Présidence de l’OMC: Désormais hors course, Al-Tuwaijri remercie l’Arabie saoudite pour son «soutien indéfectible»

Désormais hors course, le candidat de l’Arabie saoudite Mohammad Al-Tuwaijri a tenu « à remercier tous les États membres de l’OMC pour leurs efforts inlassables pour parvenir à un consensus sur les deux derniers candidats au prochain poste de directeur général ». (AFP)
Désormais hors course, le candidat de l’Arabie saoudite Mohammad Al-Tuwaijri a tenu « à remercier tous les États membres de l’OMC pour leurs efforts inlassables pour parvenir à un consensus sur les deux derniers candidats au prochain poste de directeur général ». (AFP)
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Publié le Vendredi 09 octobre 2020

Présidence de l’OMC: Désormais hors course, Al-Tuwaijri remercie l’Arabie saoudite pour son «soutien indéfectible»

  • « Bien que ce soit la fin du parcours de ma candidature au poste de directeur général, je reste profondément passionné par l'importance du rôle de l'organisation pour faciliter le libre-échange et orienter le monde dans la bonne direction »
  • Pour la première fois, une femme prendra les rênes de l’OMC

BEYROUTH: Deux candidates restent seules en lice pour la présidence de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) : Ngozi Okonjo-Iweala, 66 ans, ancienne ministre nigériane et ancienne directrice générale de la Banque mondiale et la Coréenne Yoo Myung-hee.

Pour la première fois, une femme prendra les rênes de l’OMC.

Désormais hors course, le candidat de l’Arabie saoudite, Mohammad Al-Tuwaijr, a tenu « à remercier tous les États membres de l’OMC pour leurs efforts inlassables pour parvenir à un consensus sur les deux derniers candidats au prochain poste de directeur général ». « Ce rôle n'a jamais été aussi important; la nouvelle direction de l'OMC a un rôle essentiel à jouer dans notre avenir commun », a-t-il déclaré dans un communiqué.
« Quel que soit le résultat final, je suis extrêmement convaincu que Mme Yoo Myung-hee ou le Dr Ngozi Okonjo-Iweala orienteront l'OMC dans la bonne direction, dans l'intérêt de tous, et je reste prêt à jouer mon rôle, si nécessaire, dans les développements futurs de l'0rganisation. Je tiens à exprimer sincèrement ma gratitude au Dr Liam Fox et au Dr Amina Mohamed pour leur participation à la course. Ce fut un honneur de rivaliser avec eux pour ce poste crucial, et je leur souhaite bonne chance dans leurs efforts futurs », a-t-il encore dit.

Et de poursuivre : « Jamais le système commercial multilatéral et les avantages de l'OMC n'ont été aussi critiques dans le climat mondial actuel, car notre prospérité collective est menacée par l'impact de la Covid-19. Alors que nous entrons dans une période de reprise économique post-pandémique, il est de la plus haute importance que l'OMC joue son rôle dans la relance du commerce, en particulier en ce qui concerne l'élargissement des efforts de vaccination, la réduction des tensions commerciales et le rapprochement des nations. Bien que ce soit la fin du parcours de ma candidature au poste de directeur général, je reste profondément passionné par l'importance du rôle de l'Organisation pour faciliter le libre-échange et orienter le monde dans la bonne direction alors que nous entrons dans une période de reprise économique post-pandémique. »

« Je voudrais également remercier mon pays, le Royaume d'Arabie saoudite, ses dirigeants et son peuple pour leur soutien indéfectible à ma candidature et pour m'avoir honoré en me promouvant en tant que candidat, a affirmé Mohammad Al-Tuwaijri.  Je voudrais en outre exprimer ma plus grande gratitude à tous les pays et amis qui m'ont soutenu pendant ma candidature, et je vais maintenant reprendre mon rôle de ministre conseiller auprès de la Cour royale et j'ai hâte de continuer à contribuer aux progrès de la Vision 2030 de l'Arabie saoudite. »


Bahreïn et le Koweït affirment avoir contré des attaques iraniennes

Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran. (AFP)
Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran. (AFP)
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  • "L'Iran poursuit sa politique hostile systématique à travers ses attaques criminelles visant les civils", a déclaré l'armée bahreïnie dans un communiqué, en affirmant avoir " intercepté et détruit plusieurs attaques aériennes"
  • Des sirènes d'alerte aérienne ont retenti dans la nuit de mercredi à jeudi à Manama, la capitale du royaume, où des explosions ont été entendues

MANAMA: Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran.

"L'Iran poursuit sa politique hostile systématique à travers ses attaques criminelles visant les civils", a déclaré l'armée bahreïnie dans un communiqué, en affirmant avoir " intercepté et détruit plusieurs attaques aériennes".

Des sirènes d'alerte aérienne ont retenti dans la nuit de mercredi à jeudi à Manama, la capitale du royaume, où des explosions ont été entendues, a rapporté une journaliste de l'AFP.

L'état-major koweïtien a également indiqué dans la nuit avoir répondu à "des attaques hostiles de drones" iraniens. Il a précisé que les explosions entendues étaient le résultat d'interceptions aériennes.

Les forces iraniennes ont annoncé avoir visé "des systèmes de radar, un système de défense antiaérienne Patriot et des sites de stockage de carburant" sur la base aérienne Ali al-Salem  au Koweït, ainsi que des installations militaires américaines sur la base aérienne de Cheikh Isa à Bahreïn.

Téhéran mène des attaques quasi quotidiennes dans ces deux pays du Golfe depuis la reprise des hostilités le 7 juillet avec les Etats-Unis, en disant cibler des intérêts militaires américains.

