Les principales réactions à l'invasion russe en Ukraine

Le conflit déclenché par la Russie en Ukraine "doit s'arrêter maintenant", a imploré le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, après une réunion en urgence du Conseil de sécurité.
Le conflit déclenché par la Russie en Ukraine "doit s'arrêter maintenant", a imploré le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, après une réunion en urgence du Conseil de sécurité.
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Publié le Jeudi 24 février 2022

Les principales réactions à l'invasion russe en Ukraine

  • L'invasion de l'Ukraine annoncée par Vladimir Poutine a suscité des réactions en cascade en Europe et dans le monde
  • "Président Poutine, au nom de l'humanité, ramenez vos troupes en Russie!", a lancé le chef de l'ONU

PARIS: L'annonce par le président russe Vladimir Poutine d'une "opération militaire" en Ukraine jeudi, suivie d'explosions dans plusieurs villes ukrainiennes et de l'entrée de troupes russes en Ukraine a suscité de nombreuses réactions dans le monde.

  • Ukraine

"Nous sommes en train de bâtir une coalition anti-Poutine", a déclaré le président ukrainien Volodymyr Zelensky à l'issue d'entretiens avec des dirigeants étrangers. "Le monde doit contraindre la Russie à la paix", a ajouté M. Zelznsky avant d'annoncer rompre les relations diplomatiques avec Moscou.

  • Etats-Unis

Le président américain Joe Biden a dénoncé "l'attaque injustifiée" de la Russie contre l'Ukraine, y voyant une guerre préméditée qui entraînera des souffrances et pertes humaines catastrophiques". "La Russie, seule, est responsable de la mort et de la destruction que cette attaque provoquera", a-t-il insisté, assurant que "le monde exigerait des comptes de la Russie".

  • ONU

Le conflit déclenché par la Russie en Ukraine "doit s'arrêter maintenant", a imploré le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, après une réunion en urgence du Conseil de sécurité.


"Président Poutine, au nom de l'humanité, ramenez vos troupes en Russie!", a lancé le chef de l'ONU. "C'est le moment le plus triste de mon mandat de secrétaire général des Nations unies", a-t-il ajouté.

  • Union européenne 

"Nous condamnons fermement l'attaque injustifiée de l'Ukraine par la Russie. En ces heures sombres, nos pensées vont à l'Ukraine et à ses femmes, hommes et enfants innocents qui font face à cette attaque non-provoquée et craignent pour leurs vies", ont déclaré la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et le président du Conseil européen Charles Michel dans un texte commun.


"Nous demanderons au Kremlin de rendre des comptes", ont-ils averti.


"Les dirigeants russes devront faire face à un isolement sans précédent", a, de son côté, déclaré à Bruxelles Josep Borrell, chef de la diplomatie de l'UE, en soulignant que les Vingt-Sept préparaient un nouveau train de sanctions qui est le "plus sévère jamais mis en oeuvre".

  • Chine

La Chine a indiqué qu'elle "suivait de près" la situation en Ukraine, s'abstenant de condamner Moscou et appelant à éviter une escalade.


"Nous exhortons toutes les parties à faire preuve de retenue pour éviter que la situation ne devienne hors de contrôle", a dit devant la presse une porte-parole de la diplomatie chinoise, Hua Chunying.

 

  • France

"La France condamne fermement la décision de la Russie de faire la guerre à l’Ukraine", a réagi jeudi Emmanuel Macron, en appelant Moscou à "mettre immédiatement fin à ses opérations militaires".


"La France est solidaire de l’Ukraine. Elle se tient aux côtés des Ukrainiens et agit avec ses partenaires et alliés pour que cesse la guerre", a ajouté le chef de l'Etat français dans deux tweets.

 

  •  Allemagne

L'opération militaire russe est "une violation éclatante" du droit international, a dénoncé le chancelier allemand Olaf Scholz.


"Les sanctions les plus sévères" contre la Russie qui vont être prises de concert avec l'UE, l'Otan et le G7 auront des "répercussions" sur l'économie allemande, a averti sa ministre des Affaires étrangères, Annalena Baerbock. 

  • Royaume-Uni 

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a condamné jeudi les "événements horribles en Ukraine", estimant que le président russe Vladimir Poutine "a choisi la voie de l'effusion de sang et de la destruction en lançant cette attaque non provoquée".

 

  • Otan

"Je condamne fermement l'attaque téméraire et non provoquée de la Russie contre l'Ukraine, qui met en danger d'innombrables vies civiles", a déclaré jeudi le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, dans un communiqué, déplorant que la Russie ait choisi "une fois encore [...] la voie de l'agression contre un pays souverain et indépendant".


"Nous sommes aux côtés du peuple ukrainien en ce moment terrible. L'Otan fera tout ce qu'il faut pour protéger et défendre tous les alliés", a-t-il ajouté.

  • Italie

Le Premier ministre italien Mario Draghi a qualifié l'attaque russe sur l'Ukraine d'"injustifiée et injustifiable", assurant que l'Union européenne et l'Otan travaillaient à une réponse immédiate.

