Présidentielle: Pour Jadot, Macron «se cache» car il n'a «rien fait sur l'écologie»

Yannick Jadot, candidat du parti français Europe Ecologie Les Verts est l'invité de l'émission politique "Elysée 2022" à Paris, le 17 février 2022. (photo, AFP)
Yannick Jadot, candidat du parti français Europe Ecologie Les Verts est l'invité de l'émission politique "Elysée 2022" à Paris, le 17 février 2022. (photo, AFP)
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Publié le Vendredi 18 février 2022

Présidentielle: Pour Jadot, Macron «se cache» car il n'a «rien fait sur l'écologie»

  • Yannick Jadot a regretté que «pas un représentant du gouvernement, de la macronie, ni le porte-parole, ni aucun ministre n'ont accepté de venir débattre» avec lui dans l'émission de France 2 « Elysée 2022 »
  • «Ce gouvernement n'a pas fait la sortie des pesticides, n'a pas soutenu l'agriculture et l'alimentation bio». Selon lui, «Macron c'est l'action climatique en 2040, moi c'est demain»

PARIS: Le candidat écologiste Yannick Jadot a estimé jeudi soir sur France 2 que le président Emmanuel Macron "se cache dans cette précampagne" présidentielle, car "il est le président des lobbies" et "n'a rien fait sur l'écologie".

Yannick Jadot a regretté que "pas un représentant du gouvernement, de la macronie, ni le porte-parole, ni aucun ministre n'ont accepté de venir débattre", avec lui dans l'émission de France 2 "Elysée 2022".

"Pourquoi? parce qu'ils n'ont aucun bilan, ils n'ont rien fait sur l'écologie, sur la fin des élevages en cage, sur la fin du glyphosate. Le plan Marshall sur la rénovation (des logements, ndlr), Emmanuel Macron ne l'a pas fait", a-t-il martelé. 

"Ce gouvernement n'a pas fait la sortie des pesticides, n'a pas soutenu l'agriculture et l'alimentation bio", a-t-il ajouté. 

Selon lui, "Macron c'est l'action climatique en 2040, moi c'est demain".

"Ce président, condamné deux fois pour inaction climatique par les tribunaux français, se cache dans cette précampagne, il se carapate, parce qu'il est le président des lobbies", a-t-il dénoncé alors qu'Emmanuel Macron n'a toujours pas officialisé sa candidature pour la présidentielle des 10 et 24 avril.

"Il est temps que le débat s'ouvre sur son bilan sur l'écologie", a-t-il poursuivi, regrettant aussi que le  gouvernement laisse Total "détruire le climat plutôt que de le réorienter, avec toute son intelligence, vers les énergies renouvelables".

Sur les transports, il a assuré qu'il ne prévoyait "pas d'augmentation de l'essence ni de la taxe carbone".

Il a également annoncé vouloir mettre en place "un pass liberté climat", qui permettra aux jeunes de 16 à 25 ans de se déplacer de façon illimitée en TGV, TER, transports en commun, vélos en libre-service partout en France "avec une seule carte unique".

Il a réitéré sa promesse d'interdire la chasse le week-end et pendant les vacances scolaires, et a proposé de doubler le prix du permis de chasse. 

En matière d'énergie, il a défendu l'éolien, mais ne veut "pas passer en force". "Je préfère un système où on définit les zones", "avec l'accord des populations", et "avec des entreprises françaises".

Il a rappelé son souhait de sortir progressivement, d'ici 20 à 25 ans, du nucléaire. Il a dit vouloir "dans chaque village, chaque quartier, un projet d'énergie renouvelable", "pour que cette énergie soit une énergie citoyenne".

Il a également débattu sur l'immigration avec Jordan Bardella, le président par intérim du Rassemblement national, défendant "une véritable politique migratoire de la dignité, de l'organisation et de la maîtrise des flux comme de l'accueil".

"La vision que vous avez c'est la vision d'un hall de gare, d'un gigantesque squat. Aujourd'hui, tout le monde rentre dans notre pays, personne ne sort", a dénoncé Jordan Bardella. 

"Vous faites la courte échelle à tous vos amis dictateurs à travers le monde", a répondu Yannick Jadot, dénonçant aussi l'antisémitisme qui progresse selon lui à l'extrême-droite: "le RN et Reconquête jouent à compter qui a le plus de nazis chez eux".

Enfin il a reconnu "une seule erreur" dans sa campagne: le fait d'avoir mis une cravate, choix qu'il avait fait pour qu'on arrête de lui en parler. "Au final, on m'en parle encore plus".


