Réunion mardi du Conseil de sécurité sur le Mali, demandée par la France

Cette photo d'archive prise le 2 août 2018 montre un soldat allemand du détachement de parachutistes de la MINUSMA (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali) à la recherche d'un engin explosif (IED) lors d'une patrouille sur la route de Gao à Gossi, Mali .(AFP)
Cette photo d'archive prise le 2 août 2018 montre un soldat allemand du détachement de parachutistes de la MINUSMA (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali) à la recherche d'un engin explosif (IED) lors d'une patrouille sur la route de Gao à Gossi, Mali .(AFP)
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Publié le Mardi 22 février 2022

Réunion mardi du Conseil de sécurité sur le Mali, demandée par la France

  • Selon des diplomates, le retrait français pourrait conduire des contingents européens participant à la Minusma, comme l'allemand ou le britannique, à engager aussi leur départ
  • L'impact des décisions françaises sur la mission de Casques bleus de l'ONU au Mali (Minusma) sera aussi abordé lors de cette session organisée sous la présidence de la Russie

NATIONS UNIES: Le Conseil de sécurité de l'ONU devrait tenir mardi une réunion informelle à huis clos sur le Mali à la demande de la France qui souhaite expliquer à ses membres ses décisions de retrait des opérations française Barkhane et européenne Takuba, selon des diplomates.

L'impact des décisions françaises sur la mission de Casques bleus de l'ONU au Mali (Minusma) sera aussi abordé lors de cette session organisée sous la présidence de la Russie, en charge de la direction tournante du Conseil de sécurité en février, selon les mêmes sources.

La France a annoncé jeudi le retrait sur "4 à 6 mois" du Mali de la force française Barkhane et de l'unité européenne Takuba. Jusqu'à présent, la Minusma bénéficie d'un soutien aérien et médical important des militaires français de Barkhane.

Selon des diplomates, le retrait français pourrait conduire des contingents européens participant à la Minusma, comme l'allemand ou le britannique, à engager aussi leur départ.

L'avenir de la Minusma, dont le mandat annuel est à renouveler en juin, pourrait être compromis par les derniers développements au Mali qui a décidé de développer son partenariat avec la Russie.

Le retrait français ne doit "pas saper la Minusma", a estimé un diplomate s'exprimant sous couvert d'anonymat. Après juin, la mission de paix de l'ONU "restera présente" au Mali, a-t-il estimé, tout en soulignant qu'elle devra "s'adapter" au retrait des forces françaises de ce pays.

Vendredi, le porte-parole de l'ONU, Stéphane Dujarric, interrogé sur cet impact, avait indiqué qu'il était "clair" que le retrait français "modifiera le paysage sécuritaire" au Mali et précisé qu'il était en cours d'examen à l'ONU. 

"Nous continuerons à travailler avec les autorités pour essayer de remettre une transition sur les rails selon un calendrier acceptable, et pour solidifier les accords de paix", avait-il ajouté.

Lundi, l'assemblée tenant lieu d'organe législatif depuis le coup d'Etat militaire, a entériné une période de transition avant des élections et un retour des civils à la tête du Mali qui pourrait durer jusqu'à cinq ans, un délai rejeté par l'ONU et une grande partie de la communauté internationale.

Le nombre total de casques bleus servant au sein de la Minusma était fin décembre de 14 163, selon l'ONU.

Créée en 2013 après le déclenchement des insurrections indépendantiste et djihadiste l'année précédente, la Minusma, au budget annuel de plus d'1 milliard de dollars, est la mission la plus meurtrière au monde pour les Casques bleus avec plus de 150 morts dans des actes hostiles.


Attaque au couteau à Bruxelles: 3 blessés, dont l'un grièvement

Le personnel d'urgence arrive à l'extérieur d'une station de métro près du siège de l'UE à Bruxelles, le lundi 30 janvier 2023. (AP)
Le personnel d'urgence arrive à l'extérieur d'une station de métro près du siège de l'UE à Bruxelles, le lundi 30 janvier 2023. (AP)
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  • Après avoir fait initialement état d'un seul blessé, la police fédérale a indiqué que trois personnes au total avaient été blessées lors de l'attaque
  • Une femme incitait les passagers qui entraient dans la station à rebrousser chemin, faisant état de la présence à l'intérieur d'une personne armée d'un couteau

BRUXELLES: Trois personnes ont été blessées, dont une grièvement, dans une attaque au couteau lundi en fin d'après-midi à Bruxelles, dans une station de métro, selon un nouveau bilan de la police belge, qui a interpellé l'assaillant.

"Attaque au couteau dans la station Schuman: la collaboration avec les différents services de police (...) a permis l'arrestation rapide de l'auteur", a tweeté le maire de Bruxelles Philippe Close.

Après avoir fait initialement état d'un seul blessé, la police fédérale a indiqué que trois personnes au total avaient été blessées lors de l'attaque, dont l'une se trouvant "dans un état critique".

La police ne s'est pas exprimée sur les motivations de l'assaillant. Le parquet fédéral a indiqué n'avoir pas été saisi "à ce stade".

Selon une source proche du dossier, la personne interpellée "était déjà connue pour des antécédents psychiatriques".

L'attaque est survenue autour de 18H00 dans la station de métro Schuman, située à quelques dizaines de mètres des sièges de la Commission européenne et du Conseil européen.

