Le procès de Guéant pour «escroquerie» de frais de campagne renvoyé au 11 octobre

Dans cette photo d'archive prise le 18 octobre 2021, l'ancien ministre de l'Intérieur Claude Guéant arrive pour son procès dans l'affaire des sondages de l'Elysée au palais de justice de Paris. STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
Dans cette photo d'archive prise le 18 octobre 2021, l'ancien ministre de l'Intérieur Claude Guéant arrive pour son procès dans l'affaire des sondages de l'Elysée au palais de justice de Paris. STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
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Publié le Mardi 15 février 2022

Le procès de Guéant pour «escroquerie» de frais de campagne renvoyé au 11 octobre

  • Le procès de l'ex-ministre de l'Intérieur, qui devait être jugé à partir de mardi à Nanterre pour «escroquerie» de frais de campagne, a été renvoyé aux 11 et 12 octobre pour raisons médicales
  • Le renvoi de ce procès prévu sur deux jours a été demandé par son avocat, selon qui M. Guéant a été opéré lundi et doit bénéficier d'un mois de convalescence

NANTERRE: "Claude Guéant veut pouvoir s'expliquer": le procès de l'ex-ministre de l'Intérieur, qui devait être jugé à partir de mardi à Nanterre pour "escroquerie" de frais de campagne, a été renvoyé aux 11 et 12 octobre pour raisons médicales.

L'homme incontournable de la présidence Sarkozy, aujourd'hui âgé de 77 ans, devait aussi comparaître pour "financement illicite" de sa campagne législative de 2012, après la diffusion d'un tract en sa faveur par le maire UMP (devenu LR depuis) de Boulogne-Billancourt.

Le renvoi de ce procès prévu sur deux jours a été demandé par son avocat, selon qui M. Guéant a été opéré lundi et doit bénéficier d'un mois de convalescence.

D'après son conseil, une "pathologie a été révélée" par l'incarcération de M. Guéant, qui avait été détenu à la prison de la Santé du 13 décembre au 9 février dans le cadre d'une autre affaire - une première pour un ex-locataire de Beauvau - et qui bénéficie depuis d'une liberté conditionnelle.

A l'audience mardi, son avocat Me Philippe Bouchez El Ghozi a assuré que "M. Guéant souhait(ait) être jugé en personne". "Il veut pouvoir s'expliquer dans ce dossier", a-t-il insisté.

Expertise médicale «approfondie»

"Le renvoi me paraît s'imposer", a concédé la procureure Nathalie Foy, demandant au tribunal d'ordonner une expertise médicale "approfondie et parfaitement objectivée" de l'état de santé de M. Guéant. Le tribunal a accepté.

"C'est de l'intérêt de la justice que tous (les prévenus) puissent être confrontés à cette barre", a poursuivi la procureure.

M. Guéant n'est pas le seul à être jugé dans ce dossier.

Quatre prévenus étaient présents à l'audience mardi, dont Pierre-Christophe Baguet, maire LR de Boulogne-Billancourt, jugé pour "financement illicite" de campagne.

L'accusation reproche à MM. Baguet et Guéant d'avoir cherché à faire financer par la ville de Boulogne-Billancourt des dépenses de propagande électorale au soutien de la candidature de Claude Guéant. Ce que contestent formellement ces deux prévenus.

M. Baguet est poursuivi pour avoir, entre décembre 2011 et courant 2012, accordé à M. Guéant "un don en donnant des directives au service de communication (…) afin d'imprimer et de diffuser un courrier de soutien à la candidature de l'intéressé", a déclaré la présidente du tribunal, en lisant les faits reprochés.

M. Guéant, lui, est notamment accusé d'avoir "sciemment minoré" des éléments de ses comptes de campagne et "dépassé le plafond fixé".

La ville de Boulogne-Billancourt n'a "subi aucun préjudice", a assuré avant l'audience à l'AFP l'avocat du maire, Me Mario Stasi.

De son côté, l'avocat de M. Guéant a souligné, en amont de l'audience, que la Commission nationale des comptes de campagne avait "eu pleinement connaissance" de la situation. "Où est l'escroquerie, à partir du moment où la Commission savait ?", s'indignait-il auprès de l'AFP.

Un autre volet de l'affaire concerne le délit de favoritisme, pour lequel deux employées de la mairie et le gérant d'une imprimerie, ainsi que l'imprimerie en tant que personne morale devaient comparaître.

Concernant l'ex-ministre de l'Intérieur, outre ce procès, les péripéties judiciaires continuent. 

