Liban-Israël: Début des pourparlers sur les frontières maritimes le 14 octobre

Dans un communiqué, le ministre israélien de l'Energie Yuval Steinitz a indiqué que les pourparlers débuteraient le "14 octobre à la base de la Finul (Mission intérimaire de l'ONU au Liban)" à Naqoura, localité du sud du Liban située près de la frontière israélienne (Photo, AFP)
Dans un communiqué, le ministre israélien de l'Energie Yuval Steinitz a indiqué que les pourparlers débuteraient le "14 octobre à la base de la Finul (Mission intérimaire de l'ONU au Liban)" à Naqoura, localité du sud du Liban située près de la frontière israélienne (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 09 octobre 2020

Liban-Israël: Début des pourparlers sur les frontières maritimes le 14 octobre

  • Le 1er octobre, les autorités israéliennes et libanaises ont annoncé des discussions à venir sur leurs frontières maritimes
  • La démarcation des frontières maritimes entre les deux pays, toujours théoriquement en guerre, est liée aux projets d'exploration d'hydrocarbures

JERUSALEM: Les pourparlers sur la démarcation des frontières maritimes entre Israël et le Liban débuteront le 14 octobre, a indiqué jeudi le gouvernement israélien en dévoilant la composition de son équipe pour ces négociations sous l'égide de l'ONU.

Le 1er octobre, les autorités israéliennes et libanaises ont annoncé des discussions à venir sur leurs frontières maritimes en Méditerranée, un accord aussitôt qualifié d'"historique" par les Etats-Unis.

Le secrétaire d'Etat adjoint américain pour le Moyen-Orient, David Schenker, avait précisé que les discussions débuteraient la semaine du 12 octobre.

Dans un communiqué, le ministre israélien de l'Energie Yuval Steinitz a indiqué que les pourparlers débuteraient le "14 octobre à la base de la Finul (Mission intérimaire de l'ONU au Liban)" à Naqoura, localité du sud du Liban située près de la frontière israélienne.

La délégation israélienne sera composée de six membres dont Udi Adiri, directeur général du ministère de l'Energie, Reuven Azar, un conseiller diplomatique du Premier ministre Benjamin Netanyahu et le général de bridage Oren Setter, chef de la direction des Affaires stratégiques de l'armée.

La démarcation des frontières maritimes entre les deux pays, toujours théoriquement en guerre, est liée aux projets d'exploration d'hydrocarbures en Méditerranée orientale.

Les deux parties "ont intérêt à négocier calmement sans qu'il n'y ait d'incidents à la frontière", a déclaré récemment le général de brigade israélien Assaf Orion, alors que la frontière terrestre a été le théâtre ces derniers mois d'incidents sécuritaires.

"Je crains toutefois que le Hezbollah (...) tente de frapper alors que ses partenaires politiques (libanais) aillent de l'avant avec ces pourparlers", a-t-il  ajouté devant des journalistes.

Le mouvement Hezbollah, ennemi juré d'Israël et poids lourd de la politique libanaise, a estimé que ces pourparlers ne représentaient ni une "réconciliation" ni une "normalisation" avec l'Etat hébreu.

Israël a signé en septembre des accords de normalisation de ses relations avec les Emirats arabes unis et Bahreïn, deux pays du Golfe avec lesquels il ne partage pas de frontières.


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.