Covid: retour à la quasi-normalité en Suisse

Un certificat Covid-19 suisse. (Photo, AFP)
Un certificat Covid-19 suisse. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 16 février 2022

Covid: retour à la quasi-normalité en Suisse

Un certificat Covid-19 suisse. (Photo, AFP)
  • «La lumière à l'horizon est donc bel et bien là», a déclaré le président suisse, Ignazio Cassis
  • Le port du masque obligatoire - sauf dans les transports publics et les établissements de santé - et la recommandation de télétravail sont également abrogés

GENÈVE: Deux ans après le premier cas de Covid en Suisse, le pays s'apprête à retrouver une certaine normalité, avec la levée de presque toutes les mesures, emboîtant le pas des Pays-Bas, de la Norvège et du Danemark. 

Seuls sont maintenus jusqu'à fin mars le masque dans les transports publics et les établissements de santé et l'isolement des malades pendant 5 jours, a annoncé le Conseil fédéral (gouvernement), à l'issue d'une réunion mercredi. 

« La lumière à l'horizon est donc bel et bien là », a déclaré le président suisse, Ignazio Cassis, qui est également médecin de profession. 

« Aujourd'hui est une étape décisive », a-t-il ajouté, en conférence de presse. 

Dès minuit, l'accès aux magasins, aux restaurants, aux établissements culturels, aux établissements ouverts au public et aux manifestations est à nouveau possible sans masque, ni certificat Covid. 

Le port du masque obligatoire - sauf dans les transports publics et les établissements de santé - et la recommandation de télétravail sont également abrogés. 

Sont ainsi également levées l'obligation d'obtenir une autorisation pour les grandes manifestations, les restrictions relatives aux rencontres privées, ainsi que les restrictions de capacité dans les commerces de détail et les remontées mécaniques. 

« Nous ne devons pas avoir peur du retour à la normale mais nous ne devons pas non plus être trop enthousiastes », a toutefois souligné M. Cassis, en soulignant qu'il fallait désormais « apprendre à vivre avec le virus ». 

« Notre société se doit de chercher un nouvel équilibre. Nous retrouvons plus de liberté, mais qui dit liberté, dit responsabilité », a-t-il dit. 

« Normalisation rapide »  

Selon les autorités fédérales, la situation épidémiologique continue d'évoluer de manière positive en Suisse, et « grâce à l'immunité élevée de la population, une surcharge du système de santé est improbable, et ce malgré une circulation toujours importante du virus ». 

« Pour le Conseil fédéral, les conditions d'une normalisation rapide de la vie sociale et économique sont donc remplies », indique-t-il. 

Du côté des entreprises, il appartient désormais aux employeurs de décider de la nécessité du télétravail et de l'obligation de porter le masque. 

Le 25 février 2020, la Suisse avait annoncé avoir découvert un premier cas du coronavirus chez une personne dans le canton du Tessin, proche de l'Italie. Depuis, plus de 2,6 millions de cas ont été signalés. 

Le pays alpin, qui compte quelque 8,6 millions d'habitants, a enregistré près de 12 530 morts de Covid-19 depuis le début de la pandémie, soit plus de 144 décès pour 100 000 habitants. Près de 69% de la population est entièrement vaccinée. 

« Ces dernières semaines, 10% de la population s'est infectée chaque semaine. C'est un chiffre astronomique », a souligné le ministre de la Santé Alain Berset, en soulignant toutefois que même si le rythme des infections resté élevé, il ralentit. 

« La phase aiguë est terminée », a-t-il affirmé, en expliquant que les autorités allaient maintenir une surveillance du virus comme elles le font pour la grippe. 

Les autorités fédérales estiment également que l'évolution de la situation épidémiologique continue de prendre un tournant favorable car le nombre de patients Covid en soins intensifs continue de diminuer. 


Détroit d'Ormuz: l'Iran met en garde le Conseil de sécurité de l'ONU contre toute «action provocatrice»

 Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
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  • Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février
  • "M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation"

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz.

