Le chef de la droite espagnole prépare sa sortie, poussé par son propre parti

Poussé vers la sortie par son propre parti, le président du Parti populaire (droite) espagnol, Pablo Casado, a décidé mercredi soir de ne pas se présenter à un prochain congrès extraordinaire de sa formation qui choisira son successeur début avril (Photo, AFP).
Poussé vers la sortie par son propre parti, le président du Parti populaire (droite) espagnol, Pablo Casado, a décidé mercredi soir de ne pas se présenter à un prochain congrès extraordinaire de sa formation qui choisira son successeur début avril (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 24 février 2022

Le chef de la droite espagnole prépare sa sortie, poussé par son propre parti

  • A la tête du Parti populaire (PP) depuis 2018, M. Casado paie le prix de la crise provoquée par sa rivalité avec la présidente du gouvernement de la région de Madrid, Isabel Díaz Ayuso
  • Mardi prochain, une réunion du Comité directeur du parti, aura pour tâche de fixer la date d'un congrès extraordinaire qui élira le nouveau président du parti

MADRID: Poussé vers la sortie par son propre parti, le président du Parti populaire (droite) espagnol, Pablo Casado, a décidé mercredi soir de ne pas se présenter à un prochain congrès extraordinaire de sa formation qui choisira son successeur début avril.


A la tête du Parti populaire (PP) depuis 2018, M. Casado, 41 ans, paie le prix de la crise provoquée par sa rivalité avec la présidente du gouvernement de la région de Madrid, Isabel Díaz Ayuso, 43 ans, étoile montante du principal parti d'opposition en Espagne.


"Le président du Parti populaire a transmis aux présidents de régions de la formation sa décision de ne pas se présenter au prochain Congrès national, dont la date sera fixée lors de la prochaine assemblée exécutive du 1er mars", a annoncé le parti conservateur dans un communiqué dans la nuit de mercredi à jeudi, à la suite d'une réunion d'urgence de plusieurs heures au siège du parti à Madrid.


"Il a été demandé que le président national (M. Casado) conserve son poste jusqu'au congrès extraordinaire, et que soit proposé à l'assemblée exécutive qu'il se tienne le 2 et 3 avril", ajoute le communiqué.


Quelques heures plus tôt, Pablo Casado avait livré mercredi au Parlement un discours aux allures d'adieu.


"Je conçois la politique comme la défense des principes et des valeurs les plus nobles, comme le respect des adversaires et comme le dévouement envers ses collègues", a déclaré M. Casado sur un ton amer lors d'une brève intervention devant les députés.

«Je vous souhaite le meilleur»
"Malgré nos différences et nos divergences politiques (...), je vous souhaite personnellement le meilleur", a ainsi répondu le chef du gouvernement, M. Casado quittant immédiatement l'hémicycle sous les applaudissements des députés de son parti, ceux-là même qui veulent son départ.


La scène a confirmé que M. Casado, 41 ans, vivait sans doute ses derniers jours à la tête du PP, malgré ses efforts pour s'accrocher à son poste.


M. Casado a ensuite rencontré mercredi soir les dirigeants régionaux du PP. Ces "barons" sont unanimes à réclamer un changement de direction, afin de mettre fin au climat de quasi "guerre civile" dans lequel est plongé le parti.


La crise a éclaté jeudi dernier, lorsque Mme Díaz Ayuso a accusé M. Casado de manoeuvrer pour la "détruire", après des informations de presse selon lesquelles certains de ses proches l'auraient espionnée.


Mme Diaz Ayuso était soupçonnée par l'entourage de M. Casado de trafic d'influence dans le cadre d'un contrat d'achat de masques de près de 300 000 euros signé en avril 2020 par la région de Madrid, pour lequel son frère Tomas, représentant d'une entreprise vendant du matériel sanitaire, aurait touché une commission de 55 000 euros.

«Dévoré»
Mme Díaz Ayuso a admis l'existence de ce contrat, mais a assuré qu'il était légal et qu'elle n'était pas intervenue dans son attribution. Saisie par plusieurs partis de gauche, le parquet anticorruption a annoncé mardi avoir ouvert une enquête.


