Afghanistan: le garçonnet coincé dans un puits est décédé après avoir été secouru

Des Afghans se rassemblent alors que des sauveteurs tentent d'atteindre et de sauver un garçon coincé pendant deux jours dans un puits dans un village isolé du sud de l'Afghanistan, Shokak, dans la province de Zaboul, à environ 120 km de Kandahar, le 17 février 2022. (AFP)
Des Afghans se rassemblent alors que des sauveteurs tentent d'atteindre et de sauver un garçon coincé pendant deux jours dans un puits dans un village isolé du sud de l'Afghanistan, Shokak, dans la province de Zaboul, à environ 120 km de Kandahar, le 17 février 2022. (AFP)
Short Url
Publié le Vendredi 18 février 2022

Afghanistan: le garçonnet coincé dans un puits est décédé après avoir été secouru

  • Les secouristes avaient atteint vendredi matin l'enfant, qui avait glissé au fond de ce puits en terre dans le village de Shokak, situé dans la province de Zabul
  • L'enfant a été enterré le jour même, sa petite tombe étant surmontée d'un monticule de gravier et signalée par un ruban de tissu blanc

AFGHANISTAN : Le garçon de cinq ans coincé depuis mardi dans un profond puits asséché du Sud-Est de l'Afghanistan est décédé vendredi peu après avoir été secouru, en dépit des efforts des autorités talibanes déterminées à montrer qu'elles sont entièrement au service de la population.

L'enfant, prénommé Haidar, "nous a quittés à jamais", a tweeté Anas Haqqani, haut conseiller auprès du ministère de l'Intérieur. "C'est un nouveau jour de deuil et de chagrin pour notre pays".

Haidar "n'est plus avec nous", a confirmé, également sur Twitter, Abdullah Azzam, secrétaire du vice-Premier ministre, Abdul Ghani Baradar.

L'enfant a été enterré le jour même, sa petite tombe étant surmontée d'un monticule de gravier et signalée par un ruban de tissu blanc.

Les secouristes avaient atteint vendredi matin l'enfant, qui avait glissé au fond de ce puits en terre dans le village de Shokak, situé dans la province de Zabul, à environ 400 km au sud-ouest de la capitale Kaboul.

Il était encore vivant et "respirait" à leur arrivée à ses côtés, a expliqué Zabiullah Jawhar, le porte-parole de la police de Zabul.

"L'équipe médicale lui a donné de l'oxygène. Mais quand elle a essayé de l'emmener vers l'hélicoptère, il a perdu la vie", a-t-il ajouté.

L'accident a rappelé celui début février au Maroc du petit Rayan, 5 ans, tombé au fond d'un puits asséché et retrouvé sans vie après cinq jours d'efforts acharnés des sauveteurs. 

Le drame avait provoqué une émotion considérable, amplifiée par les réseaux sociaux, au Maroc comme dans le monde entier.

Le grand-père d'Haidar, Haji Abdul Hadi, 50 ans, a expliqué à l'AFP que l'enfant était tombé dans la cavité en voulant "aider" les adultes à forer un nouveau puits, dans ce village ravagé par la sécheresse.

Selon des sources officielles, l'enfant a glissé dans ce trou profond de 25 m, avant d'être tiré à l'aide d'une corde jusqu'à une profondeur d'une dizaine de mètres, où il s'est retrouvé coincé.

Les secouristes ont ouvert une grande tranchée oblique dans la terre avec des pelleteuses pour accéder à l'endroit où il était bloqué. Mais, contraints de procéder avec prudence à l'approche du puits pour éviter qu'il ne s'effondre, ils ont ensuite été ralentis dans leurs efforts par le terrain rocailleux.

Large rocher 

Les opérations de secours étaient supervisées par des envoyés du gouvernement taliban, sous les yeux curieux de centaines d'habitants, dont nombre appartenant à la famille de l'enfant.

Les talibans ont fait en sorte que le meilleur équipement de déblaiement possible soit mis à disposition des sauveteurs, ainsi que l'un des rares hélicoptères disponibles pour évacuer en urgence Haidar.

Certains responsables talibans ont posté des vidéos des opérations de secours et vanté les mérites du nouveau régime - violemment critiqué pour enfreindre les droits humains -, y voyant la preuve qu'il ne ménage aucun effort pour servir au mieux chaque citoyen.

"Nos prières n'ont pas suffi, mais cela a uni tout le monde et nous avons montré à chacun que toutes les vies afghanes sont précieuses", a twitté un responsable taliban.  

Des vidéos diffusées jeudi sur les réseaux sociaux montraient le garçonnet vêtu d'un pull bleu, assis coincé dans le puits, les épaules contre la paroi, et pouvant visiblement bouger légèrement les bras et le haut du corps.

On y voyait également une lampe suspendue devant l'enfant et qui éclairait le fond du puits. Ces images avaient été obtenues par une caméra descendue avec un fil.

Dans l'une des vidéos, on entendait l'enfant pleurer et gémir, et dans une autre parler avec son père, à la voix plus lointaine.

"Haidar, parle avec moi, nous essayons de te faire sortir. Est-ce que ça va mon fils? Parle avec moi et ne pleure pas, nous travaillons pour te sortir", disait le père.

"D'accord, je vais continuer à parler", répondait le garçon d'une petite voix plaintive.

Un large rocher a gêné l'approche finale des secouristes les obligeant à utiliser des pioches pour ne pas trop ébranler le sol et leur faisant ainsi perdre un temps précieux.


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
Short Url
  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
Short Url
  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Short Url
  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.