Gare du Nord: deux policiers tuent un homme qui les menaçait avec un couteau

La gare du Nord en avril 2020. Photo d'illustration FRANCK FIFE / AFP
La gare du Nord en avril 2020. Photo d'illustration FRANCK FIFE / AFP
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Publié le Lundi 14 février 2022

Gare du Nord: deux policiers tuent un homme qui les menaçait avec un couteau

  • Deux policiers ont fait usage lundi de leur arme à feu gare du Nord à Paris contre un homme qui les menaçait avec un couteau de «30 cm»
  • «Les policiers ont fait usage de leur arme, écartant ainsi tout danger, pour eux-mêmes et pour les voyageurs», a écrit M. Darmanin

PARIS: Un homme a été tué lundi à la gare du Nord à Paris par deux policiers qu'il est suspecté d'avoir menacés avec un couteau portant un slogan anti-police, un acte dénoncé par le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin et les syndicats. 

Vers 06h50, les deux policiers de la brigade des réseaux franciliens patrouillaient à l'heure de pointe dans cette grande gare parisienne, d'où partent et arrivent les trains à destination et en provenance du nord de la France et de l'Europe. 

Ils "ont été pris à partie, menacés par un assaillant qui avait un couteau et qui a voulu manifestement atteindre les policiers, les blesser, les tuer, et ils ont utilisé leurs armes administratives pour le neutraliser et évidemment cet assaillant est décédé", a détaillé à la presse M. Darmanin lors d'un déplacement dans un commissariat de Montpellier (Hérault).  

Selon une source policière, leur agresseur, né 1991, n'était pas connu des services de police. 

"Le couteau trouvé à proximité de la scène et susceptible d'avoir été en possession de l'homme décédé est porteur des lettres ACAB" (All cops are bastards, "tous les flics sont des bâtards"), a précisé le parquet de Paris. 

La piste terroriste a été rapidement écartée.  

Sollicité par l'AFP, le parquet national anti-terroriste (PNAT) a répondu qu'il n'était pas saisi de l'enquête. 

L'homme n'a fait "aucune allégation, aucune revendication terroriste, et n'avait aucun document d'identité sur le coup", a confirmé le ministre de l'Intérieur.  

"Mais nous avons vu sur le couteau la marque ACAB (...) c'est manifestement une démonstration que cette personne voulait s'attaquer directement à des policiers parce qu'ils étaient policiers", a affirmé M. Darmanin, évoquant un "acte de terreur". 

"Terroriste anti-flics" 

L'enquête pour tentative d'homicide volontaire a été confiée par le parquet de Paris au 2e DPJ de Paris et la "police des polices" (IGPN) a été saisie comme c'est le cas lorsqu'un fonctionnaire de police fait usage de son arme pour "déterminer les conditions" de l'emploi de celle-ci. 

Le préfet de police de Paris, Didier Lallement, a "salué" dans un tweet "le courage des policiers qui ont su réagir avec sang froid à une lâche attaque". 

Dans un communiqué, Alliance, un des principaux syndicats de police, a qualifié l'agresseur de "terroriste anti-flics", qui a pris les fonctionnaires "pour cible armé d'un couteau pour les tuer". 

"Cet attentat envers les protecteurs de la République montre une nouvelle fois qu'aujourd'hui nos collègues risquent leur vie au coin d'une rue, le parvis d'une église, ou dans une mission du quotidien au sein d'une gare", a poursuivi le syndicat. 

Ces derniers mois, plusieurs fonctionnaires de police ont été visés par des attaques à l'arme blanche. 

En novembre dernier, un ressortissant algérien avait porté des coups de couteau à deux policiers du commissariat de Cannes qui en étaient ressortis indemnes, protégés par leur gilet pare-balle. La piste terroriste n'avait pas été retenue. 

La porte-parole du syndicat Unité SGP-police, Linda Kebbab, a souligné sur Twitter que l'attaque de lundi "laiss(ait) peu de place au doute sur la nature haineuse qui a animé l'auteur". 

Le syndicat des commissaires de police (SCPN) a pour sa part, dans un tweet, "son soutien" et exprimé "sa reconnaissance à nos policiers qui nous protègent". "Lorsqu'un individu armé menace et attaque, s'il n'obtempère pas, il doit être neutralisé", a souligné le SCPN. 


Deux employés d'un Burger King jugés en décembre pour harcèlement après un suicide

Deux employés d'un restaurant Burger King à Calais seront jugés en décembre pour harcèlement moral, quatre mois après le suicide d'une de leurs collègues, a-t-on appris dimanche auprès du parquet de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) et de l'entourage de la victime. (AFP)
Deux employés d'un restaurant Burger King à Calais seront jugés en décembre pour harcèlement moral, quatre mois après le suicide d'une de leurs collègues, a-t-on appris dimanche auprès du parquet de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) et de l'entourage de la victime. (AFP)
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  • Sylvana Dufossé, 20 ans, employée polyvalente au Burger King de Calais, a mis fin à ses jours le 1er janvier 2026
  • Selon la plainte déposée par sa grande soeur Angelina Dufossé le 13 janvier et consultée par l'AFP, Sylvana "subissait un harcèlement moral quotidien et presque physique de la part de deux de ses collègues de travail au restaurant Burger King Calais"

LILLE: Deux employés d'un restaurant Burger King à Calais seront jugés en décembre pour harcèlement moral, quatre mois après le suicide d'une de leurs collègues, a-t-on appris dimanche auprès du parquet de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) et de l'entourage de la victime.

