Convention de coopération algéro-française dans le cadre du Réseau mixte des écoles

La convention de coopération, qui entre dans le cadre du Réseau mixte algéro-français des écoles d’ingénieurs et de commerce (RME), va permettre la création de cinq ateliers de fabrication numérique (Fablabs) au sein des trois écoles polytechniques situées dans les villes d’Alger, Oran et Constantine, de l’École supérieure d’informatique d’Alger, et de l’École des biotechnologies de Constantine. (AFP).
La convention de coopération, qui entre dans le cadre du Réseau mixte algéro-français des écoles d’ingénieurs et de commerce (RME), va permettre la création de cinq ateliers de fabrication numérique (Fablabs) au sein des trois écoles polytechniques situées dans les villes d’Alger, Oran et Constantine, de l’École supérieure d’informatique d’Alger, et de l’École des biotechnologies de Constantine. (AFP).
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Publié le Vendredi 09 octobre 2020

Convention de coopération algéro-française dans le cadre du Réseau mixte des écoles

  • Une convention algéro-française a été signée jeudi 4 octobre entre le ministère de l’Enseignement supérieur et l’ambassade de France en Algérie
  • Cette convention de coopération va permettre la création de cinq ateliers de fabrication numérique, ou Fablabs, à Alger, Oran et Constantine

PARIS: Une convention algéro-française a été signée jeudi 4 octobre entre le ministère de l’Enseignement supérieur et l’ambassade de France en Algérie. Cette convention de coopération, qui entre dans le cadre du Réseau mixte algéro-français des écoles d’ingénieurs et de commerce (RME), va permettre la création de cinq ateliers de fabrication numérique (Fablabs) au sein des trois écoles polytechniques situées dans les villes d’Alger, Oran et Constantine, de l’École supérieure d’informatique d’Alger, et de l’École des biotechnologies de Constantine.

«Cette démarche permettra à ces écoles de renforcer le pilier de l’excellence dans leurs domaines, et ces ateliers seront accompagnés d’actions de formation […]. Dans un deuxième temps, l’ouverture de ces Fablabs permettra aux élèves des autres écoles du RME d’initier des projets industriels et de créer des solutions techniques viables via les incubateurs», précise le ministère algérien de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique.

Une telle initiative a aussi pour objectif «de créer une nouvelle dynamique dans ce réseau autour d’un projet centré sur des nouvelles technologies», précise le ministère de tutelle.

Les activités du RME

L’accord définissant les activités du RME, signé le 6 octobre 2015 entre l’ambassade de France en Algérie et le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique algérien, «compte parmi ses membres 16 écoles nationales supérieures algériennes, 15 écoles préparatoires algériennes et 7 écoles françaises d’ingénieurs», précise le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères.

Selon la même source, cet accord bilatéral a pour objectif principal «la professionnalisation des écoles nationales supérieures algériennes, grâce à la mise en réseau avec des écoles d’ingénieurs françaises». Le programme a été défini sur la base de plusieurs grands axes, dont l’orientation, la formation de formateurs et de personnels administratifs en lien avec la professionnalisation des formations des écoles, l’ouverture et la pérennisation de la Filière ingénieur-entreprendre (FIE) dans les écoles en vue de la formation à la création d’entreprise, l’équipement en plates-formes technologiques pour la formation pratique initiale et continue ainsi que pour le développement d’activités d’études, de recherche et de développement.

Dans le cadre de cet accord, il sera aussi possible pour les écoles concernées de créer des filiales dont l’objectif sera de valoriser les activités des écoles, notamment via la formation continue, la gestion et la mise en valeur des plates-formes technologiques, les prestations en recherche et développement et le transfert technologique.

À travers ce programme de coopération, trois moyens d’action ont été définis: les mobilités étudiantes en France, les formations en Algérie et les formations des formateurs en France.

Le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères précise que des bourses d’études de deux à neuf mois ont été mises en place au niveau master «pour que les étudiants algériens puissent se perfectionner en France et faire des stages en laboratoire ou en entreprise».