M. Guéant doit être rejugé dans le dossier des sondages de l’Élysée, après avoir fait appel de sa condamnation, le 21 janvier, à un an d'emprisonnement - dont huit mois ferme - pour favoritisme.

Il reste également mis en examen dans l'affaire des soupçons de financement libyen de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007.


L'Arabie saoudite et la France appellent à la diplomatie avec l'Iran, réaffirment leur soutien à un État palestinien 

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le président français Emmanuel Macron ont abordé plusieurs points chauds de la région dans une déclaration commune publiée lundi à Paris. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le président français Emmanuel Macron ont abordé plusieurs points chauds de la région dans une déclaration commune publiée lundi à Paris. (SPA)
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  • Riyad et Paris appellent à une navigation sans restriction dans le détroit d'Ormuz et à une solution négociée au conflit nucléaire avec l'Iran
  • Soutien à la création d'un État palestinien, à la souveraineté du Liban, au redressement de la Syrie et au renforcement des liens en matière de défense et d'économie

PARIS : L’Arabie saoudite et la France ont appelé à une solution négociée concernant l’Iran, au rétablissement d’une navigation sans restriction dans le détroit d’Ormuz et à la poursuite des efforts en faveur de la création d’un État palestinien, alors que le prince héritier Mohammed ben Salmane et le président français Emmanuel Macron ont présenté une vision commune globale pour la sécurité au Moyen-Orient et un partenariat stratégique élargi.

Dans une déclaration commune publiée à l’issue de leur rencontre à Paris lundi, les deux dirigeants ont souligné que la stabilité au Moyen-Orient devait reposer sur la souveraineté des États, le respect du droit international et la recherche de solutions politiques et diplomatiques aux conflits et aux menaces pour la sécurité.

L’Iran occupait une place prépondérante dans cette déclaration, Riyad et Paris soulignant la nécessité d’une solution négociée pour éviter toute nouvelle escalade et garantir la sécurité régionale.


Le président français Emmanuel Macron, au centre à droite, et le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, au centre à gauche, assistent à une réunion au Cercle de l’Union interalliée à Paris, en France, le lundi 24 août 2026. (AP)
Les deux parties ont réaffirmé leur engagement en faveur d’une solution diplomatique garantissant le caractère pacifique du programme nucléaire iranien et ont appelé Téhéran à reprendre une coopération totale avec l’Agence internationale de l’énergie atomique.

Ils ont également condamné les attaques contre des navires dans le détroit d’Ormuz et les menaces pesant sur la sécurité des voies navigables, soulignant la nécessité de rétablir la navigation dans ce passage stratégique dans les conditions qui prévalaient avant le 28 février 2026.

Les deux pays ont spécifiquement appelé à la liberté de navigation, à un trafic maritime régulier et à l’absence de péages ou de restrictions, directs ou indirects, au passage, conformément au droit international.


Le prince héritier saoudien arrive à l'Élysée pour une rencontre avec Macron

Le président français Emmanuel Macron serre la main du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane à son arrivée pour une rencontre à l'Élysée, à Paris, le 24 août 2026. (Reuters)
Le président français Emmanuel Macron serre la main du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane à son arrivée pour une rencontre à l'Élysée, à Paris, le 24 août 2026. (Reuters)
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  • Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a été reçu lundi à l’Élysée, à Paris, par le président français Emmanuel Macron
  • Auparavant, le prince héritier avait rencontré le Premier ministre français Sébastien Lecornu à l’Hôtel des Invalides, dans la capitale française

PARIS : Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a été reçu lundi à l’Élysée, à Paris, par le président français Emmanuel Macron.

Auparavant, le prince héritier avait rencontré le Premier ministre français Sébastien Lecornu à l’Hôtel des Invalides, dans la capitale française.

Après avoir passé en revue la garde d'honneur, le prince héritier s'est rendu à l'Élysée où il sera reçu par le président français Emmanuel Macron.

Les deux dirigeants tiendront des entretiens et une réunion du Conseil de partenariat stratégique aura lieu.


Léa Salamé se met en retrait du 20H de France 2 après la candidature de son compagnon Raphaël Glucksmann

La journaliste française Léa Salame arrive pour une audition devant la Commission d'enquête sur l'audiovisuel public à l'Assemblée nationale, à Paris, le 2 février 2026. (AFP)
La journaliste française Léa Salame arrive pour une audition devant la Commission d'enquête sur l'audiovisuel public à l'Assemblée nationale, à Paris, le 2 février 2026. (AFP)
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  • "Le 20h est un carrefour stratégique où les interviews des candidats et les reportages sur la campagne seront autant de temps forts de l'année à venir. Partout où se tiendra la campagne, je m'efface"
  • Elle sera remplacée dès lundi par son joker Jean-Baptiste Marteau, 43 ans, mais restera aux commandes du talk show hebdomadaire "Quelle Epoque!"

