Ukraine : Les étudiants marocains dans la tourmente de la guerre

Des personnes venant d'Ukraine descendent d'un ferry pour entrer en Roumanie après avoir traversé le Danube au poste frontière d'Isaccea-Orlivka entre la Roumanie et l'Ukraine le 26 février 2022. (Photo, AFP)
Des personnes venant d'Ukraine descendent d'un ferry pour entrer en Roumanie après avoir traversé le Danube au poste frontière d'Isaccea-Orlivka entre la Roumanie et l'Ukraine le 26 février 2022. (Photo, AFP)
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Ukraine : Les étudiants marocains dans la tourmente de la guerre

  • Dès le 12 février, l’ambassade du Maroc à Kiev a diffusé un communiqué pressant les Marocains vivant en Ukraine de quitter le pays
  • Selon des sources diplomatiques proches du dossier, citées par les médias marocains, 436 Marocains ont pu quitter le territoire ukrainien depuis le début de la guerre

CASABLANCA : Ils sont près de 8 000 étudiants marocains qui vivent en Ukraine, pays prisé pour les études de médecine et d'ingénierie. Mais depuis l’offensive militaire de la Russie contre l’Ukraine, jeudi dernier, ces étudiants se sont retrouvés face à une guerre et une situation qui leur permet difficilement de quitter le pays.

Dès le 12 février, l’ambassade du Maroc à Kiev a diffusé un communiqué pressant les Marocains vivant en Ukraine de quitter le pays, alors que les relations se tendaient entre Kiev et Moscou. L’ambassade a par ailleurs mis à disposition trois numéros de téléphone pour recevoir les appels des Marocains d’Ukraine. 

Malgré cet appel officiel des autorités marocaines, les étudiants hésitaient à quitter leur pays d’accueil. Certains témoignages indiquent que les universités ukrainiennes auraient menacé d’exclure les étudiants des établissements en cas de départ.

3 000 sont rentrés au Maroc avant l'offensive russe jeudi en Ukraine, selon le ministère des Affaires étrangères à Rabat, notamment grâce à des vols spéciaux. 

Confrontés à la réalité de la guerre, les étudiants restants ont dû, eux aussi, se résoudre à quitter le pays. Mais au vu de la dégradation de la situation, il était déjà trop tard et tous les moyens étaient devenus bons pour quitter le pays, quitte à mettre leur vie en danger.

Citée par l’AFP, Nassima Aqtid, 20 ans, étudiante en pharmacie bloquée à Kharkiv, dans l'est de l'Ukraine où les combats font rage, explique : « J'ai pensé quitter la ville, mais c'est impossible, la frontière la plus proche est celle de la Russie».

Cité dans les colonnes de Yabiladi.com, site d’information marocain en ligne, un étudiant en médecine dentaire à Zaporizhzhia explique : « Nous voulons partir et nous avons pris connaissance des cellules d’accueil mises en place par le Maroc dans des pays voisins, mais c’est vraiment dangereux pour nous de traverser pratiquement toute l’Ukraine pour y arriver enfin ». En effet, les étudiants se trouvant à l’Est de l’Ukraine doivent parcourir plus de 2 000 kilomètres par voie terrestre pour rejoindre des frontières accessibles à l’Ouest. 

Face à la détérioration de la situation, les autorités marocaines ont dans un premier temps appelé leurs ressortissants en Ukraine à ne pas quitter leurs lieux de résidence et à respecter les directives et mesures de sécurité. Dans un communiqué, l'ambassade leur a également recommandé d'être toujours munis de papiers d'identité et de rester, de manière continue, en contact avec l'ambassade du Maroc à Kiev et avec la cellule de crise désignée à cet effet.

Le communiqué appelait par ailleurs les ressortissants à se rendre aux points de passage frontaliers pour entrer en Roumanie, en Hongrie et en Slovaquie, où seront établies des cellules d'accueil et d'accompagnement, selon le même communiqué.

 Selon des sources diplomatiques proches du dossier, citées par les médias marocains, 436 Marocains ont pu quitter le territoire ukrainien depuis le début de la guerre.  

