Le sauvetage, c'est aussi sportif!

Première édition d'une compétition de sauvetage à Biarritz, dans le sud-ouest de la France. Crédits : AFP
Première édition d'une compétition de sauvetage à Biarritz, dans le sud-ouest de la France. Crédits : AFP
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Publié le Dimanche 13 février 2022

Le sauvetage, c'est aussi sportif!

  • A Biarritz, les participants étaient en combinaison pour supporter la fraîcheur de l'Atlantique, et c'est avec un kayak sous le bras qu'ils se sont notamment jetés à l'eau.
  • «C'est intéressant de voir les athlètes défier l'océan et se défier entre eux», relève Flora Mancinet, quadruple championne du monde, qui a dédié seize années à ce sport de très haut niveau.

BIARRITZ: Ils se jettent depuis des rochers à huit mètres de hauteur avant de batailler dans l'Atlantique, à la force des bras et dans des kayaks, puis piquent des sprints sur la plage de Biarritz (sud-ouest): le sauvetage est un sport à part entière.

Samedi, sous un soleil éclatant, dix-huit hommes et six femmes se sont mesuré sur un parcours exigeant mêlant natation, paddleboard sans pagaie, kayak et course à pied, devant quelque 3.000 personnes, affrontant une eau à 12 degrés et une houle d'1,50 m. Ocean Rescue, premier événement de ce type organisé par une marque de boisson énergétique, se voulait au plus proche de la pratique d'origine, née au début des années 1900 en Australie.

"C’est l'Australie qui a inventé ce sport, en 1906. En France les premières compétitions datent de 1994, c'est assez neuf au final. On fait partie de la Fédération française de sauvetage et de secourisme, qui compte 70.000 licenciés", avec "10.000 à 15.000 sportifs", explique à l'AFP Anthony Mazzer, directeur sportif d'Ocean Rescue, et il rappelle que le sauvetage côtier n'est pas le sauvetage en mer.

"Quand on parle de sauvetage, la première image c’est les personnes qui surveillent les plages, c'est le sauvetage en mer. Le sauvetage côtier est un sport à part entière, l’un est un métier, l’autre est une passion", relève-t-il.

Chacun a en tête le feuilleton télévisé américain "Alerte à Malibu" et les images des sauveteurs courant en maillot de bain sur la plage, planche à la main.

A Biarritz, les participants étaient en combinaison pour supporter la fraîcheur de l'Atlantique, et c'est avec un kayak sous le bras qu'ils se sont notamment jetés à l'eau.

Le départ a été donné sur la Grande Plage pour un parcours qui a mené les sportifs vers le phare pour terminer au Port-Vieux. Sous l'oeil attentif de... sauveteurs en mer, chargés de la sécurité.

Défier l'océan

Il n'a pas été question d'aller sauver de fausses victimes, comme cela peut être le cas dans certaines épreuves du circuit traditionnel international.

Le sauvetage sportif se décline en mer (sauvetage côtier) mais aussi en piscine (eau plate), et c'est dans ce cadre qu'un sauvetage est simulé avec un mannequin.

Sur la côte basque, les organisateurs ont innové en proposant des sauts de falaises, des distances plus longues et une eau fraîche.

"C'est intéressant de voir les athlètes défier l'océan et se défier entre eux", relève Flora Mancinet, quadruple championne du monde, qui a dédié seize années à ce sport de très haut niveau.

"On va se nager les uns sur les autres, avec des grosses vagues, sans vague, ça change tout le temps. Des fois on est cinq filles à la bouée, ça se tire les jambes, des coups dans la lunette. Les vagues qui arrivent et qui cassent, la mousse qui casse, il faut faire le canard pour passer en dessous", décrit la championne française, aujourd'hui sapeur-pompier: "Si on est bon dans le sport, on sera très bon dans le métier".


Guadeloupe: 7 hommes déférés au parquet après les violences urbaines

Une personne marche près d'une barricade en feu sur une route du Lamentin (Photo, AFP).
Une personne marche près d'une barricade en feu sur une route du Lamentin (Photo, AFP).
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  • Sept hommes, «tous ayant des casiers», ont été déférés vendredi au parquet
  • Plusieurs personnes ont été mises en examen ou condamnées dans le cadre des enquêtes sur ces faits

POINTE-À-PITRE, France: Sept hommes ont été déférés au parquet de Pointe-à-Pitre vendredi, après des pillages au Lamentin en novembre sur fond de crise sociale et sanitaire en Guadeloupe, et deux d'entre eux ont été condamnés, a-t-on appris dimanche auprès du parquet.

Huit suspects au total avaient été placés en garde à vue en milieu de semaine - cinq interpellés par les forces de l'ordre et trois "extraits de leurs cellules" car incarcérés entretemps pour d’autres affaires, a précisé à l’AFP Patrick Desjardins, procureur de la République de Pointe-à-Pitre.

Sept hommes, "tous ayant des casiers", ont finalement été déférés vendredi au parquet.

Deux d'entre eux, "plutôt impliqués comme suiveurs et qui ont reconnu les faits", ont été condamnés à un an et à six mois de prison ferme en comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité, puis incarcérés immédiatement, selon la même source.

Cinq autres suspects devaient comparaître devant le tribunal correctionnel vendredi, mais l’affaire a été renvoyée au 25 juillet.

Trois d’entre eux étaient déjà incarcérés, un a été placé en détention provisoire jusqu’au procès et le cinquième a été placé sous contrôle judiciaire.

