L'armée yéménite détruit deux bateaux des Houthis chargés d’explosifs en mer Rouge

Un bateau de pêche près de l'île de Zuqar, au large de la ville portuaire de Hodeida, sur la mer Rouge, le 3 mai 2021. (AFP)
Un bateau de pêche près de l'île de Zuqar, au large de la ville portuaire de Hodeida, sur la mer Rouge, le 3 mai 2021. (AFP)
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Publié le Lundi 28 février 2022

L'armée yéménite détruit deux bateaux des Houthis chargés d’explosifs en mer Rouge

  • Une femme et des enfants blessés par un obus de la milice qui a touché une maison à Taiz
  • Le ministre de l'Information condamne les pillages et les saisies de maisons par les Houthis

AL-MUKALLA : L'armée yéménite a détruit deux bateaux chargés d'explosifs lancés par la milice Houthi soutenue par l'Iran sur une cible près de la région nord-ouest du pays sur la mer Rouge.

Le ministère yéménite de la défense a déclaré que les garde-côtes de la cinquième région de l'armée ont détruit les deux bateaux qui naviguaient des eaux territoriales du pays vers les eaux internationales de la mer Rouge, près des côtes de la province septentrionale de Hajjah.

La coalition arabe et l'armée yéménite ont accusé à plusieurs reprises les Houthis de menacer la navigation et le commerce internationaux en mer Rouge, en lançant des bateaux chargés d'explosifs et en posant des mines navales pour cibler les navires commerciaux.

La coalition a averti que les Houthis avaient réaménagé les ports yéménites de la mer Rouge, notamment celui de Hodeidah, créant ainsi des usines de bateaux et de drones explosifs et faisant passer en contrebande des armes de pointe importées d'Iran.

Les attaques des Houthis ont été déjouées dimanche, alors que la milice pilonnait des quartiers densément peuplés de la ville de Taiz, dans le sud du pays.

Le colonel Abdul Basit Al-Baher, officier militaire yéménite à Taiz, a déclaré dimanche à Arab News que les Houthis, stationnés à la périphérie de Taiz, avaient tiré des obus de mortier et des roquettes Katyusha sur les quartiers d'Al-Arabeen et d'Ousefarh dans le centre-ville, blessant plusieurs civils et détruisant au moins une maison.

L'agence de presse officielle du Yémen a rapporté dimanche qu'une femme et ses deux enfants avaient été blessés lorsqu'un obus tiré par les Houthis a traversé leur maison dans le quartier Maqbanah de Taiz.

Samedi soir, les Houthis ont lancé une contre-attaque contre les positions des troupes gouvernementales autour d'une base militaire au nord-ouest de Taiz.

Al-Baher a déclaré que la milice avait attaqué les forces gouvernementales près d'une base de défense aérienne à l'extérieur de Taiz dans le but de prendre le contrôle des emplacements stratégiques qui surplombent la base.

Les Houthis n'ont pas atteint leur objectif et ont été contraints de battre en retraite après avoir fait face à une forte résistance des troupes gouvernementales.

Par ailleurs, le ministre yéménite de l'Information, MuammarAl-Eryani, a fermement condamné le pillage et la saisie par les Houthis de propriétés appartenant à des opposants dans les zones qu'ils contrôlent, mettant en garde les commerçants et le public contre l'achat de ces propriétés.

« Nous mettons en garde les hommes d'affaires et le grand public à Sanaa, et dans les zones sous le contrôle de la milice terroriste des Houthis, de ne pas s'impliquer dans la vente et l'achat de biens pillés, car il s'agit de procédures nulles et non avenues », a déclaré le ministre sur Twitter.

Au cours des sept dernières années, les Houthis ont confisqué les biens appartenant au président yéménite Abed RabboMansour Hadi, aux anciens ministres et actuels, aux responsables militaires et de la sécurité, aux militants des droits de l'homme et aux journalistes qui se sont opposés au mouvement à Sanaa et dans d'autres régions.

 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Liban: 13 morts dans des frappes israéliennes sur le sud

Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
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  • Des frappes israéliennes dans le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, dont des civils (femmes et enfants), malgré un cessez-le-feu en vigueur
  • Depuis la reprise des hostilités le 2 mars entre Israël et le Hezbollah, plus de 2 600 personnes ont été tuées, dont des secouristes, suscitant de vives critiques humanitaires

BEYROUTH: Des frappes israéliennes sur le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, a rapporté le ministère libanais de la Santé dans un nouveau bilan.

Selon un communiqué du ministère, huit personnes, parmi lesquelles un enfant et deux femmes, ont été tuées et 21 autres blessées, dont deux enfants et une femme, dans des frappes sur le village d'Habboush, que l'armée israélienne avait appelé à évacuer malgré un cessez-le-feu.

L'agence de presse officielle libanaise (ANI) a rapporté "une série de frappes intenses (...) un peu moins d'une heure après l'avertissement" israélien.

A Habboush, un photographe de l'AFP a vu des volutes de fumée s'élever à la suite des bombardements.

Une autre frappe sur le village de Zrariyé, dans la région de Saïda, a par ailleurs fait quatre morts, dont deux femmes, et quatre blessés dont un enfant et une femme, a précisé le ministère dans la soirée.

Selon la même source, une femme a été tuée et sept personnes ont été blessées dans le district de la ville côtière de Tyr.

L'ANI avait auparavant fait état d'autres frappes et de tirs d'artillerie sur d'autres localités du Sud en dépit du cessez-le-feu entre le Hezbollah pro-iranien et Israël en vigueur depuis le 17 avril.

- Secouristes tués -

Jeudi, 17 personnes avaient été tuées dans des frappes sur le Sud, où l'armée israélienne a établi une zone de 10 km de profondeur à partir de la frontière, interdite d'accès à la presse et à la population, et effectue des opérations de démolition.

Des destructions ont ainsi été rapportées à Shamaa mais également à Yaroun, où un monastère, une école privée, des maisons, des commerces et des routes ont été démolies, selon l'agence ANI.

Israël affirme vouloir protéger sa région nord du Hezbollah, qui continue de revendiquer des attaques contre des positions israéliennes au Liban et, plus rarement, contre le territoire israélien.

L'armée israélienne a indiqué dans la nuit de vendredi à samedi avoir intercepté quatre "cibles aériennes" qui se dirigeaient vers le nord d'Israël, sans préciser leur provenance.

En vertu de l'accord de cessez-le-feu, Israël se réserve "le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours", une clause que le Hezbollah conteste.

Selon le ministère libanais de la Santé, plus de 2.600 personnes ont été tuées depuis la reprise des hostilités entre le Hezbollah et Israël, le 2 mars, sur fond de guerre au Moyen-Orient.

D'après cette source, 103 secouristes font partie des morts.

"Qu'une personne qui tente de sauver des vies, d'apaiser la souffrance humaine, puisse être ciblée (...) c'est une chose que je trouve absolument inacceptable", a affirmé à des journalistes près de Beyrouth le secrétaire général adjoint de la Fédération Internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FIRC), Xavier Castellanos.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.