La compagnie aérienne marocaine Royal Air Maroc (RAM) a de son côté annoncé ce dimanche qu’elle programmera des vols à des tarifs exceptionnels au départ des pays limitrophes de l’Ukraine, pour les Marocains établis dans ce pays. Dans un communiqué, la RAM explique que « en concertation avec les autorités marocaines, Royal Air Maroc mettra en place des vols spéciaux en faveur de la communauté marocaine établie en Ukraine, majoritairement composée d’étudiants ». 

« Dans un premier temps, trois vols seront opérés mercredi 2 mars, au départ de Bucarest (Roumanie), de Budapest (Hongrie) et de Varsovie (Pologne) à destination de Casablanca, au tarif fixe de 750 dirhams TTC», poursuit le communiqué.

Le communiqué précise enfin que les billets sont disponibles à la vente sur le site Internet de la compagnie (www.royalairmaroc.com) et via ses centres d’appel et ses agences commerciales, au Maroc et à l’étranger.
 


Saudia clarifie la vente d’anciens avions Boeing dans un contexte de rapports sur des sanctions

Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
  • Saudia affirme que des Boeing 777-200 ont été vendus légalement à une société étrangère
  • La compagnie dit n’avoir aucun lien avec les appareils depuis la vente de juin 2023

RIYAD : Le transporteur national saoudien Saudia a clarifié samedi des informations circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant le transfert d’avions Boeing 777-200 qu’il possédait auparavant à une compagnie aérienne faisant l’objet de sanctions internationales.

Dans un communiqué publié sur la plateforme sociale X, la compagnie a indiqué que les appareils avaient été vendus le 7 juin 2023 à une société enregistrée en dehors de l’Arabie saoudite, et que la transaction avait été réalisée conformément à toutes les procédures commerciales et juridiques applicables.

« Depuis la finalisation de la vente, Saudia n’a plus aucun lien opérationnel ou commercial avec ces avions », a déclaré la compagnie, sans identifier l’acheteur ni fournir davantage de détails.

Cette déclaration intervient après des rapports et publications en ligne ayant lié d’anciens appareils de Saudia à un transporteur sanctionné, poussant la compagnie à prendre publiquement ses distances avec toute utilisation ultérieure de ces avions.

Saudia, anciennement connue sous le nom de Saudi Arabian Airlines, a été fondée en septembre 1945 et est la plus ancienne compagnie aérienne du Royaume. Selon son site internet, elle exploite actuellement une flotte d’environ 149 avions de passagers.

Sa flotte comprend 95 avions Airbus des familles A320, A321 et A330, ainsi que 54 appareils Boeing incluant les séries 777 et 787 Dreamliner. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Toute tentative des Houthis de cibler le Royaume se heurtera à une riposte d'une force sans précédent, affirme la coalition

Un soldat fidèle aux forces de la coalition dirigée par l’Arabie saoudite monte la garde près de navires amarrés dans le port méridional d’Aden, au Yémen. (AFP/Archives)
Un soldat fidèle aux forces de la coalition dirigée par l’Arabie saoudite monte la garde près de navires amarrés dans le port méridional d’Aden, au Yémen. (AFP/Archives)
  • Les menaces des Houthis visent à « détourner l’attention » des violations commises contre le peuple yéménite, affirme Al-Maliki, porte-parole de la coalition

RIYAD : Toute tentative des rebelles houthis du Yémen de cibler le Royaume se heurtera à une réponse marquée par une « détermination et une force sans précédent », a déclaré la coalition dirigée par l’Arabie saoudite tôt samedi dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux et relayé par l’Agence de presse saoudienne.

« Les déclarations des Houthis contre le Royaume hier ne sont qu’une tentative de détourner l’attention de leurs graves violations à l’encontre du peuple frère du Yémen », a déclaré le général de division Turki Al-Maliki, porte-parole de la coalition.

Il a qualifié les dernières menaces de la milice de tentatives visant à porter atteinte à la sécurité régionale et internationale.

« La coalition répondra avec une détermination et une force sans précédent à toute tentative de cibler le Royaume, ses citoyens, ses résidents et ses infrastructures nationales, ou à toute atteinte à la souveraineté de la République sœur du Yémen, conformément au droit international humanitaire coutumier », a-t-il déclaré.

Le groupe soutenu par l’Iran a menacé vendredi de prendre pour cible « les aéroports saoudiens ainsi que les intérêts vitaux sur terre et en mer », selon son porte-parole militaire.