Etalée sur la place publique, l'affaire s'est vite retournée contre M. Casado, Mme Díaz Ayuso, triomphalement réélue à la tête de la région de Madrid en mai dernier, étant la personnalité la plus populaire du parti.


Au lieu de soutenir le leader du parti, les "barons" du PP ont immédiatement pris leurs distances avec lui. L'homme de confiance de M. Casado, Teodoro García Egea, secrétaire général du PP, qui contrôlait l'appareil, a ainsi été contraint de démissionner mardi, comme plusieurs proches.


M. Casado a été "dévoré par sa guerre interne brutale contre Isabel Díaz Ayuso. Personne ne doute plus au sein du PP que sa fin est très proche", résumait mercredi le quotidien El País (centre-gauche).


La réunion de mercredi soir sera suivie, mardi prochain, de la réunion du Comité directeur du parti, dont la tâche sera de fixer la date d'un congrès extraordinaire qui élira le nouveau président du parti.


L'homme qui tient la corde pour succéder à M. Casado est l'un des "barons", Alberto Nuñez Feijóo, 60 ans, président du gouvernement régional de Galice (nord-ouest), considéré comme un modéré.


Foot: Hervé Renard nommé sélectionneur de la Côte d'Ivoire

Le sélectionneur de la Tunisie, Hervé Renard, arrive au stade avant le match de la Coupe du monde 2026 contre les Pays-Bas, au Kansas City Stadium, à Kansas City (Missouri, États-Unis), le 25 juin 2026. (Reuters)
Le sélectionneur de la Tunisie, Hervé Renard, arrive au stade avant le match de la Coupe du monde 2026 contre les Pays-Bas, au Kansas City Stadium, à Kansas City (Missouri, États-Unis), le 25 juin 2026. (Reuters)
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  • Hervé Renard est nommé sélectionneur de la Côte d'Ivoire, un poste qu'il avait déjà occupé entre 2014 et 2015 avec une victoire à la CAN
  • Le Français succède à Emerse Faé, qui quitte ses fonctions malgré le sacre continental de 2024 et le meilleur parcours mondial de l'histoire du pays en 2026

PARIS: Le Français Hervé Renard a été nommé sélectionneur de la Côte d'Ivoire pour succéder à Emerse Faé, a annoncé mardi la fédération ivoirienne de football (FIF) sur ses réseaux sociaux.

Âgé de 57 ans, Renard, qui a brièvement dirigé la Tunisie lors du Mondial-2026 en étant arrivé en pleine compétition, avait déjà occupé ce poste entre 2014 et 2015, avec à la clé une Coupe d'Afrique des nations en 2015.

Renard, dont l'arrivée avait été annoncée dès mardi par le journal le Parisien, prend la suite de Faé, non reconduit par la FIF malgré une Coupe d'Afrique des nations remportée en 2024 et une qualification en 16e de finale lors du Mondial 2026, une première dans l'histoire du pays.

Renard, qui a dirigé au cours de sa carrière de nombreuses sélections, avait pris la tête de la Tunisie à la suite du lourd revers contre la Suède (5-1) lors du premier match des Aigles de Carthage au Mondial, une déroute qui avait coûté sa place à Sabri Lamouchi.

Il a officié à deux reprises, avec deux défaites à la clé, contre le Japon (4-0) et les Pays-Bas (3-1).

Libre de tout contrat après ce court intérim, Hervé Renard retrouve onze ans plus tard le banc de la Côte d'Ivoire où il jouit d'une très grande popularité, gagnée grâce au sacre de la CAN-2015 avec la génération de Yaya Touré, après près de 25 ans de disette.

Déjà vainqueur de la CAN trois ans plus tôt avec la Zambie, le technicien s'est bâti une réputation solide sur le continent africain où il a multiplié les expériences à la tête d'équipes nationales (Ghana, Angola, Maroc...).

Il a toutefois connu ces dernières années des expériences plus mitigées notamment à la tête de la sélection saoudienne, dont il a été limogé en avril malgré une qualification au Mondial-2026, ou sur le banc de l'équipe de France féminine, avec laquelle il a atteint les quarts des JO-2024 à Paris.

