Le plus grand projet saoudien de tourisme durable vise à maintenir le nombre de visiteurs à des niveaux respectueux de l'environnement

"La durabilité est coûteuse, mais le manque de durabilité l'est davantage" estime Najwah Hamzeh, directrice principale des destinations intelligentes à la Red Sea Development Co
"La durabilité est coûteuse, mais le manque de durabilité l'est davantage" estime Najwah Hamzeh, directrice principale des destinations intelligentes à la Red Sea Development Co
Short Url
Publié le Lundi 28 février 2022

Le plus grand projet saoudien de tourisme durable vise à maintenir le nombre de visiteurs à des niveaux respectueux de l'environnement

  • «Nous limitons le nombre de touristes sur la destination afin de la préserver et d'améliorer l'environnement» confie Najwah Hamzeh à Arab News
  • «Nous évoluons naturellement pour devenir un modèle pour les destinations touristiques régénératrices dans le monde», ajoute la directrice des destinations intelligentes à la Red Sea Development Co

RIYAD : Un nombre limité de touristes sera autorisé à visiter la nouvelle destination de vacances de luxe de la mer Rouge afin de garantir la préservation des « trésors naturels » de la station, selon un haut responsable de la société en charge du développement.

Dans une interview exclusive accordée à Arab News, Najwah Hamzeh, directrice principale des destinations intelligentes à la Red Sea Development Co., a admis que la durabilité est coûteuse, mais que le manque de durabilité l'est encore plus.

Elle a déclaré que les projets de la TRSDC proposeront des offres de luxe et d'ultra-luxe aux touristes, mais toujours dans l’optique de garantir que « dans cent ans, nous aurons exactement les mêmes trésors naturels dans la mer Rouge. »

En marge du Real Estate Future Forum qui s'est tenu la semaine dernière à Riyad, le responsable du TRSDC a déclaré à Arab News : « Notre offre, dès le départ, est le luxe et l'ultra-luxe. Il ne s'agira pas d'une destination bon marché. »

« Nous limitons le nombre de touristes sur la destination afin de la préserver et d'améliorer l'environnement. »

Hamzeh souligne que la société a déjà commencé des recherches et des études pour capturer le carbone naturellement, en créant des fermes de production d'algues marines et en améliorant les habitats biologiquement diversifiés.

La responsable a révélé que la société est en pourparlers avec le ministère saoudien des transports pour importer et réglementer les véhicules électriques sur le site du projet de luxe.

Elle a déclaré à Arab News que la première station de TRSDC serait ouverte en 2023.

« Le projet de la mer Rouge et de l'AMAALA va vraiment établir de nouvelles normes. Nous évoluons naturellement pour devenir un modèle ou un exemple pour les destinations touristiques régénératrices dans le monde »

 

Najwah Hamzeh,

Directrice senior des destinations intelligentes, TRSDC

« Le projet de la mer Rouge et de l'AMAALA va vraiment établir de nouvelles normes. Nous évoluons naturellement pour devenir un modèle ou un exemple pour les destinations touristiques régénératrices dans le monde », a précisé Hamzeh.

Rejetant la notion de concurrence entre les développeurs de mégaprojets travaillant dans le Royaume, elle a déclaré : « En réalité, nous travaillons ensemble. Nous apprenons les uns des autres. Nous nous réunissons tous ensemble au moins une fois par mois ».

« Il peut y avoir des éléments de concurrence. Je ne le ressens pas de notre côté, mais peut-être dans le développement. Mais c'est toute l'idée, non ? Comment construire aussi vite ? »

Hamzeh a révélé que TRSDC appliquera des technologies de réalité augmentée et virtuelle ainsi qu'une expérience métavers pour aider les gens à visiter les projets sans être physiquement présents sur le site.

 

Najwah Hamzeh, directrice principale des destinations intelligentes à la Red Sea Development Co (fournie)
Najwah Hamzeh, directrice principale des destinations intelligentes à la Red Sea Development Co (fournie)

La TRSDC développe une zone de plus de 28 000 kilomètres carrés sur la côte ouest de l'Arabie saoudite. Elle a récemment conclu une facilité de prêt à terme de 14 milliards de RS (3,7 milliards de dollars) et une facilité de crédit renouvelable avec quatre banques saoudiennes.

