Inondations en Australie: 200 000 personnes priées d'évacuer, Sydney épargnée

 Une fille traversant les eaux de crue de la rivière Hawkesbury dans la banlieue de Sydney, en Australie. (AFP).
Une fille traversant les eaux de crue de la rivière Hawkesbury dans la banlieue de Sydney, en Australie. (AFP).
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Publié le Vendredi 04 mars 2022

Inondations en Australie: 200 000 personnes priées d'évacuer, Sydney épargnée

  • Les autorités australiennes ont émis une alerte météorologique pour fortes pluies et vents violents visant une bande de 400 kilomètres s'étendant le long de la côte Est de l'Australie
  • L'Australie est touchée ces dernières années par le changement climatique: les sécheresses, les incendies et les inondations y sont de plus en plus intenses

NEWCASTLE: Les services de secours australiens ont ordonné à quelque 200.000 personnes d'évacuer leurs domiciles en raison des fortes pluies, qui ont fait 13 morts sur la côte Est, mais la ville de Sydney a finalement été épargnée par le déluge redouté.

Les autorités ont émis une alerte météorologique pour fortes pluies et vents violents visant une bande de 400 kilomètres s'étendant le long de la côte Est de l'Australie, y compris la banlieue de Sydney, la plus grande ville du pays (cinq millions d'habitants).

Depuis plus d'une semaine, des précipitations diluviennes ont ravagé la côte Est, se déplaçant de l'Etat du Queensland vers la Nouvelle-Galles du Sud. Des rivières sont sorties de leur lit et l'eau a submergé des maisons jusqu'au toit.

"Beaucoup de gens se sont réveillés ce matin pour trouver une grande partie de leur Etat sous les eaux", a déclaré jeudi Dominic Perrottet, le Premier ministre de Nouvelle-Galles-du-Sud où 200.000 résidents ont reçu l'ordre d'évacuer. "Si vous faites l'objet d'un de ces ordres d'évacuation, partez s'il vous plaît", a-t-il imploré lors d'une conférence de presse.

Le barrage de Warragamba, au sud-ouest de Sydney, qui fournit 80% de l'eau potable consommée dans la métropole, déborde depuis mercredi matin. La ville a cependant échappé au déluge redouté.

Certaines régions situées le long du fleuve Hawkesbury et de la rivière Nepean qui coulent à travers les banlieues Ouest de la ville ont toutefois connu d'importantes inondations, selon une porte-parole du bureau de météorologie de Nouvelle-Galles du Sud. 

Animaux sinistrés

"Il faudra un certain temps pour que cela se calme", a-t-elle estimé.

Dans la ville de Windsor, un pont a été submergé par les eaux boueuses du Hawkesbury, empêchant tout accès aux habitations et aux exploitations agricoles situées de l'autre côté.

Situé près de Sydney, le célèbre zoo de Taronga s'est préparé à accueillir des animaux sauvages blessés par les pluies torrentielles et les inondations.

Les soignants se montraient particulièrement inquiets pour les plus jeunes animaux, notamment les échidnés, un mammifère à piquants, et les bandicoots, un petit marsupial, ainsi que pour les oiseaux. 

La pluie peut gorger d'eau leurs plumes et les empêcher de voler, a expliqué une porte-parole du zoo à l'AFP. 

L'Australie est durement touchée ces dernières années par le changement climatique: les sécheresses, les feux de brousse meurtriers et les inondations y sont de plus en plus fréquents et intenses.

"L'Australie est en première ligne d'un sévère changement climatique", a déclaré Hilary Bambrick, experte en environnement à l'Université technologique du Queensland. 

"Les températures augmentent plus vite en Australie qu'en moyenne dans le monde, et des températures élevées signifient que l'atmosphère retient plus l'humidité, et donc que les événements pluvieux deviennent plus extrêmes", a-t-elle expliqué.

A travers la Nouvelle-Galles du Sud, les inondations ont atteint leur plus haut niveau depuis des décennies. 