Ingérences étrangères: Matignon veut poursuivre à la rentrée "un travail commun" avec les formations politiques

Le Premier ministre français Sébastien Lecornu s'exprime lors d'une séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 21 juillet 2026. (AFP)
Le Premier ministre français Sébastien Lecornu s'exprime lors d'une séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 21 juillet 2026. (AFP)
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  • Sébastien Lecornu veut relancer à la rentrée un travail avec tous les partis contre les ingérences étrangères
  • Le gouvernement prévoit de renforcer la lutte contre la désinformation électorale avec des sanctions accrues et un protocole de signalement

PARIS: Sébastien Lecornu a dit mercredi soir qu'il souhaitait poursuivre, "à la rentrée", "un travail commun" avec l’ensemble des formations politiques pour lutter contre les ingérences étrangères, alors que trois candidats déclarés ou pressentis à la présidentielle ont été visés ces derniers jours par des opérations de déstabilisation russes.

"Je partage l’idée que ce sujet mérite un travail commun. C’est précisément celui que nous avons engagé à Matignon et que nous poursuivrons à la rentrée avec l'ensemble des formations politiques", a écrit sur X le chef du gouvernement, interpellé sur le sujet par le tribun insoumis Jean-Luc Mélenchon.

En juin, le Premier ministre avait reçu à Matignon les partis politiques sur ce thème. Il avait alors évoqué des "perspectives de menaces lourdes sur l'élection présidentielle", soulignant que "l'ensemble de la classe politique" pouvait être concernée.

Depuis la fin juillet, trois prétendants déclarés ou pressentis à l'Elysée, le patron d'Horizons Edouard Philippe, celui de Renaissance Gabriel Attal et de Place Publique Raphaël Glucksmann ont été ciblés par la Russie à travers des campagnes de désinformation en ligne. Une première en France pour des candidats à la présidentielle, même si ces opérations sont restées peu visibles, d'après une source sécuritaire.

"Le dispositif de détection que nous avons mis en place fonctionne", s'est félicité mercredi soir Sébastien Lecornu.

Par ailleurs, "nous avons déjà présenté en Conseil des ministres un projet de loi pour renforcer encore notre arsenal, notamment en triplant les peines contre la production de faux contenus en période électorale".

"Un protocole de transmission automatique de tous les cas détectés sera également mis en place, en lien avec les formations politiques et les services compétents", a-t-il ajouté.

Depuis la réunion avec les partis en juin, il précise avoir reçu des propositions de la part de certaines formations politiques, mais que "toutes n'ont pas encore répondu".


L'ambassadeur d'Arabie saoudite en France reçoit la députée Amélia Lakrafi

L'ambassadeur d'Arabie saoudite en France, le Dr Faisal Al-Mejfel (à droite), reçoit Mme Amélia Lakrafi (à gauche), députée et vice-présidente du groupe d'amitié France–Arabie saoudite à l'Assemblée nationale. (Photo : compte X @KSAembassyFRA)
L'ambassadeur d'Arabie saoudite en France, le Dr Faisal Al-Mejfel (à droite), reçoit Mme Amélia Lakrafi (à gauche), députée et vice-présidente du groupe d'amitié France–Arabie saoudite à l'Assemblée nationale. (Photo : compte X @KSAembassyFRA)
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  • Les échanges ont porté sur plusieurs dossiers d'intérêt commun entre la France et l'Arabie saoudite

DUBAI: L'ambassadeur d'Arabie saoudite en France, le Dr Faisal Al-Mejfel, a reçu Mme Amélia Lakrafi, députée des Français établis hors de France et vice-présidente du groupe d'amitié France–Arabie saoudite à l'Assemblée nationale.

Au cours de cette rencontre, les deux responsables ont échangé sur plusieurs sujets d'intérêt commun, dans le cadre des relations bilatérales entre la France et l'Arabie saoudite. Les discussions ont porté sur des dossiers partagés, illustrant la poursuite du dialogue entre les deux pays. 

Cette rencontre s'inscrit dans le cadre des échanges entre les représentants français et saoudiens visant à renforcer la coopération sur des enjeux d'intérêt mutuel.


Juillet 2026, mois le plus chaud jamais enregistré en France, et l'un des plus secs

Le lac des Brenets, sur le Doubs à la frontière franco-suisse, asséché par les fissures souterraines, le manque de pluie et les vagues de chaleur répétées, le 28 juillet 2026. (AFP)
Le lac des Brenets, sur le Doubs à la frontière franco-suisse, asséché par les fissures souterraines, le manque de pluie et les vagues de chaleur répétées, le 28 juillet 2026. (AFP)
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  • Juillet 2026 est le mois le plus chaud jamais enregistré en France, avec des vagues de chaleur record
  • Une sécheresse sévère a aggravé les incendies, dont un mégafeu ayant brûlé près de 42 000 hectares

PARIS: Vagues de chaleur, sécheresse, incendies : le mois de juillet 2026 restera dans les annales comme le plus chaud et l'un des plus secs jamais enregistrés en France depuis le début des mesures en 1900, illustration d'un changement climatique dont les effets s'intensifient.

