L'Égypte dénonce la production d'électricité éthiopienne depuis le barrage de la Renaissance

Dimanche, le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a inauguré la première opération de production d'électricité du barrage de la Renaissance (Photo, AFP).
Dimanche, le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a inauguré la première opération de production d'électricité du barrage de la Renaissance (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 22 février 2022

L'Égypte dénonce la production d'électricité éthiopienne depuis le barrage de la Renaissance

  • L'Éthiopie «viole les engagements de la Déclaration de principes de 2015», a averti le ministre égyptien des Affaires étrangères
  • Les négociations liées au barrage sont officiellement suspendues depuis avril dernier

LE CAIRE: En lançant unilatéralement la production d'électricité à partir du barrage de la Renaissance, l'Éthiopie «viole les engagements de la Déclaration de principes de 2015», a averti le ministre égyptien des Affaires étrangères.
L'accord – signé par l'Égypte, l'Éthiopie et le Soudan – stipule «une coopération fondée sur la compréhension mutuelle, l'intérêt commun, la bonne volonté et les principes du droit international.»
Dimanche, le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a inauguré la première opération de production d'électricité à partir du barrage de la Renaissance en présence de hauts responsables, dont l'ancien Premier ministre Hailemariam Desalegn et l'ancien président Malatu Tshome.
«L'eau coulera toujours vers le Soudan et l'Égypte pendant la production d'électricité. Nous avons réussi à prouver au monde que l'Éthiopie n'a pas l'intention de construire un barrage pour que ses frères égyptiens et soudanais meurent de faim» a déclaré Abiy Ahmed lors d'une visite de la centrale électrique.
Selon les médias officiels, le barrage situé à l'ouest de l'Éthiopie, près de la frontière avec le Soudan, a commencé à produire 375 mégawatts d'électricité à partir de l'une de ses 13 turbines.
Le ministre égyptien des Ressources en eau et de l'Irrigation, Mohammed Abdel-Aty, a rappelé que son pays était l'un des plus pauvres en eau à l'échelle mondiale.
Le président Abdel Fattah El-Sisi a récemment souligné «la nécessité de parvenir à un accord légal juste, équilibré et exécutoire en ce qui concerne le remplissage et l'exploitation du barrage de la Renaissance, conformément aux règles du droit international et aux conclusions du Conseil de sécurité des Nations unies à cet égard, dans un délai raisonnable et sans qu'aucune mesure unilatérale ne soit prise.»
Les négociations liées au barrage sont officiellement suspendues depuis avril dernier. L'Égypte et le Soudan rejettent l'insistance de l'Éthiopie à remplir le barrage avant qu’un accord contraignant ne soit conclu.


Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Egypte: incendie sur deux navires stockant du gaz dans le port de Damiette 

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  • Le ministère a indiqué dans un communiqué qu'un "incendie s'était déclaré à bord du navire de regazéification et du navire de stockage présents dans le port de Damiette, et que la situation avait été immédiatement maîtrisée"
  • Le ministère précise que "les mesures nécessaires sont en cours afin d'évaluer les conséquences de l'incident"

LE CAIRE: Un incendie s'est déclaré mercredi à bord de deux navires de traitement et de stockage de gaz naturel dans le port de Damiette, dans le nord de l'Egypte, a annoncé le ministère égyptien du Pétrole, sans préciser les causes du feu.

Le ministère a indiqué dans un communiqué qu'un "incendie s'était déclaré à bord du navire de regazéification et du navire de stockage présents dans le port de Damiette, et que la situation avait été immédiatement maîtrisée", ajoutant qu'il n'y avait eu aucune "perte humaine".

Le ministère précise que "les mesures nécessaires sont en cours afin d'évaluer les conséquences de l'incident".

L'ancien président de l'Autorité du port de Damiette, le général Ayman Saleh, a indiqué à l'AFP qu'"un navire de regazéification était amarré aux côtés d'un méthanier dans le port", expliquant que l'opération de regazéification "s'effectue sous une très forte pression", de sorte que toute fuite peut provoquer un incendie.

Il n'a pas précisé à qui appartenaient les deux bâtiments.

 


L'armée israélienne accuse le Hezbollah d'une «violation flagrante» de l'accord de cessez-le-feu

L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays. (AFP)
L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays. (AFP)
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  • "Dans la nuit de mardi à mercredi, le Hezbollah a lancé un drone chargé d'explosifs en direction d'un véhicule du génie de l'armée israélienne dans la région de la crête d'Ali al-Taher, au sein de la zone de sécurité
  • "Cet incident constitue une violation flagrante de l'accord de cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste du Hezbollah"

JERUSALEM: L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays.

"Dans la nuit de mardi à mercredi, le Hezbollah a lancé un drone chargé d'explosifs en direction d'un véhicule du génie de l'armée israélienne dans la région de la crête d'Ali al-Taher, au sein de la zone de sécurité", indique le communiqué militaire.

"Cet incident constitue une violation flagrante de l'accord de cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste du Hezbollah", poursuit-il.

Un accord-cadre a été conclu le 26 juin entre Israël et le Liban, sous l'égide des Etats-Unis, en vue de mettre fin à la guerre entre les deux pays.

Son application prévoit notamment la mise en place de "zones pilotes" dans le sud du Liban, où le désarmement du Hezbollah doit constituer un test avant un retrait progressif des forces israéliennes d'autres secteurs.

Le mouvement chiite, soutenu par l'Iran, rejette cet accord et refuse de déposer les armes, mais n'a toutefois pas revendiqué d'attaque depuis le 20 juin.

Le Hezbollah avait entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en attaquant Israël, en soutien à l'Iran.

Israël a riposté par une vaste campagne de bombardements et une offensive terrestre, ayant fait plus d'un million de déplacés.

Il continue d'occuper des zones du sud du Liban sur une dizaine de kilomètres à l'intérieur du territoire du pays voisin.

L'armée israélienne a indiqué que des troupes continueraient d'y être déployées pour une période indéterminée, "afin d'éliminer les menaces et d'améliorer la défense des habitants du nord d'Israël".

Dimanche, l'armée libanaise a condamné la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.

 


Cisjordanie : la violence «ne fait qu'empirer», selon l'ONU

Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU. (AFP)
Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU. (AFP)
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  • Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU
  • Les Etats tiers doivent agir de toute urgence et de concert pour mettre un terme aux meurtres et aux expulsions

GENEVE: Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU.

"Alors que les attaques perpétrées par des colons israéliens, ainsi que la création de colonies et d'avant-postes, atteignent des niveaux sans précédent, les Etats tiers doivent agir de toute urgence et de concert pour mettre un terme aux meurtres et aux expulsions dont continue d'être victime le peuple palestinien, et pour mettre fin à l'occupation israélienne", a déclaré Ravina Shamdasani, porte-parole du Haut-Commissariat aux droits de l'homme des Nations unies, dans un communiqué.