A Tripoli, la Syrie et la Libye officialisent leur rapprochement diplomatique

 Le ministre syrien des Affaires étrangères, Assaad al-Chaibani, a officialisé dimanche à Tripoli le retour diplomatique de la Syrie en Libye, quatorze ans après la fermeture de son ambassade dans la capitale libyenne.  (AFP)
Le ministre syrien des Affaires étrangères, Assaad al-Chaibani, a officialisé dimanche à Tripoli le retour diplomatique de la Syrie en Libye, quatorze ans après la fermeture de son ambassade dans la capitale libyenne. (AFP)
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  • "Aujourd'hui, cette ambassade revient pour affirmer l'importance et la valeur de la relation syro-libyenne"
  • Les relations entre les deux pays avaient été bouleversées par la guerre en Syrie et les violences qui ont déchiré la Libye après la chute de Mouammar Kadhafi

TRIPOLI: Le ministre syrien des Affaires étrangères, Assaad al-Chaibani, a officialisé dimanche à Tripoli le retour diplomatique de la Syrie en Libye, quatorze ans après la fermeture de son ambassade dans la capitale libyenne.

"Aujourd'hui, cette ambassade revient pour affirmer l'importance et la valeur de la relation syro-libyenne", a déclaré le ministre syrien, qui a tenu des discussions avec son homologue libyen par intérim Taher El-Baour et a été reçu par le Premier ministre Abdelhamid Dbeibah, chef du gouvernement libyen reconnu par l'ONU.

Les relations entre les deux pays avaient été bouleversées par la guerre en Syrie et les violences qui ont déchiré la Libye après la chute de Mouammar Kadhafi.

"Cette ambassade assurera le suivi administratif des Syriens qui se sont réfugiés en Libye pendant les années de guerre, à une époque où il n'y avait plus de représentation diplomatique, Tripoli ayant rompu ses relations avec l'ancien régime", a ajouté M. Chaibani.

Selon l'agence officielle syrienne Sana, la communauté syrienne en Libye est estimée à environ 200.000 personnes.

"Nous avons également convenu de renforcer la coordination sécuritaire pour lutter contre l'immigration clandestine, ainsi que contre les stupéfiants et les organisations terroristes", a-t-il poursuivi.

Durant les dernières années du conflit en Syrie (2011-2024), la Libye est devenue un terrain d'affrontement entre des forces loyales à Bachar al-Assad et des factions de l'opposition et islamistes syriennes.

Des mercenaires issus des deux camps y ont combattu pour le compte de leurs parrains russes et turcs respectifs, qui soutenaient des camps opposés dans le conflit libyen.

A la mi-août 2025, une délégation dépêchée par Damas avait rouvert l'ambassade de Syrie à Tripoli, fermée depuis 2012, sans toutefois reprendre immédiatement la fourniture de services consulaires.


Les Emirats arabes unis disent avoir fait face à un drone venant d'Iran

Une vue de Dubaï. (AFP)
Une vue de Dubaï. (AFP)
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  • Les Emirats arabes unis ont affirmé lundi avoir "réagi" à un drone provenant d'Iran détecté au-dessus de leurs eaux territoriales
  • Les forces aériennes émiraties "ont réagi à un drone détecté au-dessus des eaux territoriales du pays, venant d'Iran", a indiqué le ministère de la Défense dans un communiqué sur X

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont affirmé lundi avoir "réagi" à un drone provenant d'Iran détecté au-dessus de leurs eaux territoriales, après que Téhéran a dit avoir attaqué une base américaine dans le pays du Golfe.

Les forces aériennes émiraties "ont réagi à un drone détecté au-dessus des eaux territoriales du pays, venant d'Iran", a indiqué le ministère de la Défense dans un communiqué sur X.

 


Premier échange de frappes entre les Etats-Unis et l'Iran en un mois

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  • Alors que le conflit vient de passer le cap des six mois, ces attaques tranchent avec les déclarations récentes de l'administration de Donald Trump qui a affirmé privilégier la pression économique sur la République islamique
  • "Les forces américaines ont frappé deux lanceurs iraniens sur l'île de Larak", située dans le stratégique détroit d'Ormuz, a déclaré le porte-parole du Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom), Tim Hawkins

TEHERAN: L'Iran a affirmé lundi avoir attaqué des cibles militaires américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis en réponse à des bombardements menés par les Etats-Unis, un premier échange de frappes depuis un mois qui fragilise plusieurs semaines d'accalmie dans la guerre au Moyen-Orient.