Dans des villes telles que Lismore, dans le Nord-Est de l'Etat, les habitants se sont réfugiés sur leurs toits, attendant parfois de nombreuses heures avant d'être secourus.

"De nombreux habitants sont retournés chez eux aujourd'hui dans les Northern Rivers et au cours des dernières 24 heures, et ont découvert des scènes dévastatrices", a déclaré le Premier ministre de l'État. 


Réunion sur Gaza vendredi à Miami entre Etats-Unis, Qatar, Egypte et Turquie

L'émissaire américain Steve Witkoff se réunira vendredi à Miami (Floride, sud-est) avec des représentants du Qatar, de l'Egypte et de la Turquie pour discuter des prochaines étapes concernant la bande de Gaza, a appris l'AFP jeudi auprès d'un responsable américain. (AFP)
L'émissaire américain Steve Witkoff se réunira vendredi à Miami (Floride, sud-est) avec des représentants du Qatar, de l'Egypte et de la Turquie pour discuter des prochaines étapes concernant la bande de Gaza, a appris l'AFP jeudi auprès d'un responsable américain. (AFP)
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  • Le Qatar et l'Egypte, qui font office de médiateurs autant que de garants du cessez-le-feu dans le territoire palestinien ravagé par deux ans de guerre, ont récemment appelé à passer à la prochaine phase du plan de Donald Trump
  • Celle-ci prévoit le désarmement du Hamas, le retrait progressif de l'armée israélienne de tout le territoire, la mise en place d'une autorité de transition et le déploiement d'une force internationale

WSAHINGTON: L'émissaire américain Steve Witkoff se réunira vendredi à Miami (Floride, sud-est) avec des représentants du Qatar, de l'Egypte et de la Turquie pour discuter des prochaines étapes concernant la bande de Gaza, a appris l'AFP jeudi auprès d'un responsable américain.

Le Qatar et l'Egypte, qui font office de médiateurs autant que de garants du cessez-le-feu dans le territoire palestinien ravagé par deux ans de guerre, ont récemment appelé à passer à la prochaine phase du plan de Donald Trump.

Celle-ci prévoit le désarmement du Hamas, le retrait progressif de l'armée israélienne de tout le territoire, la mise en place d'une autorité de transition et le déploiement d'une force internationale.

Le cessez-le-feu à Gaza, entré en vigueur en octobre entre Israël et le Hamas, demeure précaire, les deux camps s'accusant mutuellement d'en violer les termes, tandis que la situation humanitaire dans le territoire reste critique.

Le président américain n'en a pas moins affirmé mercredi, dans une allocution de fin d'année, qu'il avait établi la paix au Moyen-Orient "pour la première fois depuis 3.000 ans."

La Turquie sera représentée à la réunion par le ministre des Affaires étrangères Hakan Fidan.

Dans un discours, le président turc Recep Tayyip Erdogan a quant à lui affirmé que son pays se tenait "fermement aux côtés des Palestiniens".

 

 


Zelensky dit que l'Ukraine a besoin d'une décision sur l'utilisation des avoirs russes avant la fin de l'année

ze;"Nos partenaires ont été informés que la décision doit être prise d'ici la fin de cette année", a déclaré Zelensky. (AFP)
ze;"Nos partenaires ont été informés que la décision doit être prise d'ici la fin de cette année", a déclaré Zelensky. (AFP)
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  • Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a estimé jeudi que l'Ukraine avait besoin d'une décision européenne sur l'utilisation des avoirs russes gelés avant la fin de l'année
  • "Nos partenaires ont été informés que la décision doit être prise d'ici la fin de cette année", a-t-il déclaré. Il avait indiqué auparavant que Kiev aurait un "gros problème" si les dirigeants européens ne parvenaient pas à un accord

BRUXELLES: Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a estimé jeudi que l'Ukraine avait besoin d'une décision européenne sur l'utilisation des avoirs russes gelés avant la fin de l'année, lors d'une conférence de presse à Bruxelles en marge d'un sommet des dirigeants de l'UE sur le sujet.

