La police avait consulté les SMS du kamikaze de Manchester et n’a pas agi, selon l’enquête

Les messages, envoyés à un autre individu soupçonné d'actes de terrorisme, Abdalraouf Abdallah, n’ont pas été retracés jusqu'à Abedi. Pourtant, ces messages  comprenaient deux photos de selfie et son nom complet. (Fichier/AFP)
Les messages, envoyés à un autre individu soupçonné d'actes de terrorisme, Abdalraouf Abdallah, n’ont pas été retracés jusqu'à Abedi. Pourtant, ces messages comprenaient deux photos de selfie et son nom complet. (Fichier/AFP)
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Publié le Mardi 15 février 2022

La police avait consulté les SMS du kamikaze de Manchester et n’a pas agi, selon l’enquête

Les messages, envoyés à un autre individu soupçonné d'actes de terrorisme, Abdalraouf Abdallah, n’ont pas été retracés jusqu'à Abedi. Pourtant, ces messages  comprenaient deux photos de selfie et son nom complet. (Fichier/AFP)
  • Les messages envoyés par Salmane Abedi à un autre individu soupçonné d'actions terroristes évoquaient explicitement le martyre
  • Ils ont été consultés par la police dans le cadre de l'opération Oliban, une enquête menée en 2014 sur des individus qui souhaitaient se rendre au Moyen-Orient pour rejoindre Daech

LONDRES: Une enquête sur l'attentat à la bombe à la Manchester Arena après un concert de la chanteuse Ariana Grande en 2017 a révélé que la police avait consulté des messages envoyés par le kamikaze, Salmane Abedi, évoquant le martyre trois ans avant l'attaque, mais qu'aucune mesure n'avait été prise. 

Les messages, envoyés à un autre individu soupçonné d'actions terroristes, Abdalraouf Abdallah, n'ont pas été retracés jusqu'à Abedi. Pourtant, ces messages  comprenaient deux photos de selfie et son identité complète, et le téléphone utilisé pour les envoyer était enregistré à son nom. 

Les messages d'Abedi ont été consultés par la police dans le cadre de l'opération Oliban, une enquête menée en 2014 sur des personnes soupçonnées de se rendre au Moyen-Orient pour rejoindre Daech. 

Abdallah a été arrêté à Manchester dans le cadre de cette opération, accusé d'être un «médiateur» clé de Daech au Royaume-Uni. Des objets personnels, dont son téléphone, ont également été saisis. Des messages téléphoniques donnaient des preuves des deux hommes discutant de divers sujets comme le martyre. 

Les deux hommes ont échangé plus de 1 000 messages entre le 5 et le 28 novembre 2014, dont un dans lequel Abedi avait écrit: «Prier Allah et le supplier tous les jours de nous permettre de mourir en martyre, à chaque agenouillement je demande le martyre à mon Seigneur.» 

La seule fois où la question de l'identité d'Abedi a été soulevée en relation avec les messages, cela a été lors du procès d'Abdallah, par le procureur Max Hill QC (Queen’s Counsel), qui est maintenant le procureur général de l'Angleterre. 

Ce n'est qu'après l'attentat, trois ans plus tard, que la police travaillant sur l'opération Oliban a identifié Abedi comme ayant envoyé les messages à Abdallah. Elle a aussi établi qu’il lui avait rendu visite en prison, et qu'Abedi avait été surveillé par le MI5 quatre mois avant que ces échanges n’aient lieu. Les messages ont ensuite été remis à la police antiterroriste. 

Lors de l'enquête, on a demandé à l'ancien inspecteur-détective Frank Morris, enquêteur principal de l'opération Oliban, si la correspondance entre Abedi et Abdallah aurait dû être remise à des officiers spécialisés lors de la première évaluation. «À l'époque, je ne pensais pas que ça aurait dû l’être, mais avec le recul, oui de toute évidence», a-t-il affirmé. 

Paul Greaney QC a affirmé «qu’en qui concerne l'opération Oliban, on n'avait pas identifié le numéro de téléphone comme lié à Abedi. Cela n'a été découvert qu'après l'attaque». 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


L'armée américaine dit avoir avoir tiré sur un navire qui violait son blocus des ports iraniens

L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
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  • Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains
  • C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington.

Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains, précise le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, dans un communiqué publié sur X.

C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet. Depuis, les forces américaines affirment avoir redirigé 55 navires qui tentaient de passer.

