Cibles d'attaques, les Emirats mettent en garde contre les drones

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Publié le Lundi 21 février 2022

Cibles d'attaques, les Emirats mettent en garde contre les drones

  • Les Emirats, qui font partie d'une coalition militaire qui combat les miliciens Houthis au Yémen en guerre, ont été la cible d'une attaque de drones le 17 janvier qui a fait trois morts à Abu Dhabi
  • Face à la multiplication des attaques contre les Emirats, les Etats-Unis envoyé un navire de guerre, le destroyer lance-missiles USS Cole, et des avions de combat de cinquième génération à Abu Dhabi pour aider leur allié

ABU DHABI: Les Emirats arabes unis ont mis en garde dimanche contre la menace grandissante des drones après des attaques utilisant ces engins lancées par les miliciens Houthis contre leur territoire.


L'avertissement a été lancé par le ministre d'Etat aux Affaires de la Défense Mohammed ben Ahmad al-Bawardi lors d'une conférence sur les systèmes de défense téléguidés (UMEX) à Abu Dhabi, à laquelle participent notamment des représentants des Etats-Unis, du Royaume-Uni, de France et d'Israël.


Les Emirats, qui font partie d'une coalition militaire qui combat les miliciens Houthis au Yémen en guerre, ont été la cible d'une attaque de drones le 17 janvier qui a fait trois morts à Abu Dhabi. Cette attaque et deux autres aux missiles qui ont été interceptés les 24 et 31 janvier ont été revendiquées par les Houthis.


"Nous devons nous unir pour empêcher l'utilisation des drones (comme outil) pour menacer la sécurité des civils et détruire les institutions économiques", a dit le ministre émirati.


"Ces appareils sont utilisés à des fins terroristes par certains groupes", a indiqué pour sa part le ministre d'Etat à l'Intelligence artificielle, Omar al-Olama à la même conférence, où des drones seront exposés. "Nous devons travailler ensemble afin de former un bouclier contre le recours à ces systèmes" pour lancer des attaques, a-t-il ajouté.


De son côté, le général Sean A. Gainey, qui dirige le bureau spécialisé dans l'interception des drones au sein de l'armée américaine, a souligné lors de la conférence le défi que représente l'accessibilité de ces engins pour les "adversaires".


"Ils achètent rapidement cette technologie qui a été conçue pour le bien et la modifient pour leur propre usage", a-t-il dit. Selon lui, l'intelligence artificielle intégrée aux systèmes de défense aérienne peut servir à intercepter les drones lors d'une attaque.


Pour sa part, Walid Benzarti directeur chargé de l'innovation, de la recherche et de la technologie chez le groupe français Thalès, affirme que le développement des drones était inévitable pour l'industrie.


"Il reste que nous devons protéger les espaces aériens et nous devons tous être impliqués", a-t-il dit.


Face à la multiplication des attaques contre les Emirats, les Etats-Unis envoyé un navire de guerre, le destroyer lance-missiles USS Cole, et des avions de combat de cinquième génération à Abu Dhabi pour aider leur allié.


La France a elle aussi affirmé qu'elle allait aider les Emirats à sécuriser leur espace aérien.


Les Houthis, qui contrôlent une grand partie du nord du Yémen, dont la capitale Sanaa, lancent régulièrement des attaques de drones et des missiles contre l'Arabie saoudite, dont la dernière en date a visé l'aéroport d'Abha (sud) le 10 février.


C'est l'Arabie saoudite, voisine du Yémen, qui dirige la coalition militaire intervenant depuis 2015 dans ce pays pour aider le pouvoir face aux Houthis.


Selon l'ONU, au moins 377.000 personnes ont été tuées en sept ans de conflit.

                


Emirats: deux morts et trois blessés à Abou Dhabi après l'interception d'un missile 

Deux personnes ont été tuées et deux autres blessées par la chute de débris d'un missile intercepté dans la périphérie de la capitale émiratie Abou Dhabi, ont annoncé jeudi les autorités locales au 27e jour de la guerre au Moyen-Orient. (AFP)
Deux personnes ont été tuées et deux autres blessées par la chute de débris d'un missile intercepté dans la périphérie de la capitale émiratie Abou Dhabi, ont annoncé jeudi les autorités locales au 27e jour de la guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • Deux personnes ont été tuées et deux autres blessées par la chute de débris d'un missile intercepté dans la périphérie de la capitale émiratie Abou Dhabi
  • "L'incident a entraîné la mort de deux personnes non identifiées, fait trois blessés et endommagé plusieurs voitures", ont indiqué les autorités d'Abou Dhabi sur X

ABOU DHABI: Deux personnes ont été tuées et deux autres blessées par la chute de débris d'un missile intercepté dans la périphérie de la capitale émiratie Abou Dhabi, ont annoncé jeudi les autorités locales au 27e jour de la guerre au Moyen-Orient.

"L'incident a entraîné la mort de deux personnes non identifiées, fait trois blessés et endommagé plusieurs voitures", ont indiqué les autorités d'Abou Dhabi sur X.