Un petit centre commercial de la commune de Lamentin avait été attaqué avec une tractopelle dans la nuit du 20 au 21 novembre 2021, au tout début des manifestations et émeutes urbaines qui étaient survenues en Guadeloupe, en pleine contestation du passe sanitaire et de l’obligation vaccinale contre le Covid-19.

Lors de cette crise sociale, les violences avaient concerné une grande partie de l’archipel entre fin 2021 et début 2022, avec des pillages voire des incendies de commerces.

Un local des douanes à Pointe-à-Pitre avait été attaqué, ainsi que des casernes de gendarmerie, et des forces de l’ordre avaient été prises pour cible et visées par des tirs. Des barrages avaient par ailleurs été érigés sur les routes.

Plusieurs personnes ont été mises en examen ou condamnées dans le cadre des enquêtes sur ces faits.


Coquerel dénonce des «rumeurs infondées» sur son comportement envers les femmes

Eric Coquerel, député de Seine-Saint-Denis du mouvement de gauche français La France Insoumise (LFI), prend la pose lors d'une séance photo à Aubervilliers (Photo, AFP).
Eric Coquerel, député de Seine-Saint-Denis du mouvement de gauche français La France Insoumise (LFI), prend la pose lors d'une séance photo à Aubervilliers (Photo, AFP).
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  • Cette rumeur a été relancée par une enquête sur le sexisme à LFI dans le journal Causette
  • Le député explique par ailleurs s'être senti contraint à s'exprimer

PARIS: Le député LFI Eric Coquerel, élu jeudi 30 juin président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, dénonce dans une tribune au JDD dimanche des "rumeurs infondées" concernant son comportement envers les femmes.

"Je fais cette tribune pour affirmer que je n’ai jamais exercé une violence ou une contrainte physique ou psychique pour obtenir un rapport, ce qui caractérise la porte d’entrée d’un comportement délictuel dans le domaine des violences sexistes et sexuelles", écrit M. Coquerel dans le Journal du Dimanche, en se disant "obligé de prendre la parole pour la première fois".

Le comité contre les violences sexuelles de La France insoumise avait défendu jeudi le député Eric Coquerel, élu président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, contre des "rumeurs sur son comportement avec les femmes", assurant n'avoir jamais reçu de signalement à son sujet.

"Plusieurs rédactions ont mené des enquêtes journalistiques", souligne le député, un très proche du dirigeant de LFI Jean-Luc Mélenchon : "Rien n’est jamais sorti faute d’avoir trouvé un témoignage pouvant s’apparenter à un comportement délictuel, a fortiori criminel. Cette rumeur a été pourtant relancée par une enquête sur le sexisme à LFI dans le journal Causette en septembre 2018. La journaliste évoque deux brefs témoignages anonymes à propos d’un député lui aussi anonyme coupable de 'dérapages, à la limite du harcèlement'. Je ne me suis pas inquiété outre-mesure sur le moment de cet article dont on disait qu’il me concernait, car il était visiblement bâclé".

Dès lors, écrit Eric Coquerel, "comment réagir à une rumeur qui n’est basée sur aucune plainte, aucun signalement à la cellule interne de LFI, malgré de fréquents appels et communiqués de LFI à pouvoir le faire, aucun témoignage public, aucun résultat d’enquête journalistique sérieuse en plus de cinq ans mais dont on explique que seul le silence de LFI et son refus de mener une enquête l’expliquerait ?"

Le député explique par ailleurs s'être senti contraint à s'exprimer, pour la première fois publiquement, par une intervention sur RTL cette semaine de l'auteure et militante Rokhaya Diallo. Cette dernière avait évoqué, sans plus de précisions, des "sources au sein de LFI" mettant en cause le comportement de M. Coquerel.


Militaire tué à Bitche: Ouverture d'une information judiciaire pour assassinat

Un mirador de la maison d'arrêt de Metz-Queuleu (Photo, AFP).
Un mirador de la maison d'arrêt de Metz-Queuleu (Photo, AFP).
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  • Les faits se sont produits jeudi aux alentours de 07H00 du matin au camp de Bitche et une enquête de flagrance avait été ouverte
  • Selon les premiers éléments de l'enquête, ce militaire nourrissait un fort ressentiment à l'égard de la victime

METZ: Le parquet de Metz a ouvert samedi une information judiciaire pour "assassinat" après le décès d'un militaire de 25 ans jeudi à Bitche (Moselle), et le suspect, lui aussi militaire, a été mis en examen et placé en détention provisoire.

"Il n'a pas fait de déclaration devant le juge d'instruction", a précisé le procureur de la République, Yves Badorc. Ce caporal-chef de 24 ans du 16e bataillon de chasseurs à pied avait néanmoins reconnu les faits lors de sa garde à vue, a ajouté le magistrat.

Selon les premiers éléments de l'enquête, ce militaire "nourrissait un fort ressentiment à l'égard de la victime", première classe de 25 ans, a indiqué M. Badorc.

Les faits se sont produits jeudi aux alentours de 07H00 du matin au camp de Bitche et une enquête de flagrance avait été ouverte dans un premier temps pour "homicide volontaire" avant d'être requalifiée en assassinat.

Selon le parquet, "les premières constatations médico-légale confirment l'usage d'une arme à feu et d'un couteau". Une vingtaine de témoins ont déjà été entendus et une autopsie doit avoir lieu la semaine prochaine, a précisé le procureur.

L'enquête avait été confiée à la section de recherches de Metz et à la brigade de recherche de gendarmerie de Sarreguemines.