Lors de la première mise en place du blocus, entre mi-avril et mi-juin, l'armée américaine avait tiré sur neuf navires et redirigé plus de 140 autres.


Trump assure que sa relation avec Netanyahu est "très bonne" en dépit des désaccords sur Gaza

Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que sa relation avec Benjamin Netanyahu reste « très bonne », malgré les désaccords sur la feuille de route américaine pour Gaza
  • Netanyahu refuse tout retrait israélien tant que le Hamas ne sera pas désarmé, tout en affirmant qu’Israël continuera à défendre ses propres positions face à Washington

WASHINGTON: Donald Trump a assuré lundi que sa relation avec Benjamin Netanyahu restait "très bonne", après que ce dernier a rejeté la dernière feuille de route américaine pour Gaza.

Le Premier ministre israélien avait déjà exprimé des réticences sur ce texte censé lancer la deuxième étape du plan de paix.

L'armée israélienne "n'effectuera aucun retrait tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé", a déclaré Benjamin Netanyahu, qui tente de donner des gages à ses alliés d'extrême droite avant de délicates élections législatives en septembre.

Il a qualifié le président américain de "plus grand ami (d'Israël) à la Maison Blanche", tout en faisant comprendre qu'il était prêt à lui tenir tête: "Ils ont des idées, certaines nous conviennent et d'autres non, et nous savons défendre nos positions sur ces questions."

Les relations entre les deux dirigeants ont connu des difficultés au printemps.

Donald Trump, en des termes très virulents, a reproché en avril à Benjamin Netanyahu de saper des négociations en vue d'un cessez-le-feu avec l'Iran.


Trump va réclamer lui aussi des "compensations" à l'Iran

Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que Washington réclamera à l’Iran des compensations pour les victimes et dégâts liés à ses attaques et conflits passés
  • Ces nouvelles exigences pourraient compliquer davantage les négociations sur le détroit d’Ormuz, alors que Téhéran réclame lui aussi des réparations et la levée des sanctions américaines

WASHINGTON: Donald Trump a déclaré lundi sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis allaient réclamer des "compensations" pour des attaques menées par l'Iran depuis des décennies contre des adversaires à l'étranger ou contre des manifestants sur son sol.

Le président américain a assuré que cette demande serait faite "fermement" dans toute négociation, en réponse à une exigence de longue date des autorités iraniennes, qui conditionnent tout accord sur le détroit d'Ormuz au versement de réparations américaines.

L'Iran "demande des compensations pour les dommages qu'ils ont subis pendant les cinq mois de conflit militaire", a écrit Donald Trump, "bien que cela n'ait jamais été évoqué dans aucune de nos négociations ou réunions."

"Mais c'est une idée intéressante parce que, de la même manière, je demande moi aussi des compensations à l'Iran, pour tous les gens qu'ils ont tués et blessés" dans des attaques et "conflits", dont "les familles de ceux tués sur l'USS Cole", un navire de guerre américain frappé par un attentat meurtrier en 2000 au Yémen, a ajouté le milliardaire républicain.

Donald Trump a ajouté que "des compensations devraient être versées pour les familles des centaines de milliers de manifestants innocents que l'Iran a tués ces dernières cinquante années, sans même parler des 52.000 tués ces cinq derniers mois".

Un peu plus tard, dans une autre publication, le président octogénaire a jugé que l'Iran devait être tenu "responsable des dégâts et morts causés au Liban, en Syrie, au Yémen et à Gaza".

Ces nouvelles exigences de l'imprévisible dirigeant américain risquent de mettre hors de portée un accord rapide sur le détroit d'Ormuz, qui paraissait déjà bien improbable alors que l'Iran exige de son côté l'acceptation par Washington de "toutes" ses conditions.

Téhéran juge que les Etats-Unis doivent "mettre fin définitivement à la guerre et à l'agression" contre l'Iran et ses alliés, y compris au Yémen et en Irak, lever leur blocus des ports iraniens, "indemniser intégralement l'Iran pour les dommages causés" par les hostilités, lever les sanctions contre l'économie et débloquer "sans condition" les avoirs iraniens gelés.

Dimanche, Donald Trump a laissé entendre qu'il n'avait besoin d'engager ni une offensive militaire majeure ni un effort diplomatique particulier, en assurant qu'il lui suffisait d'"observer" les difficultés économiques de l'Iran.