La première phase du projet, qui comprend la construction de 16 hôtels de 3 000 chambres répartis sur cinq îles et deux sites intérieurs sera achevée au dernier trimestre de 2023.

Cette étape importante englobera également le développement de hubs de transport aérien, terrestre et maritime.

En octobre 2021, la société a annoncé la signature d'un accord pour l'exploitation de neuf hôtels qui doivent ouvrir dans la première phase, dont cinq en 2022.

L'Arabie saoudite abriterait plus de 50 zones humides naturelles et artificielles.

Bien que le nombre puisse être différent aujourd'hui de ce qu'il était il y a près de dix ans - en raison de la formation éphémère et transitoire de ces terres - les zones humides restent encore un sujet rarement abordé par rapport à d'autres questions environnementales.

Le TRSDC, qui crée une destination touristique régénératrice le long de la côte ouest de l'Arabie saoudite, tient à souligner l'importance des zones humides côtières.

 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com

 


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Short Url
  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Short Url
  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.


Veolia renforce sa performance opérationnelle et relève ses objectifs pour 2026

Laboratoire et contrôle des déchets réceptionnés site Veolia Courrières. (Photo by Mathieu Dréan / Veolia)
Laboratoire et contrôle des déchets réceptionnés site Veolia Courrières. (Photo by Mathieu Dréan / Veolia)
Short Url
  • Veolia confirme une dynamique de croissance solide, avec des résultats financiers en hausse et une meilleure performance opérationnelle
  • Le groupe relève ses ambitions 2026, soutenu par ses activités internationales et ses marchés d’avenir

DUBAI: Veolia a signé un premier semestre 2026 solide, porté par une amélioration de sa rentabilité et une croissance de ses principaux indicateurs financiers. Fort de ces résultats, le groupe relève ses objectifs pour l'ensemble de l'année et confirme la trajectoire de son plan stratégique GreenUp.

Le chiffre d'affaires atteint 22,2 milliards d'euros, en hausse de 1,5 %, tandis que l'EBITDA progresse de 5 % pour s'établir à 3,55 milliards d'euros. La marge d'EBITDA s'améliore de 70 points de base, reflet des efforts continus du groupe en matière d'efficacité opérationnelle. Le résultat net courant part du groupe s'élève à 837 millions d'euros, en progression de 10,4 %, dépassant le rythme de croissance initialement attendu.

Cette performance repose sur la bonne tenue des activités Eau et Énergie, sur une croissance soutenue à l'international, notamment dans les Amériques et en Asie, ainsi que sur des gains d'efficacité de 195 millions d'euros réalisés au premier semestre. Veolia continue de bénéficier d'une forte demande pour ses services liés à la gestion de l'eau, de l'énergie et des déchets, tout en maintenant une discipline stricte sur ses coûts et ses investissements.

Le groupe poursuit également sa transformation avec la finalisation de l'acquisition de Clean Earth, qui renforce sa position sur le marché américain du traitement des déchets dangereux. Cette opération s'inscrit dans la stratégie de développement international de Veolia et devrait contribuer à sa croissance à partir de 2027.

Parallèlement, Veolia accélère son développement sur les marchés liés aux centres de données, à la microélectronique et aux solutions numériques. Le groupe vise un milliard d'euros de chiffre d'affaires annuel sur ces activités d'ici 2030 et entend accroître le rôle de l'intelligence artificielle dans l'amélioration de son efficacité opérationnelle.

Au vu de ces performances, Veolia relève son objectif de croissance du résultat net courant pour 2026 à un minimum de 8 %, contre une prévision précédente plus prudente, et confirme l'ensemble des ambitions de son plan GreenUp. Ces résultats illustrent la capacité du groupe à conjuguer croissance, amélioration de la rentabilité et investissements dans ses relais de développement.