  • Conseil de l'Europe

Le Conseil de l'Europe, organisation intergouvernementale à laquelle adhère la Russie et qui avait pris des sanctions contre Moscou après l'annexion de la Crimée en 2014, a condamné "fermement" l'offensive militaire russe en Ukraine comme une "violation flagrante" de son statut et a promis de prendre "rapidement les mesures nécessaires pour répondre à la situation actuelle", tout en appelant "les autorités russes à une cessation immédiate et inconditionnelle des hostilités".

  • Japon

L'attaque russe en Ukraine "secoue les fondations de l'ordre international", a dénoncé le Premier ministre japonais Fumion Kishida.

 

  • Australie 

Le Premier ministre australien Scott Morrison a condamné l'"invasion illégale" de la Russie en annonçant une "deuxième série" de sanctions à l'encontre de quatre institutions financières et de 25 personnes appartenant à quatre entités en charge du développement et de la vente de d'équipements militaires.

  • Espagne

"Le gouvernement de l'Espagne condamne l'agression de la Russie contre l'Ukraine et est solidaire du gouvernement et du peuple ukrainiens", a tweeté le chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez.

  • Les pays nordiques

La Finlande et la Suède, non membres de l'Otan, ont condamné jeudi l'attaque russe, dénonçant séparément "une attaque contre l'ordre de sécurité européen".


De son côté, la Norvège, membre de l'Alliance atlantique, a condamné une "grave violation du droit international" et annoncé le déplacement de son ambassade de Kiev à Lviv, dans l'ouest du pays.

  • Navalny

"Je suis contre cette guerre [...] menée pour dissimuler le vol des citoyens russes et détourner leur attention des problèmes [...] à l'intérieur du pays", a déclaré l'opposant russe emprisonné, Alexeï Navalny, à l'audience d'un nouveau procès ouvert contre lui.

 


Israël: les militants d'une nouvelle flottille en détention après leur interception en mer

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  • Dans la nuit de mardi à mercredi, le ministère israélien des Affaires étrangères a indiqué que les 430 membres de la flottille avaient été transférés à bord de navires israéliens et faisaient route vers Israël
  • Une organisation de défense des droits humains, Adalah, a indiqué mercredi que certains d'entre eux étaient arrivés au port d'Ashdod où ils étaient détenus

ASHDOD: Les autorités israéliennes ont entamé mercredi le transfert et le placement en détention à Ashdod, dans le sud d'Israël, de centaines de militants propalestiniens arrêtés à bord d'une flottille à destination de Gaza, selon une ONG.

Les forces israéliennes avaient intercepté lundi au large de Chypre des bateaux participant à une nouvelle "flottille pour Gaza".

Dans la nuit de mardi à mercredi, le ministère israélien des Affaires étrangères a indiqué que les 430 membres de la flottille avaient été transférés à bord de navires israéliens et faisaient route vers Israël.

Une organisation de défense des droits humains, Adalah, a indiqué mercredi que certains d'entre eux étaient arrivés au port d'Ashdod où ils étaient détenus.

"Ayant mis le cap sur Gaza pour y apporter de l'aide humanitaire et contester le blocus illégal, ces participants civils ont été enlevés de force dans les eaux internationales et conduits en territoire israélien entièrement contre leur volonté" a déclaré Adalah.

Une cinquante de navires avaient quitté la Turquie la semaine dernière avec pour objectif une nouvelle tentative de briser le blocus imposé par Israël à la bande de Gaza, ravagée par deux ans de guerre.

Un porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères a déclaré dans la nuit de mardi à mercredi que les 430 militants pourraient rencontrer leurs représentants consulaires.

"Cette flottille s'est une fois de plus révélée n'être rien de plus qu'un coup de communication au service du Hamas", a ajouté le porte-parole, en référence au mouvement islamiste palestinien qui a mené l'attaque sans précédent contre Israël en octobre 2023, déclenchant la guerre à Gaza.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait dénoncé plus tôt "un plan malveillant destiné à briser le blocus (...) imposé aux terroristes du Hamas".

Neuf ressortissants indonésiens, membres de la flottille, "ont été signalés comme ayant été arrêtés par Israël", a déclaré une porte-parole du ministère indonésien des Affaires étrangères, citant des informations datées de mercredi.

L'Indonésie a appelé Israël à libérer immédiatement tous les navires et membres d'équipage. Le journal indonésien Republika avait indiqué plus tôt que deux de ses journalistes figuraient parmi les personnes interpellées.

La Turquie et l'Espagne ont condamné l'interception. Les organisateurs ont indiqué que la flottille comptait également 15 citoyens irlandais, dont Margaret Connolly, la sœur de la présidente Catherine Connolly.

Israël contrôle tous les points d'entrée vers la bande de Gaza, sous blocus israélien depuis 2007.

Pendant la guerre à Gaza, où une trêve fragile est en vigueur depuis octobre 2025, le territoire a connu de graves pénuries de nourriture, de médicaments et d'autres biens essentiels, Israël ayant parfois complètement interrompu les livraisons d'aide humanitaire.