Selon un journaliste présent sur les lieux, plusieurs policiers en civil accourraient alors vers un quai de la station.

Au même moment, une femme incitait les passagers qui entraient dans la station à rebrousser chemin, faisant état de la présence à l'intérieur d'une personne armée d'un couteau.

Le trafic restait interrompu en début de soirée sur une partie des deux lignes de métro passant par la station Schuman, la police poursuivant son enquête sur place, selon l'opérateur des transports bruxellois (Stib).


L'Allemagne sceptique sur l'intérêt de laisser des soldats au Mali jusqu'en 2024

Des soldats allemands lors d'une patrouille sur la route de Gao à Gossi au Mali, le 2 août 2018. (Dossier, AFP)
Des soldats allemands lors d'une patrouille sur la route de Gao à Gossi au Mali, le 2 août 2018. (Dossier, AFP)
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  • La Minusma, dit être entravée dans sa mission par les restriction imposées par la junte qui a pris le pouvoir en 2020
  • Auparavant, M. Pistorius a l'intention de se rendre au Mali «pour se rendre compte de la situation»

BERLIN: Le nouveau ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius, a estimé lundi que le maintien des forces de son pays "au Mali jusqu'en mai 2024 n'avait aucun sens dans les conditions actuelles" car les troupes ne peuvent y remplir leur mission.

Entré en fonction il y a douze jours, M. Pistorius a manifesté son scepticisme sur la capacité des troupes allemandes à assurer leur engagement dans le cadre de la mission de l'Onu (Minusma) au Mali, pays en proie depuis 2012 à une grave crise multidimensionnelle.

La Minusma, créée en 2013 pour aider à stabiliser un Etat menacé d'effondrement sous la poussée djihadiste et protéger les civils, dit être entravée dans sa mission par les restriction imposées par la junte qui a pris le pouvoir en 2020.

"Si nos soldats ne peuvent pas quitter leur camp ou simplement se déplacer dans un périmètre réduit, car les drones sont interdits de survol, alors ils ne remplissent pas leur mission", a affirmé M. Pistorius dans les colonnes du journal allemand Süddeutsche Zeitung.

"Cette mission est alors un gaspillage de temps et d'argent, avant tout pour les soldats, qui, loin de leur familles et de leurs amis, vont au casse pipe", a-t-il ajouté.

"La dernière fois que des drones ont volé, c'était avant Noël", a-t-il précisé.

Une décision sur la durée du mandat devrait tomber en mai. Auparavant, M. Pistorius a l'intention de se rendre au Mali "pour se rendre compte (lui-même) de la situation".

Lors d'un voyage à Bamako à la mi-décembre, la prédécesseure de M. Pistorius, Christine Lambrecht, s'inquiétait déjà de la situation pour les quelque 1 100 soldats allemands déployés dans ce pays.

Elle avait affirmé que le maintien des forces de son pays au Mali jusqu'en mai 2024 était conditionné à leur capacité à remplir leur mission et à la tenue d'élections en février 2024, un engagement pris par les colonels pour laisser la place à des civils.

Le Mali a été le théâtre en 2021 d'un second coup d'Etat en deux ans qui a raffermi la mainmise des militaires, lesquels se sont éloignés des Occidentaux pour se rapprocher notamment de la Russie.


Grèce: un avion de chasse s'abîme en mer, un mort et un disparu

Un avion F-4 Phantom de l'armée de l'air hellénique à l'aéroport militaire d'Andravida, dans le sud de la Grèce, le 18 avril 2021 (Photo, AFP).
Un avion F-4 Phantom de l'armée de l'air hellénique à l'aéroport militaire d'Andravida, dans le sud de la Grèce, le 18 avril 2021 (Photo, AFP).
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  • Le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis s'est dit «consterné» et a exprimé «ses sincères condoléances» à la famille du lieutenant Marios-Michail Touroutsikas
  • Les F-4 Phantom de fabrication américaine comptent parmi les plus anciens appareils de l'armée de l'air grecque

ATHENES: Un pilote de l'armée de l'air grecque a été tué lundi et un autre est porté disparu après que leur avion de chasse F-4 Phantom s'est abîmé en mer Ionienne (ouest), selon l'état-major de l'armée de l'air grecque.

"Un avion biplace F-4 Phantom s'est écrasé lors d'un vol d'entraînement de l'armée de l'air à 25 milles nautiques au sud de l'aéroport militaire d'Andravida", dans l'ouest de la Grèce, "causant la mort du copilote", a indiqué dans un communiqué l'état major de l'armée de l'air.

Le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis s'est dit "consterné" et a exprimé "ses sincères condoléances" à la famille du lieutenant Marios-Michail Touroutsikas, 29 ans.

Des hélicoptères de sauvetage et des patrouilleurs des garde-côtes ont été envoyés à la recherche des pilotes, et le corps du copilote a été découvert six heures après la chute de l'appareil, selon une source à l'état-major.

Les recherches se poursuivaient lundi après-midi pour retrouver le pilote.

Les F-4 Phantom de fabrication américaine comptent parmi les plus anciens appareils de l'armée de l'air grecque.

La Grèce a acquis ses premiers Phantom en 1974 et les a modernisés pour la dernière fois il y a une vingtaine d'années.