A l'issue de leurs gardes à vue jeudi soir dans le cadre de cette affaire, "des convocations par officier de police judiciaire ont été remises aux deux prévenus" pour être jugés, selon la procureure de Boulogne-sur-Mer Cécile Gressier.

Il s'agit d'un salarié du même niveau hiérarchique que la victime et d'un supérieur direct, de hiérarchie intermédiaire, a précisé la procureure.

Ils doivent comparaître le 10 décembre au tribunal correctionnel de Boulogne-sur-Mer, selon un avis du parquet reçu par la soeur de la victime, partie civile dans ce dossier, et dont l'AFP a obtenu une copie.

Sylvana Dufossé, 20 ans, employée polyvalente au Burger King de Calais, a mis fin à ses jours le 1er janvier 2026.

Selon la plainte déposée par sa grande soeur Angelina Dufossé le 13 janvier et consultée par l'AFP, Sylvana "subissait un harcèlement moral quotidien et presque physique de la part de deux de ses collègues de travail au restaurant Burger King Calais".

Le procès à venir "est un soulagement pour la famille, car nous redoutions que l'affaire soit classée sans suite. C'est une première étape, mais l'objectif reste qu'ils soient condamnés, pour Sylvana et pour toutes les victimes de harcèlement au travail. Il faut que cela cesse", a déclaré à l'AFP Boubacar Dembélé, fondateur du collectif Agir Ensemble, qui lutte contre le harcèlement.

Plusieurs salariés du même établissement se sont joints à la plainte d'Angelina Dufossé et ont témoigné à la justice du harcèlement subi.

Par ailleurs, une autre plainte avait déjà été déposée en mai 2025 par une ancienne employée du même restaurant, Séphina Lapotre, pour harcèlement moral lié à sa religion et à son port du voile.

De son côté, Burger King avait déclaré en février à l'AFP qu'un audit RH réalisé à sa demande dans le restaurant de Calais avait été "partagé aux autorités compétentes" et que les deux salariés concernés étaient suspendus.

 


Rima Hassan convoquée ce vendredi matin à la police judiciaire de Paris

L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier. (AFP)
L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier. (AFP)
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  • Rima Hassan est attendue au Bastion par les enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP)
  • L'eurodéputée a été placée jeudi en garde à vue d'où elle est ressortie libre en fin de soirée avec une convocation le 7 juillet pour être jugée pour "apologie du terrorisme" à raison d'un de ses posts sur X

PARIS: L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier.

Rima Hassan est attendue au Bastion par les enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP), a ajouté cette source confirmant partiellement une information de TF1.

Les faits pour lesquels l'eurodéputée est convoquée à la BRDP n'ont rien à voir avec ce qu'il s'est passé jeudi, a-t-on insisté.

L'eurodéputée a été placée jeudi en garde à vue d'où elle est ressortie libre en fin de soirée avec une convocation le 7 juillet pour être jugée pour "apologie du terrorisme" à raison d'un de ses posts sur X.

Lors de la fouille de ses effets, il a été découvert "la présence de matières s'apparentant d'une part à du CBD et d'autre part à de la 3MMC (une drogue de synthèse, ndlr), sur lesquelles elle a été interrogée", avait indiqué le parquet à l'issue de sa garde à vue, en ajoutant que "ces éléments (étaient) disjoints et feront l'objet d'une procédure distincte".

Manuel Bompard, coordinateur national de La France insoumise, a assuré vendredi sur Sud Radio que Rima Hassan n'avait "aucune drogue sur elle", dénonçant des "informations mensongères" utilisées pour la "salir".

Invité de BFMTV, Laurent Nuñez a justifié le signalement à la justice par ses services du post de Rima Hassan qui faisait référence à Kōzō Okamoto, un des auteurs du massacre perpétré le 30 mai 1972 à l'aéroport de Tel-Aviv (26 morts).

"C'était normal de faire un signalement (...) le tweet de Mme Hassan est grave (...), il n'y a pas d'acharnement", a fait valoir le ministre de l'Intérieur, en affirmant qu'il ne "fallait rien laisser passer".

"L'action politique doit rester dans les limites de l'Etat de droit", a-t-il ajouté.


Macron reçu par l'empereur à la fin de sa visite au Japon

Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
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  • Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung
  • Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace

TOKYO: Emmanuel Macron a été reçu jeudi à Tokyo par l'empereur du Japon Naruhito, au dernier jour de sa visite dans l'archipel nippon pour renforcer les liens diplomatiques et économiques avec la France.

Le président français, accompagné par son épouse Brigitte Macron, a été accueilli par le souverain et l'impératrice Masako au palais impérial, une bâtisse épurée dans un parc arboré au coeur de la capitale japonaise, a constaté un journaliste de l'AFP.

Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung.

Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace. Astrocale a une filiale en France et un partenariat avec le français Exotrail.

"C'est une parfaite illustration de ce qu'est la coopération spatiale entre le Japon et la France", a-t-il dit, alors que l'espace est l'un des secteurs pour lesquels il a appelé la veille au renforcement des partenariats bilatéraux.

"Comment oeuvrer à une mission d'intérêt général pour un espace durable", avec "le désorbitage et la destruction des débris spatiaux qui aujourd'hui sont une vraie problématique", est une question qui était "au coeur du G7 porté par le Japon" et sera "au coeur aussi du G7 que la France préside cette année", a-t-il ajouté.