M. Araghchi s'exprimait jeudi et le vote était initialement prévu vendredi, avant l'annonce de son report sine die.

Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février.

"M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation", selon un communiqué de son ministère.

Porté par Bahreïn, le texte fait l'objet de discussions par les 15 membres du Conseil depuis dix jours, reflétant leurs divergences.

Le dernier projet de résolution insiste sur le fait que le Conseil autoriserait tout Etat ou toute coalition d'Etats à utiliser des moyens "défensifs" pour assurer la sécurité des navires. Une stipulation de mandat défensif absente au départ.

Mais il n'est pas certain que cela soit suffisant à convaincre la Russie et la Chine, qui ont un droit de veto.

"L'Iran a fermé le détroit d'Ormuz, empêchant les navires commerciaux et les pétroliers de passer et posant des conditions pour permettre le passage de certains", a dénoncé jeudi le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Jassem Al-Budaiwi, au nom de cette organisation qui regroupe l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn, le Qatar, le Koweït et Oman.

"Nous appelons le Conseil de sécurité à prendre toutes ses responsabilités et à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les couloirs maritimes et assurer la poursuite en toute sécurité de la navigation internationale", a-t-il insisté à New York, avant l'annonce du report.


Le patron du Pentagone obtient le départ du chef d'état-major de l'armée de terre

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
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  • Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George
  • Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite"

WASHINGTON: Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George, a fait savoir un responsable américain à propos de ce limogeage qui survient en pleine guerre contre l'Iran.

Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite."

Il ne donne pas la raison de ce départ soudain.

CBS News, qui a révélé l'information, cite un responsable américain anonyme affirmant que Pete Hegseth souhaite nommer à sa place quelqu'un qui pourra appliquer la vision de Donald Trump et de son ministre pour l'armée de terre.

Le général Randy George, diplômé de la prestigieuse académie militaire de West Point, qui a servi en Irak et en Afghanistan, avait été nommé à ce poste en 2023, sous le mandat du président démocrate, Joe Biden.

Il s'agit d'un départ forcé de plus chez les plus hauts gradés de l'armée américaine depuis le retour au pouvoir de Donald Trump.

Le président américain avait, sans explication, limogé début 2025 Charles "CQ" Brown, le chef d'état-major des armées, pour le remplacer par Dan Caine.

Depuis, ce sont les chefs de la marine, des gardes-côtes, de l'agence d'espionnage NSA, ainsi que de nombreux autres, qui ont été poussés vers la sortie par le gouvernement de Donald Trump.

Selon le Washington Post et CBS, deux autres généraux, David Hodne, chargé du Commandement de la transformation et de l'entraînement de l'armée, et William Green Jr, à la tête du corps des aumôniers militaires, ont par ailleurs été mis à l'écart en même temps que le général George.

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde.

Des parlementaires de l'opposition démocrate se sont inquiétés d'une potentielle politisation de l'armée, traditionnellement plus isolée des batailles politiciennes que le reste de l'appareil d'Etat américain.

Pete Hegseth a aussi décidé l'an passé de réduire le nombre de plus hauts gradés de l'ensemble de l'armée.

 


Trump menace de nouvelles destructions de ponts et de centrales en Iran

Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
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  • "Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social
  • Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens

WASHINGTON: Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques.

"Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social.

Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens.

Les Etats-Unis n'ont "même pas commencé" leur programme de destruction des infrastructures civiles du pays, a prévenu M. Trump dans la soirée.

Le dirigeant américain a répété à plusieurs reprises que la grande majorité des sites militaires, cibles premières de l'offensive américano-israélienne débutée le 28 février en Iran, avait déjà été endommagée ou détruite.

"Les dirigeants du nouveau régime (iranien) savent ce qu’il faut faire, et qu’il faut le faire VITE!", a ajouté le président américain, qui alterne menaces et appels à Téhéran à accepter un accord de cessez-le-feu.