M. Renard est attendu à Abidjan dans les prochains jours afin de prendre officiellement ses fonctions, a précisé la fédération ivoirienne.


Trump dit que soit le détroit d'Ormuz "ouvrira très bientôt", soit l'Iran sera frappé "très fort"

Le président américain Donald Trump a déclaré qu'un accord visant à rouvrir le détroit d'Ormuz pourrait être conclu dès mercredi, tout en avertissant que l'Iran serait « frappé très durement » si les négociations échouaient. (AP)
Le président américain Donald Trump a déclaré qu'un accord visant à rouvrir le détroit d'Ormuz pourrait être conclu dès mercredi, tout en avertissant que l'Iran serait « frappé très durement » si les négociations échouaient. (AP)
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  • Donald Trump affirme qu'un accord avec l'Iran sur la réouverture du détroit d'Ormuz est proche, tout en menaçant Téhéran de représailles en cas d'échec
  • Un accord temporaire de 60 jours serait à l'étude pour encadrer la navigation dans le détroit, alors que les incidents sécuritaires se poursuivent

Rancho Palos Verdes, États-Unis:  Donald Trump a déclaré mardi que le détroit d'Ormuz ouvrirait "très bientôt, ou alors (les Iraniens) seront frappés très fort", dans un entretien accordé à la chaîne Fox News.

"Nous avons de très bonnes discussions", a encore dit le président américain, en déplacement en Californie (ouest), assurant que l'Iran voulait passer un accord.

"J'ai le temps", a aussi déclaré le dirigeant républicain à propos de ce conflit qui dure depuis plus de cinq mois.

Selon le site Axios, qui cite des "sources régionales", un accord temporaire de 60 jours est en discussion pour organiser le passage dans le détroit entre l'Iran et le sultanat d'Oman.

Cet accord préliminaire, qui pourrait être annoncé dès mercredi, prévoit selon Axios que tout transport maritime entrant via le détroit emprunterait une voie nord dans les eaux iraniennes, et tout navire sortant suivrait une trajectoire méridionale dans les eaux contrôlées par Oman, le tout sans péage ou droit de passage.

Pendant cette période de soixante jours, et dans l'attente d'un accord définitif, la voie médiane du détroit serait déminée, toujours selon Axios, qui prévient que ce compromis n'est pas encore scellé.

"Il y a une chance que nous parvenions aujourd'hui ou demain à un accord visant à rouvrir le détroit et à aller vers une normalisation", a déclaré mardi le ministre des Finances américain Scott Bessent dans un entretien à la chaîne CNBC.

Les tensions dans le détroit, devenu un enjeu de premier plan dans la guerre au Moyen-Orient, restent vives. Mardi, l'agence maritime britannique UKMTO a indiqué qu'un navire y avait été touché par un "projectile inconnu".


Un "projectile inconnu" frappe un cargo dans le détroit d'Ormuz, selon l'UKMTO

Des navires naviguent près du détroit d’Ormuz, au large de la côte est des Émirats arabes unis, à Khor Fakkan, le 13 juillet 2026. (AFP)
Des navires naviguent près du détroit d’Ormuz, au large de la côte est des Émirats arabes unis, à Khor Fakkan, le 13 juillet 2026. (AFP)
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  • Un cargo a été touché par un « projectile inconnu » dans le détroit d’Ormuz, selon l'agence maritime britannique UKMTO
  • Aucun blessé ni dégât n'a été signalé à ce stade

DUBAI: Un "projectile inconnu" a frappé un cargo dans le détroit d'Ormuz, a alerté l'agence maritime britannique UKMTO dans la nuit de lundi à mardi, sans faire mention d'éventuels blessés ou dégâts.

Un cargo, dont le nom n'a pas été précisé, a signalé à l'UKMTO avoir été "touché par un projectile inconnu", selon le communiqué de l'organisation. Les faits sont survenus à quelque 20 milles nautiques (37 kilomètres) au nord-est de la ville omanaise d'Al Khasab, de même source.