L'UE organise une formation à l’intention de diplomates issus de 3 pays du CCG

Ce programme témoigne de l'engagement de l'UE et du CCG à faire progresser les relations bilatérales et la compréhension mutuelle. (Photo, AN)
Ce programme témoigne de l'engagement de l'UE et du CCG à faire progresser les relations bilatérales et la compréhension mutuelle. (Photo, AN)
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Publié le Lundi 14 février 2022

L'UE organise une formation à l’intention de diplomates issus de 3 pays du CCG

  • La formation «Politiques et processus décisionnel de l'UE», est organisée par l'Institut néerlandais Clingendael et se tiendra du 13 au 17 février
  • Grâce à cette formation, les diplomates apprendront à prendre des décisions, à mener des négociations et à mieux tisser des liens pour l’avenir

RIYAD: La délégation de l'UE auprès de l'Arabie saoudite, d'Oman et de Bahreïn a organisé ce dimanche une formation avancée autour des affaires européennes à l'intention de 35 diplomates issus de ces trois pays, à l'Institut d'études diplomatiques Prince Saud Al-Faisal de Riyad.
«Notre objectif est de renforcer la compréhension mutuelle avec nos partenaires de la région du Golfe, et nous sommes persuadés qu'une meilleure compréhension du fonctionnement de l'UE contribuera à la réalisation de cet objectif», a déclaré l'ambassadeur de l'UE en Arabie saoudite, Patrick Simonnet.
La délégation de l'UE auprès du Royaume d'Arabie saoudite, du Royaume de Bahreïn et du Sultanat d'Oman cherche à accroître l'engagement avec la région du Golfe en favorisant la connaissance, la compréhension et la coopération de l'UE.
Lors de la cérémonie d'ouverture, des discours ont été prononcés par Simmonet, S.A. Sayyid Faisal ben Turki Al-Said, (l'ambassadeur du Sultanat d'Oman auprès du Royaume), le Dr Adel Al-Omrani (directeur général par intérim de l'IDS) et le Dr Turki Al-Turki, responsable de la coopération internationale à l'IDS.
«Ce programme a été conçu dans le but de faire progresser les connaissances et les compétences des participants au sein de l'UE. Je suis certain que cette formation aura un impact durable sur les participants et qu'elle leur permettra d'approfondir leurs relations avec les membres de l'UE», a indiqué Al-Turki.
La formation en cinq jours, intitulée «Politiques et processus décisionnel de l'UE», est organisée par l'Institut néerlandais des relations internationales Clingendael et se tiendra du 13 au 17 février. Elle comprendra des ateliers, des conférences et des discussions de groupe et réunira des participants des trois pays du Conseil de coopération du Golfe.
«C'est une formation unique qui offre une approche ultramoderne et qui inclura des démarches proactives, des ateliers et des cas d'étude. C'est le résultat de la coopération fructueuse de l'UE», a précisé Al-Omrani.
Le programme témoigne de l'engagement de l'UE et du CCG à faire progresser les relations bilatérales et la compréhension mutuelle.
«Cette formation prouve que l'UE et le CCG entretiennent des relations étroites. Elle témoigne également de notre engagement commun à faire progresser ces relations davantage», a affirmé Simonnet.
Pour l'ambassadeur de l'UE elle servira aux participants issus du Golfe qui représentent leur pays au sein de l'Union et qui envisagent d'entreprendre des carrières diplomatiques.
Cette séance d’ouverture intitulée «L'UE en mouvement: le transfert de pouvoirs», a introduit de façon générale l'UE et a engagé les étudiants dans une discussion ouverte.
Grâce à cette formation, les diplomates apprendront à prendre des décisions, à mener des négociations et à mieux tisser des liens pour l’avenir.
«Je suis persuadé que ce programme aidera les participants à mieux comprendre les processus décisionnel», a affirmé Al-Omrani.

La formation portera également sur des discussions autour des communications externes de l'UE avec les pays du CCG.

Le programme, en plus d’élargir la collaboration entre le CCG et l’UE, se penchera sur les accords commerciaux, les politiques et les diverses coopérations énergétiques entre les deux entités.

À travers les cours, les étudiants examineront les différents défis auxquels sont confrontés l'UE et le CCG.
  «Ce programme offre aux diplomates l’occasion d'acquérir de précieux renseignements ainsi qu’une compréhension professionnelle de l'UE – qui joue un rôle important aussi bien dans les affaires mondiales que dans les principales économies mondiales», a annoncé le Dr Muneera Al-Khalifa, directrice générale de l'Académie Mohammed ben Mubarak Al Khalifa d'études diplomatiques à Bahreïn.
À la fin de la formation, des certificats personnalisés seront remis aux participants lors de la cérémonie de clôture qui aura lieu le 17 février dans le quartier diplomatique de Riyad.


Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le CCG déclare que les hostilités iraniennes compromettent le dialogue et les relations régionales

Photo de groupe lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères du CCG à Koweït City, le 2 juin 2025. (File/AFP)
Photo de groupe lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères du CCG à Koweït City, le 2 juin 2025. (File/AFP)
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  • Le communiqué indique que la poursuite de l'agression iranienne ne fera qu'accentuer l'isolement de l'Iran
  • Affirmation du droit des États du CCG à se défendre conformément au droit international

LONDRES : Un communiqué du Conseil de coopération du Golfe a déclaré mercredi que les hostilités iraniennes sapaient la confiance et fermaient la porte au dialogue.

Le communiqué souligne que "l'agression ne permet pas d'établir des relations ni de favoriser la compréhension ou le rapprochement".

La déclaration ajoute que la poursuite de l'approche agressive de l'Iran ne fera qu'accentuer son isolement, avertissant que de telles politiques affaiblissent la stabilité régionale.

Elle précise également que la porte de la compréhension reste ouverte à ceux "qui choisissent le langage de la sagesse et du bon voisinage".

Le Conseil a réaffirmé son entière solidarité avec le Bahreïn, le Koweït et la Jordanie, soulignant que la sécurité des États du Golfe est indivisible et que toute attaque contre un membre constitue une attaque contre tous.

Le Conseil a condamné les actions de l'Iran, a tenu Téhéran pour responsable de leurs conséquences sur la sécurité régionale, la navigation internationale et l'approvisionnement en énergie, et a appelé la communauté internationale à demander des comptes aux responsables.

Il a également affirmé le droit des États du CCG à se défendre conformément au droit international et à la charte des Nations unies.

Cette déclaration a été faite alors que les ministres des affaires étrangères du CCG participaient à la 167e session du conseil ministériel du CCG à Bahreïn.

La réunion du CCG pour les États arabes du Golfe s'est tenue à Manama sous la présidence du ministre des affaires étrangères de Bahreïn, Abdullatif bin Rashid Al-Zayani.


Liban: au moins 12 morts dans des frappes israéliennes dans le sud

Un ambulancier court devant des voitures calcinées qui ont été touchées lors d'une frappe aérienne israélienne à Sidon, dans le sud du Liban, mercredi. (AP)
Un ambulancier court devant des voitures calcinées qui ont été touchées lors d'une frappe aérienne israélienne à Sidon, dans le sud du Liban, mercredi. (AP)
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  • Malgré l'annonce le 4 juin d'un accord entre Israël et le Liban pour un nouveau cessez-le-feu, l'armée israélienne poursuit ses raids sur le pays, et le Hezbollah revendique des attaques quotidiennes contre ses forces dans le sud
  • "Israël n’est pas en guerre contre vous. Nous sommes en guerre contre le Hezbollah, qui a pris votre pays en otage (...) Nous aspirons à la paix avec vous, avec le Liban (...). Rejoignez Israël"

BEYROUTH: Israël a poursuivi mercredi ses frappes au Liban, faisant au moins 12 morts, selon une source médicale à l'AFP, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, appelant les Libanais à "rejoindre" la lutte de son pays contre le Hezbollah pro-iranien.

L'armée israélienne a en outre arrêté et enlevé en Israël, pour interrogatoire, deux habitants d'un village frontalier du sud, avant leur remise en liberté dans la soirée.

Malgré l'annonce le 4 juin d'un accord entre Israël et le Liban pour un nouveau cessez-le-feu, l'armée israélienne poursuit ses raids sur le pays, et le Hezbollah revendique des attaques quotidiennes contre ses forces dans le sud.

"Israël n’est pas en guerre contre vous. Nous sommes en guerre contre le Hezbollah, qui a pris votre pays en otage (...) Nous aspirons à la paix avec vous, avec le Liban (...). Rejoignez Israël", a déclaré M. Netanyahu dans un message en anglais adressé au peuple libanais.

Dans le même temps, Donald Trump a douché mercredi les espoirs d'un accord avec Téhéran pour mettre fin à la guerre régionale. Il a affirmé que son armée allait "attaquer" l'Iran dès mercredi, l'accusant de duplicité.

Dans le sud, près de Tyr, huit personnes ont été tuées dans des frappes sur le village de Tayr Debba et quatre autres dans la localité de Deir Qanoun an-Nahr, a indiqué une source médicale à l'AFP.

L'Agence nationale d'information (Ani, officielle) a aussi rapporté d'autres bombardements sur une trentaine de localités dans le sud et l'est du Liban, dont trois villages méridionaux dont Israël avait ordonné plus tôt l'évacuation.

La veille, de violents raids sur la ville de Tyr avaient fait 11 morts et Israël avait ordonné à l'ensemble des habitants de la ville millénaire et de ses environs d'évacuer, provoquant un exode précipité.

Plus au nord, une frappe israélienne a visé une voiture dans le centre de la grande ville côtière de Saïda, porte du sud du Liban, a indiqué l'Ani.

Un correspondant de l'AFP y a vu des secours retirer deux personnes d'un véhicule en feu.