PARIS: Conséquence attendue de la candidature son compagnon Raphaël Glucksmann à l'élection présidentielle, Léa Salamé a annoncé lundi son retrait de la présentation du 20H de France 2, dont elle a tenu la barre pendant une saison houleuse.

"Le 20h est un carrefour stratégique où les interviews des candidats et les reportages sur la campagne seront autant de temps forts de l'année à venir. Partout où se tiendra la campagne, je m'efface", a indiqué sur son compte Instagram la journaliste de 46 ans, évoquant une décision "évidente et difficile".

Elle sera remplacée dès lundi par son joker Jean-Baptiste Marteau, 43 ans, mais restera aux commandes du talk show hebdomadaire "Quelle Epoque!".

Gros coup du mercato des médias de 2025, celle qui avait formé un duo emblématique avec Nicolas Demorand à la matinale de France Inter avait prévenu dès son arrivée à France Télévisions qu'elle se mettrait en retrait si Raphaël Glucksmann, leader du mouvement de gauche Place publique, se portait candidat.

"Que les Français se posent la question, c'est légitime", mais "avant d'être la femme de quiconque, je suis une journaliste indépendante, honnête, une femme libre", avait-elle réaffirmé en février, face au rapporteur UDR de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public, Charles Alloncle.

Tout comme en 2019 et 2024 lors des candidatures de Raphaël Glucksmann aux élections européennes, ce retrait s'inscrit dans une volonté d'éviter les soupçons de conflit d'intérêts, dans un contexte toutefois plus tumultueux pour l'audiovisuel public, vivement attaqué ces derniers mois.

En 2007, Béatrice Schönberg avait définitivement quitté le JT de France 2 après la nomination de son époux Jean-Louis Borloo au gouvernement Fillon, tout comme Anne Sinclair en 1997 pour l'émission "7 sur 7", lors de l'entrée de Dominique Strauss-Kahn au gouvernement Jospin.

"Cela ne remet pas en cause son professionnalisme. Mais c'était écrit d'avance", souligne le président de la société des journalistes de France Télévisions, Valéry Lerouge. "Cela fait trois (présentateurs) en trois ans, alors qu'on a besoin de stabilité", pointe-t-il, "même si Jean-Baptiste (Marteau) connaît très bien la maison, la rédaction et le JT".

Rendez-vous "sacré" 

Durant la saison écoulée, Léa Salamé, qui succédait à Anne-Sophie Lapix, a maintenu les audiences du JT de la chaîne publique à près de 20% (3,7 millions de téléspectateurs), dans un contexte de baisse généralisée pour la télévision classique. Le JT de Gilles Bouleau sur TF1 reste loin devant (4,9 millions, 27% de part d'audience).

Connue pour son style direct et spontané, Léa Salamé était attendue au tournant et n'a pas été épargnée par les polémiques. Dès septembre, la séquence de fin de son entretien avec l'actrice Marion Cotillard, à qui elle avait demandé comment elle allait après sa rupture avec Guillaume Canet, avait créé le malaise.

Fin mars, son interview du ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a suscité une pluie de critiques et d'accusations de complaisance, y compris des gouvernements français et ukrainiens.

Son JT a aussi été pointé du doigt pour une confusion entre les professeurs Dominique Bernard et Samuel Paty, tous deux victimes d'assassinats jihadistes, ainsi que la diffusion d'un faux témoignage de l'humoriste Mehdi Jibril dans un sujet sur le pouvoir d'achat.

"Je mentirais si je disais que j'ai été insensible aux attaques", avait-elle confié au Parisien en mars. "Mais c'est la loi du genre car le 20 heures est très exposé, c'est sacré pour les Français".

Star du paysage audiovisuel, Léa Salamé a parallèlement cherché à se rapprocher du public, racontant les coulisses du JT sur les réseaux sociaux dans de courtes vidéos sur ses préparatifs, les dernières minutes avant l'antenne ou l'envers du plateau.

La franco-libanaise a commencé sa carrière à France 24 et iTélé (devenue CNews en 2017). Elle s'est faite connaître du public en 2014 comme chroniqueuse dans l'émission de Laurent Ruquier "On n'est pas couché" (France 2), et en menant la même année l'interview de 7h50 sur France Inter.

Devenue incontournable dans le paysage audiovisuel, elle a mené avec Gilles Bouleau le débat télévisé du second tour de la présidentielle 2022 entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen.