Le monde du sport emboîte le pas à la FIFA et met au ban la Russie

Soutien à Oleksandr Zinchenko, milieu de terrain ukrainien à Manchester City (Photo, AFP).
Soutien à Oleksandr Zinchenko, milieu de terrain ukrainien à Manchester City (Photo, AFP).
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Le monde du sport emboîte le pas à la FIFA et met au ban la Russie

  • L’UEFA a rompu son partenariat avec Gazprom. Le Spartak Moscou ne disputera pas son 8e de finale de la Ligue Europa contre Leipzig, directement qualifié pour les quarts de finale
  • En Angleterre, Roman Abramovitch, le propriétaire de Chelsea dépeint comme proche du maitre du kremlin, s’est mis en retrait de la présidence de Chelsea

Depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie, des équipes nationales refusent d’affronter la Sbornaïa (l'équipe de Russie de football), des sportifs russes sont déclarés persona non grata, des compétitions prévues dans le pays sont déplacées ou annulées et plusieurs fédérations internationales ont pris des sanctions supplémentaires : le football, la Formule 1, le basket, le judo, et même les jeux paralympiques se mêlent du conflit armé fratricide entre l’Ukraine et la Russie.

Football

Après la décision d’exclure la Russie du Mondial-2022 au Qatar et de toutes ses sélections «jusqu’à nouvel ordre» les conséquences sur le football russe sont loin d’être terminées.

Les propriétaires russes de clubs, proches du pouvoir de Vladimir Poutine, subissent également le revers de l’aventure militaire russe en Ukraine.

En Angleterre, Roman Abramovitch, propriétaire de Chelsea dépeint comme proche du maître du Kremlin, s’est mis en retrait de la présidence et a fixé le prix de vente de Chelsea à 3,6 milliards d’euros, selon le Daily Mail.

Le club allemand Schalke 04 a annoncé la fin anticipée de son partenariat avec Gazprom. L’UEFA a également rompu son partenariat avec l'entreprise gazière.

L’équipementier Adidas a annoncé la suspension de son partenariat avec la fédération russe de football.

Enfin, l’UEFA présidée par le slovène Aleksander Ceferin a également décidé d’exclure des compétitions européennes le dernier club russe encore en lice. Le Spartak Moscou ne disputera pas son 8e de finale de la Ligue Europa contre Leipzig, directement qualifié pour les quarts de finale.

Le pont de Stamford avant le début du match entre Chelsea et le Bayer Leverkusen au Stamford Bridge à Londres (Photo, AFP).

Formule 1 

Le Grand Prix de Russie de Formule 1, qui se tient généralement à Sotchi, n'aura pas non plus lieu cette saison après que le promoteur de la course, Formula One, l'ait annulé. 

L’écurie américaine Haas a également remis en cause son partenariat avec son sponsor russe Uralkali à cause de la tournure des évènements.

Rugby 

World Rugby a également fait connaître les sanctions prises contre la Russie et la Biélorussie via son compte Twitter et son site Web officiel.

Par conséquent, la Russie et la Biélorussie sont suspendues de toutes les compétitions internationales. Et plus encore, le Grand Ours a également perdu son statut de membre du rugby mondial (la Biélorussie n'en faisait pas partie).

Athlétisme

Autre coup dur pour le sport russe : la Fédération Internationale d'Athlétisme a également choisi la voie des sanctions, annonçant mardi que les Russes et les Biélorusses seront exclus "dans un avenir prévisible et avec effet immédiat". En conséquence, les championnats du monde en salle de Belgrade et les Championnats du monde d'Eugene (aux Etats-Unis) prévus en mars et juillet se dérouleront sans athlètes russes.

Judo 

Figure emblématique de la communauté mondiale du judo, le président russe Vladimir Poutine a été suspendu en tant que président d'honneur et ambassadeur de la Fédération internationale de judo (IJF) et a été déchu de son poste de président d'honneur de la Fédération européenne de judo (UEJ).

Jeux paralympiques

Craig Spence, porte-parole du Comité international paralympique et Jitske Visser, président du Conseil des athlètes de l'IPC  assistent à une conférence de presse à Pékin le 2 mars 2022 (Photo, AFP)..

Sanction plus légère, le comité international paralympique a autorisé les sportifs russes et biélorusses à participer aux Jeux paralympiques de Pékin, mais à la condition de concourir sous bannière “neutre”.

En effet, dans un communiqué mis en ligne ce mercredi sur son site internet, le comité a précisé que les athlètes “concourront sous le drapeau paralympique et ne figureront pas au tableau des médailles”.

Basket

La Fiba (la Fédération Internationale de Basket) a repris mot pour mot les termes des sanctions prises par la Fifa en annoncé que les équipes russes ne seraient pas autorisées à participer à ses compétitions « jusqu'à nouvel ordre ».

La liste est longue des disciplines sportives qui, d’heure en heure, annoncent des sanctions toujours plus sévères dans le but d'ostraciser le sport russe. Pour l’heure, l’économie du pays-continent est asphyxiée du fait de la dépréciation massive du rouble. L'étau s'est resserré en l’espace de quelques jours sur la Russie par la mise au ban symbolique du Grand Ours du sport mondial.


Le chef de l'ONU appelle «tous les acteurs» à respecter le cessez-le-feu au Liban

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, saluant le cessez-le-feu entre le Liban et Israël, a appelé "tous les acteurs" à le respecter "pleinement", a indiqué jeudi son porte-parole dans un communiqué. (AFP)
Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, saluant le cessez-le-feu entre le Liban et Israël, a appelé "tous les acteurs" à le respecter "pleinement", a indiqué jeudi son porte-parole dans un communiqué. (AFP)
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  • "Le secrétaire général salue l'annonce d'un cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Liban" ainsi que le rôle des Etats-Unis pour y parvenir, et "espère que ce cessez-le-feu ouvrira la voie à des négociations"
  • "Il appelle tous les acteurs à respecter pleinement le cessez-le-feu et à respecter leurs obligations en vertu du droit international"

NATIONS-UNIES: Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, saluant le cessez-le-feu entre le Liban et Israël, a appelé "tous les acteurs" à le respecter "pleinement", a indiqué jeudi son porte-parole dans un communiqué.

"Le secrétaire général salue l'annonce d'un cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Liban" ainsi que le rôle des Etats-Unis pour y parvenir, et "espère que ce cessez-le-feu ouvrira la voie à des négociations", a déclaré Stéphane Dujarric dans un communiqué.

"Il appelle tous les acteurs à respecter pleinement le cessez-le-feu et à respecter leurs obligations en vertu du droit international", a-t-il ajouté, une formulation qui peut viser Israël et le Liban, mais aussi le Hezbollah.

 

 

 


Trump estime les Etats-Unis et l'Iran «très proches» d'un accord

Donald Trump a estimé jeudi que les Etats-Unis et l'Iran étaient "très proches" d'un accord et affirmé que Téhéran acceptait de se séparer de son uranium enrichi, une des exigences majeures de Washington. (AFP)
Donald Trump a estimé jeudi que les Etats-Unis et l'Iran étaient "très proches" d'un accord et affirmé que Téhéran acceptait de se séparer de son uranium enrichi, une des exigences majeures de Washington. (AFP)
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  • "Nous sommes très proches de conclure un accord avec l'Iran", a déclaré le président américain aux journalistes à la Maison Blanche, ajoutant qu'il envisagerait de se rendre au Pakistan, qui agit en médiateur, si une signature se concrétisait
  • "Il y a de très bonnes chances que nous parvenions à un accord", a-t-il insisté

WASHINGTON: Donald Trump a estimé jeudi que les Etats-Unis et l'Iran étaient "très proches" d'un accord et affirmé que Téhéran acceptait de se séparer de son uranium enrichi, une des exigences majeures de Washington.

"Nous sommes très proches de conclure un accord avec l'Iran", a déclaré le président américain aux journalistes à la Maison Blanche, ajoutant qu'il envisagerait de se rendre au Pakistan, qui agit en médiateur, si une signature se concrétisait.

"Il y a de très bonnes chances que nous parvenions à un accord", a-t-il insisté.

"Ils ont accepté de nous rendre la poussière nucléaire", a assuré Donald Trump sans plus de détail, utilisant le terme qu'il emploie pour désigner les stocks d'uranium enrichi, une des demandes américaines clés pour parvenir à un accord.

La République islamique n'a pas confirmé cet élément dans l'immédiat.

Donald Trump a en outre annoncé jeudi un cessez-le-feu de dix jours sur le front libanais, qui est entré en vigueur à 21h00 GMT. Cette trêve, dont sont convenus le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président du Liban Joseph Aoun, inclut le Hezbollah libanais, mouvement chiite pro-iranien, a dit le président américain.

"Pas de date"

Entre l'Iran et les Etats-Unis, les tractations se poursuivent sous l'égide du Pakistan afin d'organiser une deuxième session de négociations, après l'échec de la première à Islamabad le week-end dernier, pour mettre durablement fin à la guerre.

L'influent chef de l'armée pakistanaise Asim Munir était en Iran jeudi pour y rencontrer le président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf, considéré comme le principal interlocuteur du côté de Téhéran.

Face à un conflit qui a fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban, depuis l'offensive israélo-américaine déclenchée le 28 février, et qui secoue l'économie mondiale, le monde espère a minima une prolongation du cessez-le-feu de deux semaines, en vigueur depuis le 8 avril.

Il n'y a pour l'instant "pas de date" fixée pour un deuxième round de discussions, a indiqué le porte-parole du ministère pakistanais des Affaires étrangères.

Pour l'heure, l'Iran verrouille toujours le détroit d'Ormuz, et Washington impose depuis lundi un blocus sur les navires en provenance ou à destination des ports iraniens.