 

 


Expulsion de l'ambassadeur d'Iran: le Hezbollah boycotte une réunion du gouvernement 

Les ministres du Hezbollah pro-iranien et d'un mouvement allié ont boycotté une réunion jeudi du gouvernement libanais pour protester contre la décision d'expulser l'ambassadeur d'Iran, auquel des dizaines de personnes ont manifesté leur soutien devant l'ambassade près de Beyrouth. (AFP)
Les ministres du Hezbollah pro-iranien et d'un mouvement allié ont boycotté une réunion jeudi du gouvernement libanais pour protester contre la décision d'expulser l'ambassadeur d'Iran, auquel des dizaines de personnes ont manifesté leur soutien devant l'ambassade près de Beyrouth. (AFP)
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  • Un cinquième ministre chiite indépendant a pour sa part annoncé dans un communiqué avoir choisi d'y participer
  • Devant l'ambassade d'Iran, des dizaines de partisans du Hezbollah ont manifesté jeudi après-midi, brandissant des drapeaux iraniens et de la formation chiite, scandant "Mort à l'Amérique, Mort à Israël!"

BEYROUTH: Les ministres du Hezbollah pro-iranien et d'un mouvement allié ont boycotté une réunion jeudi du gouvernement libanais pour protester contre la décision d'expulser l'ambassadeur d'Iran, auquel des dizaines de personnes ont manifesté leur soutien devant l'ambassade près de Beyrouth.

Le Hezbollah et son allié chiite, le mouvement Amal, ont fustigé la décision inédite des autorités sommant l'ambassadeur de partir d'ici dimanche, et lui ont demandé de demeurer dans le pays.

En signe de mécontentement, les deux ministres représentant le Hezbollah et les deux autres représentant Amal, dirigé par le président du Parlement Nabih Berri, ont décidé de ne pas se rendre à la réunion du gouvernement, a indiqué à l'AFP un responsable libanais sous couvert d'anonymat.

Un cinquième ministre chiite indépendant a pour sa part annoncé dans un communiqué avoir choisi d'y participer.

Devant l'ambassade d'Iran, des dizaines de partisans du Hezbollah ont manifesté jeudi après-midi, brandissant des drapeaux iraniens et de la formation chiite, scandant "Mort à l'Amérique, Mort à Israël!", selon une équipe de l'AFP.

"Nous sommes contre cette décision du gouvernement, qui ne passera pas", dit à l'AFP Elham al-Mokdad, une des protestataires, devant le bâtiment situé à la lisière de la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah bombardé par Israël.

Le ministre des Affaires étrangères Youssef Raggi a pris la décision d'expulser l'ambassadeur pour "ingérence" dans les affaires intérieures libanaises.

"Nous réclamons que l'ambassadeur américain soit expulsé, ainsi que le ministre des Affaires étrangères", affirme une autre manifestante, Farida Noureddine, 43 ans.

La décision d'expulser l'émissaire iranien intervient dans le cadre des pressions des autorités libanaises sur le Hezbollah et son parrain iranien.

Elles ont interdit les activités militaires du Hezbollah, seul groupe non-étatique armé, ainsi que la présence et l'action des Gardiens de la Révolution iraniens qui, selon le Premier ministre Nawaf Salam, dirigent les opérations du groupe contre Israël.

Le Liban a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, après une attaque du Hezbollah contre Israël en solidarité avec l'Iran. L'armée israélienne mène depuis une campagne de frappes aériennes qui a fait plus de 1.000 morts et un million de déplacés.


Le Conseil du Golfe veut participer à toutes les discussions sur la guerre avec l’Iran

Le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Jasem Mohamed Al-Budaiwi. (Archive/AFP)
Le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Jasem Mohamed Al-Budaiwi. (Archive/AFP)
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  • Le chef du CCG a appelé à un arrêt immédiat des attaques visant les infrastructures énergétiques dans le Golfe
  • Le Conseil du Golfe a indiqué que ses membres souhaitent être impliqués dans toute discussion sur la guerre avec l’Iran

DUBAÏ : Le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Jasem Mohamed Al-Budaiwi, a accusé jeudi l’Iran d’alimenter l’escalade régionale et a appelé à un arrêt immédiat des attaques visant les infrastructures énergétiques dans le Golfe, tout en exhortant à inclure les États du Golfe dans tout effort diplomatique visant à résoudre la crise.

Dans une série de déclarations, Jasem Mohamed Al-Budaiwi a affirmé que l’Iran était responsable de la récente escalade et a averti que ses actions constituaient une menace directe pour la stabilité régionale.

Il a indiqué que des attaques iraniennes avaient visé des raffineries de pétrole en Arabie saoudite, au Qatar, aux Émirats arabes unis et au Koweït, qualifiant ces frappes de « systématiques » et dirigées contre des installations énergétiques critiques.

« Nous insistons sur la nécessité d’impliquer les pays du CCG dans toute discussion ou accord visant à résoudre cette crise, de manière à renforcer leur sécurité et leur stabilité », a déclaré Al-Budaiwi dans une allocution télévisée, ajoutant que si les États du Golfe ont le droit de se défendre, ils privilégient la voie diplomatique.

« La communauté internationale doit adresser un message unifié à l’Iran pour qu’il mette fin à ses attaques », a-t-il ajouté, appelant à une pression mondiale coordonnée pour éviter une nouvelle escalade.

Le secrétaire général a également rejeté toute tentative de redessiner la carte de la région après le conflit, mettant en garde contre toute modification des frontières géopolitiques une fois la crise terminée.

Al-Budaiwi a en outre accusé l’Iran d’exiger des paiements de la part des navires transitant par le détroit d’Ormuz, une voie maritime essentielle par laquelle transite une part importante du pétrole mondial.

Le chef du CCG est le premier haut responsable régional à formuler publiquement une telle accusation.

Al-Budaiwi, qui dirige le bloc composé de Bahreïn, du Koweït, d’Oman, du Qatar, de l’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis, a fait ces déclarations lors d’une conférence de presse à Riyad. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com