oyo a apporté son plein soutien aux opérations militaires conjointes engagées Kinshasa et Kampala contre ces rebelles.

"Il faut serrer les rangs pour faire barrage à ces fâcheux ADF qui ont fait allégeance à l’État islamique et qui semblent à présent décidées à imposer leur loi dans les pays du Bassin du Congo", a expliqué une source diplomatique congolaise à l’AFP à Brazzaville.

Les quatre chefs d’État ont également réitéré leur soutien total à la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), dans le cadre des mesures prises à l’encontre du Mali, de la Guinée et du Burkina Faso, après les coups d'Etat survenus dans ces trois pays depuis mai 2021.

"Ils cherchent à mieux comprendre ce qui se passe en Afrique de l'Ouest et à s'en prémunir", a affirmé la même source diplomatique.

Invités, les présidents d’Angola, du Burundi et du Rwanda n’ont pas fait le déplacement d’Oyo en raison de leurs agendas chargés, a-t-on ajouté.


Covid-19: levée des restrictions sanitaires à Maurice

Maurice «entre dans une nouvelle phase», s'est félicité mardi soir le Premier ministre Pravind Jugnauth dans une adresse à la nation pour annoncer ces nouvelles dispositions après deux années de restriction. (Photo d'archives, AFP)
Maurice «entre dans une nouvelle phase», s'est félicité mardi soir le Premier ministre Pravind Jugnauth dans une adresse à la nation pour annoncer ces nouvelles dispositions après deux années de restriction. (Photo d'archives, AFP)
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  • Maurice «entre dans une nouvelle phase», s'est félicité mardi soir le Premier ministre Pravind Jugnauth dans une adresse à la nation pour annoncer ces nouvelles dispositions après deux années de restriction
  • «Des décisions difficiles ont dû être prises, particulièrement un confinement total qui a eu des conséquences sur l'économie», a rappelé le Premier ministre

PORT-LOUIS : L'île Maurice a levé la plupart des restrictions sanitaires qui prévalaient encore pour contrer la pandémie de Covid-19, permettant notamment la réouverture des bars et nightclubs et la suppresion du port du masque obligatoire en public afin de relancer son activité touristique.

Maurice "entre dans une nouvelle phase", s'est félicité mardi soir le Premier ministre Pravind Jugnauth dans une adresse à la nation pour annoncer ces nouvelles dispositions après deux années de restriction.

"Des décisions difficiles ont dû être prises, particulièrement un confinement total qui a eu des conséquences sur l'économie", a rappelé le Premier ministre en se félicitant notamment du taux de vaccination atteint par Maurice.

"Nous ne nous sommes pas précipités pour rouvrir nos frontières, cela a été fait par étapes et nous constatons que c'est une formule qui a bien fonctionné", a souligné M. Jugnauth en concluant : "Maintenant, c'est avec confiance que nous pouvons entrer dans une nouvelle phase".

Le port du masque ne sera plus obligatoire dans l'espace public, mais restera imposé dans les centres de santé et les transports publics.

Les restrictions sur les rassemblements publics - mariages, funérailles, lieux de culte, etc... - sont levées, a indiqué le Premier ministre.

Bars et nightclubs peuvent rouvrir, tout comme les grandes enceintes sportives et l'interdiction de pique-nique sur les plages est levée.

Le Premier minitre a néanmoins encouragé la population à rester vigilante quant à la propagation du virus et à prendre des précautions.

Maurice avait rouvert ses portes aux visiteurs internationaux début octobre, mais un rebond de la pandémie dès le mois suivant avait imposé une nouvelle vague de mesures de restriction, faisant replonger une industrie touristique vitale pour le pays.


Israël sur la voie d'élections avec la dissolution attendue du Parlement

Les législateurs israéliens se débattent sur la date exacte des élections, soit le 25 octobre, soit le 1er novembre, la cinquième élection en moins de quatre ans. (AFP)
Les législateurs israéliens se débattent sur la date exacte des élections, soit le 25 octobre, soit le 1er novembre, la cinquième élection en moins de quatre ans. (AFP)
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  • Et comme M. Bennett, un ardent défenseur de ces colonies, pourtant jugées illégales au regard du droit international, ne pouvait risquer ce "chaos", il a préféré faire harakiri à son gouvernement
  • Le lendemain de la dissolution du Parlement, donc jeudi sauf surprise de dernière minute comme un vote in extremis pour renouveler la loi sur les colons, M. Bennett cèdera sa place à Yaïr Lapid, l'actuel chef de la diplomatie israélienne

JERUSALEM : Les députés israéliens doivent voter mercredi soir la dissolution du Parlement, mettant ainsi fin au bref règne de Naftali Bennett qui sera remplacé par son acolyte Yaïr Lapid d'ici la tenue, à l'automne, de cinquièmes élections en moins de quatre ans.

En juin 2021, MM. Bennett et Lapid avaient écrit une page de l'histoire d'Israël en réunissant une coalition de huit partis (droite, gauche, centre), incluant pour la première fois une formation arabe, afin de couper court à 12 ans sans discontinuer de pouvoir de Benjamin Netanyahu.

Mais un an plus tard, la coalition a perdu sa majorité à la chambre au point où Naftali Bennett a jeté l'éponge la semaine dernière en annonçant son intention de dissoudre la chambre pour convoquer de nouvelles élections.

Depuis cette annonce surprise, Israël grouille de rumeurs. Le chef de l'opposition, Benjamin Netanyahu (Likoud, droite) a tenté de coopter des députés de la coalition pour former un "gouvernement alternatif" et ainsi reprendre le poste de Premier ministre sans passer par des élections.