Les autorités bahreïnie et koweïtienne accusent toutefois leur voisin de viser aussi des sites civils.

Dimanche, le Koweït a affirmé que trois postes-frontières et une plateforme pétrolière offshore avaient été ciblés, sans préciser leur origine.

La confrontation a repris après des attaques contre des navires dans le Golfe, imputées à l'Iran. Les frappes menées depuis sont sans précédent au Moyen-Orient depuis le cessez-le-feu du 8 avril.


La Syrie dit avoir saisi des armes en provenance d'Irak destinées au Hezbollah

"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana. (AFP)
"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana. (AFP)
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  • Le pouvoir syrien est hostile au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad
  • Il a annoncé à plusieurs reprises avoir saisi des armes destinées au mouvement pro-iranien près de la frontière libanaise, mais c'est la première fois qu'il mentionne la frontière avec l'Irak

DAMAS: La Syrie a annoncé jeudi avoir déjoué une tentative de faire passer des armes destinées au Hezbollah pro-iranien au Liban, dont des missiles, via sa frontière avec l'Irak.

"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana.

"Les premières investigations ont établi que la cargaison était destinée à transiter par la Syrie au profit de la milice terroriste du Hezbollah", a ajouté cette source.

Le pouvoir syrien est hostile au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad.

Il a annoncé à plusieurs reprises avoir saisi des armes destinées au mouvement pro-iranien près de la frontière libanaise, mais c'est la première fois qu'il mentionne la frontière avec l'Irak.

Cette annonce intervient alors que le président américain Donald Trump met la pression sur la Syrie pour qu'elle intervienne au Liban contre le Hezbollah.

Depuis qu'une coalition islamiste a pris le pouvoir en Syrie en 2024, les autorités ont affirmé avoir démantelé des cellules liées à la formation pro-iranienne qui préparaient des attentats en Syrie, mais le Hezbollah a toujours démenti.

Le groupe est affaibli par la nouvelle guerre qu'il a menée contre Israël depuis mars pour soutenir l'Iran.

Le président syrien Ahmad al-Chareh dit refuser d'intervenir militairement au Liban contre le Hezbollah, comme l'a suggéré à plusieurs reprises Donald Trump.


Israël confirme au Pentagone vouloir rester dans des «zones de sécurité» au Liban, en Syrie et à Gaza

Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a exprimé dans la nuit de jeudi à vendredi à son homologue américain Pete Hegseth la "détermination d'Israël" à maintenir ses forces déployées dans des "zones de sécurité" établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza. (AFP)
Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a exprimé dans la nuit de jeudi à vendredi à son homologue américain Pete Hegseth la "détermination d'Israël" à maintenir ses forces déployées dans des "zones de sécurité" établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza. (AFP)
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  • Les dirigeants israéliens évoquent régulièrement ces "zones de sécurité" dont les contours restent flous mais que les autorités israéliennes placent le long des frontières israéliennes
  • Le bureau de M. Katz a indiqué avoir fait part à son homologue américain de "la détermination d'Israël à rester dans les zones de sécurité en Syrie, à Gaza et au Liban afin de protéger les frontières d'Israël"

JERUSALEM: Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a exprimé dans la nuit de jeudi à vendredi à son homologue américain Pete Hegseth la "détermination d'Israël" à maintenir ses forces déployées dans des "zones de sécurité" établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza.

Cette déclaration intervient alors que les Etats-Unis ont annoncé que les négociations menées mardi et mercredi à Rome entre Israël et le Liban avaient été "positives" et que le processus de mise en œuvre de "zones pilotes", d'où les troupes israéliennes doivent se retirer, commencerait "dans les prochains jours".

Le président américain Donald Trump avait demandé au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de retirer les forces israéliennes de Syrie et du Liban, selon un article publié mardi par le média américain Axios.

Les dirigeants israéliens évoquent régulièrement ces "zones de sécurité" dont les contours restent flous mais que les autorités israéliennes placent le long des frontières israéliennes.

Dans un communiqué, le bureau de M. Katz a indiqué avoir fait part à son homologue américain de "la détermination d'Israël à rester dans les zones de sécurité en Syrie, à Gaza et au Liban afin de protéger les frontières d'Israël et les communautés situées près de la frontière contre les menaces que représentent les forces jihadistes".

"Nous n'avons jamais demandé aux Etats-Unis d'opérer à notre place le long de nos frontières", ajoute le communiqué du cabinet de M. Katz.

Au Liban et à Gaza, les forces israéliennes sont présentes sur le terrain, où elles mènent quotidiennement des opérations contre le Hezbollah et le Hamas.

Au Liban, les forces israéliennes restent déployées dans ce que l'armée décrit comme une "zone de sécurité" s'étendant sur environ 10 kilomètres à l'intérieur du territoire libanais et poursuit des frappes limitées dans le sud.

A Gaza, l'armée israélienne contrôle 60% du territoire. Elle est notamment présente sur l'ensemble du périmètre extérieur du territoire palestinien, le long des frontières entre Israël et l'Egypte.

Après le renversement, en décembre 2024, de Bachar al-Assad, Israël a envoyé des troupes dans une zone tampon surveillée par l'ONU qui séparait les forces israéliennes et syriennes sur le plateau du Golan.

Depuis lors, Israël a mené des incursions répétées sur le territoire syrien, ainsi que des bombardements, et a déclaré vouloir instaurer une zone démilitarisée dans le sud de ce pays.