Avec une température moyenne de 24,9°C, le mois dernier efface les précédents records de la canicule d'août 2003 (24,8°C) et de juillet 2006 (24,4°C), a annoncé mardi Météo-France.

L'excédent de température par rapport aux normales (période 1991-2020) - déjà établies en prenant en compte un climat réchauffé par les activités humaines depuis 1850-1900 - atteint, comme en juin, +3,8°C.

"Il s'agit de la deuxième anomalie mensuelle la plus élevée" jamais enregistrée après février 1990 (+4°C), indique le prévisionniste national dans un communiqué.

Sur les températures maximales, l'excédent atteint même 5,2°C de plus que les normales de saison.

- canicules plus fréquentes -

Juillet 2026 a été marqué par deux vagues de chaleur. La première, du 4 au 19 juillet, est la troisième plus longue jamais enregistrée en France. La seconde, débutée le 28 juillet, est toujours en cours.

Des phénomènes extrêmes qui sont de moins en moins des exceptions : Météo-France rappelle que plus de la moitié des 54 vagues de chaleur recensées dans le pays se sont produites au cours des 15 dernières années.

Sous l'effet du changement climatique, ces épisodes deviennent "de plus en plus fréquents", "démarrent de plus en plus tôt dans la saison" et atteignent des températures toujours plus élevées.

En juillet, plusieurs autres pays européens ont également subi des épisodes caniculaires, notamment en Hongrie, Autriche ou Grèce, où le thermomètre a frôlé voire dépassé les 40°C.

Depuis la fin mai, la France a déjà subi quatre épisodes de fortes chaleurs, dont l'un historiquement intense fin juin.

Ce n'est peut-être pas fini : pour août, septembre et octobre, Météo-France privilégie un scénario plus chaud que la normale, sur fond de "poursuite des conditions de blocages anticycloniques".

Le prévisionniste rappelle toutefois qu'il s'agit de tendances saisonnières et non de prévisions météorologiques, et que cela ne permet pas de conclure que de nouvelles vagues de chaleur auront lieu.

- sécheresse et incendies -

Avec un déficit de pluie de près de 70%, juillet 2026 a également été le troisième mois de juillet le moins arrosé en France, aggravant encore la sécheresse superficielles des sols observée depuis deux mois.

À la fin juillet, "les sols sont encore plus secs qu'en 2022 et 2025 à la même période, et atteignent des niveaux équivalents aux plus bas jamais enregistrés" à la mi-août 2022, indique Météo-France.

Cette sécheresse record, combinée aux fortes chaleurs, a de lourdes conséquences pour l'agriculture et favorise les départs et la propagation des incendies.

Pas une journée de juillet ne s'est écoulée sans qu'au moins plusieurs départements ne soient placés en danger élevé de feux de forêt, selon Météo-France. Le 12 juillet, 70 départements étaient concernés. Les 5, 6 et 8 juillet, huit départements méditerranéens ont même été classés en danger très élevé.

Fin juillet, un mégafeu, caractérisé par son intensité, sa propagation rapide et sa difficulté à être maîtrisé, a notamment ravagé près de 42.000 hectares, selon les premières estimations, et entraîné l'évacuation de plus de 220.000 personnes en Gironde.

En termes de superficie brûlée, un tel sinistre ne s'était plus produit en France métropolitaine et en Corse depuis août 1949.

Les précédents mois de juillet les plus secs remontaient à 2022, avec un déficit de précipitations de 85%, et à 2020 (75%).

Le mois dernier, quasiment pas une goutte de pluie n'est tombée au nord de la Seine, dans la région nantaise, en Occitanie, dans l'intérieur du Var, sur la Côte d'Azur et en Corse.

Seule la région Auvergne-Rhône-Alpes a bénéficié de quelques précipitations. Mais cela s'est déroulé lors d'orages violents les 16 et 25 juillet, dont l'un a même provoqué une mini-tornade dans la Loire.

Mais sur l'ensemble du pays, c'est un "soleil accablant", constate Météo-France, qui a dominé le mois dernier. Avec un excédent d'ensoleillement de 35% en moyenne, juillet 2026 se classe au deuxième rang des mois de juillet les plus ensoleillés jamais enregistrés, derrière juillet 2022 (+40%).