La table du chef à la Biennale de Diriyah propose des délices gastronomiques conceptuels

Omar Diab, de l'organisation d'événements Chef's Table, explique à Arab News l'idée qui se cache derrière la Chef's Table. (Fourni)
Omar Diab, de l'organisation d'événements Chef's Table, explique à Arab News l'idée qui se cache derrière la Chef's Table. (Fourni)
Short Url
Publié le Vendredi 25 février 2022

La table du chef à la Biennale de Diriyah propose des délices gastronomiques conceptuels

  • La Table du chef à la Biennale d'art contemporain de Diriyah offre une occasion pour les jeunes Saoudiens de montrer leurs compétences culinaires
  • Située à Diriyah, Chef's Table est une tentative audacieuse de servir une cuisine authentique saoudienne de différentes régions aux influences internationales

RIYAD : La Table du chef à la Biennale d'art contemporain de Diriyah offre des délices gastronomiques conceptuels aux convives et une occasion pour les jeunes Saoudiens de montrer leurs compétences culinaires. 

Située à Diriyah, dans la banlieue nord-ouest de Riyad, Chef's Table est une tentative audacieuse de servir une cuisine authentique saoudienne de différentes régions aux influences internationales. 

L'endroit, qui ressemble à un hangar, est épars mais serein et dispose d'une table à manger avec 20 chaises. Ses murs sont recouverts de motifs audacieux. 

La table présente une série de plats préparés par de jeunes chefs saoudiens qui expérimentent des ingrédients d'origine locale, racontent des histoires sur des recettes transmises de génération en génération et révèlent des concepts inédits à la table à manger. 

EN BREF:

  • Les plats créatifs reflètent les cinq concepts du restaurant : Miles Away, Homefront, From a Grain of Rice, Negative Space et Street Food Elitism. 
  • Ils promeuvent l'idée de rassembler et de collecter des ingrédients locaux auprès des agriculteurs locaux dans le but de les soutenir ainsi que l'économie. 

Les convives attendent dans un salon après leur arrivée. Ensuite, le groupe de 20 personnes est conduit à travers l'exposition elle-même et passe par une « porte secrète » jusqu'à la table. 

Les plats créatifs reflètent les cinq concepts du restaurant : Miles Away, Homefront, From a Grain of Rice, Negative Space et Street Food Elitism. 

Ils promeuvent l'idée de rassembler et de collecter des ingrédients locaux auprès des agriculteurs locaux dans le but de les soutenir et ainsi que l'économie. Ils visent également à rappeler aux invités la cuisine de leur grand-mère et la nourriture traditionnelle. 

Omar Diab, de Chef's Table event management, déclare à Arab News : « L'idée de la Table des chefs est unique, elle est très créative et inédite en Arabie saoudite. »  

« Nous avons différents types de chefs locaux représentant cinq équipes différentes. Nous avons eu l'idée d'avoir une grande table à manger de 20 places. L'idée est de réunir différents groupes autour d'une même table. Toutes les deux semaines, nous avons une équipe de chefs différente ». 

L'équipe de nouveaux chefs présente ses idées de menu soigneusement élaborées en fonction des cinq concepts, après quoi les connaisseurs en gastronomie décident du menu final comprenant deux entrées, trois plats principaux et deux desserts pour la quinzaine. 

Diab, qui est saoudien, précise : « Heureusement, nous avons reçu un large soutien, des réactions très positives de la part des gens, même si c'est la première fois qu'une telle chose se produit dans le Royaume. » 

Chef's Table a débuté à la mi-décembre de l'année dernière. « Depuis la deuxième semaine d'ouverture, nous affichons complet tous les week-ends », ajoute-t-il. 


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
Short Url
  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
Short Url
  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Short Url
  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".