Une précédente flottille avait été interceptée en avril dans les eaux internationales au large de la Grèce et la plupart des militants expulsés vers l'Europe. Deux d'entre eux ont été amenés en Israël, détenus pendant plusieurs jours puis expulsés.

 


Négociations Etats-Unis-Iran: nouvelle visite d'un ministre pakistanais à Téhéran

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  • Le ministre de l'Intérieur du Pakistan, pays médiateur entre les Etats-Unis et l'Iran, s'est rendu à Téhéran pour la deuxième fois en moins d'une semaine
  • "Mohsen Naqvi est venu à Téhéran pour rencontrer des responsables de la République islamique d'Iran"

TEHERAN: Le ministre de l'Intérieur du Pakistan, pays médiateur entre les Etats-Unis et l'Iran, s'est rendu à Téhéran pour la deuxième fois en moins d'une semaine, a rapporté mercredi l'agence officielle Irna, en pleine impasse dans les négociations de paix.

"Mohsen Naqvi est venu à Téhéran pour rencontrer des responsables de la République islamique d'Iran", a précisé l'agence, citant "des sources diplomatiques à Islamabad".

 

 


L'armée iranienne prévient qu'elle «ouvrira de nouveaux fronts» en cas de nouvelle attaque américaine

Donald Trump a annoncé lundi avoir renoncé à une attaque contre l'Iran prévue mardi, cela en réponse à une demande de dirigeants de pays du Golfe, et a affirmé que des "négociations sérieuses" avaient lieu. (AFP)
Donald Trump a annoncé lundi avoir renoncé à une attaque contre l'Iran prévue mardi, cela en réponse à une demande de dirigeants de pays du Golfe, et a affirmé que des "négociations sérieuses" avaient lieu. (AFP)
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  • Téhéran continue de contrôler le détroit d'Ormuz, stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures, tandis que l'armée américaine poursuit le blocus des ports iraniens
  • La quasi-paralysie du détroit a secoué l'économie mondiale, faisant flamber les cours du pétrole

TEHERAN: L'armée iranienne a averti mardi dans un communiqué qu'elle "ouvrira de nouveaux fronts" si les Etats-Unis reprennent leurs attaques contre l'Iran, interrompues depuis l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu le 8 avril.

"Si l'ennemi commet la bêtise de tomber à nouveau dans le piège des sionistes et de commettre une nouvelle agression contre notre Iran bien-aimé, nous ouvrirons de nouveaux fronts contre lui", a déclaré le porte-parole de l'armée Mohammad Akraminia, cité par l'agence de presse iranienne Isna.

Lundi, le président américain Donald Trump avait annoncé avoir annulé au dernier moment une nouvelle attaque contre l'Iran qui aurait dû avoir lieu mardi selon lui, tout en assurant qu'il existait de "très bonnes chances" de parvenir à un accord avec Téhéran.

Il n'avait jamais parlé de ce projet d'attaque avant ce lundi et un message sur sa plateforme Truth Social dans lequel il a expliqué avoir renoncé à une nouvelle offensive à la demande des dirigeants du Qatar, d'Arabie saoudite et des Emirats arabes unis, qui, selon lui, jugent possible la conclusion d'un accord.

Depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu le 8 avril, après quasiment 40 jours de frappes, des tractations sont en cours pour tenter de trouver un accord mais les positions des deux parties restent très éloignées, notamment sur le volet nucléaire.

Une seule session de discussions entre représentants américains et iraniens a eu lieu, le 11 avril à Islamabad, se soldant par un échec.

Lundi matin, la diplomatie iranienne avait déclaré avoir répondu à une nouvelle proposition des Etats-Unis visant à sortir de l'impasse diplomatique et à mettre fin durablement à la guerre au Moyen-Orient.

Elle a réitéré ses exigences, réclamant en particulier le déblocage des avoirs iraniens gelés à l'étranger et la levée des sanctions internationales asphyxiant son économie.

Lundi, M. Trump avait estimé devant la presse qu'il avait "de très bonnes chances" de s'entendre avec l'Iran, disant observer une évolution "très positive" des tractations avec Téhéran, mais sans fournir aucun détail sur leur contenu.

Il avait toutefois assuré que les Etats-Unis se tenaient prêts à lancer une "attaque totale et à grande échelle contre l'Iran à tout moment, si un accord acceptable n'était pas trouvé" avec Téhéran.

Le chef du commandement des forces armées iraniennes, Ali Abdollahi, avait répondu en mettant en garde "les Etats-Unis et leurs alliés" contre toute nouvelle "erreur stratégique et de calcul".

L'accord en question doit assurer que l'Iran ne se dote pas de l'arme nucléaire, a écrit Donald Trump sur son réseau.

Des médias iraniens avaient déjà dénoncé les "conditions excessives" imposées par les Etats-Unis dans leur dernière offre.

Selon l'agence Fars, Washington exige que l'Iran ne maintienne qu'un seul site nucléaire en activité et transfère son stock d'uranium hautement enrichi aux Etats-Unis.

Washington a également refusé de débloquer "ne serait-ce que 25%" des avoirs ou de verser des compensations pour les dommages subis par l'Iran pendant la guerre, selon la même source.