"Nos partenaires ont été informés que la décision doit être prise d'ici la fin de cette année", a-t-il déclaré. Il avait indiqué auparavant que Kiev aurait un "gros problème" si les dirigeants européens ne parvenaient pas à un accord sur l'utilisation de ces avoirs pour financer l'Ukraine. En l'absence d'accord, Kiev sera à court d'argent dès le premier trimestre 2026.

 

 


Trump impose des restrictions d'entrée à sept autres pays et aux Palestiniens

Des personnes arrivent à l'aéroport international John F. Kennedy de New York, le 9 juin 2025. (AFP)
Des personnes arrivent à l'aéroport international John F. Kennedy de New York, le 9 juin 2025. (AFP)
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  • Donald Trump élargit les interdictions d’entrée aux États-Unis à sept pays supplémentaires, dont la Syrie, et inclut les Palestiniens munis de documents de l’Autorité palestinienne
  • La Maison Blanche invoque la sécurité nationale, tout en prévoyant des exceptions limitées, dans le cadre d’un durcissement général de la politique migratoire

WASHINGTON: Donald Trump a étendu mardi les interdictions d'entrée aux Etats-Unis aux ressortissants de sept pays, dont la Syrie, ainsi qu'aux Palestiniens.

Le président américain a signé une proclamation "restreignant et limitant davantage l'entrée des ressortissants étrangers afin de protéger la sécurité des Etats-Unis", a indiqué la Maison Blanche.

Les nouveaux pays concernés par cette mesure sont le Burkina Faso, le Niger, le Mali, le Soudan du Sud et la Syrie, tandis que le Laos et la Sierra Leone passent de restrictions partielles à totales.

Les Palestiniens disposant de documents de voyage émis par l'Autorité palestinienne sont également visés.

L'administration Trump avait déjà imposé des restrictions totales visant les ressortissants de douze pays et des dizaines d'autres pays se sont vus imposer des restrictions partielles.

S'agissant de la Syrie, la mesure intervient quelques jours après une attaque meurtrière contre des soldats américains dans le centre de ce pays.

L'administration Trump dit avoir identifié des pays où les vérifications sont "tellement insuffisantes qu'elles justifiaient une suspension totale ou partielle de l'admission des ressortissants de ces pays".

La proclamation prévoit cependant des exceptions pour les résidents permanents légaux, les titulaires de visas existants, certaines catégories de visas comme les athlètes et les diplomates, et les personnes dont "l'entrée sert les intérêts nationaux des Etats-Unis".

Depuis son retour au pouvoir en janvier, Donald Trump mène une vaste campagne contre l'immigration illégale et a considérablement durci les conditions d'entrée aux Etats-Unis et l'octroi de visas, arguant de la protection de la sécurité nationale.

Ces mesures visent ainsi à interdire l'entrée sur le territoire américain aux étrangers qui "ont l'intention de menacer" les Américains, selon la Maison Blanche.

De même, pour les étrangers qui "pourraient nuire à la culture, au gouvernement, aux institutions ou aux principes fondateurs" des Etats-Unis.

Le président américain s'en est récemment pris avec virulence aux Somaliens, disant qu'il "ne voulait pas d'eux chez nous".

En juin, il avait annoncé des interdictions d'entrée sur le territoire américain aux ressortissants de douze pays, principalement en Afrique et au Moyen-Orient (Afghanistan, Birmanie, Tchad, Congo-Brazzaville, Guinée équatoriale, Erythrée, Haïti, Iran, Libye, Somalie, Soudan, Yémen).

En revanche, le Turkménistan, pays qui figure parmi les plus reclus au monde, se voit accorder un satisfécit, la Maison Blanche évoquant mardi des "progrès significatifs" dans cet Etat d'Asie centrale.

Du coup, les ressortissants de ce pays pourront à nouveau obtenir des visas américains, mais uniquement en tant que non-immigrants.

Lors de son premier mandat (2017-2021), Donald Trump s'en était pris de façon similaire à certains pays, ciblant principalement des pays musulmans.