Alors que le conflit vient de passer le cap des six mois, ces attaques tranchent avec les déclarations récentes de l'administration de Donald Trump qui a affirmé privilégier la pression économique sur la République islamique.

"Les forces américaines ont frappé deux lanceurs iraniens sur l'île de Larak", située dans le stratégique détroit d'Ormuz, a déclaré le porte-parole du Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom), Tim Hawkins, dans un communiqué transmis à l'AFP.

Ces attaques ont été lancées après que des "forces des Gardiens de la Révolution islamique ont été observées en train de se préparer à lancer des roquettes chargées de mines marines dans le détroit d'Ormuz", a-t-il indiqué.

L'attaque a fait deux morts et deux blessés, selon l'agence iranienne de presse Tasnim.

En représailles, les Gardiens de la Révolution ont affirmé avoir attaqué, avec des missiles balistiques et des drones, des installations de l'armée américaine sur deux bases aériennes en Jordanie.

Ils ont ensuite indiqué avoir ciblé une base aux Emirats arabes unis où les Etats-Unis disposeraient de troupes et d'hélicoptères. Ils ont ajouté avoir abattu un drone américain MQ-9 Reaper, qui peut être utilisé pour la surveillance comme pour l'attaque, dans le détroit d'Ormuz.

L'armée jordanienne a précisé avoir abattu huit missiles ayant pénétré son espace aérien, sans en préciser l'origine. L'armée américaine n'a pas commenté ces attaques.

Pétrole en hausse 

Les hostilités avaient perdu en intensité ce dernier mois, même si des échanges de tirs sporadiques s'étaient poursuivis dans la région, surtout dans et autour du détroit d'Ormuz.

Ce stratégique passage maritime par lequel transitait avant la guerre un cinquième des hydrocarbures mondiaux est au coeur du conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, Téhéran verrouillant son passage.

En réponse, les Etats-Unis conduisent un blocus des ports iraniens et se disent être prêts "à protéger la libre circulation des échanges commerciaux sur cette voie navigable essentielle", le Centcom affirmant dimanche avoir "achevé le déminage des voies de navigation internationales".

Après l'annonce des nouvelles frappes américaines, les cours de l'or noir sont repartis en hausse lundi, le baril de Brent, référence internationale, dépassant le seuil symbolique des 90 dollars.

La guerre a été déclenchée le 28 février par des frappes conjointes des Etats-Unis et d'Israël contre l'Iran, qui a riposté en visant notamment les pays du Golfe alliés de Washington. Elle a ébralé l'économie mondiale.

En avril, un cessez-le-feu avait mis fin à près de 40 jours de bombardements intenses, et un protocole d'accord visant à mettre fin au conflit a été conclu en juin.

Mais celui-ci a volé en éclats en juillet après une reprise des hostilités, et les négociations sont depuis dans l'impasse.

"Agression" 

"Nous ne cherchons pas la guerre", a assuré le président iranien Massoud Pezeshkian. "Cependant, face à toute agression, nous ne resterons jamais les bras croisés", a-t-il ajouté, cité par les médias d'Etat iraniens avant de s'envoler pour le Kirghizstan.

Il doit y participer à un sommet de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS), où sont attendus également les président chinois Xi Jinping et russe Vladimir Poutine, ainsi que le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif dont le pays joue le rôle de médiateur dans la guerre au Moyen-Orient.

Face à un conflit impopulaire aux Etats-Unis, et à l'approche des élections de mi-mandat, l'administration Trump privilégie désormais la "guerre économique" contre l'Iran, déjà sous le coup de sanctions internationales depuis des décennies.

Le ministre américain des Finances, Scott Bessent, a présenté lundi dernier un nouveau train de sanctions dites "secondaires", touchant non pas l'Iran directement mais ses partenaires commerciaux, sur l'or, la technologie, les actifs numériques, l'aviation et le transport maritime.

M. Bessent dirigera lundi et mardi aux Etats-Unis une réunion de ses homologues des pays du G20, dont fait partie la Chine, partenaire économique majeur de Téhéran.

Pékin a déjà assuré vouloir défendre "fermement" ses intérêts et sa coopération avec l'Iran.