Villages chrétiens isolés 

De son côté, le Hezbollah a revendiqué de nouvelles attaques contre des troupes israéliennes dans des localités qu'elles occupent dans le sud.

Dans la zone frontalière, une patrouille israélienne a enlevé "un membre du conseil municipal de Kfar Chouba et un employé de la municipalité alors qu'ils effectuaient des travaux de pompage d'eau", selon l'Ani.

L'armée israélienne a indiqué pour sa part avoir interpellé et "transféré sur le territoire israélien pour y être interrogés", deux "suspects" qui "s'étaient approchés de la zone où les soldats israéliens mènent des opérations".

La municipalité de Kfar Chouba a annoncé qu'ils étaient revenus libres au village dans la soirée. Affirmant qu'ils "n'avaient aucune intention de s’approcher des forces israéliennes", elle a condamné un "acte hostile envers deux innocents qui accomplissaient une mission humanitaire".

Kfar Chouba est l'un des rares villages frontaliers dont les habitants sont restés malgré les ordres d'évacuation de l'armée israélienne, qui occupe désormais une partie du sud du pays.

Parmi ces villages figure une poignée de localités chrétiennes, dont les représentants ont appelé mardi soir l'État libanais à "ouvrir des couloirs humanitaires".

Le communiqué du "Rassemblement des villages chrétiens frontaliers" souligne que les routes les desservant sont désormais "coupées ou extrêmement dangereuses".

Depuis le début, le 2 mars, de la nouvelle guerre au Liban entre le Hezbollah et Israël, les frappes israéliennes ont fait 3.696 morts, selon le dernier bilan des autorités.

Le mouvement chiite a entraîné le Liban dans cette guerre régionale pour soutenir l'Iran, qui exige que tout accord de paix avec Washington inclut la fin des hostilités sur le front libanais.


Liban: les «négociations directes» avec Israël, seule voie pour sortir de la guerre 

Jean-Pierre Lacroix (à droite), sous-secrétaire général des Nations unies chargé des opérations de paix, serre la main du ministre libanais des Affaires étrangères, Youssef Raggi, lors d'une rencontre à Beyrouth le 7 janvier 2026. (AFP)
Jean-Pierre Lacroix (à droite), sous-secrétaire général des Nations unies chargé des opérations de paix, serre la main du ministre libanais des Affaires étrangères, Youssef Raggi, lors d'une rencontre à Beyrouth le 7 janvier 2026. (AFP)
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  • "La prétendue résistance menée par le Hezbollah (pro-iranien) n'a ni libéré Jérusalem, ni pu sauver Gaza, n'a même pas pu défendre le Liban"
  • "Au contraire, ça nous a précipité dans encore plus de violence, encore plus d'occupation (israélienne)"

PARIS: Les "négociations directes" entre le gouvernement libanais et Israël sont "la seule voie" pour rétablir la paix au Liban, a estimé mercredi le ministre libanais des Affaires étrangères lors d'une audition devant l'Assemblée nationale française.

"Le Hezbollah fait tout ce qu'il peut pour empêcher ces négociations directes", a déploré Youssef Raggi, entendu par la Commission des Affaires étrangères. "Mais pour l'Etat libanais, pour le gouvernement, c'est la seule voie pour essayer de voir comment régler le problème dans sa globalité", a-t-il ajouté, appelant au pragmatisme et soulignant que l'option militaire avait "prouvé son inefficacité".

"La prétendue résistance menée par le Hezbollah (pro-iranien) n'a ni libéré Jérusalem, ni pu sauver Gaza, n'a même pas pu défendre le Liban", a également affirmé le ministre libanais, violemment hostile au Hezbollah et à son parrain iranien.

"Au contraire, ça nous a précipité dans encore plus de violence, encore plus d'occupation (israélienne)".

Il a en outre jugé "absurde" l'argumentaire du Hezbollah qui dit défendre "le pays contre l'invasion et contre l'occupation israélienne" puisque Israël a assuré n'avoir "aucune ambition territoriale sur le Liban".

Israël occupe une partie du sud du Liban le long de sa frontière, et a avancé en profondeur dans le Liban comme jamais en près de 30 ans depuis le début de cette nouvelle guerre.

Le ministre a enfin avancé qu'il ne s'agissait pas de désarmer le Hezbollah "pour faire plaisir aux Etats-Unis, ni aux Arabes, ni à la communauté internationale". C'est une demande, c'est une exigence purement libanaise" - également réclamée avec force par Israël.

"Nous voulons que le Hezbollah, comme toutes les autres petites organisations qui lui sont alliées (...) soient désarmées pour que nous puissions enfin vivre dans un pays normal".

Le Hezbollah a entraîné le 2 mars le Liban dans la guerre pour soutenir l'Iran attaqué par les Etats-Unis et Israël.

Les frappes israéliennes ont depuis fait 3.666 morts, selon le dernier bilan des autorités libanaises.