Mais ces tentatives ont échoué. Et un comité parlementaire a acté dans la nuit de lundi à mardi la fin de ces tentatives en indiquant que le Parlement allait bien être dissous mercredi, avant 23H59 (locales).

Pourquoi une telle échéance? Les députés veulent voter une série de lois - mardi et mercredi - avant de dissoudre le Parlement sachant que dès jeudi une disposition protégeant les plus de 475 000 colons israéliens vivant en Cisjordanie occupée sera caduque si le Parlement n'est pas dissous.

Afin de fragiliser la coalition de MM. Bennett et Lapid, l'opposition lui avait infligé le 6 juin un camouflet en réunissant une majorité de voix contre le renouvellement de la "loi sur les colons", une disposition que la chambre doit renouveler tous les cinq ans.

Or cette loi devait être renouvelée d'ici jeudi 30 juin sans quoi les colons en Cisjordanie --territoire palestinien occupé depuis 1967-- risquaient de perdre leur protection légale en vertu du droit israélien.

Chaos ou élections ?

Et comme M. Bennett, un ardent défenseur de ces colonies, pourtant jugées illégales au regard du droit international, ne pouvait risquer ce "chaos", il a préféré faire harakiri à son gouvernement.

Le lendemain de la dissolution du Parlement, donc jeudi sauf surprise de dernière minute comme un vote in extremis pour renouveler la loi sur les colons, M. Bennett cèdera sa place à Yaïr Lapid, l'actuel chef de la diplomatie israélienne.

Leur accord de coalition prévoyait un partage du pouvoir, incluant une clause selon laquelle M. Lapid assurait l'intérim jusqu'à la formation d'un nouveau gouvernement en cas de dissolution de la Knesset (parlement).

"Ce dont nous avons aujourd'hui besoin est de retourner au concept d'unité israélienne et non de laisser les forces de l'ombre nous diviser", a déclaré la semaine dernière M. Lapid, qui n'aura pas le temps de célébrer longtemps son accession aux plus hautes marches du pouvoir israélien.

Cet ex-journaliste vedette qui a fondé il y a une décennie le parti centriste "Yesh Atid" ("Il y a un futur" en hébreu) devra rapidement mettre ses troupes en ordre de bataille pour les élections, en plus d'être à la fois Premier ministre et ministre des Affaires étrangères.

Et c'est lui qui accueillera en Israël le président américain Joe Biden pour sa première tournée au Moyen-Orient, à la mi-juillet, depuis son arrivée à la Maison Blanche.

De son côté, M. Bennett devrait garder un titre de Premier ministre par alternance en gardant ses yeux rivés sur le dossier d'un potentiel nouvel accord sur le programme nucléaire iranien auquel l'Etat hébreu s'oppose.

"Nous nous sommes battus comme des lions, jusqu'au dernier moment, et qu'il devienne impossible" de sauver le gouvernement, a déclaré récemment M. Bennett qui, à en croire les sondages d'opinion, devra aussi se battre pour sauver sa formation politique Yamina (droite radicale) menacée d'implosion et de déconfiture électorale.


Un suspect de double infanticide en Allemagne interpellé en France

Incarcéré à Fresnes (région parisienne) depuis son interpellation, l'homme doit être remis aux autorités allemandes dans les prochains jours. (AFP).
Incarcéré à Fresnes (région parisienne) depuis son interpellation, l'homme doit être remis aux autorités allemandes dans les prochains jours. (AFP).
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  • Le drame est intervenu dans un «contexte de séparation du couple». La mère était absente au moment des faits
  • L'homme est soupçonné d'être responsable de la mort de sa fille de 7 ans et de celle de son fils de 11 ans

PARIS : Un homme recherché pour un double infanticide, commis le 11 mai à Hanau près de Francfort en Allemagne, a été interpellé en région parisienne peu après les faits par la police française, a-t-on appris mercredi auprès de la police judiciaire française.

Né en 1972 et de nationalité indienne, l'homme a été interpellé le 14 mai "sans difficulté" dans un temple sikh situé à Bobigny où il avait trouvé refuge, a expliqué à l'AFP, Guillaume Lacassin, chef de la Brigade nationale de recherche des fugitifs (BNRF).

Il est soupçonné d'être responsable de la mort le 11 mai de sa fille de 7 ans, égorgée dans l'appartement familial situé au neuvième étage d'un immeuble de Hanau dans la banlieue de Francfort, et de celle de son fils de 11 ans, retrouvé inanimé au pied du bâtiment.

Le drame est intervenu dans un "contexte de séparation du couple". La mère était absente au moment des faits.

L'homme avait ensuite pris la fuite. Sa cavale semble avoir été "préparée", puisqu'il avait effectué "un gros retrait de près de 3.000 euros le matin des faits", a souligné le commissaire Lacassin.

Il a ensuite pris un train vers Aix-la-Chapelle, passé une nuit dans un temple sikh en Belgique, avant d'être localisé dans le temple de Bobigny.

Selon les premiers éléments de l'enquête, "il n'avait pas d'attache en France", a expliqué M. Lacassin, qui a souligné la "bonne coordination" entre les polices et autorités judiciaires, belges, allemandes et françaises, qui a permis d'aboutir à cette arrestation.

Incarcéré à Fresnes (région parisienne) depuis son interpellation, il doit être remis aux autorités allemandes dans les prochains jours.