"Si l'Iran fait le mauvais choix, alors il y aura un blocus et des bombes qui tomberont sur ses infrastructures électriques et énergétiques", a menacé le ministre de la Défense américain Pete Hegseth.

L'Iran menace lui de bloquer également la mer Rouge, tout en réaffirmant sa volonté de négocier.

L'ambassadeur iranien à l'ONU a qualifié Téhéran de "prudemment optimiste" quant à ces pourparlers et a exprimé son espoir d'un "résultat significatif".

Première historique ? 

Israël a de son côté menacé l'Iran de frappes "encore plus douloureuses" s'il refusait de se plier aux demandes des Etats-Unis, notamment sur l'armement nucléaire.

A Washington, la Chambre des représentants a rejeté à nouveau jeudi une initiative des députés démocrates qui souhaitaient forcer Donald Trump à obtenir l'aval du Congrès pour éventuellement poursuivre les hostilités contre l'Iran.

La France a annoncé jeudi soir qu'une "trentaine de participants" assisteraient vendredi à une visoconférence coprésidée par Emmanuel Macron et le Premier ministre britannique Keir Starmer visant à mettre en place une mission de sécurisation du détroit d'Ormuz quand les conditions le permettront.

Au Liban, "les deux parties veulent la PAIX, et je crois que ça va se réaliser rapidement", a commenté Donald Trump, avant d'inviter les dirigeants israélien et libanais à se rencontrer à la Maison Blanche "au cours des quatre ou cinq prochains jours" - une première à un tel niveau de représentation entre les deux pays depuis 1993.

Le Liban s'est engagé à prendre des "mesures concrètes pour empêcher" toute attaque du Hezbollah contre Israël dans le cadre de la trêve, selon la diplomatie américaine.

Le mouvement pro-iranien compte respecter le cessez-le-feu "à condition qu'il s'agisse d'un arrêt global des hostilités contre nous", a déclaré à l'AFP un de ses députés, Ibrahim Moussaoui.

Echange de tirs 

S'il y voit une occasion de "paix historique" avec Beyrouth, Benjamin Netanyahu a rappelé son exigence d'un désarmement du Hezbollah comme préalable et indiqué que l'armée israélienne allait maintenir sa présence "dans le sud (du Liban) dans une bande frontalière de dix kilomètres de profondeur".

Dans les heures qui ont précédé l'entrée en vigueur de la trêve, Israël et le Hezbollah ont échangé de nouveaux tirs transfrontaliers.

L'armée israélienne a annoncé avoir frappé des lanceurs de roquettes du Hezbollah après que deux personnes ont été blessées, dont une grièvement, par des tirs vers le nord du pays,selon un bilan de l'équivalent israélien de la Croix-Rouge.

Plus tôt dans la journée, au moins sept personnes ont été tuées et 33 blessées dans une frappe israélienne sur le village de Ghazieh, dans le sud du Liban, selon les autorités.

Depuis que le Liban a été entraîné dans la guerre au Moyen-Orient début mars quand le Hezbollah a visé Israël pour soutenir l'Iran, les frappes israéliennes sur le Liban ont fait plus de 2.000 morts et un million de déplacés.

 

 


Blocus des ports iraniens: l'armée américaine dit avoir refoulé dix navires

Blocus des ports iraniens: l'armée américaine dit avoir refoulé dix navires
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  • Le Centcom avait initialement annoncé que neuf navires avaient été refoulés, mais en a ajouté un dixième qui aurait été "redirigé" vers l'Iran par un destroyer américain, dans son décompte
  • Les données de suivi maritime mardi indiquaient toutefois qu'au moins trois navires en provenance de ports iraniens avaient franchi le détroit d'Ormuz après l'entrée en vigueur du blocus militaire américain

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé mercredi avoir empêché dix navires de quitter les ports iraniens au cours des premières 48 heures du blocus imposé par les Etats-Unis à la République islamique.

"Dix navires ont été refoulés et AUCUN navire n'a réussi à franchir le blocus depuis son entrée en vigueur lundi", a déclaré le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom), dans une publication sur X.

Le Centcom avait initialement annoncé que neuf navires avaient été refoulés, mais en a ajouté un dixième qui aurait été "redirigé" vers l'Iran par un destroyer américain, dans son décompte.

Les données de suivi maritime mardi indiquaient toutefois qu'au moins trois navires en provenance de ports iraniens avaient franchi le détroit d'Ormuz après l'entrée en vigueur du blocus militaire américain, même si certains ont ensuite fait demi-tour, selon le fournisseur de données maritimes Kpler.

Le détroit d'Ormuz, stratégique pour le transport maritime, notamment d'hydrocarbures, est paralysé par l'Iran depuis le début de la guerre.

Faute d'accord avec Téhéran pour mettre fin au conflit, l'armée américaine a annoncé dimanche imposer son propre blocus aux "navires de toutes nationalités entrant ou sortant des ports et zones côtières iraniens" depuis lundi, à 14H00 GMT.