Al-Maliki a accusé les Houthis d’être responsables des souffrances du peuple yéménite.

« Ils cherchent à exporter les catastrophes économiques et les souffrances qu’ils ont eux-mêmes provoquées au Yémen, tout en tentant de masquer le rejet auquel ils sont confrontés de la part des composantes tribales et sociales yéménites, en reportant ces tensions sur leur environnement régional et les pays voisins. »

Connue officiellement sous le nom de Coalition pour le rétablissement de la légitimité au Yémen, la coalition dirigée par l’Arabie saoudite affirme œuvrer au rétablissement du gouvernement yéménite reconnu par la communauté internationale, après la prise de la capitale, Sanaa, par les Houthis en 2014.

Le groupe, qui a reçu des armes de Téhéran, contrôle depuis lors la capitale ainsi que de vastes régions du pays.

« Le Royaume, avec la coalition et ses partenaires internationaux, a lancé des initiatives et des efforts visant à atténuer les souffrances du peuple yéménite causées par le coup d’État de la milice houthie », a déclaré Al-Maliki. « Ces efforts comprennent également la recherche d’une solution à la crise yéménite à travers une feuille de route approuvée par le gouvernement légitime du Yémen, mais rejetée par les Houthis, qui ont en outre refusé les initiatives en faveur d’une paix durable et attaqué les voies de communication maritimes ainsi que le commerce international dans le sud de la mer Rouge et le détroit de Bab el-Mandeb. »

Al-Maliki a ajouté : « Ces actions ont exposé les capacités et les infrastructures du peuple yéménite à des attaques et à des destructions massives dans les ports de Hodeïda, Ras Issa et Salif, ainsi qu’à l’aéroport international de Sanaa, aux centrales électriques, aux installations industrielles et à d’autres composantes économiques majeures appartenant au peuple yéménite. » 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le président libanais affirme qu'il ne cèdera «pas un pouce» du territoire à Israël

 Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé jeudi que les négociations que le pays mène avec Israël ne constituaient pas une trahison, comme l'accuse le Hezbollah, et assuré qu'il ne cèderait "pas un seul pouce de territoire". (AFP)
Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé jeudi que les négociations que le pays mène avec Israël ne constituaient pas une trahison, comme l'accuse le Hezbollah, et assuré qu'il ne cèderait "pas un seul pouce de territoire". (AFP)
  • Ces négociations directes ne sont pas "une trahison, mais une guerre diplomatique, sans effusion de sang inutile", a insisté Joseph Aoun
  • Le chef de l'Etat a ajouté que le Liban avait décidé d'engager des pourparlers "pour garantir le retrait israélien de son territoire"

BEYROUTH: Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé jeudi que les négociations que le pays mène avec Israël ne constituaient pas une trahison, comme l'accuse le Hezbollah, et assuré qu'il ne cèderait "pas un seul pouce de territoire".

Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, avait déclaré la veille que l'armée israélienne resterait "pour une durée indéterminée" dans ce qu'elle qualifie de "zones de sécurité" établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza.

Le Liban a signé le 26 juin sous l'égide de Washington un accord-cadre avec Israël en vue de parvenir à une "paix durable", un texte violemment contesté par le Hezbollah pro-iranien.

Ces négociations directes ne sont pas "une trahison, mais une guerre diplomatique, sans effusion de sang inutile", a insisté Joseph Aoun, alors que la nouvelle guerre entre Israël et le Hezbollah a fait depuis le 2 mars plus de 4.200 morts au Liban, selon les autorités.

Le chef de l'Etat a ajouté que le Liban avait décidé d'engager des pourparlers "pour garantir le retrait israélien de son territoire".

"Nous ne cèderons pas un seul pouce du territoire libanais", a-t-il assuré.

L'accord-cadre prévoit que l'armée libanaise rétablisse son autorité dans le sud du pays, sous réserve du désarmement du Hezbollah, à commencer par des "zones pilotes" dont se retirerait l'armée israélienne, mais il ne fixe pas de calendrier.

Le processus doit être détaillé dans une annexe de sécurité, dont le contenu n'a pas été rendu public.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que persisterait la menace du Hezbollah.